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Les étonnantes Vintage Classic

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vendredi 12 décembre 2014

Bugatti 57 C Ventoux - 1936



Bugatti 57 C Ventoux - 1936 ….









La Bugatti 57 est un des modèles les plus importants dans l’histoire de Bugatti commercialisée entre mars 1934 à mai 1940. Il existe deux versions de cette voiture, la Type 57 déclinée en de nombreuses carrosseries de prestiges telles que les Galibier, Ventoux, Stelvio, et Aérolithe, mais aussi la Type 57S (Sport) déclinée en coupé Atlantic, et coupé Atalante . Dans les légendes de l'automobile, la Bugatti Type 57 a assurément une place très importante car elle témoigne indéniablement du génie de son créateur Jean Bugatti cet ingénieur de talent, fils du fondateur de la firme Ettore Bugatti, qui s'était vu confier le design de celle ci par son père . Après avoir réalisé un coup de maître avec la majestueuse Bugatti Royale (Type 41), Jean réédite l'exploit avec le dessin sublime de cette Type 57. La Bugatti Type 57 est présentée au mondial de l'automobile de Paris en octobre 1933 et remplace la Bugatti Type 49 veillissante . Elle utilise un châssis conventionnel de type 49, mais sa mécanique est plus moderne et les premiers modèles seront produits en 1934 ….





Les Bugatti Type 57, destinées au Grand Tourisme sportif, portaient des carrosseries officielles aux noms de grands cols européens, la Galibier pour la 4 portes sans montants, la Ventoux pour le coach deux portes, l’Aravis pour le cabriolet 2 places et la Stelvio pour le cabriolet 2 + 2. Au moment ou démarre le projet « type 57 », au début de l’année 1932, c’est le fils d’Etore Bugatti, Jean qui dirige l’équipe de designers de la firme. Il vient d’avoir 23 ans et débute dans le métier mais il a de qui tenir. A cette époque, la Société n’est pas au mieux. Les modèles très luxueux, mais très chers, tels que la type 41 Royale ou la type 50 n’ont pas été de grands succès commerciaux et il a donc été décidé d’une part de construire plusieurs modèles différents sur la base d’un châssis commun, ensuite de réduire les dimensions du véhicule comme celles du moteur. Auparavent, Bugatti proposait ses propres carrosseries, mais certains châssis sortant des ateliers de Molsheim pouvaient être livrés nus. Mais le Type 57 innove car l’usine s’engage désormais à ne livrer que des véhicules terminés, proposant à l’acquéreur une série d’habillages qui sont autant de réussites au niveau du style ….





Les premiers prototypes du type 57 sont équipés d’un moteur 8 cylindres en ligne de 2,8 litres de cylindrée soit moitié moins que le type 50 précédent. Finalement, les modèles de production recevront un moteur de 3 257 cc de cylindrée développant 135 cv à 4500 t/mn dans sa version « alimentation atmosphérique normale ».
En 1936 une version plus sportive du châssis type 57 est lancée la version « S » comme surbaissée qui s’accompagne d’une réduction de l’empattement de 320 mm. Pour compléter l’aspect sportif du châssis type 57 on y installe un moteur plus puissant, la puissance maximum passant de 130 à 180 cv à 5500 t/mn. Enfin l’adjonction d’un compresseur Roots sur les modèles type 57 SC fait grimper la puissance à 210 cv à 5 500 t/mn. L’aérodynamique et la réduction de poids ont été beaucoup travaillés pour encore améliorer les performances. La voiture fait dorénavant 963 kg et elle atteint alors la vitesse de pointe de 210 km/h. Seule ombre au tableau, le freinage s'opérait par des tambours actionnés par des commandes à cable, mais Ettore lui-même concédait que ses voitures étaient conçues pour aller vite, pas pour freiner ....





La production du modèle S sera assez éphémère mais les modèles types 57 standard et les types 57C seront produits jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Au total ce sont 546 exemplaires du modèle Type 57 et 96 modèles Type 57C qui seront fabriqués par la firme Bugatti. Comme la plupart des Bugatti, très peu d’exemplaires sont fabriqués pour chacun des modèles. Ils sont réalisés à la main et de ce fait ne sont pas tous identiques car les clients ont parfois des exigences particulères. Selon les spécialistes de la marque, les chiffres de production totale entre 1934 et 1939 varient de 685 à 830 modèles selon les sources . La Bugatti Type 57 a parfaitement atteint son objectif car au final elle demeure par-delà les ans, la plus agréable Bugatti de route produite. Elle est aussi la dernière ‘vraie Bugatti’ car les quelques voitures de type 101 assemblées en 1950-1951 ne sont que des Type 57 habillées de carrosserie plus moderne ....





