@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Les engins divers insolites

Fil des billets

vendredi 13 octobre 2017

Citroën DS PLR Michelin - 1972







ds00.jpg



Au début des années 70, les camions et les autocars roulent alors de plus en plus vite, et Michelin le fabriquant clermontois de pneumatiques ne cesse d'essayer de nouvelles solutions car il a besoin d’un outil permettant de tester le comportement des pneus de poids lourds, en charge et à très grande vitesse. Pour cela et comme souvent, Michelin qui a l’innovation dans ses gènes va créer son propre outil, la solution est une voiture hors du commun, la DS « mille-pattes » ....





En fait d’outil, c’est un monstre qui va voir le jour. La caisse rappelle lointainement la Citroën DS. Plus précisément un break ID qui aurait pris beaucoup d’anabolisants. L’engin baptisé Michelin Citroën DS PLR est vraiment très impressionnant. "PLR signifie Poids Lourd Rapide" car l'engin est prévu pour tester des pneumatiques de poids lourd sur de grandes distances avec un cahier des charges qui met en avant la vitesse pour rouler à plus de 180 km/h. Ce projet de créer un véhicule analytique pouvant réaliser des tests de comportement et d'usure de pneus dans des conditions similaires donnera naissance à un monstre de 7.30m de long et 2.45m de large ....





Le constructeur automobile Citroën associé à Michelin entre rapidement dans le projet et adapte aux besoin des ingénieurs du manufacturier un modèle de sa série ID Break. Le châssis spécifique de cette Michelin Citroën DS PLR est constitué de deux poutres IPN, et les dimensions sont celles d’un camion. Ce prototype est recouvert d’une carrosserie extrapolée de la DS, qui fut choisi pour son côté aérodynamique. Et pour répartir le poids de la voiture, pesant 9.150kg, il se dote de 10 roues sans compter le pneu de poids lourd en test. Le fameux "Mille Pattes" est désormais vivant, et devient le premier prototype de véhicule analytique pour tester les pneumatiques ....





L'étonnante Michelin Citroën DS PLR peut tester jusqu'à 11 roues simultanément, dans des conditions proches de celles des laboratoires fixes. Le poste d'essai au centre du véhicule abrite la 11ième roue. L'ensemble permet le test d'une gamme de pneumatiques Michelin allant du Tourisme au Poids Lourd 12 R 22.5. A l’intérieur de la voiture, au centre, invisible de l’extérieur, se trouve donc l’élément le plus important de la voiture, le pneu que les ingénieurs Michelin veulent tester. Ce pneu se trouve sur un poste d’essai permettant d’en faire varier la géométrie et les contraintes, on peut notamment lui appliquer jusqu’à 3250 kg de charge. Un carénage permet de protéger les occupants du véhicule d’une explosion du pneu prototype ....





L'insolite Michelin Citroën DS PLR doit supporter le poids de l’ensemble avec des roues de véhicules de tourisme. Pour ce faire, les 9 tonnes seront supportés par un train avant doublé, tandis que l’on trouve carrément 3 essieux à l'arrière, le tout donne donc 10 roues avec, bien entendu, l’incontournable suspension pneumatique Citroën. Le double train avant est totalement bidirectionnel. Les moyeux et les jantes proviennent de l’antique fourgon Citroën type « HY Tub », du robuste. Le freinage est donc confié aux freins à tambours d'origine mais grandement renforcés et complétés par des disques de DS en sortie de boite ....





La Michelin Citroën DS PLR devant propulser ses 9 tonnes à 180 km/h s’est retrouvé équipé de deux V8 issus de l'Oldsmobile Toronado. La Toronado, était à sa sortie la traction avant la plus puissante du monde, et sa boite automatique avait une implantation particulière, à côté du moteur idéale pour ce montage. Les deux V8 ne sont évidemment pas rentrés sous le capot avant plongeant, et ils se trouvent à l’arrière. A l’avant, il y aura à cet emplacement les gros réservoirs. Cette DS "Mille Pattes" devient donc une propulsion via sa transmission qui se fait aux 6 roues arrière par des ponts faisant de l'engin de Michelin un 10 X 6. Pour cela, le V8 de gauche entraine via sa boite automatique la roue-prototype centrale de test afin de lui appliquer des contraintes variables choisies, tandis que l’autre V8 de droite entraine les 6 roues arrière motrices ....





