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Collecmania et Lectures

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vendredi 26 avril 2019

Réalités Magazine






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Réalités est un ancien magazine français grand public, totalement indépendant, de l'après Seconde Guerre mondiale fondé en février 1946 et disparu en 1978. Fondée par Humbert Frèrejean et Didier-W Rémon, avec pour rédacteur en chef Alfred Max, c'était le titre phare édité par le groupe de presse la SEPE qui s'inspirait dans l'esprit de l'hebdomadaire américain illustré Life et préfigurait des titres plus contemporains comme le Figaro Magazine et donc s'adressait à un lectorat plutôt bourgeois ....





Réalités Magazine voyait le jour après guerre, à une époque où la télévision était encore balbutiante, et où peu de Français avaient l'occasion de voyager. Bien que n'étant pas spécifiquement consacrée à l'automobile cette revue est à cette époque digne d'intérêt car c'est quand même un des rares magazines qui parle régulièrement de voitures avec de bons articles et de belles photos ....





Réalités Magazine est un mensuel d'une centaine de pages plutôt luxueux avec un dos carré, une impression en quadrichromie, et d'un prix plutôt élevé de 590 francs en 1956, soit l'équivalent de 2 dollars ou environ 12 Euros actuels. Chose rare pour l'époque, la revue accorde une large place à la photographie et une grande importance au choix des couvertures. Ainsi parmi ses photographes titulaires, on trouve des stars comme Édouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier, Michel Desjardins, Jean-Louis Swiners, Henri Cartier-Bresson, William Klein, Richard Avedon, ou Robert Doisneau ....





Les fondateurs de Réalités Magazine ayant émis le souhait, après plusieurs années de guerre et de restrictions, d'offrir à leur lectorat une information fiable, avec une ouverture sur l'extérieur qui soit objective, positive et de qualité, il en fut de même pour la section automobile qui occupait suivant chaque numéros entre 20 et 25 % de la pagination totale. Cette formule éditoriale eut du succès pendant plus de deux décennies. Réalités, revue illustrée influente dans la France des années 1950 à 1970, s'écoulait alors en moyenne à 160.000 exemplaires ....





Poussé par d'autres publications concurrentes, Réalités Magazine va se voir contraint de proposer à ses lecteurs en octobre un numéro essentiellement consacré à l'actualité du Salon de l'Automobile de Paris. Pour cette occasion, la quasi totalité de la pagination de la revue sera essentiellement consacré à l'automobile et des journalistes spécialisés de renom comme par exemple Charles Faroux écrirons les articles les plus importants. Le magazine va également faire appel à des illustrateurs spécialisés comme habituellement à l'époque tels que Géo Ham ou Alex Kow par exemple ....





En 1965, Réalités Magazine change de format pour des raisons économiques et fatalement devient aussi visuellement moins intéressant. Pour tenter d'endiguer le déclin, la revue passe sous la direction de Robert Salmon mais rien n'y fait. N’ayant pas réussi à saisir et comprendre les bouleversements induits par les évènements de 1968, Réalités est devenu aux yeux des publicitaires une revue «bourgeoise et ringarde». En une dizaine d'années, la télévision a tué à petit feu ces magazines en images et donc criblé de dettes, Réalités Magazine cessera finalement de paraître en décembre 1978 avec le numéro 390 ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Carcatalog © - DocPresse






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lundi 4 mars 2019

Automobile Sport et Prestige Magazine









Automobile Sport et Prestige est un ancien magazine automobile français grand public, totalement indépendant, généraliste et dédié aux voitures sportives et de prestige. Comme l’indique son nom, cette revue s’adressait en priorité à tous les passionnés de belles voitures de prestige luxueuses mais aussi de sportives endiablées. Lancé en Février 1989 par son directeur Didier Hubner, la revue était éditée par la société Hebs Partners à Saint-Cloud dans le département des Hauts-de-Seine, en région Île-de-France ....





Le siège de la rédaction de Automobile Sport et Prestige était installé 26 Quai Carnot à Saint-Cloud. Son rédacteur en chef Philippe Hazan en étroite collaboration avec le directeur de la revue Didier Hubner dirigeait avec passion une équipe compétente de journaliste dans ses locaux bien adaptés ....





Automobile Sport et Prestige était un mensuel de 100 pages plutôt luxueux avec une maquette moderne, claire et dynamique pour l'époque qui va rapidement plaire à tous les amoureux et passionnés de belles automobiles. La revue était aussi à l'écoute de l'évolution du public et des nouveaux jeunes clients faisant la part belle à la technique et à l'innovation ....





Automobile Sport et Prestige était imprimé sur un papier glacé de bonne qualité et offrait une iconographie assez riche avec de belles photos de qualité. La publicité bien que présente n'était pas trop envahissante et la revue proposait de nombreux articles de fond ainsi que des essais très intéressants ....





Automobile Sport et Prestige avec son format A4 très classique était animé par une équipe de photographes, de journalistes et de rédacteurs à la plume alerte comme Philippe Jessier, Charles Stevens, Martine Rénier, Gérard Méloni, Pierre Grujard, Eric Breton, ou Michel Leroux, de quoi proposer un magazine avec du fond et une forme appétissante rédigé avec passion ....