L’accident tragique de Jean Bugatti en aout 1939, survenu quinze jours à peine avant la déclaration de guerre, bouleversa le devenir de la marque. La paix revenue, Molsheim tenta de reprendre un nouveau souffle mais le décès d’Ettore en 1947 et l’absence de Jean ne favorisèrent guère le redémarrage tant attendu. En fait, il faudra attendre le 21° siècle pour que le groupe Volkswagen réssucite la marque en produisant la fabuleuse Veyron . Pour la petite histoire, Bernard Marreyt un carrossier belge, a reconstruit une Type 57 à partir d'un châssis existant retrouvé en Angleterre et lui a fabriqué une carrosserie qui était prévue à l'origine par le célèbre carrossier atitré de la firme Gangloff mais qui n'avait jamais vu le jour car elle n'a jamais dépassé le stade de plan.
Peu de réalisations techniques font l'objet d'un culte comparable à celui porté aux productions de l'usine de Molsheim. La personnalité aussi élitiste qu'originale du "patron" se reflète dans chacune de ses œuvres, du "petit Pur-sang" à la monumentale Royale, et la liste des victoires en course tient sur plusieurs pages, mais est-ce suffisant pour tout expliquer ? ....





Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 8 cylindres en ligne, essence
  • Emplacement : longitudinal, avant
  • Cylindrée : 3257 cm3 à 16 soupapes
  • Alésage x course : 72 x 100 mm
  • Puissance maximale : 180 ch à 5500 tr/min
  • Distribution : double arbre à cames en tête
  • Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
  • Type de transmission : propulsion
  • Freins av : tambours
  • Freins ar : tambours
  • Vitesse maximale : 200 km/h





Bugatti Type 57 - Coach Ventoux ...



Bugatti 57 Ventoux ...



Bugatti History 1901-1989 ...





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lundi 23 avril 2012

Volvo 480 - 1985



VOLVO 480 GT ….







La marque « Volvo », considérée de nos jours comme le symbole d’un certain perfectionnisme scandinave, naquit dans les années 20 grâce à deux collaborateurs de la société SKF spécialisée dans les roulements à billes . Avec des méthodes modernes de construction et un soin particulier apporté au montage, la firme va s’imposer sur son marché sans avoir choisi la voie de moteurs puissants ou des lignes de carrosseries innovantes, un demi siècle au service de la qualité et de la sécurité . Le succès de « Volvo » est probablement dû au fait que ses voitures bien que produites en série avaient un caractère original, un confort enviable, une robustesse éprouvée et un fonctionnement quotidien sans soucis ….



Que Volvo soit dorénavant aux mains d’un groupe chinois n’empêche nullement la marque suédoise de célébrer son passé, la preuve avec la célébration des 25 ans de la 480 . En 1985, lorsque la Volvo 480 fit son apparition, la gamme du constructeur ne comptait que des propulsions car depuis les débuts de la marque en 1927, la propulsion était la norme chez Volvo Car Corporation . Et enfin en octobre 1985, Volvo publiait la photographie de sa première traction avant, la 480 ES, et se lançait dorénavant dans une nouvelle voie technique et finalement depuis 1998, toutes les Volvo sont des tractions avant ou des voitures à quatre roues motrices . En fait le projet qui devait remplacer sur le long terme la gamme 340/360 mais également les familles 240 et 760/740, fut baptisé Galaxy et conduisit aux séries 400 et 850 . Le travail fut mené sur deux fronts, un premier chez Volvo Car Corporation à Göteborg pour la grande voiture et le second chez Volvo Car B.V. aux Pays-Bas pour les modèles compacts . Au final, la Volvo 480 fut le premier représentant d’une toute nouvelle génération de produits émanant de Volvo Car B.V., la filiale néerlandaise de Volvo Car Corporation dont les installations d’assemblage se situent à Born ….