Les deux moteurs V8 Chevrolet de 5,7 litres de la Michelin Citroën DS PLR développent 200 chevaux chacun. Ils sont donc disposés en parallèle dans la partie arrière juste sous un hayon relevable. Ils disposent chacun d'un double système de refroidissement amélioré. Une boite de transfert spéciale a été dessinée pour entrainer ces trois essieux moteur. Par sécurité, cette boîte de transfert faite maison comportait un dispositif de roue libre pour le dernier essieu, pour qu’en cas de blocage de la transmission il puisse conserver sa rotation. Les moteurs sont couplés à deux boites automatiques à 3 vitesses avec des convertisseurs de couple qui permettent d’associer facilement deux moteurs amenés à tourner à des vitesses légèrement différentes. Les nombreuses prises d’air, tant sur les flancs que sur le toit, et les nombreux ventilateurs placés devant les radiateurs laissent penser que le refroidissement de l'ensemble n’était pas simple ....





De nos jours, les établissement Michelin, conscients du symbole qu’est devenu la DS PLR « mille-pattes », ont entièrement rénové cet étrange et spectaculaire laboratoire roulant pour trôner au musée Michelin à Clermont Ferrand, mais aussi afin qu’il participe à diverses manifestations promotionnelles pour la marque ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteurs : Deux V8 Chevrolet
  • Cylindrée : 5.7 Litre chacun
  • Puissance : 200 cv à 5800 tr/min chacun
  • Transmission : Propulsion avec boite automatique à 3 rapports
  • Vitesse : Environ 180 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Michelin - © Citroën - © Autoweb




La Michelin Citroën DS PLR - 1972 ...








JPBlogAuto

vendredi 21 juillet 2017

Buick Streamliner Timbs - 1948











Buick est une marque automobile américaine détenue par le groupe General Motors commercialisée aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique et en Chine. Au sein du groupe GM la gamme Buick est positionnée au dessus de la marque grand volume Chevrolet mais en dessous de la division luxe Cadillac. Buick qui fut le premier constructeur d'automobiles à fabriquer des moteurs avec soupapes en tête au début du siècle est actuellement la plus ancienne marque automobile américaine encore commercialisée puisque la firme fut fondée en 1899. Depuis quelques années, on assiste à un renouvellement de la majorité des modèles, et à l'instar de Cadillac, on peut remarquer une certaine renaissance de la marque ....





La voiture qui fait l'objet de cet article date des années 1940, imaginée et conçue par l’ingénieur Norman E. Timbs. La carrosserie tout en aluminium repose sur un châssis en acier. Ce concept insolite est inspiré directement de la course automobile, et tout particulièrement de deux voitures allemandes qui se sont illustrées sur les circuits de compétition, l’Auto Union type C de 1937 ainsi que la Mercedes-Benz W25 de la même année. Avec ses courbes qui inspirent poésie et sensualité, la Buick Streamliner est un modèle unique vraiment très insolite et pour le moins original ....





La Buick Streamliner de 1948 directement inspirée de la course est toutefois dans l'esprit de son créateur destinée à être utilisée sur route ouverte. La voiture très élancée est assez imposante avec ses 5,30 mètres de long pour un empattement de 3 mètres. Ce superbe roadster au design très chic sera bien évidemment très remarqué et fera la couverture de nombreux magazines spécialisés de l'époque comme Motor Trend, Mechanix Illustrated, Popular Mechanics ou Motor Life ....





Norman E. Timbs avait la trempe d'un designer d'exception. Ingénieur en mécanique de profession, il a conçu et fabriqué une grande partie du projet lui-même mais il lui a fallu plus de deux ans pour terminer cette insolite voiture. Inspiré par l'aéronautique de l'époque et donc les prémices de l'aérodynamisme, son design était exempt des excès et des lourdeurs comme les énormes pare chocs chromés ou les grands ailerons de queue qui dominaient le design américain. L'élégance chic de sa Buick Streamliner était une rareté en Amérique à l'époque, même si elle était obsolète par les normes d'après-guerre ....





