@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Les engins divers insolites

Fil des billets

vendredi 22 juin 2018

Citroën E-Mehari - 2018











La Citroën 2 CV, qui avait servi de base mécanique à la toute première Méhari avait été conçue dans les années 1940 pour les agriculteurs circulant sur de mauvais chemins et avait fait preuve dès l'origine de certaines capacités en tout terrain. Afin d'améliorer ce concept, le constructeur va produire entre 1968 et 1988 la première version de la Citroën Méhari qui est une voiture de plein air à deux places avec une carrosserie entièrement en plastique ABS ....





Pour fêter 50 ans après son illustre ainée, Citroën réinvente la Méhari du 21ème siècle, la descendante écologique baptisée " Citroën E-Méhari ". Une carrosserie découvrable, quatre places et un fonctionnement 100% électrique. Il n'en fallait pas plus pour devenir le véhicule de loisirs le plus branché du moment. En effet, l’iconique Citroën Méhari s’apprêtant à souffler ses cinquante printemps, c'était l'occasion pour la marque aux Chevrons de refaire parler de sa E-Mehari, un genre d'interprétation moderne de son mythique véhicule de loisirs tous chemins ....





La Citroën E-Méhari est un cabriolet électrique produit par Citroën depuis 2016. Il s'agit de la remplaçante et descendante de la Méhari basée sur la Bolloré Bluesummer, elle affiche une face avant inspirée du concept-car Citroën C4 Cactus M dévoilé au Salon de Francfort 2015. C'est avant tout une voiture d'image pour la marque Citroën afin d'affirmer la nouvelle orientation de la marque après la séparation avec DS Automobiles. Elle marque la volonté de concevoir des voitures au style audacieux et préfigure le style des modèles suivants de Citroën ....





Pour la base de cette toute nouvelle Citroën E-Méhari, le constructeur n'a pas fouillé dans ses propres tiroirs. La marque est entrée en affaires avec Bolloré, une société française spécialisée dans les voitures électriques. Bolloré produit notamment la Bluecar qui est utilisée à Paris, dans le système de partage de voitures Autolib, et la Bluesummer, un cabriolet électrique à quatre places. Le designer Pierre Authier n'ayant donc que des adaptations et des retouches à effectuer pour donner à cette voiture le style maison n'a donc pas eu besoin de partir d'une feuille blanche. Il a finalement suffi de seulement 8 mois pour étudier, concevoir et produire cette E-Méhari ....





La Citroën E-Méhari propose aujourd’hui une polyvalence jusqu’alors inconnue sur ce modèle avec une version hard-top qui élargit considérablement son champ d’action. Les intempéries ne sont plus à craindre et il est désormais possible de laisser ses effets personnels grâce à sa structure en dur et son verrouillage centralisé. Cerise sur le gâteau, si une ondée venait à vous surprendre, de simples toiles « clipsables » entre les deux arceaux sont aussi disponibles. Mais l'esprit de la Méhari originelle tient surtout à ses panneaux latéraux modulables, et à ses bâches de toit enroulables. Cinq minutes suffisent pour accroitre les sensations de conduite à l'air libre en retirant l'ensemble. Et le kit se range tout simplement « sous et derrière » la banquette arrière ....





L'habitacle intérieur de la nouvelle Citroën E-Méhari profite d’une sérieuse cure de modernité. Ce n’est pas encore Byzance, mais l’intérieur apparaît un poil moins obsolète en optant pour un nouveau dessin de planche de bord inspiré des modèles Citroën, d’un habillage faisant écho à la couleur de la carrosserie, de nouvelles commandes sorties d’une voiture « moderne » et d’un nouveau volant désormais doté d’un airbag. Les sièges avant sont aussi redessinés pour améliorer le confort d’assise et l’accès à la banquette arrière. Le revêtement des sièges est en Néoprène. C'est exactement la même matière utilisée pour les combinaisons de plongées, ou certaines selles de moto. C'est imperméable, ça ne craint pas la pluie, et ça sèche rapidement. On peut même le laver à l'eau courante car des siphons situés aux places avant permettent d'évacuer l'eau vous permettant ainsi de nettoyer facilement le sable en rentrant de la plage ....