Le développement de l’étonnante Volvo 480 a commencé sous l'égide de Dan Warbin, à partir de 1979 au sein de Volvo Hollande, en vue d'une production dans l'usine de Born aux Pays-Bas dans la province du Limbourg près de Maastricht, ex-usine de DAF rachetée par Volvo en 1973 . Le design fut confié au département style de Volvo Hollande, dirigé par Robert Koch, mais à l'origine celui-ci était en compétition avec le département design de Volvo Suède, dirigé par Jan Wilsgaard, ainsi que deux célèbres agences italiennes, Bertone et Coggiola . La carrosserie est de type coach, 3 portes avec 2 portes latérales et un hayon . Le dessin avant se rapproche de celui d'un coupé, tandis que l'arrière évoque la forme d'un break . On appelle parfois break de chasse cette architecture particulière, surtout pour des empattements plus longs . Sa silhouette fait référence au 1er break de chasse de la marque, qui a connu ses heures de gloire au début des années 1970, la fameuse Volvo 1800 ES . Pour finir, la Volvo 480 fit ses débuts officiels au Salon international de l’Automobile de Genève ....



Si la Volvo 480 était différente des autres modèles de la marque, ce n’était pas seulement qu’une question d’architecture mécanique à roues avant motrices . Il y avait aussi sa forme en coin, ses lignes épurées, sa configuration 2+2, son allure de break de chasse à deux portes et son hayon tout en verre . Il y avait aussi ses phares escamotables et sa calandre traditionnelle Volvo à motif diagonal ramenée à une esquisse reléguée sous le bouclier frontal . Sa carrosserie était signée du designer néerlandais John De Vries, le Britannique Peter Horbury ayant été chargé de l’habitacle . Certaines caractéristiques exclusives propres à la 480 furent même introduites comme par exemple la serrure qui a été placée dans un endroit peu courant . Cet emplacement est dû au fait que les techniciens ont dit ne pouvoir faire un mécanisme de vitre suffisamment solide sans qu’une partie du guide de la vitre ne soit visible et donc on peut noter que ce triangle a un côté parallèle avec la vitre triangulaire à l’avant de la porte . Une fois ce triangle mis en place, les stylistes s’en sont alors emparés en y plaçant la serrure . Un des aspects positif de cet emplacement est que la serrure est alors située à une hauteur plus pratique et que l’on ne risque pas de rayer la peinture lors de l’ouverture ou la fermeture de la voiture . Une autre caractéristique inédite retenue alors sur la Volvo 480 fut le prolongement de la lunette arrière par les blocs optiques ainsi que l’adoption d’un essuie-glace intégré ....



Depuis le début des années 70, Volvo collabore avec Renault et Peugeot à la construction d’un V6, le fameux PRV . La coopération avec Renault se poursuivra à partir 1979 dans le cadre d’un accord industriel pour la fourniture de moteurs de 1,4 litre et 1,7 litre . Sur la Volvo 480, c’est donc ce moteur à 4 cylindres en ligne d’une cylindrée de 1,7 litre d’origine Renault qui développe une puissance de 110 chevaux à 5500 tr/min et un couple de 165 Nm à 3500 tr/min qui fut choisi . Ce moteur à arbre à cames en tête et injection électronique, était installé transversalement, une autre première pour Volvo, et entraînait les roues avant par l’intermédiaire d’une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports ou sur option une boite automatique . Le millésime 1988 vit apparaître une nouvelle version, plus puissante car turbocompressée, équipée d’un turbo à commande électronique et intercooler, la Volvo 480 Turbo développait 120 chevaux pour une vitesse maximale dépassant les 200 km/h ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres en ligne
  • Cylindrée : 1.7 Litres
  • Puissance : 110 chevaux à 5500 tr/min
  • Couple : 165 Nm à 3500 tr/min
  • Vitesse : 190 km/h
  • Poids : 1050 Kg






La « Volvo 480 », c'est ça ...



La « Volvo 480 », c'est ça ...




lundi 2 avril 2012

Volkswagen Golf GTI 1800 - 1983



VOLKSWAGEN GOLF GTI ….







A la fin des années 60 et il paraît évident aux gens de chez « Volkswagen » que la relève doit arriver et doit en plus chambouler la gamme vieillissante et déséquilibrée de l'époque . En effet, toute la pérennité de la marque « Volkswagen » repose sur la vieille Cox', car les autres modèles du constructeur allemand ne parviennent pas à véritablement percer . Et aussi mythique que soit la Cox' aujourd'hui, au début des années 70, elle correspond tout de même à un modèle conçu avant la guerre . L'arme fatale sera la Golf dessinée par Guigiaro dont la production débute en Mars 1974 en variante 3 et 5 portes . C'est au cours de l'année 1975 que les ingénieurs maison, face au comportement particulièrement rigide de la coque autoporteuse de la petite VW Golf ont l'idée d'une version sportive . Pourtant, les premières estimations de production sont de 5000 exemplaires, non pas par an, mais au total . En réalité, on ne se doute pas encore que le projet de Golf "Sport" va devenir un best seller, avec plus d'un million d'exemplaires vendus, ni qu'elle va faire tant d'émules chez les concurrents au point de véritablement révolutionner la culture automobile pour les quinze années qui suivront ….



