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Les engins divers insolites

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vendredi 12 août 2016

Renault 900 - 1959







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C’est en 1899, que le jeune mécanicien talentueux, inventif et visionnaire « Louis Renault » fonde avec ses frères Marcel et Fernand la société « Renault Frères » qui va débuter sa production de quadricycles motorisés . Moins de 10 ans plus tard en 1908, Renault possède de vastes usines à Billancourt qui lui permettent de construire des voitures, des autobus et des camions . Devenu maintenant un véritable capitaine d’industrie, Louis Renault va très rapidement développer sa marque et suite au retrait de ses frères, il restera seul à la barre de cet immense complexe industriel qui possède désormais de multiples succursales même à l'étranger ....


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C’est à partir de 1958 que Renault commence à réfléchir au modèle qui succédera à la Frégate alors vieillissante. Mal aimée par Pierre Dreyfus le PDG de l'époque, cette dernière atteint, avec son look dépassé, le terme d’une peu brillante carrière qui s’achèvera définitivement en avril 1960. Fernand Picard l'ingénieur en charge des nouveaux modèles de la maison à cette époque est à la recherche d’une solution originale pour cette future grande routière appelée à une large diffusion. Le but de ce projet était de créer un nouvel espace intérieur avec un maximum de place disponible pour les passagers dans un véhicule de type familial accessible à tous ....


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Fernand Picard étant un fervent partisan du tout à l’arrière, a eu l’idée de reprendre l’architecture imaginée pour le projet de la Dauphine compacte réalisé en 1957 en adaptant le concept au gabarit d’une berline spacieuse de gamme moyenne. Ainsi naît en 1959 l’étude de la Renault 900. Cette voiture très intéressante proposait un avant de type monocorps mais la présenter toutefois aujourd'hui comme un genre de précurseur de l’Espace serait vraiment abusif, car le concept est fort différent ....


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Suite aux diverses motorisations envisagées et a leur implantation les problèmes consécutifs a ces choix vont entrainer des solutions radicalement différentes qui auront pour conséquences de voir trois variantes successives de la Renault 900. Le premier prototype de la 900 est réalisé en Italie à Turin par le célèbre carrossier Ghia. Une seconde version sera réalisée dans ses ateliers par le designer français André Daniel. Pour finir, une troisième variante de carrosserie sera réalisée en interne sur un dessin de Robert Barthaud, toutes les trois très différentes ....


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Cette carrosserie de la Renault 900 réalisée d’après le dessin de Robert Barthaud est dotée d’un arrière assez insolite de type fastback qui en fait un monocorps à la ligne très moderne et vraiment très étonnante. En effet en regardant la voiture de trois quart arrière on a l'impression de voir une voiture avec le moteur à l'avant sous un long capot et l'habitacle à l'arrière alors qu'il s'agit en fait de l'inverse. Quel look, on pourrait presque avoir du mal à différencier l'avant de l'arrière. La Renault 900 ressemble un peu à un mini bus, avec son habitacle très vaste et très avancé ....


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Construite sur une plateforme spécifique, la Renault 900 ne dépasse pas les 4,30 mètres de longueur. L’accès du conducteur à son siège est amélioré par une colonne de direction articulée, qui fait pivoter le volant en ouvrant la porte. Un système complexe, dont l’étude a été réalisée par André Daniel. Équipée de portes autoclaves à l’avant, la 900 reçoit une carrosserie en aluminium collé qui lui autorise un poids plume de 1000 kilos. Basse et profilée, elle bénéficie également d’un Cx très favorable pour l’époque ce qui ne parait pas évident vu le look général de l'engin ....


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La Renault 900 sera longuement testé en tournant sur la piste du centre d’essais de Lardy. Mais comme la Dauphine compacte, elle est handicapée par le sentiment d’insécurité qui saisit les occupants des places avant, qui sont situés directement au-dessus du porte-à-faux. Trop audacieuse pour son époque, la 900 restera sans suite car il est vrai que ses concepteurs étaient fort éloignés de l’idée de passer à la construction en série. Mais l’idée est encore trop avant-gardiste, et finalement une alternative sera proposée plus tard par Renault avec le microbus Estafette ....