Pour ce qui est de la mécanique de l'insolite Citroën E-Méhari, il s'agit d'un inédit moteur électrique du Groupe Bolloré qui délivre une puissance maximale de 50 kW soit environ 70 chevaux et un couple de 166 Nm, qui est alimenté par une batterie de lithium-métal-polymère de 30 kWh. Cela crée une autonomie théorique de 200 km. Cette voiture 100% électrique est équipée d’une technologie de batterie issue de l’expertise française du Groupe Bolloré, la batterie LMP® (Lithium-Métal-Polymère) procure une expérience de conduite inédite, à la fois performante et respectueuse de l’environnement. Cette nouvelle version gagne d’ailleurs en vivacité, avec un couple moteur augmenté de près de 20%. Les accélérations sont plutôt vigoureuses grâce au couple maxi disponible immédiatement et on dépasse même rapidement la vitesse maxi homologuée de 110 km/h avec une pointe à 122 km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Électrique
  • Moteur : Bolloré 50 KW
  • Puissance : 70 chevaux
  • Couple maximal : 166 Nm
  • Vitesse : 120 km/h maximum
  • Autonomie : 200 km



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Bolloré - © Citroën - © Autonews




La Citroën e-Mehari - 2016 ...








JPBlogAuto

jeudi 31 mai 2018

Opel Rak2 à réaction - 1928






rak00.jpg


En ce mois de Mai 2018, Peugeot le nouveau propriétaire de la marque allemande Opel tenait à commémorer comme il se doit un des exploits de cette vénérable filiale de Rüsselsheim acquise en 2017. En effet, en mai 1928, soit 90 ans plus tôt, le petit-fils du fondateur d’Opel s’installait au volant d’une voiture propulsée par 24 fusées qui allait lui permettre de battre un record du monde de vitesse ....





Cette surprenante histoire remonte à l’automne 1927. Fritz von Opel décide alors de s’impliquer activement dans les recherches sur le « moteur-fusée ». Avec son ami Max Valier, un autrichien passionné, ils demandent alors à Friedrich Sander, dont l’entreprise fabrique des fusées de détresse à poudre, de se joindre à leur projet commun afin de créer un moteur-fusée. La coopération entre les trois hommes commence à porter ses fruits dès mars 1928. Les premiers prototypes de véhicules-fusée sont lancés, en secret, sur la piste d’essai d’Opel situé à Rüsselsheim ....





Le 11 avril, l’étonnant Opel RAK 1 avec à son volant Kurt Volkhart, ingénieur et pilote de course Opel, atteint la barre des 100 km/h en seulement 8 secondes. Pour y arriver, cet engin est équipé de douze fusées « Sander » contenant environ 40 kg d’explosifs. Si ce premier test s’est montré concluant, l’équipe souhaite maintenant atteindre des vitesses plus élevées et se dirige alors vers le Circuit de l’Avus, à Berlin, qui présente deux longues lignes droites ....





L’équipe s’ingénie alors à améliorer le premier prototype dans tous les domaines et élabore l'insolite Opel RAK 2. Il est plus long que son prédécesseur (4,88 m), son aérodynamisme a été retravaillé, ses ailerons latéraux sont plus importants pour augmenter sa stabilité. Mais, surtout, le RAK 2 est équipé de 24 fusées à poudre en lieu et place des 12 sur le précédent modèle. L’allumage séquentiel électrique des charges se fait grâce à une pédale installée au plancher. Cette puissance doublée développe maintenant un total ahurissant de 6 tonnes de poussée alors que l’engin, lui, ne pèse pas plus de 560 kg ....





Cette fois, Fritz von Opel décide de conduire en personne son engin futuriste diabolique de 560 kilos qui ne possède ni moteur ni boîte de vitesse. Et pour marquer les esprits, il organise un véritable « show » avec une précision méticuleuse, tant sur le plan technique que sur celui de l’organisation, pour la tentative de record organisée fin mai 1928 à Berlin. Il va jusqu’à convier environ 3.000 personnes : journalistes, célébrités, athlètes, scientifiques, artistes et hommes politiques car il compte bien ouvrir et immortaliser avec succès l’ère de la propulsion à réaction avant même le début de l’ère spatiale ....