Les premières études de la Volkswagen Golf GTI sont d'abord réalisées sous le sceau du secret ou tout du moins officieusement puisque les ingénieurs passionnés travaillant sur ce projet le font sur leur temps libre . Le premier prototype est un Scirocco doté d'un 1,5L à carburateur double corps délivrant 100 chevaux . Ne trouvant pas satisfaction sur le plan mécanique, les ingénieurs vont jeter leur dévolu sur le 1600 cm3 doté d'une injection Bosch K-Jetronic qui équipe l'Audi 80 GTE . Au passage, le petit 1600 cm3 gagne 10 chevaux sous le capot de la Golf qui ne pèse que 780 kg, c'est une greffe osée pour l'époque puisque l'on considérait encore que la puissance limite admissible sur une traction avant était de 100 chevaux maximum . La mise en production est enfin décidée et le département des ventes, soucieux de la démarquer du reste de la gamme, la baptise "GTI" avec le "G" pour Grand, le "T" pour Tourisme et le "I" pour Injection . Et c’est ainsi que le 11 septembre 1975, le salon de l’Automobile de Francfort ouvre ses porte avec une attraction majeure sur le stand, la Volkswagen Golf GTI . « La Volkswagen la plus rapide de tous les temps », comme disait le message véhiculé par la publicité ….



Le chef designer de la Volkswagen Golf GTI, Herbert Schäfer est alors chargé de différencier la "GTI" de ses rivales par quelques détails qui feront référence comme les bordures rouges sur la grille de calandre , le spoiler avant plus imposant, les élargisseurs d'ailes en plastique noir, des jantes plus larges (175 au lieu de 155), le contour noir mat du pare-brise, ou le ciel de pavillon noir . Elle fera l'effet d'une bombe car si l'on compare la VW Golf I GTI 1600 face à ses rivales en 1976 elle se retrouve nettement au-dessus du lot . Les Ford Escort RS 2000 MKII, les Innocenti de Tomaso, les Autobianchi A112 Abarth et les Renault 5 Alpine sont certes toutes attachantes et performantes, mais aucune d'entre-elles ne possèdent la force de la Golf qui est l'homogénéité . Fiable, habitable, performante, pratique, la Golf GTI devient la coqueluche à la mode . Surtout, elle enterre les coupés qui sont beaucoup moins pratiques et aussi moins performants pour la plupart . Il faut dire que les trains roulants sont idéalement adaptés au châssis de la Volkswagen Golf GTI avec des pneus extra-larges (205/60 R 13), que la suspension d'origine est conservée en lui adjoignant des barres stabilisatrices et que le tarage des ressorts est finement ajusté, typé sport . Voilà comment une voiture familiale se transforme en bombinette, prête à avaler le bitume avec rage et les courbes avec aisance ....



La personnalisation de la Volkswagen Golf GTI se poursuit dans l'habitacle avec la fameuse balle de golf en guise de pommeau de levier de vitesses et les sièges sport revêtus d’un tissu à carreaux de style écossais . La légende GTI est en marche et va cannibaliser progressivement les petits coupés sportifs peu habitables, peu pratiques et dotés de performances égales voire inférieures . Dès 1978, la GTI reçoit un radiateur d'huile et un embrayage plus gros et l'année suivante, une boîte 5 vitesses . Toujours pour ce millésime, les petits pare-chocs sont remplacés par des modèles plus gros . En 1981 les feux arrière deviennent plus gros, le pare-brise est désormais feuilleté, les phares à iode apparaissent et la planche de bord, le volant et le pommeau de levier de vitesse sont redessinés . Le millésime 1983 est l'occasion pour VW de proposer une variante 5 portes . La Wolkswagen Golf GTI évoluera par la suite dans une tendance à l'embourgeoisement et toutes les versions suivantes tendront vers le confort mais sans perdre toutefois sur les performances . Basée sur la golf, sortie en 1974 et dessinée par Guigiaro, la Volkswagen Golf GTI malgré son aérodynamique peu favorable, mais pesant à peine 800kg et grâce à une bonne homogénéité, une excellente fiabilité, une habitabilité enviable et de très bonnes performances, va révolutionner le monde des sportives et GTI et deviendra au final une appellation que tout le monde enviera ....



