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vendredi 27 janvier 2012

Renault R5 Turbo - 1984



RENAULT R5 TURBO ….







Dans les années 70, le constructeur français « Renault » a lancé son nouveau modèle R5 qui connait un énorme succès . Alors que la Renault 5 poursuit sa splendide carrière de citadine polyvalente, que la Renault 5 Alpine la transforme en bombinette sportive, voilà que les ingénieurs de chez Renault imaginent de créer une voiture à moteur central, avec des grosses roues et de grosses prises d'air pour augmenter l'impression sportive, une voiture qui soit maniable et dotée d'une tenue de route sans reproche servie par une puissance importante . En 1977, le projet naît de l'imagination de Jean Terramorsi, sous-directeur à la Direction du produit, chargé des petites séries à l'usine Alpine de Dieppe et Henry Lherm, son jeune adjoint . Ce haut de gamme devra aider à vendre les Renault 5 de base, il devra aussi répondre à un cahier des charges précis pour s'inscrire en compétition en FIA Groupe 3 puis en groupe B . C'est ainsi que les deux visionnaires réussiront à convaincre la direction d'étudier ce projet plus en profondeur . Cette étude sera effectuée à Dieppe, chez Renault Sport, avec l'aide de la société Alpine Renault ….



La Renault 5 Turbo est une auto très atypique . Extrapolée depuis une petite Renault 5, elle possède un moteur placée en position centrale arrière suralimenté par turbocompresseur . Elle fera grande impression tant sur la route qu'en compétition . Le style sera confié à Yves Legal, tandis que le moteur sera développé par Serge Masset et Philippe Chasselut . Finalement, l'étude du prototype roulant sera effectuée par Joël Michel . Le premier prototype à voir le jour subira de nombreuses évolutions et recevra différentes configurations et motorisation . Parti d'une coque nue, l'équipe modifiera la petite Renault 5 pour qu'à l'arrière, les tôles de la coque permettent d'accueillir un moteur et une boîte de vitesses comme prévu au cahier des charges . Pendant un temps, il a été question de fabriquer un châssis tubulaire, idée très vite abandonnée sous le sceau de l'impératif de rentabilité . Ne bénéficiant pas de budgets suffisants, l'équipe travaille avant tout par passion sans compter les heures supplémentaires heureusement, sans quoi la Renault R5 Turbo n'aurait peut-être jamais existé ….



Le projet de carrosserie de Marcello Gandini pour Bertone n'a pas été retenu pour la Renault R5 Turbo et c'est finalement un collaboration entre Renault et Heuliez qui aboutira aux traits définitifs de la voiture . Aussi c'est la structure de la Renault 5 qui fut choisie, puis confiée à Heuliez pour la rallonger afin de recevoir le moteur central . Ensuite les caisses sont envoyées à Dieppe chez Alpine . Certaines pièces sont réalisées en polyester (ailes et capot avant) afin de conserver un poids plume, une technique naissante à l'époque qui confèrera un aspect très artisanal à la fabrication de la Renault 5 Turbo . Afin de ne pas trop augmenter le prix, la voiture reçoit la boite 5 vitesses de la Renault 30 TX, les 4 freins à disque proviennent de la R17 pour l'avant et de l'Alpine A310 pour l'arrière, et les clignotants avant sont tout droit issus de la Renault 16 TX . Un fois tout assemblé, la voiture présente les meilleures qualités routières possibles, une tenue de route digne des meilleures sportives, une agilité et une maniabilité sans égale . En juillet 1978, la foule ébahie découvre la Renault 5 Turbo qui n'a plus rien de commun avec la Renault 5 de série . Finalement la production ne démarre qu'en 1980 à Dieppe, dans les ateliers Alpine . Les 1000 exemplaires sont vendus en très peu de temps ....