August Becker et Karl Treber, les deux fidèles mécaniciens, lèvent la bâche sur l’incroyable Opel RAK 2 et le poussent précautionneusement sur la ligne de départ. Le RAK 2 pouvait théoriquement atteindre une vitesse dépassant les 200 km/h, mais personne ne savait exactement quelle vitesse pourrait réellement atteindre ce bolide de 6000 chevaux. C’est alors seulement que les fusées sont installées et raccordées au mécanisme d’allumage. La police dégage la piste et Fritz von Opel s’installe enfin derrière le grand volant en bois. L'instant est solennel, une poignée de main émue accompagnée de quelques mots de Friedrich Sander et les spectateurs enthousiastes se taisent, le grand moment est arrivé ....





Le jeune intrépide Fritz von Opel célèbre à Rüsselsheim parvient à négocier le virage nord, et évite à la voiture de s’envoler malgré la puissance incontrôlable qui se déchaîne dans son dos. En effet, les ailerons ne fournissent pas suffisamment d’appui pour la vertigineuse vitesse atteinte. L’accélération déclenche chez le pilote une énorme montée d’adrénaline. L’affaire est bouclée en trois minutes et finalement le RAK 2 ralentit enfin lentement jusqu’à s’arrêter, le grand panache blanc de fumée disparaît dans le ciel de Berlin et est bien vite remplacé par le tonnerre des applaudissements des spectateurs, c'est un spectacle incroyable, un grand succès ....





Le verdict tombe rapidement, avec sa voiture-fusée (une étroite carrosserie peinte en noir, montée sur un châssis emprunté à l’Opel 10/40), Fritz von Opel, assis sur 120 kg d’explosifs (assez pour faire sauter tout le quartier) a atteint une vitesse de 238 km/h. En une nuit, tout le monde connaît son nom en Allemagne et l’ère de la propulsion à réaction est officiellement ouverte. La marque Opel est immédiatement reconnue comme une marque synonyme de progrès technique et d’innovation ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Opel - © Frédéric Martin - © AutoManie




Les records Opel Rak de 1928 ...








JPBlogAuto

vendredi 13 octobre 2017

Citroën DS PLR Michelin - 1972







ds00.jpg



Au début des années 70, les camions et les autocars roulent alors de plus en plus vite, et Michelin le fabriquant clermontois de pneumatiques ne cesse d'essayer de nouvelles solutions car il a besoin d’un outil permettant de tester le comportement des pneus de poids lourds, en charge et à très grande vitesse. Pour cela et comme souvent, Michelin qui a l’innovation dans ses gènes va créer son propre outil, la solution est une voiture hors du commun, la DS « mille-pattes » ....





En fait d’outil, c’est un monstre qui va voir le jour. La caisse rappelle lointainement la Citroën DS. Plus précisément un break ID qui aurait pris beaucoup d’anabolisants. L’engin baptisé Michelin Citroën DS PLR est vraiment très impressionnant. "PLR signifie Poids Lourd Rapide" car l'engin est prévu pour tester des pneumatiques de poids lourd sur de grandes distances avec un cahier des charges qui met en avant la vitesse pour rouler à plus de 180 km/h. Ce projet de créer un véhicule analytique pouvant réaliser des tests de comportement et d'usure de pneus dans des conditions similaires donnera naissance à un monstre de 7.30m de long et 2.45m de large ....





Le constructeur automobile Citroën associé à Michelin entre rapidement dans le projet et adapte aux besoin des ingénieurs du manufacturier un modèle de sa série ID Break. Le châssis spécifique de cette Michelin Citroën DS PLR est constitué de deux poutres IPN, et les dimensions sont celles d’un camion. Ce prototype est recouvert d’une carrosserie extrapolée de la DS, qui fut choisi pour son côté aérodynamique. Et pour répartir le poids de la voiture, pesant 9.150kg, il se dote de 10 roues sans compter le pneu de poids lourd en test. Le fameux "Mille Pattes" est désormais vivant, et devient le premier prototype de véhicule analytique pour tester les pneumatiques ....