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La Renault 900 connaît successivement deux types d’implantations du groupe motopropulseur. Comme sur la 4 CV et la Dauphine, celui-ci est d’abord installé en porte-à-faux arrière. L‘inconvénient de cette disposition tient à la mauvaise accessibilité du coffre à bagages placé derrière la banquette arrière, au-dessus de la boîte de vitesses. Les valises doivent être glissées par l’intérieur de la voiture, en basculant la banquette. Ce défaut sera corrigé sur le second prototype par le renversement du moteur qui prend alors place en avant de l’essieu arrière, derrière la banquette. Si le coffre à bagages, situé en porte-à-faux, est alors largement ouvert, on ne peut en dire autant du moteur qui reste dramatiquement confiné ....


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En ce qui concerne le refroidissement de la mécanique de la Renault 900, son radiateur est très inhabituellement situé sur le côté gauche du moteur et son ventilateur se trouve curieusement entraîné par la même courroie que celle de la pompe à eau. Ces dispositions pour le moins peu courantes vont cruellement manquer d'efficacité pour la ventilation. Au final, manquant de mise au point, cette mécanique, à laquelle le sorcier maison Amédée Gordini apporte pourtant son concours et dont deux exemplaires sont construits, est handicapée par tous ces problèmes de refroidissement et par une trop mauvaise tenue à bas régime ....


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Pour ce qui est de la mécanique de cette Renault 900, les ingénieurs de la firme qui ont conçu la voiture ont vraiment innové car le compartiment moteur abrite un tout nouveau V8 à 90° réalisé par l’accouplement de deux moteurs de Dauphine d’où sa cylindrée de 1,7 litre. Le bloc entièrement en aluminium et le vilebrequin constituent naturellement des pièces spécifiques, tandis que les collecteurs d’admission et aussi d’échappement sont placés au centre du V. Alimenté par un carburateur double corps de marque Weber ou Solex, le V8 développe environ 80 chevaux à 5500 t/mn ce qui permet à la voiture d'atteindre environ les 150 km/h en vitesse de pointe ....



Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : V8 à 90° Gordini
  • Disposition : Porte à faux arrière
  • Cylindrée : 1.7 litres
  • Alimentation : Carburateur double corps Weber ou Solex
  • Puissance : 80 ch à 5500 tr/min
  • Transmission : Propulsion
  • Boîte de vitesses : 4 vitesses manuelle



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Renault




A cette époque, la Renault Dauphine de 1959 ...










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mardi 19 juillet 2016

Les clones automobiles







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Vous l'aurez sans doute remarqué, de nombreux constructeurs composent leurs gammes de véhicules au gré de leurs alliances. Cette stratégie donne naissance à des voitures semblables d'une marque à l'autre. Le phénomène n'est certes pas nouveau et il existe même depuis très longtemps mais il est certain que de nos jours cela semble vraiment s'accentuer. Pour être plus précis, il est questions de "clones" ou de "cross-badging", car c'est ainsi que l'on appelle le fait de donner le badge ou le nom d'une autre marque à une voiture provenant d'un constructeur qui n'a rien à voir, soit au final deux voitures quasiment identiques avec deux marques différentes comme par exemple la Renault Dauphine et son clone Alfa Romeo Dauphine ....





Ce principe de clonage dans l'automobile est basé sur le système de plateforme qui permet de réduire les coûts de production et de rationaliser le développement d’un véhicule. Cette solution idéale n’est pas sans contrepartie gênante car les voitures ainsi produites se ressemblent immanquablement. Le concept de plateforme n’est pas nouveau, il s’agit en fait d’une base technique comprenant le châssis mais aussi certaines pièces non visibles, qui peut être adaptée à différents autres véhicules aux caractéristiques proches. Grâce à ce partage, il n’est pas nécessaire de tout repenser pour sortir un autre nouveau modèle, ce qui permet alors de réaliser des économies de production. En fait cette pratique nous prouve que l'on vit dans un monde automobile un peu trouble où les choses ne sont pas forcément celles que l'on croit et que en plus cela dure depuis longtemps. Déjà dans les années 50, la marque américaine qui produisait les coupés Kaiser Henry J avait rebadgé sa voiture en un modèle identique mais plus économique rebaptisée Sears allstate. De même la Chevrolet Chevelle produite aux États-Unis fut rebaptisée Acadian Canso tout en restant similaire mais pour être commercialisée sur le marché voisin au Canada ....