C'est en compétition que la Renault R5 Turbo se fait une légende . Dès le premier rallye, elle lutte contre les Lancia Stratos et autres Porsche 911 pourtant presque deux fois plus puissantes . Au bout de quelques spéciales, la R5 est en tête, et le team course n'en revient pas de voir la compétitivité de la voiture . Jusqu'en 1987, les victoires en Championnat de France, au Tour de Corse, au Monte-Carlo se succèderont avec Guy Fréquelin, Jean Ragnotti, Bruno Saby ou Jean-Luc Thérier au volant . Bénéficiant d'une excellente répartition des masses, la Turbo se plie aux exigences de son pilote . En fait, elle associe, tenue de route, motricité, direction précise et maniabilité, freinage et puissance, autant de qualités qui manquaient à la R5 Alpine groupe 2 . La très étonnante petite Turbo est belle, impressionnante et le cœur des passionné est aussitôt conquis par ses galbes généreux et sensuels . Pourtant, produite à raison de 5 voitures par jour à son démarrage, il faut s'armer de patience en passant la commande . Côté coup de pub, le but est atteint et sa cote de popularité va sérieusement profiter à l'image de marque de Renault, bien au-delà des frontières hexagonales . La Renault R5 Turbo est un symbole, un mythe, une légende à travers le monde entier de par ses succès sportifs et sa relative rareté, c’est devenue une véritable Vintage Classic ....



Pour ce qui est de la mécanique de la Renault R5 Turbo, les ingénieurs vont opter pour le 1400 cm3 « Cleon » déjà monté sur les R5 Alpine, mais qui avec l'aide d’un turbo voit sa puissance augmenter de 70 % . De fait, il est impératif de le consolider, culasse et joint renforcés, soupapes avec guides en laiton, manetons, vilebrequin, pompe à huile, remplacement du carburateur double corps par une injection mécanique Bosch K-Jetronic . L'allumage est transistorisé et sans rupteur, le taux de compression est réduit à 7:1 . Enfin, le turbo retenu pour apporter le souffle requis est un Garett T3, aidé par un échangeur air/air . Délivrant, en standard, 160 chevaux à 6000 tr/min et un couple de 21,4 mkg à 3250 tr/min pour un poids de 970 kg, elle s'autorise des performances dignes des références de l'époque comme le 1000 m DA en 27"8, le 0 à 100 km/h en 6"4, et 220 km/h en pointe, avec en plus, un coup de pied dans les fesses plutôt démoniaque lors des accélérations . Proposant par la suite une évolution à 185 chevaux, puis divers kits sportifs, le 1400 cm3 n'en fini pas de vous siffler dans les oreilles sa puissance peu domestiquée . Au total, 5000 Renault R5 Turbo ont été produites dans les différentes versions jusqu'en 1987 . Il faudra attendre la Clio V6 24 pour lui trouver une descendante ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindre
  • Cylindrée : 1.4 Litres
  • Puissance : 160 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 21,4 mkg à 3250 tr/min
  • Vitesse : 220 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’4
  • Performance : Le 1000 m D.A en 27’’8






La « Renault R5 Turbo », c'est ça ...



La « Renault R5 Turbo », c'est ça ...





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mercredi 25 janvier 2012

Reliant Scimitar GTE - 1980



RELIANT SCIMITAR GTE ….







La marque britannique « Reliant » fut créée en 1935 par T.L. Williams, pour la fabrication du véhicule de livraison à 3 roues Raleigh . Le premier modèle à 4 roues fut annoncé pour 1962, et mis au point en association avec la Sabra d'Israël, ce modèle, la Sabre, était une voiture de sport à deux places, avec un moteur Ford Consul de 1,7 l (remplacé par la suite par le Zéphir 2,7 litres de 6 cylindres), une suspension avant indépendante à ressort hélicoïdal, un châssis type échelle, et des freins avant à disque . Son style provoqua des réactions diverses, mais en 1966, elle était devenue l’insolite coupé Reliant Scimitar GT en fibre de verre, très élégant avec sa boîte de vitesses synchronisée, et toujours un moteur Ford ….