Pour ce qui est de la motorisation l’étonnante Volkswagen Golf GTI serra d’abord proposée avec un 1600 cm3 à quatre cylindres en ligne aux cotes hyper carrées équipé d’une injection Bosch K-Jetronic lui permettant de développer 110 chevaux à 6100 tr/mn et un couple de 14 mkg à 5000 tr/min . A partir de 1983, un moteur de 1800 cm3 sera proposé qui développe 112 chevaux à 5800 tr/mn et un couple de 15,6 mkg à 3500 tr/mn . Plus que la puissance c'est le couple qui y gagne et donc, le moteur devenu plus coupleux et moins pointu perd un peu en sportivité pure mais gagne en souplesse . Un gain très net à la conduite qui se traduit par une meilleure souplesse d’utilisation et des reprises en progression, malgré l’allongement de la transmission toujours à 5 rapports . Les performances restent toujours d’actualité avec un beau 185 km/h en vitesse maximale, malgré un physique de « boîte à chaussures » et surtout en restant sous les 31 secondes au kilomètre départ arrêté et sous les 10 secondes au 0 à 100 km/h . Au vu du succès incontestable de l’insolite Volkswagen Golf GTI , tous les constructeurs européens ont dû à cette époque présenter une version musclée de leur petite citadine . Ainsi Peugeot a suivi avec la 205 GTI, Renault avec la R5 GT Turbo, Opel avec la Corsa GSE, Citroën avec l'AX Sport ou la Visa Chrono, ou Fiat avec la Ritmo Abarth ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres en ligne
  • Cylindrée : 1.8 Litres
  • Puissance : 112 chevaux à 5800 tr/mn
  • Couple : 15,6 mkg à 3500 tr/mn
  • Vitesse : 185 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’8
  • Performance : Le 1000 m D.A en 30’’7






La « Volkswagen Golf GTI », c'est ça ...



La « Volkswagen Golf GTI », c'est ça ...





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jeudi 22 mars 2012

Volkswagen SP2 - 1972



VOLKSWAGEN SP2 ….







En ce début des années 1970, « Volkswagen » est confortablement installée en Amérique du Sud et en particulier au Brésil où la marque allemande écrase la concurrence avec sa Coccinelle, Variant et Brasilia . Cependant, l'amateur de véhicule sportif à tarif raisonnable ne trouve pas son compte avec les berlines allemandes car s'il est un segment où le groupe est distancé par les constructeurs locaux et étrangers, c'est bien celui des coupés . En effet, la gamme Volkswagen Do Brasil propose aux amateurs de coupés le joli Karmann Ghia, un véhicule sympathique mais manquant de mordant par rapport à la concurrence brésilienne en plein essor . Bien que se vendant de façon correcte sur le marché sud américain, le Karmann ne fait pas le poids face à la Puma de conception locale et à la Willys Interlagos, une Alpine A108 fabriquée sous licence . D'où l'idée de concevoir l'un de ces modèles, exclusivement réservé au marché sud-américain . La conception de la SP2 débute ainsi dès le mois de novembre 1970 . Son nom, SP pour Sao Paulo, évoque à lui seul les intentions de VW. La SP2 est l'un des coupés parmi les moins connus de la gamme historique de « Volkswagen », et pour cause, il ne fut vendu, entre 1972 et 1976, que sur le continent sud-américain, et surtout au Brésil ….



Construite sur une base de VW Variant, l’étonnante Volkswagen SP2 est officiellement présentée au public en 1971 . L'accueil est enthousiaste et les dirigeants de VW Brésil n'hésitent guère longtemps avant de lancer la production de série et les premiers exemplaires sortent en juin 1972 . Elle présente une silhouette qui est loin d'être innovante mais qui est plutôt séduisante et qui reprend le dessin de la face avant de la berline . Son long capot et son arrière ramassé lui donnent quelques airs de sportive italienne . La calandre est particulièrement tranchante, de même que la ligne de toit très basse . Le profil, quand à lui, présente des proportions plus classiques avec un long capot, un arrière ramassé, en quelque sorte la quintessence de la sportivité à une époque où les berlinettes à moteur central sont encore rares . Enfin la partie arrière ronde, fine et assez haute dégage un charme nerveux façon Jaguar type E en adéquation avec le reste de la carrosserie . L’insolite Volkswagen SP2 rassemble tous les ingrédients visuels d’une voiture de sport ….



