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Les étonnantes Vintage Classic

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vendredi 20 janvier 2017

Peerless Warwick GT - 1962







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La Seconde Guerre Mondiale ayant eu des conséquences sur l'industrie automobile britannique, les raisons qui ont présidé à la création de la marque « Peerless » sont plutôt insolites et assez étonnantes . En effet au début, la société Peerless Cars Ltd établie à Slough dans le Berkshire en Angleterre et dirigée par Bernie Rodger qui construisait des voitures entre 1957 et 1960 fut déclarée en faillite en février 1960. Bernie Rodger ne pouvant pas se résoudre à abandonner cette voiture qui avait rencontré un certain succès décide donc de créer une nouvelle société au nom de Bernard Rodger Developments Limited à Colnbrook dans le Buckinghamshire pour améliorer l'ancienne Peerless, qui pour l'occasion devenait alors une Warwick ....





Ce petit coupé de sport britannique conçu par Bernie Rodger était donc initialement baptisé Peerless GT au moment où la production en série a commencé en 1957 pour le compte des créateurs d'entreprise John Gordon et James Byrnes. Les deux associés financiers avaient en fait calculé qu'il serait commercialement rentable de concevoir et de construire une petite GT sportive en petite série produite à faible coût et facilement exploitable pour les gentleman drivers argentés de l'époque. Afin de limiter les coûts de fabrication la voiture sera donc construite sur la base d'une mécanique de Triumph TR3 avec les mêmes trains de roulement dans un châssis cadre tubulaire avec un pont De Dion pour la transmission et suspension arrière ....





Tous les éléments mécaniques de cette Peerless GT sont emballés dans une élégante carrosserie et au début de l’année 1957, le coupé deux places est prêt à être testé. Les résultats dépassent leurs espoirs car l’auto atteint les 200 Km/h et franchit la barre des 100 en moins de 10 secondes. Fier de leur réalisation, ils pensent que puisque cette auto est belle et performante, autant la vendre. Ils décident donc de rajouter deux places à l’arrière et d’élargir l’habitacle puis finalement de la présenter au public en exclusivité au salon de l’automobile de Paris en 1957 ....





L’accueil de la Peerless GT y est plus que chaleureux. Les dirigeants de Triumph sont enthousiastes. Sitôt le salon terminé, la voiture file à l’usine Triumph pour être décortiquée et la marque décide de soutenir le projet. Triumph fournit aussi de nombreuses pièces mécaniques et d’accastillage à bas prix, la production des châssis et l’assemblage de la mécanique sont sous-traités chez un spécialiste du coin. Seule la carrosserie qui pose problème est produite par British Resin Products Company, voisine de palier elle aussi, qui apporte la solution avec une coque en plastique renforcé de fibre de verre. La société peut livrer des coques montées pour un coût tout à fait raccord avec le cahier des charges en moins de dix jours ....





Les lignes de la Peerless GT sont superbes, plutôt basse, bien équilibrée, elle intègre parfaitement la mode des ailerons et le toit de 2+2 des sportives anglaises. A l’intérieur, l’ergonomie est reprise de celle de TR3, qui était dans la bonne moyenne pour l’époque. La sellerie en vinyle présente un assez bel aspect. John Gordon fera ajouter des leviers de vitre en provenance de Rolls Royce qui avec un quart de tour suffisent à monter ou à baisser la fenêtre. Finalement, en Mai 1958, la première Peerless GT en résine sort des chaînes pour être directement inscrite aux 24 Heures du Mans ou elle finira 16eme sous une pluie battante. Cet événement va enfoncer le clou et dorénavant la voiture possède une notoriété folle. Les journaux l’encensent, la qualifiant de Family Sport Car simple et très facile à entretenir ....





Les prévisions de vente de la Peerless GT sont de 1500 autos par an. Seulement, l’usine n’arrive pas à suivre car les commandes affluent et les délais s’allongent. Finalement la marque mère, aux USA qui est plus que mal en point doit déposer le bilan, retirant au passage à Peerless Cars UK le droit d’utiliser ce nom. Comme en Angleterre, l’argent ne rentre pas autant que prévu, les deux compères restant décident de se dissocier de la marque américaine mettant fin à l’aventure de la Peerlees GT après une production totale de 300 véhicules. Ne souhaitant cependant pas perdre les investissements réalisés, Jimmy et Bernie revoient légèrement leur copie en équipant la Peerless d’un capot basculant d’une pièce, d’un châssis et d’une coque renforcés. Ils lancent ainsi la nouvelle version Warwick GT en 1960 ....