En 1967, Ray Wiggins sollicita son partenaire Tom Karen chez Ogle pour concevoir une vraie quatre places à partir de la Scimitar GT, capable de succéder à cette dernière . La très étonnante Reliant Scimitar GTE (Grand Touring Estate) était présentée en 1968 au London Motor Show . Pour autant ce break est à deux portes et affiche de sérieuses performances grâce au V6 Ford qui équipe déjà la GT. L'empattement de la GT a été allongé de 18 cm pour que les quatre passagers soient à l'aise et puissent emporter leurs bagages sans encombre à allure soutenue . Un large hayon arrière améliore la facilité avec laquelle le chargement peut s'effectuer, et en cas de besoin la banquette arrière se rabat . La GTE reprenait à son compte le thème du break sportif, déjà développé par Chevrolet sur la Nomad de 1954 et par Radford sur base Aston Martin DB5 et DB6 . La GTE constituait une suite logique et plus industrialisable au break GTS de 1965 . Dès lors, la Reliant Scimitar GTE allait largement concourir à l'expansion industrielle et à la notoriété de Reliant à travers le monde pour une marque dont la diffusion était jusque là limitée au Royaume Uni ….



Avec une carrosserie en fibre de verre, la Reliant Scimitar GTE est insensible à la rouille, et grâce à son poids de 1107 kg seulement, les performances sont significatives . Le concept du break sportif (ou break de chasse, "shooting break" en anglais) est ici à son apogée . Ce type de carrosserie combinait les avantages du coupé (performances, aspect sportif) et du break (quatre vraies places, grand coffre). Le hayon arrière s'ouvrait vers le haut et les sièges arrières pouvaient se rabattre à plat, ce qui libérait un volume de chargement conséquent . Une cliente célèbre contribua à sa façon à populariser la Scimitar GTE. En effet, la Princesse Anne se fit offrir une GTE pour ses vingt ans et depuis lors, elle a possédé huit autres Scimitar. L'intérieur est luxueux et confortable, le toit découvrable permet de belles balades à ciel ouvert . Lors des premiers essais par la presse spécialisée, les journalistes furent séduits par la voiture car aucune autre voiture sur le marché britannique ne parvenait à combiner une vitesse de croisière élevée, avec de la place pour quatre adultes et leurs bagages . Le thème de la Reliant Scimitar GTE sera une réussite qui sera plus tard décliné par Volvo avec la 1800 ES, puis par Lancia avec la Beta HPE ....



En 1972, après 4311 exemplaires de la première série, une nouvelle version de la Reliant Scimitar GTE faisait son apparition . La nouvelle série baptisée SE 5a voyait le V6 Ford de 3 litres amélioré, un nouveau tableau de bord, des feux arrières intégrant des feux de recul, un nouveau lettrage à l'arrière et une très légère modification de la calandre . En 1975, sans changer esthétiquement de manière importante, la SE6 s'accroit de 10 cm d'empattement et de 5 cm en largeur . De nouveaux boucliers, une nouvelle calandre abandonnant les chromes pour du laqué noir, de nouveaux phares font leur apparition . Une montée en gamme qui signifia aussi montée en prix . Des évolutions d'équipement suivirent en 1979 avec la SE6b (rétroviseurs électriques, essuie-glaces intermittent et alarme de ceinture de sécurité). Si l'esthétique générale de l'auto était restée la même, extérieurement le look de la GTE perdait son aspect des sixties au profit d'un style plus marqué seventies . En ce début des années 80, le style de la voiture commençait à accuser son âge face à une concurrence de plus en plus agressive et plus compétitive sur les prix . Finalement la production de la Reliant Scimitar GTE cessait en 1986 avec un total de 14.273 voiture construite depuis 1968 ....