Pour construire sa Buick Streamliner, Norman Timbs réalise dans un premier temps une structure en bois semblable à une coque de bateau pour former à la main sur celle-ci la carrosserie en aluminium. Le châssis est réalisé en tubes d'acier soudés utilisés habituellement dans l'aéronautique. Le moteur est monté sur le châssis en arrière du conducteur ce qui explique la position assez avancée du poste de conduite comme sur l'Auto Union Type C ou aussi Type D. Un grand panneau arrière d'une seule pièce s'ouvre hydrauliquement pour révéler toute l'extrémité arrière du châssis ainsi que la mécanique ....





L'habitacle de la belle Buick Streamliner est élégant et plutôt soigné. Entièrement garni d'un superbe cuir de couleur fauve, l'intérieur de ce roadster est un plaisir des yeux. En fait le garnissage en cuir est complet avec les portes, contre portes, tableau de bord et même le renfort pour les talons du tapis de sol. La planche du tableau de bord en aluminium bouchonné propose huit compteurs qui permettent de surveiller au mieux tout ce qui concerne la mécanique. Un très élégant volant en aluminium cerclé de bois précieux complète à merveille cet habitacle de classe ....





Pour ce qui est de la mécanique, l'insolite Buick Streamliner était disponible équipée d'un moteur Buick 8 cylindres en V "Super 8" de 1947 d'une cylindrée de 4 litres qui développe une puissance de 200 chevaux. Accouplé à une boite automatique à trois vitesses, cette motorisation offrait des performances honorables pour l'époque avec une vitesse de pointe avoisinant les 190 km/h. Pour offrir une conduite en douceur à cette propulsion, une suspension Ford 1947 modifiée a été utilisée ....







Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4 litres
  • Puissance : 200 ch à 5500 t/mn
  • Transmission : Propulsion
  • Boîte de vitesses : automatique à 3 rapports



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Buick




La Buick Streamliner Timbs - 1948 ...



La Buick Streamliner Timbs - 1948 ...








JPBlogAuto

mardi 22 novembre 2016

Les Microcars insolites






micro00.jpg


De toute évidence, il n'est pas du tout facile de décrire précisément ce qu'est un de ces engins baptisés Microcar. En général, lorsqu'on en découvre une, on l'identifie immédiatement comme étant un des véhicules de cette catégorie. Avant tout, sa carrosserie doit être de petite taille, légère, accouplée à un moteur peu puissant, le tout pour un prix d'achat réduit. Il a trois ou quatre roues, moins de quatre portes et dans la plupart des cas ne ressemble guère à une voiture classique courante ....





Cet article ne vas pas vous donner une description de tous les Microcars ayant existé, car la tâche serait impossible tant est si grande la famille de ces petites voitures produites à travers le monde, mais simplement vous présenter ici quelques exemples de designs d'une très grande variété. Le plus dur a été de faire un choix, car il y a tant à montrer et si peu d'espace pour le faire qu'il a bien fallu en éliminer beaucoup et se cantonner aux modèles les plus insolites. Force est de reconnaitre que si ces engins n'éveillent pas spontanément la bienveillance de l'esthète qui est amoureux de belles carrosseries, les passants se retournent quand même au passage de ces engins au bruit de crécelle et au design insolite qui font leur petit effet ....





Une Microcar est finalement une voiture sans permis ou « voiturette », un petit véhicule automobile dont la conduite ne nécessite pas un permis de conduire obligatoire. Il s'agit le plus souvent d'un quadricycle à moteur, mais une voiturette peut aussi être un véhicule à trois roues. Ce terme de « voiturette » a été utilisé pour la première fois par le constructeur automobile français Léon Bollée qui en déposa le nom, et ce mot au fil du temps est passé dans le langage courant pour être plus tard transformé en Microcar. Elles apparaissent avant le premier conflit mondial et ont l'avantage d'être relativement abordables à l'achat et à l'entretien. Faciles à assembler, elles sont parfois vendues en kit à monter soi-même sur un châssis ....





En fait c'est à la fin des années 70 que la Société Jeanneau, spécialisée jusqu'alors dans la construction de bateaux de plaisance décida la création d'une branche nouvelle bien que toujours en rapport avec le travail du polyester, la Microcar venait de naitre. Un nom parfait puisqu'il définissait à lui seul le produit comme pour Frigidaire ou Mobylette qui réussirent eux aussi à imposer leurs noms en lieu et place de celui de la catégorie à laquelle ils appartenaient. Microcar s'il avait rencontré un véritable succès commercial aurait surement et définitivement réussi à supplanter les termes génériques de Voiturette ou Voiture Sans Permis qui encore aujourd'hui sont les seuls utilisés le plus couramment pour définir le genre ....





