@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Les engins divers insolites

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 18 avril 2015

Buick Centurion - 1956







b-centurion00.jpg



La Buick Centurion fut d'abord au tout début de sa création un prototype sous forme de concept datant de 1956, qui est aujourd'hui exposée au musée Sloan à Flint au Michigan. Devenue par la suite un modèle de production, elle remplaçait la Buick Wildcat devenue vieillissante. Elle partageait sa carrosserie avec le modèle Buick LeSabre, mais elle était plus luxueux. La Buick Centurion était disponible en 3 styles de carrosserie, 2 portes décapotable, 2 portes sans montants et 4 portes sans montants ….


b-centurion01.jpg


Dessiné par Chuck Jordan et présenté au Motorama de 1956, le concept car Buick Centurion concentre la plupart des caractéristiques stylistiques d’une époque placée sous le signe de l’aéronautique. Ce coupé 4 places possède une carrosserie en fibre de verre, très basse, construite sur un empattement full size et marquée de baguettes latérales propres aux Buick de l’époque. Elle est une véritable ode à l’aérodynamisme, avec un avant fuselé, des phares encastrés dans les ailes proéminentes formant pare-chocs, un pare-brise hyper-panoramique poursuivi par un cockpit en verre, une lunette arrière enveloppante, un arrière profilé terminé par une tuyère encadrée de deux immenses ailerons lisses ….


b-centurion02.jpg


La Buick centurion était une voiture plutôt luxueuse qui offrait des équipements peu courants pour l'époque comme une caméra de télévision servant de rétroviseur, ou un intérieur garni de quatre sièges individuels, ceux de l’avant coulissant automatiquement lors de l’ouverture des portières pour faciliter l’accès. Un grand nombre de ces éléments de confort ainsi que des traits esthétiques de la Centurion seront intégrés dès les années suivantes sur les voitures de production des différentes marques de la General Motors ....


b-centurion03.jpg


Sur la Buick centurion, plutôt que d’être simplement rapportés sur une face avant verticale, les phares sont encastrés dans la partie basse du prolongement de l’aile et font partie du masque frontal qui joue le rôle de pare-chocs. Ces caractéristiques ne seront appliquées aux voitures de série que bien des années plus tard. Les prises d’air de la base du pare-brise sont empruntées à la Corvette 1956. Signature des Buick de série, la moulure latérale sépare les deux teintes de la carrosserie. La caméra de rétrovision est placée juste au dessus du feu central arrière en forme de tuyère ....


b-centurion04.jpg


Son avant en forme de coin, son cockpit en verre et son arrière de fusée font de la Buick Centurion un des concept cars les plus futuristes de l’époque, tout en étant très proche de ce qui est réalisable en grande série. La voiture ne mesure pas plus de 135 cm de hauteur, ce qui la classe au rang des sports cars, malgré son habitacle à quatre places. On retrouvera les faux louvers de l’aile arrière placés juste en avant du passage de roue sur la gamme Buick dès 1957, la lunette arrière enveloppante sur les Chevrolet de 1958, les grands ailerons sur les Chevy et Buick de 1959, le pare-brise montant très haut sur tous les modèles GM « bubble top » de 1959-60, et les doubles feux arrière sur les Cadillac de 1960 ....


b-centurion05.jpg


Assortie à la peinture Electron Red de la carrosserie en fibre de verre, la sellerie de la Buick Centurion est réalisée en cuir rouge et harmonieusement complétée par des inserts très classe en métal brossé. La disposition des cadrans et des jauges a été soigneusement étudiée et l'ensemble offre une allure peu commune a l'époque avec au final un style assez futuriste qui marquera les esprits ....


b-centurion06.jpg


Sur la Buick Centurion, les équipements de confort sont très présents car il était important pour la marque d'en faire un modèle assez luxueux. Ainsi d'épaisses moquettes insonorisantes calfeutrent le sol et le confort des passagers et optimisé car ils reçoivent de l'air frais via deux entrées situées sur les cotés qui provient d'un système d'aération très bien conçu. Un équipement radio performant pour l'époque vient compléter le tout ....


b-centurion07.jpg


Pour ce qui est de la mécanique de cette Buick Centurion, les ingénieurs ont opté pour un bloc moteur de la marque en choisissant un classique mais robuste V8 Buick 322 ci, développant 325 chevaux à 5600 tours minutes grâce à une admission à 4 carburateurs accouplé à une boite de vitesses manuelle à 3 rapports ....