La célèbre firme Italienne Alfa Romeo a elle aussi largement utilisé ce système car en fait elle a aussi durant sa longue histoire signé des accords, accordé des licences, monté des filiales, engagé des partenariats ou lancé des coopérations avec d'autres marques. Par exemple, une de ses filiales Brésilienne FNM a produit dans les années 70 la berline Alfa Romeo 2300 qui était un clone de l'originale Alfa Romeo Alfetta. De même, suite à un accord avec le constructeur japonais Nissan dans les années 80, Alfa Romeo qui visait le marché des VW Golf, Fiat Ritmo ou Renault 11 a pu proposer rapidement un modèle compétitif face aux autres berlines compactes européennes, la petite Alfa Romeo Arna qui était un clone de la Nissan Cherry. On peut donc voir que le clonage marche dans les deux sens suivant les besoins ....





Les constructeurs britanniques du temps de leur splendeur n'ont pas échappé à la règle et ont eux aussi largement profité de ce système. Ainsi suite à un accord de licence, la marque Leyland South Africa dévoilait en 1971 la petite Austin Apache produite localement qui n'était qu'un clone très légèrement remanié de l'originale Triumph Dolomite. Mais cela va encore plus loin car British Motor Corporation s'implantait en Espagne via sa filiale Authi, qui produisait sur place des modèles Austin et Morris, afin de contourner le protectionnisme alors en vigueur dans ce pays. La petite Authi Victoria était le clone hispanique de l'originale Austin Apache, basée sur l'Austin 1300. On en arriverais donc à s'y perdre entre les marques et les modèles qui parfois sont toutes disponibles dans la même couleur de peinture ....





Le constructeur Japonais Toyota a lui aussi utilisé ce système conformément aux divers accords qu'il a passé avec d'autres marques étrangères à son pays. Suite à un "joint venture" entre la General Motors et Toyota, la Chevolet Prizm était une berline moyenne commercialisée sur le marché américain dans les années 2000. Il s'agissait en fait d'une version clone rebadgée de la Toyota Corolla contemporaine. Pour Toyota, ce genre d'accord ne se limite pas aux USA mais existe aussi pour l'Angleterre. En effet, la toute petite Toyota iQ s'est totalement clonée pour devenir la petite Aston Martin Cygnet chez cette marque qui n'avait cruellement pas de petite citadine dans son catalogue composé majoritairement de coupés sportifs ....





La marque Allemande Opel a aussi largement utilisé le clonage. Ainsi la berline Cadillac Catera n'était qu'une version clonée de l'originale Opel Omega allemande. Adaptée aux contraintes du marché américain, elle était importée depuis l'Europe et visait une clientèle plus jeune que celle des Cadillac traditionnelles. De même, du temps de sa splendeur, le groupe General Motors comptait jusqu'à treize marques automobiles et en fonction de la notoriété de chaque marque dans tel ou tel pays, le géant américain jouait avec les dénominations. Ainsi, la berline Opel Senator était vendue en Afrique du Sud clonée sous le même nom de Chevrolet Senator ....





Chez la firme du bavarois BMW, la pratique du clonage était sans doute un peu moins courante mais toutefois utilisée dans certain cas. Ainsi, la toute première automobile du constructeur Anglais Bristol, le coupé Bristol 400, présentée en1947 était en fait un clone directement dérivée des BMW 327 d'avant guerre dont elle reprenait d'ailleurs la célèbre calandre et utilisait un châssis et une carrosserie similaire. Au milieu des années 60, proche du dépôt de bilan, la marque Glas n'eut pas d'autre recours que de céder ses actifs à l'autre constructeur bavarois, BMW. Glas passait donc sous la tutelle de BMW et le joli coupé Glas 1600 devenait par la force des choses un clone rebaptisé BMW 1600 GT avec la calandre remaniée ....





Le groupe géant allemand Volkswagen AG est propriétaire à 100 % depuis 1990 de l'ancienne marque espagnole Seat anciennement détenue par Fiat. Audi qui fait aussi parti du groupe VW fourni donc logiquement des plateformes à Seat. Ainsi, la berline Seat Exeo constitue le haut de gamme de Seat qui pour proposer un modèle de ce type à moindre coût a simplement cloné l'ancienne version de la berline Audi A4. Mais précédemment, dans les années 70, sur le marché nord américain et aussi en Australie, la petite Audi 80 fut vendue légèrement clonée sous le nouveau nom de Audi Fox 4000, mise à part les phares les versions sont quasiment identiques ....





Sur le marché des 4 X 4 de type utilitaires ou même plus sophistiqués, le système du clonage a aussi sévit et ce pour plusieurs marques et dans plusieurs pays. Daihatsu par exemple ce constructeur automobile nippon qui fait partie du groupe Toyota a fourni dans les années 90 son 4 X 4 Daihatsu Rocky à l'italien Bertone qui l'a cloné pour le proposer à ses clients aisés dans une version beaucoup plus luxueuse qui est baptisée Bertone Freeclimber. De même, suite à un "joint venture" entre AvtoVAZ le constructeur des Lada, et la General Motors, le célèbre 4 x 4 soviétique plutôt rustique Lada Niva a été cloné par GM en une version plus luxueuse uniquement commercialisé en Russie et dans les pays voisins rebaptisée Chevrolet Niva ....