La phase 2 Warwick GT sera moulée en une seule partie, la rendant à la fois bien plus rigide et plus légère. Au passage, les phares reculent dans leur logement, la calandre abandonne le P de Peerless, les fixations des ouvrant changent légèrement et des buttoirs sont ajoutés aux portes. C'est maintenant une des toutes premières véritables Grand Tourisme, qui offre quatre places, une bonne tenue de route, avec une performance et un « look » de voiture de sport. Sur la route, elle assure maintenant à la fois un comportement neutre à la limite, tout en présentant un intérieur confortable avec dorénavant des sièges en cuir et une instrumentation complète. Reconnue comme assez bruyante, elle est aussi qualifiée de performante sur le plan de l’accélération et du freinage, au final une vraie GT britannique ....





Pour ce qui est de la mécanique, la petite Peerless GT etait équipée dans sa version phase 1 du même moteur que la Triumph TR3, un quatre cylindre atmosphérique de 2 litres de cylindrée qui développe une puissance de 110 chevaux à 5500 tr/mn. Après le changement de nom de Perless GT à Warwick GT, la phase 2 sera aussi proposée avec une mécanique plus ambitieuse, un 3.5 litres de cylindrée ou 305GT en alliage léger, le moteur V8 Buick qui sera ensuite aussi repris par Rover et qui développait une puissance de 165 chevaux à 5600 tr/mn. Mais malgré tous ces efforts, le répit ne sera que de courte durée car Warwick mettra à son tour la clé sous la porte en 1962 après une production de 40 exemplaires seulement ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 cylindres ou V8
  • Disposition : Avant
  • Cylindrée : 1991 cm3 ou 3500 cm3
  • Puissance : 110 ch à 5000 tr/min ou 165 à 5600 tr/mn
  • Transmission : Boite manuelle à 4 vitesses ou automatique



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © AutoReverse




La Peerless Warwick GT ...



La Peerless Warwick GT ...






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vendredi 23 décembre 2016

Heron Europa - 1962







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La marque automobile Heron fait parti de ces nombreux petits artisans automobiles Anglais qui étaient spécialisés dans la construction de petites voitures de sport dans les années 60 à 70. Dirigée par un jeune entrepreneur du nom de Derek Bishop, la société Heron Plastics Ltd, basée à Greenwich dans la banlieue de Londres sur la rive sud de la Tamise, était au départ un simple fournisseur spécialisé dans la fabrication de carrosseries en plastique de voitures de course pour des écuries ....





Cette petite firme travaillait au départ sur commande pour des marques connues comme Austin, Diva ou Lola en produisant des kits de carrosseries en plastique ou plus exactement en fibre de verre prêts à monter sur des châssis roulants. Parmi la multitude d'artisans britanniques proposant ce genre de kits en polyester, celui que commercialisait Heron Plastics Ltd se démarquait de la concurrence par son faible prix très attractif qui retint immédiatement l'attention de nombreux amateurs ....





Assez rapidement, Derek Bishop imagina donc sa propre carrosserie, et plutôt satisfait du résultat final obtenu, il commença à commercialiser sa première voiture la Heron Cabriolet même si le créneau paraissait déjà bien encombré. La Heron dans sa version cabriolet se présentait sans faute de goût, et Derek Bishop avait le souci de produire un ensemble de bonne qualité. Mais il se heurta comme tous ses confrères à un affaiblissement du marché des kits au début des années soixante ....





Avec le souci de rendement de tout gestionnaire d'entreprise et aussi pour ne pas se laisser distancer par ses concurrents, il diversifia très vite son offre avec un tout nouveau modèle murement étudié et réfléchi dont le style dérivait du cabriolet. C'était un petit coupé à tendance sportif plutôt sobre mais assez élégant, l'étonnante et insolite Heron Europa présentée la première fois au Racing Car Show en 1962, puis ensuite dans sa version définitive au salon auto de Genève en mars 1963 ....





Les Heron Europa mais aussi les Heron Cabriolet étaient toutes les deux construites sur la base d'un châssis porteur à poutre centrale renforcé, et étaient pourvues de trains roulants et de suspensions empruntées à la Triumph Herald pour une question d'économie. Ces voitures assez légères étaient dotées de freins à disque à l'avant et de tambours à l'arrière, ce qui permettait à leur pilote de les conduire de manière assez vive sans mauvaise surprise tout en ayant des performances honorables ....