Caractéristiques techniques :

  • Type de moteur : V8 à essence
  • Cylindrée : 322 ci
  • Puissance : 325 ch à 5600 tr/min
  • Régime maximal : 6000 tr/min
  • Type de transmission : Propulsion
  • Boîte de vitesses : Manuelle 3 rapports



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Nitromag




La Buick Centurion de 1956 ...



La Buick Centurion de 1956 ...








JPBlogAuto

lundi 16 mars 2015

Nash Astra Gnome - 1955






gnome01.jpg


Nash Motors était un constructeur automobile américain de Kenosha dans le Wisconsin fondé en 1914 . Son histoire est assez mouvementé car en 1938 sa fusion avec la firme Kelvinator donnera la Nash-Kelvinator Corporation. En 1954, une nouvelle fusion avec Hudson Motor Car Company pour former le groupe American Motors Corporation (AMC), le quatrième plus grand constructeur automobile des États-Unis ….


gnome02.jpg


La Nash Astra-Gnome a été pensée et conçue par le designer industriel Richard Arbib qui l'avait présentée comme un "Time and Space Car". C'était un concept présenté sur la couverture du magazine Newsweek et exposé au Salon International de l'Auto 1956 à New York. Basée sur une Nash Metropolitan de 1955, c'était une vision de ce que serait une automobile en l'an 2000. De nos jours la voiture est entièrement restaurée et conservée dans un musée en Californie ….


gnome03.jpg


La Nash Astra-Gnome a été fabriquée en un temps record de quatre mois par Andrew Mazzara de l'atelier Custom Body Work à New York sur un châssis originel de Nash Metropolitan avec sa mécanique et ses trains roulants. En fait seule la carrosserie à remplacé celle d'origine ....


gnome04.jpg


Le concept car Astra-Gnome qui rentre complètement dans la mouvance du design Space age est annoncé sur le marché automobile comme une « machine à mouvement dans le temps et l’espace » avec de nombreuses nouveautés pour l’époque. Paradoxalement pour une voiture dite futuriste, les proportions et la conception la rapproche plus des Roadsters sportifs européens que des full size américaines ....


gnome05.jpg


Au niveau du design tout les éléments esthétiques empruntés au monde de la science fiction et ses vaisseaux spatiaux comme à l'aéronautique et ses avions à réactions sont présents. D'ailleurs, lors du lancement de la voiture sont titre était "Time and Space Car", et le moins que l'on puisse dire c'est que la voiture était en phase avec son appellation. Avec son look futuriste et ses équipements insolites, comme par exemple les fuseaux horaires célestes, la voiture était certainement très spatiale avec une pointe de technologie avancée comme le dôme de la machine qui est utilisé comme une chambre sonore ....


gnome06.jpg


Les caractéristiques de cette Astra-Gnome sont intemporels. Elle est plus large que la plupart des voitures de sa longueur, donne un espace intérieur abondant et permet une quantité phénoménale de stockage dans la zone de bagages, avec pas moins de 6 valises. La caractéristique la plus surprenante et sans doute l'absence totale de toit qui est remplacé par une coupole comme sur un vaisseau spatial doté d'un toit en forme de globe transparent permettant une vision totale de 360° ....