Les premiers accords industriels et commerciaux entre le japonais Mitsubishi et l'américain Chrysler datent du début des années 70. La berline Mitsubishi Galant a ainsi servie de base de clonage pour la construction de la berline Chrysler Sigma qui sera commercialisée sur le marché australien jusque dans les années 80. La Dodge Challenger est une sportive célèbre née aux Etats Unis en 1964 en même temps que sa concurrente la fameuse Ford Mustang. Le nom Challenger fut repris par Dodge dans les années 80 pour désigner sur le marché américain un clone à mécanique quatre cylindres alors uniquement diffusée en Europe, la Mitsubishi Sapporo ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © CnetFrance



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mercredi 8 juin 2016

Les étonnantes Woodies







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Un Woodie est un style de voiture dont la carrosserie arrière est construite avec une ossature en bois garnie de panneaux de remplissage eux aussi en bois. Le mot Wood signifie bois en anglais, à l'origine leur construction faisait appel à ce matériaux car le cadre en bois était une partie de la structure arrière de la voiture. Ces véhicules insolites, fabriqués à la main en bois représentent une tradition qui remonte aux débuts de l'automobile. En fait les Woodies ont débuté leur existence au tout début du 20 ème siècle, fabriqués sur commande à la main par des artisans carrossiers ou charpentiers locaux, qui achetaient les châssis nus et les mécaniques aux grands constructeurs automobiles et faisaient eux même l'emménagement complet ....





Historiquement, les Woodies connurent leur heure de gloire entre la fin des années 30 et le début des années 50 essentiellement sur le marché nord américain, bien que d'autres pays européens comme par exemple la Grande Bretagne, la France, l'Italie, ou même l'Allemagne ont eux aussi à moindre échelle participé au phénomène. Leur appelation en Europe était différente et donc en Angleterre on parlait de "Shooting Brake", dans l'hexagone de "Canadienne" ou de "Break de Chasse", en Italie de "Giardinetta", et en Allemagne de "Kombi". A l'origine ces Woodies n'avaient aucune prétention familiale ni sportive car c'était plutôt des véhicules utilitaires ou à usage commercial destinés à assurer le transport des marchandises et des passagers ....





Autrefois, presque chaque moyen de transport été fait en bois, qu'il s'agisse des wagons, des bateaux, des trains, ou même des avions, alors les insolites véhicules automobile de type Woodies qui remplaçaient les anciennes carrioles et diligences n'échappaient pas à la règle. Ces premiers woodies étaient plus que rudimentaires, le plus souvent sans portière, avec un simple toit pour s'abriter des intempéries, des sièges minimalistes, et une carrosserie en bois ordinaire. La partie avant provenait d'un véhicule de série classique, tandis que l'arrière était très souvent allongé pour augmenter le volume utile afin de permettre une polyvalence entre le transport de passagers et de marchandises. En fait, une simple charpente maîtresse recevait les panneaux d'habillage en bois cloutés sur des poutres structurelles. Les connaissances aérodynamiques n'éxistant pas encore, les éléments de carrosserie tous coupés à angle droit étaient très facile à assembler car sans aucune découpes arrondies ....





Au début des années 20, la Ford T, particulièrement bien adaptée à tous les genres de transformations possibles, allait constituer l'essentiel du parc des Woodies, mais rapidement d'autres marques, comme Chevrolet ou Dodge, firent aussi le bonheur de nombreux artisans. Bien que plutôt marginal à ses débuts, ce peit marché des Woodies allait croître de manière régulière, jusqu'à susciter très vite l'intérêt des autres géants américains. Dés le début des années 30, d'autres constructeurs comme Plymouth, Mercury, Chrysler, Studebaker, Oldsmobile ou même Packard vont eux aussi s'intéresser à ce nouveau crénau en proposant leur propre modèle et en étendant plus largement pour certain l'offre jusqu'à produire des modèles beaucoup plus luxueux qu'ils vont décliner en version coupés voir meme en décapotables ....





