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La compétition

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vendredi 20 octobre 2017

Les circuits automobiles urbains temporaires









Un circuit automobile est une installation sportive comprenant une piste qui sert habituellement à des courses de vitesse. Si dans leur grande majorité, les circuits sont des installations permanentes, ouvertes toute l'année à diverses épreuves, les circuits temporaires sont tracés sur des voies publiques, parfois dans les rues d'une agglomération ou d'un parc pour la durée d'un événement. Certaines épreuves se déroulant dans un tel cadre urbain sont célèbres, comme le Grand Prix de Monaco devenu mythique qui se court dans les rues de la principauté depuis 1929 ....


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De nos jours environ 50 circuits sont homologués et approuvés par la FFSA en France pour organiser des compétitions mais seulement deux sont des circuits urbains temporaires, le Circuit des Remparts à Angoulême et le Circuit dans la Cité de Pau. En fait depuis les années 20 jusqu'aux années 60 environ, la situation était carrément l'inverse et donc les circuits permanents étaient très peu nombreux. Par contre les circuits urbains temporaires étaient beaucoup plus répandus, en effet ils étaient la norme pour l'époque car de très nombreuses villes organisaient des courses comme en témoignent la centaine d'affiches vintage que je vous propose ....





Ainsi des épreuves existaient dans les rues des villes de Aix les Bains, Amiens, Avignon, Bordeaux, Bourg en Bresse, Cadours, Caen, Dijon, Dieppe, Lyon, Lesparre, Marseille, Nantes, Nice, Nîmes, Périgueux, Perpignan, Roubaix, Sables d'Olonne, Saint-Cloud, Saint-Gaudens, Strasbourg ou Tours par exemple. C'était une époque aujourd'hui révolue ou quelques bottes de pailles judicieusement placées et quelques barrières en bois de 50 centimètres de hauteur en guise de protection des spectateurs suffisaient pour délimiter un tracé urbain et organiser une course dans les rues de n'importe quelle ville. Malheureusement de nos jours seulement deux villes continuent à organiser des épreuves, Angoulême qui en 2017 en est à sa 78 ième édition et Pau qui en 2017 en est à sa 76 ième édition. Ces deux circuits urbains temporaires utilisent des portions permanentes habituellement ouvertes à la circulation publique, des rues, des places ou des boulevards, qui sont fermées et sécurisées au moyen de rails et de barrières de protection ....





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*** LE CIRCUIT DES REMPARTS D’ANGOULÊME ***


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Le circuit automobile des remparts d'Angoulême est un circuit long de 1.287 mètres situé à Angoulême dans le département de la Charente. Utilisé la première fois en 1939, il rencontre de nos jours un nouveau succès grâce à un évènement automobile de classe internationale réunissant sur et autour du circuit toutes sortes de voitures historiques. Si les équipements de sécurité modernes ont remplacé les ballots de paille et les clôtures en bois, le tracé du circuit reste inchangé depuis le premier Grand Prix de 1939 gagné par Raymond Sommer sur Alfa Romeo 308. C'est devenu, au fil du temps, une véritable institution, un rendez-vous de haute volée pour le gratin automobile de compétition. En fait, les pilotes d'aujourd'hui accélèrent, tournent et freinent aux mêmes endroits que Wimille, Trintignant ou Fangio. Ce succès est du à une osmose entre les vieilles pierres situées au cœur de la ville d’Angoulême, la difficulté du tracé urbain, la lumière si spécifique à la Charente, le bruit, les odeurs et les voitures, mais aussi à la passion qui anime tous les pilotes ....





*** LE CIRCUIT DANS LA CITÉ DE PAU ***


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Le circuit de Pau est un circuit automobile urbain temporaire empruntant les rues de la ville de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Il accueille chaque année le Grand Prix de Pau et le Grand Prix de Pau historique. Ce circuit est très original et atypique, autant par son tracé que par son environnement urbain. Le Grand Prix de Pau est organisé sur un tracé de 2.760 km empruntant les rues de la ville. Le circuit est situé à proximité des points importants du centre ville de Pau, comme le parc Beaumont, le château de Pau, le boulevard des Pyrénées. Il serpente entre les arbres et les habitations, qui font la « carte postale » du circuit. Le tracé, qui comprend d'importants changements de dénivellation, emprunte des rues très étroites bordées de glissières de sécurité et présente des passages délicats comme l'épingle du Lycée ou la chicane précédent la ligne droite d'arrivée. Très sélectif, il est très apprécié des pilotes. Ressemblant, par certains aspects au circuit de Monaco, on le surnomme « le petit Monaco ». En effet, il comporte une montée vers un casino tout comme le circuit monégasque, et comme ce dernier, une partie basse et une partie haute ....