Automobile Sport et Prestige était finalement une revue joliment ficelé qui plaisait au passionné mais pouvais aussi être en plus intéressante pour le néophyte. On y retrouvais en fait les rubriques classiques de la presse concurrente comme, le guide d’achat, les dossiers thématiques, les essais routiers complets, les dernières nouveautés, ou les comptes rendus. Mais le côté "sportif et de prestige" apportait à ce magazine un vent de fraîcheur qui plaisait aux passionnés qui aimaient vivre la voiture d'une autre façon ....





Malheureusement cette belle aventure de Automobile Sport et Prestige magazine ne durera qu'un peu plus de 3 ans et donc seulement une quarantaine de numéros. En effet confronté lui aussi au marasme que la presse automobile de ces années la rencontré suite aux chocs pétroliers, le magazine devra comme beaucoup de ses concurrents stopper ses parutions ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - DocPresse






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vendredi 8 février 2019

L'Automobiliste Magazine









L'Automobiliste Magazine était un magazine français grand public, totalement indépendant, spécialisé et consacré à l'automobile de collection et à son histoire. Lancé en Octobre 1966 par Adrien Maeght, le directeur des Éditions Arte, cette revue dont le siège social était situé 42 Rue du Bac dans le 7ième arrondissement de Paris avait pour rédacteur en chef Louis Roland Neil. La rédaction et l'administration du magazine étaient situées 13 rue Daguerre, dans le 14° arrondissement de Paris ....





L'Automobiliste Magazine était un magazine bimensuel qui sortait un peu des sentiers battus car son format était vraiment insolite à l'époque. En effet bien que ses dimensions soient traditionnelles en 28 x 21 centimètres, la particularité vient du fait qu'il soit imprimé au format que l'on appelle à l'italienne ou en paysage, alors que le format le plus répandu est de type portrait ou vertical ....





Le tout premier numéro de L'Automobiliste Magazine sera donc publié dans ce format paysage assez inhabituel, sans aucun édito, sur une cinquantaine de pages majoritairement en noir et blanc reliées et collées en dos carré. Ce format peu commun et son dos carré seront d'ailleurs conservé sur tous les numéros jusqu'à la fin de la revue. Quelques pages couleurs venaient égayer l'ensemble du magazine mais par contre la publicité était bien présente ....





L'Automobiliste Magazine était réalisé à ses débuts par une petite équipe composée de professionnels compétents comme Louis Roland Neil, Christian-H Tavard, Albert Peuvergne et Philippe Leturcq. Mais rapidement la rédaction vas s'étoffer au fil de ses nombreuses années d'existence et faire appel à des collaborateurs célèbres ou pas comme Antony Hannoyer, Albert Peuvergne, Jean Paul Thévenet, Jacques Potherat, André Binda, Claude Pibarot, Hervé Poulain, Christian Bodin, Serge Pozzoli, Dominique Pascal, François Jolly, Serge Bellu, Michel Audiard, Claude Bohère, Michel Leroux, Fabien Sabatès, ou Lucien Loreille ....





Tout au long de son existence, la pagination de L'Automobiliste Magazine sera très variable et irrégulière passant de 50 pages environ pour les premiers numéros les plus anciens, à plus de 90 pages pour les derniers numéros les plus récents avec une moyenne d'une soixantaine de pages. La régularité de la diffusion qui normalement était établie comme bimensuelle va finalement s’avérer particulièrement chaotique. En effet certaines fois elle va devenir trimestrielle, d'autres fois elle va sauter plusieurs mois, voir même carrément une année ....





L'Automobiliste Magazine qui à ses débuts été tiré à environ 1.500 exemplaires seulement parviendra au meilleur de ses ventes à atteindre des tirages compris entre 20 et 25.000 exemplaires sans doute grâce à une traduction en langue Anglaise et à une diffusion en Europe. Jusqu'au début des années 80, la revue faisait souvent appel à des dessinateurs talentueux pour la couverture comme par exemple Al Chevrier, Vincent Sevin, F.Demey, Alex Kow, J. Reus, Rob Roy, Pierre Dumont ou Géo Ham ....





Pour l'essentiel, la forme et le fond de L'Automobiliste Magazine étaient assez classique, avec à la fois des études historiques sur des marques et des modèles, mais aussi des articles sur divers événements liés à l'automobile ancienne. Quelques fois, la revue était consacrée en majeure partie à un gros dossier très détaillé et très complet qui prenait le pas sur les autres sujets comme par exemple la "Croisière jaune Citroën" ou les "24 heures du Mans". ....





Les spécialistes s'accordent pour dire qu'une forme de déclin de L'Automobiliste Magazine a débuté au milieu des années 80 vers les numéros 60 à 65. Pourtant le directeur Adrien Maeght venait de prendre de nouveaux engagements, grâce notamment au recrutement de nouveaux collaborateurs pour moderniser la revue. Mais malgré les engagements, le rythme de parution bimestriel ne sera toujours pas tenu car il n'y eu que deux parutions en 1983, une seule en 1984, et de nouveau quatre en 1985. Les années 86/87/88 comptèrent malgré tout trois parutions par an, pour ensuite s'effilocher malheureusement jusqu'à la disparition définitive du magazine avec le numéro 84 de 1999 ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Carcatalog
© - L'Automobiliste © - Éditions Arte






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