Sur un panel de routes mixant nationales et départementales on se sent vite à l'aise au volant de la Volkswagen SP2 . La direction assez saine et les amortisseurs sport permettent d'enrouler les virages à un rythme soutenu sans mauvaises surprises, mais il apparaît vite que l'attaque à outrance n'est pas le domaine de prédilection du coupé brésilien . Ceci n'empêche pas le coupé VW de se comporter honorablement dans les enchaînements et de fournir son lot de sensations au pilote . Profitant de quelques lignes droites reposantes du fait d'une tenue de cap sans soucis, on peut jeter un œil à l'instrumentation dont les indications en portugais sont suffisamment rares pour être signalées . Toutefois, pas besoin de s'attarder des heures à surveiller l'état de la mécanique qui ne présente aucun signe inquiétant . Si la campagne permet de profiter des diverses qualités dynamiques de la SP2, la ville met en exergue ses qualités " sociales ", raison d'être du joli coupé . La Volkswagen SP2 laisse aux piétons le temps de cesser toute activité pour venir admirer ce " bolide " qui s'avère suffisamment exotique pour capter leur attention visuelle ....



A l'intérieur, VW a habillé la Volkswagen SP2 à la mode de l'époque et on retrouve l'ambiance typique des années 70 avec un tableau de bord en plastique sans fioritures et coloré de la même teinte que la carrosserie . Le tableau de bord dépouillé est exclusivement agencé pour le pilote, une batterie de cadrans tournés vers lui envahissent la console centrale . Le volant cuir sport à trois branches avec un rappel de couleur en haut et en bas s'intègre parfaitement et contribue à l'originale ambiance intérieure . Contrairement aux icônes européennes contemporaines, la SP2 n'hésite pas à se montrer joyeuse dans l'utilisation des couleurs pour l'habitacle et malgré le dépouillement de la SP2 un véritable charme se dégage de l'habitacle . A bord de cette VW on se sent vraiment dans une voiture de sport, ceci même avant d'avoir démarré . Les sièges, relativement confortables, ne permettent pas de nombreux réglages mais la garde au toit réduite (1158 mm de hauteur hors tout) impose de toute façon d'avoir le dossier très incliné et le style pilote de course est donc quasiment de rigueur pour s’installer au volant . Heureusement l'espace n'est pas compté et, aussi bien en largeur qu'en longueur, les grands gabarits arriveront à trouver une position correcte au volant de cette superbe berlinette Volkswagen SP2 ....



Pour ce qui est de la mécanique de la jolie Volkswagen SP2, le moteur est monté à l’arrière . C'était tout de même prévisible, il est en porte-à-faux comme une bonne vieille Coccinelle . Et s'il ne s'agit que d'un 4 cylindres à plat de 1700 cm3 de cylindrée issu du modèle Variant, il délivre un son classique Volkswagen agrémenté d'une forte connotation sportive . Sa puissance n'a rien de démoniaque puisque seuls 65 chevaux à 4600 trs/min sortent du bloc pour un couple maximale de 121 Nm à 3000 trs/min . Le couple du quatre à plat permet de démarrer sans soucis et de s'insérer facilement dans la circulation actuelle . Certes la poussée est loin d'être en rapport avec le niveau sonore ambiant, mais les performances permettent de se sentir à l'aise au milieu des véhicules plus récents . La transmission est assurée par une boite manuelle à quatre rapports qui s'en sort sans trop de problème grâce aux débattements courts du levier . Au final, la Volkswagen SP2 atteint une vitesse de pointe de 170 km/h, assez honorable pour l'époque . C’est un modèle exotique qui est devenu plutôt Vintage Classic avec le temps car sur une production totale de 10.205 exemplaires seulement 670 furent exportés vers l'Europe ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres à plat
  • Cylindrée : 1.7 Litres
  • Puissance : 65 chevaux à 4600 trs/min
  • Couple : 121 Nm à 3000 trs/min
  • Vitesse : 170 km/h






La « Volkswagen SP2 », c'est ça ...



La « Volkswagen SP2 », c'est ça ...





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