gnome07.jpg


Cette incroyable Nash Astra-Gnome sera le seul prototype fabriqué par la société Custom Body Work de Andrew Mazzara qui sera construit et présenté au New York International Auto Show de 1956. Mais pour un coup d'essai c'était aussi un coup de génie car elle comportait pas mal de technologie peu utilisé pour l'époque. Elle était par exemple totalement en aluminium pour ce qui est de la carrosserie avec des formes fantastiques et une allure très novatrice. Contrairement à quasiment toutes les voitures du marché, les roues et les pneus de la Gnome ont été entièrement masqué donnant un effet d'aéroglisseur accentué par le design "en fer à repasser" de la carrosserie ....


gnome08.jpg


L'Astra-Gnome possède des caractéristiques techniques et de conception très innovantes pour l'époque comme plusieurs espaces destinés aux bagages, un bubble top à vision panoramique, un système d'air conditionné silencieux. Au niveau de sa conception, cette dream car a été extrêmement bien étudiée et pensée. Ainsi sa conception par exemple permet facilement l'interchangeabilité des panneaux d’aluminium colorés qui la compose de manière à lui modifier à volonté ses couleurs pour pouvoir les adapter facilement a ses goûts personnels ....


gnome09.jpg


La mécanique qui équipe notre engin du futur est avec le châssis et les trains roulants les seuls éléments qui proviennent directement d'un autre modèle de la marque, à savoir de la Nash Métropolitan. Ce moteur est un quatre cylindres à essence qui est accouplé à une boite de vitesses à trois rapports.
La voiture bulle de l’avenir et du cosmos des années 1950 existe toujours, elle est exposée régulièrement au public. En effet elle est aujourd’hui visible au Musée métropolitain de Pit Stop à North Hollywood ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © kustom kingdom



La Nash Astra Gnome ...



La Nash Astra Gnome ...







JPBlogAuto

samedi 31 mai 2014

Les véhicules électriques Courrèges






courreges06.jpg



Coqueline Courrèges est avant tout connue pour la maison de couture à la tête de laquelle elle a succédé en 1996 suite au décès de son mari, le célèbre couturier André Courrèges. Ce que l’on sait moins, c’est que la création de véhicules de transports de type écologiques lui tient aussi véritablement à cœur. C’est donc pour assouvir cette passion que Coqueline suite à de longs travaux préparatoires a présenté en 2002 sa première voiture électrique, la Bulle. En 2004, poursuivant ses travaux, elle crée un second véhicule, la EXE, annoncé avec plus de 400 km d’autonomie. Puis en 2006, la fièvre créatrice donne naissance à un autre engin très innovant, la Zooop, qui fera l’objet de nombreux reportages, car annoncée avec une autonomie de 450 km et une vitesse de pointe de 180 km/h. En quelque sorte une vraie voiture, mais électrique ….

courreges01.jpg

Avec ses voitures, Coqueline Courrèges a voulu élaborer un moyen de transport léger, original, futuriste, rapide et respectueux de l'environnement. L’idée de construire une auto électrique est née en 1968, explique-t-elle. " Nous avions alors présenté un modèle réduit roulant de la Bulle pendant l’un de nos défilés pour dire qu’il fallait faire une voiture électrique. Comme rien n’avait changé en 2000, nous nous sommes décidés à la réaliser."
Devant ses voitures tout droit sorties d’un film de science-fiction elle raconte qu’elle a aménagé une partie de l’atelier de sculpture de son mari afin de pouvoir construire les châssis et assembler les pièces qu’elle ne peut fabriquer elle-même . Ainsi, les batteries, pièces maîtresses de tels véhicules, sont commandées à des ingénieurs chimistes. "Nous leur demandons de nous faire les batteries ayant une grande puissance mais aussi une grande autonomie. Ils adorent ce genre de défi car cela sort des commandes qui leur sont habituellement faites." Même chose pour la carrosserie, qu’elle considère comme un vêtement. Le design est soigneusement choisi avec les artisans chargé de sa fabrication ….

