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Les engins divers insolites

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vendredi 21 février 2020

Renault Mars II Electric - 1969











Un véhicule électrique est un véhicule dont la propulsion est assurée exclusivement par un ou plusieurs moteurs électriques. Il peut tirer son énergie de ressources embarquées comme une batterie ou une pile à combustible. Les véhicules routiers électriques voient le jour à la fin du XIXe siècle avec Charles Jeantaud qui élabore la "Tilbury" en 1881, puis la "Jamais contente" qui devient la première voiture à franchir les 100 km/h, en 1899. De nos jours pour suivre un des précurseurs Tesla, quasiment tous les gros constructeurs mondiaux proposent un véhicule électrique dans leur gamme. En 2017, la vente de véhicules électriques progresse dans le monde et la Renault Zoe est en tête des ventes, avec 23,8 % du marché européen ....





Au milieu des années 60, un jeune entrepreneur et homme d'affaires américain dynamique, Robert Raymond Aronson, étudia la possibilité de transformer de petites voitures françaises disponibles sur le marché américain à prix modéré en véhicule électrique économique, et cela bien avant le tout premier choc pétrolier. C'était en fait le début de l'aventure de l'automobile électrique sur ce continent avec une marque française Renault ....





Curieusement, ce sont les Américains, qui payaient le moins cher leur pétrole, qui montraient le plus d'inventivité en la matière à cette époque. Aronson avait déjà inventé la batterie plomb-cobalt tri-polaire en 1966 et créé la même année la société EFP (Electric Fuel Propulsion). Le premier test de cette batterie à recharge rapide eut lieu quelques semaines seulement après l'invention d'Aronson dans son usine de la Nouvelle Orléans, en Louisiane ....





Une série de batteries plomb-cobalt fut installée provisoirement dans une Renault Dauphine et testée dès 1966 au Shilstone Testing Laboratory, Inc. de la Nouvelle Orléans, afin de réaliser les premiers essais routiers. Ce véhicule unique révéla des performances étonnantes pour l'époque avec une autonomie de 193 km sur une seule charge, pour une vitesse maximale de 83,6 km/h, un record. Baptisé MARS I, le prototype accélérait de zéro à 65 km/h en 10 secondes ....





La MARS I allait servir de modèle de définition à la Renault MARS II de série, conçue cette fois sur la base d'une Renault 10. La MARS II fut testée par Pennsylvania Power & Light en 1967 et commercialisée peu de temps après. Elle fut produite à 42 exemplaires, dont un seul, apparemment le prototype, subsisterait aujourd'hui en état d'origine au Boyertown Museum of Historic Vehicles. La première MARS II fut vendue le 14 septembre 1967 à la Wisconsin Power & Light (WPL). Comme elle, beaucoup des 42 autres exemplaires furent eux aussi livrés à des compagnies d'électricité, huit exemplaires étant destinés à la Pennsylvania Power Corporation. Un exemplaire vendu à Calgary City Power, au Canada, fut par la suite offert à l'Université de Calgary ....





La Renault MARS II fonctionnait en courant continu 120 volts. L'une des caractéristiques les plus marquantes du véhicule (qui extérieurement est identique à la R10) est le panneau de contrôle mécanique, muni de contacteur métalliques et de "résistors" contrôlant le voltage du courant qui partait vers le moteur. Ce panneau préfigurait les contrôleurs électroniques des générations suivantes de véhicules électriques. Une autre caractéristique surprenante était la présence d'une roue de secours de format européen replacée à l'arrière de la voiture à l'extérieur au dessus du par choc car tout l'espace était occupé afin d'augmenter le nombre de batteries emportées (soit 10 à l'avant et 10 à l'arrière) ....





La Renault MARS II se fit tout d'abord remarquer à l'occasion de deux voyages longue distance, le premier entre Détroit, dans le Michigan, et Washington D.C. en 1967 et le second entre Détroit et Phoenix à l'automne 1967, sous la houlette du Arizona Public Service, à une vitesse moyenne de 85 km/h. Peu de temps après, une série de cinq stations de recharge rapide dans les Holiday Inn de la nationale 1-94, entre Chicago (Illinois) et Détroit, fut mise en place sous le nom de "Electric Car Expressway" (voie express électrique), mais cette expérience n'eut malheureusement pas de lendemain ....