Le Circuit des Remparts d'Angoulême ...



Le Circuit de la Cité de Pau ...



Sources : © - Wikipédia © - Youtube © - Google Images © - FFSA






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vendredi 29 septembre 2017

Grand Prix de Monaco de Formule 1






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Le Grand Prix de Monaco est une des plus anciennes et l'une des trois courses les plus prestigieuses au monde, disputée en Principauté de Monaco, sur un circuit urbain conçu en 1929, par Antony Noghes fils du président de l'Automobile Club de Monaco, sous les auspices du Prince Louis II de Monaco. Cette création répondait au défi d'organiser une compétition sur le territoire exigu de Monaco, environ 1,5 km2 à l'époque, condition requise par la Commission Sportive Internationale pour que l'Automobile Club de Monaco soit désormais reconnu internationalement ....


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Le 14 Avril 1929, le Prince Pierre inaugure, par un tour d’honneur effectué à bord d’une Torpedo Voisin, conduite par Charles Faroux, directeur de course, le circuit du 1er Grand Prix de Monaco. Il y avait seulement 16 voitures sur la grille de départ tirée au sort, 8 Bugatti, 3 Alfa Romeo, 2 Maserati, 1 Licorne, 2 Mercedes SSK qui ont mis tout Monaco en émoi. Le pilote Anglais Grover Williams gagne ce tout premier Grand Prix sur une Bugatti 35 B de couleur verte en 3h56’11 en ayant effectué les 100 tours à une vitesse moyenne de 80,194 k/h. La course remporta un succès triomphal qui ira grandissant au fil du temps comme en témoignent les quelques 80 affiches officielles que je vous présente ici classées années par années. Des années 30 aux environ des années 70, ces superbes affiches vintage et très kitch sont dessinées par des artistes talentueux de renom comme Géo Ham, Alex Kow, André Bermond, Falcucci, Luc Barbier, Théo Roger ou Michael Turner. Ensuite avec l'aire de la PAO, elles ne seront plus que "photo-composées" et seront donc bien moins courtisées par les collectionneurs qui préfèrent l'époque vintage ....





Interrompue pendant la guerre de 1938 à 1947, le Grand Prix de Monaco reprend en 1948 pour ne plus jamais s'effacer du calendrier. Le 21 mai 1950, le circuit accueille la seconde manche du tout nouveau et premier championnat du monde des conducteurs, enlevée par l'Alfa Romeo de Juan Manuel Fangio. Le circuit serpente autour du port Hercule, dans les rues de Monte-Carlo et de La Condamine, enchaînant les virages serrés au milieu de rails de protection. Il n'y a aucun espace de dégagement entre la piste et ceux-ci ce qui implique la présence de grues à plusieurs endroits pour dégager les monoplaces accidentées au plus vite. La piste étroite est exigeante et rend les dépassements difficiles cependant, au fil des années, l'Automobile Club a apporté des améliorations constantes notamment en ce qui concerne l'aménagement des nouveaux stands de ravitaillement ....





De nos jours, parmi toutes les courses du calendrier de Formule 1, aucun circuit ne peut vraiment atteindre le niveau d’excellence, d’élégance et de technicité du Grand Prix de Monaco. De la place du Casino jusqu’à l’épingle la plus célèbre du monde, en passant le tunnel et en longeant les luxueux yachts amarrés dans le port, le circuit de Monte-Carlo est un tracé de légende aux virages remplis d’histoire. Extrêmement éprouvant pour les pilotes comme pour les écuries, le circuit de Monte-Carlo, niché au cœur des rues élégantes de la Principauté, a nourri les rêves d’amateurs de sport automobile pendant des décennies. Pour certains pilotes, remporter le Grand Prix de Monaco est d’autant plus prestigieux qu’il est extrêmement difficile d’effectuer des dépassements dans ce tracé étroit et compliqué à appréhender ou il faut jouer l'équilibriste entre les rails. La concentration doit rester au maximum, l'effort est constant et soutenu sur toute la longueur de la course, le calme et la maitrise de soi est absolument nécessaire et tous espèrent que la pluie ne viendra pas compliquer les choses ....