courreges02.jpg

La Zooop offre une longueur de 2.78 m, une largeur de 1.89 m, une hauteur de 1.35 m et un poids de 690 kg ! Ce véhicule pas comme les autres est doté d'un moteur de 200 ch (150 kW) et d'une batterie au lithium-polymère d'une capacité de 70 A/h, avec une tension de 370V, qui pèse environ 100 kg. La boîte de vitesses assure une transmission directe et sa vitesse de pointe est de 180 km/h. Sa forme aérodynamique est un avantage de taille ! L'autonomie est de 450 km et bien sur elle démarre au quart de tour et fait mieux que bien des sportives sur un départ arrêté . De plus, elle freine aussi très rapidement ! Elle a été exposée lors du Challenge Bibendum organisé par Michelin en juin 2006 à Paris. Elle allie technologies écologiques, design créatif, sécurité et performances. C'est ce que nous attendons tous actuellement d'une voiture moderne qui prends en compte l'environnement ....

courreges03.jpg

L'EXE est équipée d'un moteur électrique de quelques 50 kg mais très compact, qui est implanté à l'avant de l'auto. Ce qui par contre est très volumineux autour du moteur, c'est l'électronique de gestion embarquée qui doit gérer non seulement le moteur mais aussi les batteries. En fait ce sont des batteries au Lithium-Ion, d'une capacité de 149 A/h à la tension de 370 V, et elles sont idéalement situées dans le soubassement de l'auto. Elles ont donc un effet stabilisateur, en contribuant à donner à l'auto un centre de gravité très bas. Pour le reste du développement, partant du principe que la clé de bonnes performances, c'est la légèreté, la voiture est d'une simplicité poussée à l'extrême mais sans nuire à la sécurité. Au final, avec une masse tout juste inférieure à la tonne, l'EXE va de 0 à 100 km/h en 6.2 secondes ! Exactement le temps d'une Porsche Boxster. Et ces performances qui parlent ne s'arrêtent pas là, car l'EXE est aussi capable de monter à 160 km/h en vitesse de pointe, chose assez incroyable pour une voiture électrique ....

courreges04.jpg

Les différents problèmes rencontrés par Coqueline Courrèges ne la rebutent pas et avec un grand rire elle explique: "Il n’existe quasiment rien dans le domaine de l’électrique. Tous les gens avec qui nous travaillons sont des pionniers, et, forcément, toute nouveauté entraîne beaucoup de déchets avant de trouver ce qui fonctionne le mieux."
Mais si cela entraîne de nombreux problèmes, pourquoi Coqueline Courrèges continue-t-elle? La réponse est simple, elle veut montrer que fabriquer une vraie voiture électrique est possible. "Les grands constructeurs ne vont pas sur la bonne voie, affirme-t-elle. Ils veulent d’abord pouvoir mettre un peu de confort, un peu d’équipement, un peu d’autonomie, mais ça ne donne rien de bon. Nos véhicules sont moins sophistiqués, mais ils ont une autonomie digne d’une véritable voiture. Cela doit bien être possible de trouver le juste milieu" ....

courreges05.jpg

Le plus gros problème est le poids et elle donne comme exemple les petits avions de tourisme ne pesant que 300 kg capables de transporter six personnes. Une critique fondée car même les petites voitures électriques actuelles produites par les grands constructeurs frôlent la tonne, la cause provient du poids des batteries. Mais elle travaille beaucoup là-dessus, et son prochain véhicule, bientôt finalisé, ne sera encombré que de 180 kg de batteries.
Mais elle pense que toutes les voitures électrique pourront faire aussi bien car cette technologie est beaucoup plus performante que les moteurs à explosion. " Quand vous appuyez sur l'accélérateur, elle file à toute allure et, au même titre, quand vous levez le pied, elle freine très vite. Je n'ai même pas besoin de la pédale de frein ! C'est la vraie sécurité cette rapidité dans les commandes. En accélération ça vous permet de doubler et au freinage d'éviter un obstacle. C'est à dire que je peux doubler et freiner très rapidement, donc c'est l'accélération en directe. C'est ça le plus merveilleux " ....






La « Bulle » de Coqueline Courrèges ....



La « Zooop » de Coqueline Courrèges ....



La « 17-71 » de Coqueline Courrèges ....





JPBlogAuto

- page 1 de 32