L'étonnante Michelin Citroën DS PLR peut tester jusqu'à 11 roues simultanément, dans des conditions proches de celles des laboratoires fixes. Le poste d'essai au centre du véhicule abrite la 11ième roue. L'ensemble permet le test d'une gamme de pneumatiques Michelin allant du Tourisme au Poids Lourd 12 R 22.5. A l’intérieur de la voiture, au centre, invisible de l’extérieur, se trouve donc l’élément le plus important de la voiture, le pneu que les ingénieurs Michelin veulent tester. Ce pneu se trouve sur un poste d’essai permettant d’en faire varier la géométrie et les contraintes, on peut notamment lui appliquer jusqu’à 3250 kg de charge. Un carénage permet de protéger les occupants du véhicule d’une explosion du pneu prototype ....





L'insolite Michelin Citroën DS PLR doit supporter le poids de l’ensemble avec des roues de véhicules de tourisme. Pour ce faire, les 9 tonnes seront supportés par un train avant doublé, tandis que l’on trouve carrément 3 essieux à l'arrière, le tout donne donc 10 roues avec, bien entendu, l’incontournable suspension pneumatique Citroën. Le double train avant est totalement bidirectionnel. Les moyeux et les jantes proviennent de l’antique fourgon Citroën type « HY Tub », du robuste. Le freinage est donc confié aux freins à tambours d'origine mais grandement renforcés et complétés par des disques de DS en sortie de boite ....





La Michelin Citroën DS PLR devant propulser ses 9 tonnes à 180 km/h s’est retrouvé équipé de deux V8 issus de l'Oldsmobile Toronado. La Toronado, était à sa sortie la traction avant la plus puissante du monde, et sa boite automatique avait une implantation particulière, à côté du moteur idéale pour ce montage. Les deux V8 ne sont évidemment pas rentrés sous le capot avant plongeant, et ils se trouvent à l’arrière. A l’avant, il y aura à cet emplacement les gros réservoirs. Cette DS "Mille Pattes" devient donc une propulsion via sa transmission qui se fait aux 6 roues arrière par des ponts faisant de l'engin de Michelin un 10 X 6. Pour cela, le V8 de gauche entraine via sa boite automatique la roue-prototype centrale de test afin de lui appliquer des contraintes variables choisies, tandis que l’autre V8 de droite entraine les 6 roues arrière motrices ....





Les deux moteurs V8 Chevrolet de 5,7 litres de la Michelin Citroën DS PLR développent 200 chevaux chacun. Ils sont donc disposés en parallèle dans la partie arrière juste sous un hayon relevable. Ils disposent chacun d'un double système de refroidissement amélioré. Une boite de transfert spéciale a été dessinée pour entrainer ces trois essieux moteur. Par sécurité, cette boîte de transfert faite maison comportait un dispositif de roue libre pour le dernier essieu, pour qu’en cas de blocage de la transmission il puisse conserver sa rotation. Les moteurs sont couplés à deux boites automatiques à 3 vitesses avec des convertisseurs de couple qui permettent d’associer facilement deux moteurs amenés à tourner à des vitesses légèrement différentes. Les nombreuses prises d’air, tant sur les flancs que sur le toit, et les nombreux ventilateurs placés devant les radiateurs laissent penser que le refroidissement de l'ensemble n’était pas simple ....





De nos jours, les établissement Michelin, conscients du symbole qu’est devenu la DS PLR « mille-pattes », ont entièrement rénové cet étrange et spectaculaire laboratoire roulant pour trôner au musée Michelin à Clermont Ferrand, mais aussi afin qu’il participe à diverses manifestations promotionnelles pour la marque ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteurs : Deux V8 Chevrolet
  • Cylindrée : 5.7 Litre chacun
  • Puissance : 200 cv à 5800 tr/min chacun
  • Transmission : Propulsion avec boite automatique à 3 rapports
  • Vitesse : Environ 180 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Michelin - © Citroën - © Autoweb




La Michelin Citroën DS PLR - 1972 ...








JPBlogAuto

- page 1 de 39