En 1968, la General Motors et le Laboratoire aéronautique de l'université de Cornell entreprit une étude de six mois avec la Renault MARS II, au cours de laquelle il put atteindre une autonomie de 234,6 kilomètres avec une seule charge. Puis le 11 mars 1970, à l'occasion du "Earth Day" (journée de l'environnement), un dénommé Arthur Godfrey conduisit la MARS II sur la nationale 94, depuis l'hôtel Pontchartrain de Détroit jusqu'au Inn West Ann Arbor (également dans le Michigan) soit une distance d'environ 100 kilomètres à des pointes de 110 km/h. Malgré la petite quinzaine de projets électriques à l'époque aux Etats-Unis, l'exploit de Godfrey fut très remarqué et largement médiatisé ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Renault
- © Renault Concepts





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vendredi 22 novembre 2019

Anciennes automobiles vintage du futur









A une époque quasiment toutes les voitures utilisaient couramment un châssis séparé de la carrosserie, un long capot cachant un compartiment moteur où le moteur était situé longitudinalement derrière l'essieu avant et un habitacle à l'arrière. Le moteur monté à l'avant entraînait généralement l'essieu arrière par l'intermédiaire d'un arbre d'entraînement tournant sous le plancher du véhicule. Mais les publicitaires et aussi les services commerciaux ont titillé les ingénieurs afin qu'ils imaginent finalement " la voiture du futur " ....





C'est ainsi qu'après guerre, les voitures ont commencé à s’habiller d’une carrosserie en Elektron, un alliage à base de magnésium, avec quelques éléments en Duralumin, ou en fibre de verre. Pour le design, rien n’est assez beau, la voiture arbore des ailerons surdimensionnés inspirés de l'aérospatiale, tandis qu’une bulle en plexiglas recouvre l’habitacle et s’ouvre d'un seul bloc. Pour le côté technique, les engins s’équipent d’un moteur à plat qui transmet le mouvement aux roues avant, et quatre disques assurent le freinage en lieu et place des antiques tambours. Au final l’argument aérodynamique et futuriste apparaît surtout comme un véritable coup publicitaire, on est donc plus proche de la science-fiction ....


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Après guerre, les Etats-Unis dominent le marché mondial de l’automobile avec une clientèle à fort pouvoir d’achat et une offre pléthorique de voiture en tout genre. Au cours de ces années à l'initiative des plus gros constructeurs et surtout de leur service commercial, les show-cars, les motoramas et les motorshow, ces gigantesques salons d'exposition, apparaissent pour stimuler les ventes et l’intérêt du public. Avec des industriels ayant les yeux tournés vers ce marché, les idées finissent par traverser l’Atlantique, c’est ainsi que même l'Europe se mettra au diapason.
Voici une demi douzaine de ces voitures du futur ou de science-fiction vues dans les années vintage ....



* / LA STOUT SCARAB - 1946 :





La Stout Scarab est une monospace américaine des années 1940 conçue par William Bushnell Stout et fabriquée par Stout Engineering Laboratories et ensuite par la Stout Motor Car Company de Detroit, dans le Michigan. Elle est créditée par certains comme la première monospace, et un prototype Scarab expérimental de 1946 est la première voiture avec une carrosserie en fibre de verre et une suspension pneumatique. Pour l'époque cette voiture était plus proche d'un OVNI que d'une automobile et faisait donc figure d'engin du futur ....


* / LA BORGWARD TRAUMWAGEN - 1955 :





Directement inspirée par les Dream-Cars américaines, la Borgward Traumwagen lancée avec l’objectif d’une présentation au salon international de l’automobile de Francfort 1955 est donc une voiture de salon destinée à attirer les regards vers la marque allemande, et pourquoi pas permettre de vendre quelques véhicules en concession. A la tête de ce projet, Borgward met l’ingénieur Erich Übelacker, ancien de chez Tatra, dont la mission est d’étudier le concept du « light weight » (poids léger), et l’aérodynamique, le tout afin de permettre d’utiliser cette voiture comme banc d’essai pour diverses mécaniques ....


* / LA GHIA GILDA STREAMLINE - 1956 :





Présentée comme « expérimentale » sur le stand Ghia du salon de Turin 1955, où elle est le reflet exemplaire d’une époque, ce dream car futuriste prend le nom de Gilda, personnage interprété par Rita Hayworth dans le film éponyme de Charles Vidor. L’auteur de ce projet est Giovanni Savonuzzi, directeur technique de Ghia de 1954 à 1957. Professeur d’université (Polytechnique de Turin), l’homme est également un ancien ingénieur aéronautique. Il a conçu la Gilda Streamline pour Chrysler, mais ce style aérodynamique correspond plus à une mode d'engin du futur pour les expositions qu’il ne répond à une logique scientifique ....