Un châssis spécial inédit fut construit spécifiquement pour l'insolite Heron europa, qui reprenait les trains roulants légèrement modifiés de la Triumph Herald. Son moteur était installé en position longitudinale sous le capot avant. Une carrosserie extrêmement basse et plutôt profilée fut dessinée, qui adoptait un look vraiment inhabituel. L'avant dépourvu de pare chocs offrait un long capot moteur qui s'étendait jusqu'au pare brise. La petite cellule de deux places se terminait par une vaste lunette arrière qui descendait sur un arrière tronqué assez harmonieux ....





L'emménagement intérieur de cette étonnante Heron Europa était lui aussi d'assez bonne facture. En effet le tableau de bord était équipé de six compteurs, quatre petits et deux gros, qui permettaient une surveillance complète de la mécanique en offrant tous les contrôles possibles. De plus pour une voiture à tendance sportive un côté assez luxueux avait été conservé avec du cuir de couleur et des inserts en aluminium du plus bel effet. Le tunnel de transmission matelassé, le volant alu couvert de cuir et les moquettes épaisses participaient aussi au confort général ....





Pour ce qui est de la mécanique, la petite Heron Europa etait équipée dans sa version la plus puissante d'un moteur provenant de la gamme Ford UK. Ce moteur est un Cortina 4 cylindres en ligne de 1.498 cm3 qui développait 120 chevaux ce qui lui donnait des performances très honorables pour l'époque avec une vitesse maximale de 190 km/h. La transmission était assurée par une boite Hewland à cinq rapports synchronisés. Hélas puisque ces voitures étaient vendues souvent en kit pour échapper aux taxes, la complexité du montage faisait fuir une large partie de la clientèle potentielle. La trentaine de voitures construites par Heron en quatre années d'existence, dont seulement douze Europa, ne permit pas finalement de couvrir les lourds investissements, et la petite usine fermait ses portes en 1964 ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 cylindres
  • Disposition : Avant
  • Cylindrée : 1498 cm3
  • Puissance : 120 ch à 5500 tr/min
  • Couple : 346 Nm à 3200 tr/min
  • Transmission : Boite manuelle à 5 vitesses



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Heron




Le moteur Heron Europa ...






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mercredi 14 décembre 2016

Gilbern Invader MKIII - 1972







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La Seconde Guerre Mondiale ayant eu des conséquences sur l'industrie automobile britannique, les raisons qui ont présidé à la création de la marque « Gilbern » sont plutôt insolites et originales . Bernard Friese est un soldat allemand qui est fait prisonnier pendant le conflit et qui, à la libération, resta vivre dans le Kent . Sans cette "mésaventure", peut être que jamais les voitures Gilbern n'auraient pu voir le jour . Au cours de sa vie anglaise, il rencontre un boucher fortuné qui rêve aussi de construire sa propre voiture de sport en fibre de verre . C'est ainsi que Giles Smith et Bernard Friese fondent la marque « GILBERN » en associant les premières syllabes de leur prénom . Smith s'occupant plutôt de l'aspect financier de l'affaire, c’est donc Friese qui va prendre en charge la conception de la voiture . Les deux associés construisirent leur première voiture dans un petit garage attenant à la boucherie de Giles mais quand la production démarre réellement, l'entreprise déménage vers un nouvel emplacement à l'ancienne mine de charbon Red Ash, à Llantwit Fadre ....





La production est tournée vers les voitures de grand tourisme à carrosserie en fibre de verre fournies en kit, ou plus précisément en composants prêts à assembler. Le premier coupé 2 + 2, la Gilbern GT, sort en 1959 en exploitant la mécanique de l'Austin A35, puis celle de la Morris Minor 1000. Plusieurs moteurs peuvent être installés et le moteur MG A 1598cc est adopté en version standard en 1961. En 1963, sort le modèle Gilbern GT 1800, presque identique au précédent mais équipé du moteur MG B 1800cc, d'abord à 3 puis à 5 paliers. Deux ans plus tard, ce sont pourtant les moteurs V4 2 litres et boîtes synchronisées de la Ford Corsair qui équipent la dernière GT. En 1966, un nouveau modèle Gilbern Genie est construit sur une base MGB, avec le pont arrière de la Austin Healey 3000, mais équipé d'un moteur Ford Essex V6 3 litres. La société est revendue en 1968 à un groupe local (ACE) pour renforcer le capital et si Giles Smith se retire, Bernard Friese décide de continuer et participe encore au développement d'un tout nouveau modèle inédit ....