L'aura du Grand Prix de Monaco, le glamour et la passion qu'il inspire en font un événement incontournable de chaque saison de Formule 1. Seuls les plus grands pilotes se sont imposés à plusieurs reprises sur ce circuit de légende et ils ne sont pas si nombreux, seulement une quinzaine en plus de 75 ans :

  • 6 victoires - Brésil - Ayrton Senna 1987, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993
  • 5 victoires - Royaume-Uni - Graham Hill 1963, 1964, 1965, 1968, 1969
  • 5 victoires - Allemagne - Michael Schumacher 1994, 1995, 1997, 1999, 2001
  • 4 victoires - France - Alain Prost 1984, 1985, 1986, 1988
  • 3 victoires - Royaume-Uni - Stirling Moss 1956, 1960, 1961
  • 3 victoires - Royaume-Uni - Jackie Stewart 1966, 1971, 1973
  • 3 victoires - Allemagne - Nico Rosberg 2013, 2014, 2015
  • 2 victoires - Argentine - Juan Manuel Fangio 1950, 1957
  • 2 victoires - France - Maurice Trintignant 1955, 1958
  • 2 victoires - Autriche - Niki Lauda 1975, 1976
  • 2 victoires - Afrique du sud - Jody Scheckter 1977, 1979
  • 2 victoires - Royaume-Uni - David Coulthard 2000, 2002
  • 2 victoires - Espagne - Fernando Alonso 2006, 2007
  • 2 victoires - Royaume-Uni - Lewis Hamilton 2008, 2016
  • 2 victoires - Australie - Mark Webber 2010, 2012
  • 2 victoires - Allemagne - Sebastian Vettel 2011, 2017 ....






Depuis le milieu des années 50 à nos jours, les pilotes français qui se sont imposés pour le Grand Prix de Monaco lors d'un championnat du Monde de Formule 1 se comptent sur les doigts d'une seule main, c'est dire la difficulté de l'exercice, le record reviens au quadruple Champion du Monde Alain Prost avec 4 victoires :

  • 1955 - Maurice Trintignant sur Ferrari
  • 1958 - Maurice Trintignant sur Cooper-Climax
  • 1972 - Jean-Pierre Beltoise sur BRM
  • 1978 - Patrick Depailler sur Tyrrell-Ford
  • 1984 - Alain Prost sur McLaren-TAG
  • 1985 - Alain Prost sur McLaren-TAG
  • 1986 - Alain Prost sur McLaren-TAG
  • 1988 - Alain Prost sur McLaren-Honda
  • 1996 - Olivier Panis sur Ligier-Mugen Honda ....



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Pour l'édition 2017, le Grand Prix de Monaco proposait une longueur du circuit de 3.337 km. Les pilotes devaient effectuer 78 tours soit une distance de course de 260,286 km que le vainqueur Sebastian Vettel a réalisé à une vitesse moyenne de 149,105 km/h. Pour ce qui est des records, le meilleur tour en course date de 2004 avec Michael Schumacher sur Ferrari en 1 min 14 s 439, et le record absolu de tous les temps sur un tour le plus rapide du circuit date de 2017 avec Kimi Räikkönen sur Ferrari en 1 min 12 s 178 ....


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La pole position de Kimi Räikkönen en 2017 ...



Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - ACM © - Formula 1 © - FIA






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samedi 7 mars 2015

La récupération d’énergie en F1






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La saison 2015 de Formule 1 qui s’ouvrira dans quelque jours à Melbourne en Australie sera la deuxième année des motorisations hybrides. En deux saisons ce système méconnu a considérablement évolué et sa sophistication reste pour le profane encore un mystère. L’occasion de rappeler brièvement les principes et composants fondamentaux de la récupération d’énergie ....