* / LA FORD X2000 - 1958 :





La Ford X2000 est un drôle d’oiseau sortie en 1958 de l’imagination fertile des designers de Dearborn parmi lesquels Alex Tremulis avec l’aide de Bill Balla , le créateur de la fameuse Tucker, elle devait être la vision de la voiture du siècle à venir. C’est une vraie voiture de science-fiction car peu de choses sur la voiture étaient censées prédire les formes ou les caractéristiques des Ford du futur immédiat mais plutôt être des concepts avancés du futur automobile des années 2000 ....


* / LA CHRYSLER TURBOFLITE - 1961 :





Conçue pour naviguer sur les autoroutes du futur, la Chrysler Turboflite de 1961 était si en avance sur son temps qu'elle intégrait des caractéristiques de conception qui n’avaient toujours pas été introduites, comme le toit en verre qui s’élevait automatiquement à l’ouverture de l’une ou l’autre porte. Avec son design très typé science-fiction pourvu d'ailerons, de nageoires, de bequets et d'appendices inhabituels, son autre caractéristique hors du commum était sa motorisation de type turbine ....


* / LA FASCINATION 2DR - 1974 :





La Fascination 2DR a été créée par Paul M. Lewis à la fin des années 1960 à Denver, au Colorado. C'est typiquement un exemple parfait d'un véhicule du futur de science-fiction qui ressemble à un engin à trois-roues, mais la fusée avant a deux pneus comme dans un avion. La voiture était pourvue d'une carrosserie en fibre de verre et de portes papillons. La motorisation était confiée à un moteur V6 Chevrolet ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images





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vendredi 6 septembre 2019

Citroën Type H Néo Rétro - 2018









Le mythique Citroën Type H est un utilitaire léger monocoque de type fourgon automobile de la catégorie 2,25 à 2,6 tonnes de PTAC produit entre 1948 et 1981 à 473.289 exemplaires. Ce véhicule que l'on l'appelle souvent « Citroën Tube » a connu un long succès malgré la consommation élevée de son moteur à essence et sa vitesse modeste. Il est resté longtemps célèbre en France à l'époque comme le véhicule des commerçants ambulants, des pompiers, des ambulances et de la police ....





Construit en tôle ondulée plus rigide, le Citroën Type H reprenait des éléments de la Traction Avant à quatre cylindres avec une bonne suspension arrière et surtout en utilisant un maximum de pièces existantes sur d'autres modèles de la marque. Durant sa longue carrière il sera équipé de moteurs à essence de 9 ou 11 chevaux fiscaux mais aussi de moteurs diesel Perkins de 7 chevaux fiscaux ou de moteurs Indenor de 8 chevaux fiscaux ....


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Afin de fêter le 70e anniversaire du Citroën Type H en 2017 et rendre ainsi un bel hommage à Flaminio Bertoni, le designer David Obendorfer et le carrossier Fabrizio Caselani ont conçu pour l'occasion un kit pour donner au véhicule utilitaire Citröen Jumper l'allure de son illustre prédécesseur. La dernière version est donc un fourgon aménagé Citroën Type H Néo Rétro qui a été dévoilée début août 2018 ....


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Ayant obtenu la licence officielle du constructeur Citroën, les deux partenaires ont décliné leur création en huit modèles composés de plusieurs panneaux de carrosserie évoquant celle du Type H originel allant du simple van au food truck en passant par le camping car, le 4x4, le minibus ou la dépanneuse. Son design est un ensemble de références directes au modèle original avec des solutions contemporaines, profitant de la fiabilité et des contenus technologiques issus de l’actuel Citroën Jumper qui pourra ainsi être transformé en Citroën Type H Néo Rétro en une douzaine de couleurs au choix ....





Impossible de passer à côté du Citroën Type H Néo Rétro sans tomber sous son charme. Avec sa face avant type “nez de cochon”, la reproduction de la carrosserie est très fidèle et rappelle avec nostalgie l’époque des paniers à salades de la police. Sous le capot de ce Type H Néo Rétro, nous retrouvons un bloc diesel BlueHDi de 160 chevaux, tandis qu’un différentiel à glissement limité peut également être ajouté, idéal pour les balades hors des sentiers battus. Mais il faudra être patient car l’entreprise spécialiste de la transformation haut de gamme croule sous les demandes, il faut croire que l’histoire du Type H est encore loin d’être terminée ....

Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Carrosserie Caselani
© - Obendorfer Design © - Citroën © - AutoMoto © - YouTube




Citroën Type H Néo Rétro - 2018 ...







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