L'Invader Mk I sort en 1969 et utilise la suspension de la MGC, mais des problèmes de châssis forcent très vite au développement d'une Mk II dès 1970, reposant de plus en plus sur une mécanique Ford. Les voitures sont maintenant livrées totalement montées au prix d'une Jaguar ou d'une BMW de l'époque et elles doivent être toutes impeccables. De plus, l'apparition de la TVA ainsi que le choc pétrolier ne favorisent pas le marché, mais une Gilbern Invader Mk III est pourtant mise en chantier en 1971, utilisant des composants mécaniques Ford Cortina notamment. Mais le groupe ACE se retire en 1972. La nouvelle direction tentera donc d'améliorer la qualité des produits et leur exportation en proposant des modèles avec conduite à gauche ....





La Gilbern Invader MK 3 vendue à partir de septembre 1972 ne faisait plus appel exclusivement qu'à des composants provenant de la banque d'organes de chez Ford. Si elle descendait de la précédente Gilbern Génie, son châssis était toutefois très considérablement modifié pour le renforcer et elle offrait aussi une bien meilleure habitabilité. De plus, elle n'était vendue dorénavant qu'entièrement montée. Le look général était lui aussi légèrement modifié car l'équipement en pneus plus gros et plus larges nécessita le renflement des passages de roues, et la calandre devint elle aussi plus large pour améliorer le refroidissement général du nouveau moteur ....





La Gilbern Invader MK 3 proposait maintenant en série une suspension avant empruntée à la Ford Cortina ainsi qu'un système de freinage plus puissant avec des disques plus grands et donc plus performants. La carrosserie a été produite à l'aide de nouveaux moules et était à la fois plus large et plus basse que celle du précédent modèle avec une longueur de 4089 mm, une largeur de 1702 mm, une hauteur de 1346 mm et un poids total de 1100 kg. Toutes ces transformations auront permis finalement de fiabiliser le comportement général de la voiture. Mais bizarrement, le design général va en pâtir car basé sur une ligne plutôt agréable inspirée des jolies Jensen, l'Invader MK 3 en se modernisant tendra à ressembler à une Ford Escort ....





L'emménagement intérieur de cette étonnante Gilbern Invader MK 3 était lui aussi d'assez bonne facture. En effet le tableau de bord était équipé de sept compteurs, cinq petits et deux gros, qui permettaient une surveillance complète et facile de la mécanique en offrant tous les contrôles possibles. De plus pour une voiture à tendance sportive un côté assez luxueux avait été conservé avec du cuir de couleur et des inserts et un tableau de bord en noyer du plus bel effet. Les interrupteurs à bascule, les vitres électriques, la climatisation, l'équipement audio, le volant alu cerclé de bois et les moquettes épaisses participaient aussi au confort général ....





Malheureusement le manque de rationalité de la production dans des bâtiments anciens, de nouvelles normes de sécurité obligatoires, la suppression des avantages fiscaux liés aux voitures achetées à l'époque, ainsi que la crise du pétrole mirent l'entreprise dans une situation de plus en plus difficile. En juillet 1972 la famille Collins qui avait repris la firme décida de se retirer. Un nouveau repreneur, Michael Leathers, acheta la société et tenta de progresser sur le contrôle de la qualité, sur l'optimisation des temps de production et sur la productivité. Mais les dettes de l'entreprise étaient trop lourdes, et le niveau de production encore trop faible ne permettait pas d'obtenir un équilibre financier. La production de l'insolite Gilbern Invader MK 3 fut donc interrompue et en 1974, la firme ferma définitivement ....





Pour ce qui est de la mécanique, la petite Gilbern Invader MKIII etait équipée dans sa version la plus puissante d'un moteur provenant de la gamme Ford UK. Ce moteur est en fait celui de la Ford Capri 3000 GT. C'est le moteur Essex V6 d'une cylindrée de 2994 cm³ qui développe une puissance de 140 chevaux à 5000 tr/mn et un couple de 245 Nm a 3000 tr/mn. Il est accouplé avec une boîte overdrive à quatre rapports Zodiac ce qui lui donnait des performances très honorables pour l'époque avec une vitesse maximale de 195 km/h. Une boite de vitesses entièrement automatique est également disponible en option mais au final elle sera utilisée par peu de clients ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : V 6 Essex
  • Disposition : Avant
  • Cylindrée : 2994 cm3
  • Puissance : 140 ch à 5000 tr/min
  • Couple : 245 Nm à 3000 tr/min
  • Transmission : Boite manuelle à 4 vitesses + overdrive



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Gilbern




La Gilbern Invader MKIII ...



La Gilbern Invader MKIII ...






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