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Plus qu’un simple moteur, les ingénieurs de Renault, Mercedes, Ferrari et Honda ont inventé un nouvel objet. Un propulseur composé d’un moteur thermique de faible cylindrée et de deux systèmes de récupération d’énergie, réutilisant à la fois l’énergie cinétique de la voiture et l’énergie thermique dégagée par les gaz d’échappement ….


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Premier élément : le V6 turbo de 1600 cm3 dont le régime maximal est limité à 15 000 tours/minute. Pour respecter le principe d’efficacité énergétique retenu par la FIA, sa consommation est doublement limitée, en quantité et en débit. Le volume de carburant maximal embarqué en course est fixé à 100 kg, alors que le débit instantané maximum autorisé s’élève à 100 kg par heure.

Deuxième élément : le MGU-K, qui fonctionne comme l’ancien KERS, mais avec une puissance doublée. On le sait, lors des phases de freinage, l’énergie cinétique d’une voiture est d’ordinaire dissipée en chaleur dans les freins. Le règlement permet de transformer une partie de cette énergie sous forme électrique, grâce à un générateur couplé au vilebrequin du moteur (un peu comme une dynamo de vélo, ce générateur ralentit le véhicule – à la place des freins, ou en combinaison avec eux – en imposant une résistance sur l’arbre de transmission). Ce générateur/alternateur restitue environ 160 chevaux durant 34 secondes par tour. Attention, la quantité d’énergie électrique pouvant être transformée en énergie propulsive est limitée. Sur un tour, le MGU-K peut récupérer 2 mégajoules et en restituer au maximum 120 kW, grâce à l’apport de l’autre dispositif de récupération.

Troisième élément : le MGU-H, qui est moins encadré par le règlement est en fait un générateur/alternateur qui récupère l’énergie produite par la rotation de la turbine sous l’action des gaz d’échappement expulsés. À la grande joie des motoristes, la FIA n’impose pas de restriction sur la quantité d’énergie que l’on peut récupérer ni sur son utilisation. Ainsi, elle peut être emmagasinée dans la batterie en attendant le moment opportun ou être envoyée vers le MGU-K (afin de lui permettre de libérer ses 160 chevaux). Ou encore servir à entraîner le turbocompresseur après une phase de freinage, afin d’éviter un temps de réponse de plusieurs secondes avant que le couple du V6 ne soit délivré au pilote ….


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1. Freinage

Le MGU-K récupère une partie de l’énergie cinétique dégagée au freinage et stocke l’énergie dans la batterie. Le système peut emmagasiner un maximum de 2 mégajoules par tour : la monoplace doit donc freiner pendant environ 16,7 secondes pour recharger complètement la batterie ....


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2. Apport à l’accélération

La monoplace peut accélérer davantage en ajoutant à la puissance du V6 turbo l’énergie électrique déployée par le MGU-K. Le système peut déployer 120 kW maximum ....


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3. Accélération maximale

Lors d’une accélération à pleine charge, l’énergie envoyée à la turbine par les gaz d’échappement (et qui fait tourner celle-ci autour d’un axe commun avec le compresseur) peut dépasser l’énergie dont a besoin compresseur pour envoyer une certaine quantité d’air dans le moteur. Cet excès d’énergie est converti par le MGU-H en électricité, qui est envoyée au MGU-K (qui peut déployer un maximum de 120 kW) ou à la batterie. Le règlement ne fixe pas de limite à la quantité d’énergie que peut générer le MGU-H, qui est le domaine actuellement le moins maîtrisé par les motoristes et le plus riche en gains potentiels ....


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4. Suppression du “temps de réponse”

Quand la voiture décélère, le flux des gaz d’échappement décroît, ce qui retarde la remise en route de la turbine et donc l’accélération. Ce décalage entre le moment où l’on appuie sur l’accélérateur et le moment où la puissance arrive est appelé “le temps de réponse du turbo”. Le MGU-H supprime ce décalage en envoyant de l’électricité à un moteur qui continue à entraîner le compresseur, sans devoir attendre que la turbine reçoive à nouveau les gaz s’échappant du V6 ....


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Sources : © F1i Magazine - © Google Images
© Nicolas Carpentiers - © Honda - © Wikipédia




Mercedes AMG - V6 turbo Hybrid Power Unit ...



Renault Sport F1 - V6 turbo hybrid ...



Ferrari - Horse Power hybrid V6 turbo ...





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