Légalement une Microcar est un véhicule automobile d'encombrement et de performances réduites. L'absence de nécessité du permis de conduire justifie la limitation de performance et de gabarit de ces mini-voitures et l'apposition d'une plaque d'immatriculation n'est obligatoire qu'à l'arrière du véhicule n’étant que facultative à l'avant. Depuis le mois de novembre 2014, la France a adopté la législation européenne sur la conduite des voitures sans permis et il est donc possible de conduire à partir de 14 ans, mais ces voiturettes n'ont strictement pas le droit de circuler sur les autoroutes et sur certains boulevards périphériques. Le code de la route français définit le Microcar comme un engin à moteur de trois à quatre roues dont la vitesse maximale n'excède pas 45 km/h, la cylindrée n'excède pas 50 cm3 pour les moteurs à essence 2 ou 4-temps ou dont la puissance maximale nette n'excède pas 4 kilowatts pour les autres types de moteur Diesel ou électrique, le poids à vide n'excède pas 350 kg et la charge utile n'excède pas 200 k ....





Si la motorisation de ces Microcars reste donc peut puissante et simpliste du type scooter, mobylette, vespa ou petite moto, le look et le design fait bien toute la différence. Rondelette, fuselée, exubérante, insolite, farfelue, allongée, ramassée, dessinée avec soin ou avec de multiples chichis, la voiturette ne laisse donc pas indifférent. Tantôt berline, quelque fois break, mais aussi cabriolet à deux places voir plus rarement trois places, elle est conçu principalement pour la ville. Hyper-maniable et très commode à garer, jusqu'alors réservés pour l'essentiel à une clientèle rurale et plutôt âgée, ces modèles s'installent bien peu à peu comme des véhicules à vocation urbaine, destinés à des conducteurs plus jeunes. En effet de nos jours,"la voiturette fait un peu office de mobylette des gosses de riches" ....





Tout à commencé au lendemain de la Seconde guerre mondiale, lorsque l'industrie auto est au plus mal. Heureusement, des ingénieurs aussi farfelus que brillants vont créer des petites voitures low-cost aux look incroyables, insolites, aussi fascinants qu'hilarants, appelées voiturettes, Microcars ou bubblecars, qui crachent un épais nuage de fumée d'huile brulée. De très nombreux modèles provenant des quatre coins du monde vont apparaitre, Isetta, Gogomobil, Berkeley, Grataloup, Velorex, Messerschmitt, Biscuter, Reyonnah, Mochet, Solyto, Peel, Brutsch, Fulda, Glas, Gutbrod, Heinkel, Lloyd, Maico, Victoria, Zündapp, Julien, Rovin, Ardex, Bouffort, Mivalino, ou Paul Vallée. Elles ont aujourd'hui disparu de la circulation mais font le bonheur de nombreux collectionneurs sachant que certains modèles peuvent atteindre des sommes incroyables entre 75.000 et 100.000 dollars ....






De nos jours, techniquement toujours assez limitées pour ce qui est de la seule motorisation les Microcars encore en fabrication fonctionnent à l'essence, au diesel, au GPL ou à l'électricité. Mais résolument bien plus affriolantes que leurs ainés et bien mieux finis, elles reflètent les changements modernes en cours au sein de la clientèle de ces voiturettes sans permis dont près de 150.000 circulent en France, pays européen qui leur a réservé le meilleur accueil et dont proviennent les principaux constructeurs comme Aixam, Ligier, Bellier, Microcar, Chatenet, Secma, JDM, Dué ou Mega. Elles sont désormais beaucoup mieux équipées ....





Même nos deux grands constructeurs hexagonaux Renault et Peugeot se sont laisser entrainer sur cette niche de marché suite à la demande grandissante sachant qu'en 2014, les ventes des constructeurs français en Europe pour ce genre de Microcar avoisinaient les 30.000 exemplaires, ce créneau devient désormais porteur ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Microcarmuseum © - Microcarfan



Balade en Microcars ...



La plus petite Microcar du monde à la BBC ...





JPBlogAuto

- page 1 de 39