Au milieu des années 30, le succés remporté par ces Woodies aux Etats-Unis vont pousser les divers constructeurs à améliorer ces voitures, c'est l'époque ou le Woody s'embourgeoise. Les premières vitres font leur apparition, fini les simples rideaux de toile. Le confort général est revu à la hausse avec l'offre de garnitures bien plus accueillantes. Le look avec des lignes à angles droits céde la place à des courbes plus douces, dans l'esprit du style design des autres voitures. Le marketing commercial des constructeurs fait passer le Woody dans un autre monde, de simple utilitaire rustique et minimaliste il devient enfin un véhicule de loisir civilisé et désirable ....





Au début des années 40, la clientèle des Woodies commençe à évoluer, et quelques riches particuliers osent enfin acheter ce type de voiture. Même dans les classes sociales favorisées, le Woody devient pour certains, sans doute un peu par pur snobisme, un moyen de se démarquer de son voisin. D'autres constructeurs attirés par cet engouement vont aussi se laisser séduire par le phénomène et proposer eux aussi de tels engins dans leur catalogue à l'image de Buick, Hudson, ou Pontiac. A cette époque, seules quelques rares marques plus luxueuses vont continuer à faire de la résistance comme Imperial, Cadillac ou Lincoln. Le woody était devenu un objet à la mode plébiscité par de simples pères de famille nombreuse pour se rendre dans leur résidence secondaire. Même à Hollywood il était également apprécié par quelques stars de cinéma pour transporter les amis, chiens et fusils à la chasse ....





Aprés guerre, au début des années 50, les Woodies plutôt complexes à fabriquer, impossibles à assembler en grande série, et qui nécessitaient un personnel très qualifié pour la fabrication, allaient devenir victime de leur succès. Ils étaient maintenant en train de vivre leurs dernières années d'autant plus que le moindre choc coûtait une petite fortune en réparation et en entretien car il fallait aussi revernir les bois très régulièrement et refaire complètement les panneaux au bout de quelques années d'usage, une époque touchait à sa fin. Finalement quasiment tous les grands constructeurs vont petit à petit abandonner la constructions des Woodies au profit de voitures tout acier. Au milieu des années 50, les boiseries visibles sur les flancs de certains station wagons n'étaient plus que de simples bandes en vinyl, imitation bois, finalement de simples décorations façon Woody. Seul le milieu relax et sportif du surf va continuer à apprécier les Woodies car avec son esprit décontracté et cool ces passionnés de la mer aimaient son allure rustique, et appréciaient les reflets des boiseries et les couleurs douces des carrosseries ....





En Europe, la mode des Woodies à aussi sévit en traversant l'Atlantique. Ainsi par exemple en France, quelques châssis prestigieux reçurent des habillages bois, de manière totalement artisanale. Quatre constructeurs généralistes commercialisèrent les premiers des carrosseries en bois à la fin des années 40, Simca, Peugeot, Ford France et Rosengart. La Simca 8, la Rosengart Vivor, la Ford F472 et la Peugeot 202 ont donc eu elles aussi des versions Woodies jusqu'au début des années 50. Mais malheureusement, après 1950, tout était bien fini, la construction tout acier avait définitivement remplacé le bois sur tous les breaks français. La grande industrie avec ses soucis de rendement et d'économie avait supplanté le savoir faire artisanal de la construction en bois devenu trop cher et trop difficile à produire en série ....





A l'image de la France, en Angleterre et en Allemagne, la mode des Woodies a aussi trouvé un écho favorable. En fait plusieurs constructeurs ont aussi proposé des modèles assez étonnants et insolites beaucoup plus inhabituels que tous ceux que proposaient les constructeurs américains. Plus luxueux et bien mieux étudiés, ces voitures à la finition très soignée se démarquaient vraiment des Woodies plus rudimentaires proposés par les fabricants aux Etats-Unis. Certains modèles spéciaux ont même été produits en petite série limitée jusque dans les années 60 ....





De nos jours, la fonction prime sur l'émotion, et la notion d'élégance est sacrifiée sur l'hôtel de la rentabilité ce qui fait que nos routes sont désertées par ces superbes Woodies qui nous ont fait tant rêver. Seuls quelques très rares jolis petits modèles ludiques sont encore produits plus pour étoffer une offre d'un constructeur que par esprit de rentabilité, un simple complément marketing de catalogue. C'est sans doute le cas de la vénérable marque Britanique Bentley qui a osé proposer sur la base de l'un de ses anciens modèles plutôt luxueux une voiture vraiment incroyable et insolite que l'on pourait qualifier aujourd'hui de Rolls Royce des Woodies ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Oldwoodies



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