Pour ce qui est de la motorisation de la Reliant Scimitar GTE, deux motorisations Ford étaient proposées lors du lancement commercial, un V6 de 2,5 litres et un V6 de 3,0 litres de cylindrée . Le moteur de 3 litre fut le plus utilisé, il proposait un alésage et une course de 93,67 x 72,42 mm et un taux de compression de 8,9:1 . La distribution était à arbre à cames central et 12 soupapes en tête . L’alimentation se faisait par des carburateur double corps et le tout développait la puissance de 138 chevaux à 5000 tr/min pour un couple de 260 Nm à 3000 tr/min . La transmission était confiée à une boîte de vitesse manuelle à quatre rapport synchronisés plus overdrive . Les performances de l’époque pour ce type de voiture étaient assez bonnes avec une vitesse maximale d’environ 195 km/h et un 0 à 100 km/h parcouru en environ 9 secondes . De nos jours la Reliant Scimitar GTE est une voiture étonnante qui fait partie de la catégorie des Vintage Classic que les collectionneurs affectionnent ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V6
  • Cylindrée : 3.0 Litres
  • Puissance : 138 chevaux à 5000 tr/min
  • Couple : 260 Nm à 3000 tr/min
  • Vitesse : 195 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’0






La « Reliant Scimitar GTE », c'est ça ...



La « Reliant Scimitar GTE », c'est ça ...





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lundi 23 janvier 2012

Prince Skyline Sports - 1962



PRINCE SKYLINE SPORTS ….







Comme bien d'autres marques automobiles japonaises, « Prince » est issue du monde de l'aviation . A la fin de la 2ème guerre mondiale, plusieurs usines et constructeurs de matériel militaire sont regroupés sur ordre du SCAP (Commandement suprême des puissances alliées) pour former un conglomérat industriel nommé Fuji Sangyo . La toute première voiture de la marque Prince est officiellement présentée au 1er salon de l'automobile de Tokyo, en 1954 . La Tama Motors Company devient Prince Motor Company en 1955, c'est le début officiel de la marque Prince, constructeur automobile japonais et acteur important dans le développement du sport automobile nippon ….



Au début des années 60, la marque Prince avait un succès d’estime dans le milieu automobile et jouissait d’un certain succès de prestige sur le marché intérieur . Parmi ses lignes de voitures les plus célèbres on se souvient des Prince Skyline et Gloria, qui toutes deux ont été absorbés dans la gamme Nissan après leur fusion en 1966 . L'organisation Prince a continué d'exister à l'intérieur de Nissan, bien que la marque ait définitivement disparu au moment de la fusion . Il a longtemps été dit que la véritable raison pour laquelle aucun des modèles Nissan Skyline n’ai eu réellement de succès en Europe ou en Amérique du Nord provient d’une rivalité de longue date entre la branche "Prince" et la branche "Nissan" . Le problème ne sera d’ailleurs définitivement réglé dans son intégralité que lors de sa fusion avec Renault lorsque Carlos Ghosn soit intervenu personnellement ….



En 1960, lors du Salon Automobile de Turin, le fameux designer italien Giovanni Michelotti concrétise la première coopération d’un carrossier italien avec une firme automobile japonaise en présentant sa toute nouvelle création, la très étonnante Prince Skyline Sports . Il officie pour BMW et Triumph dès 1957 et crée son entreprise de carrosserie en 1959 . Pour la Skyline Sport, il va puiser dans son registre le plus récent, Triumph Herald et BMW 700 . Longue de 4m66, la Prince est très proche de la Fiat Abarth 2200 révélée à Genève quelques semaines plus tôt et sous le capot, le 1.9 de la Gloria à pris place . Annoncé pour 94cv, c’est le moteur le plus puissant de la production automobile particulière japonaise en 1960 . On note encore aujourd’hui le style assez élégant et plutôt classique de l’insolite Prince Skyline Sports qui de nos jours n’est toujours pas vraiment démodé ....



Avec son look élancé et sportif, la Prince Skyline Sports est donc un coupé à tendance sportive dit 2 + 2 aux dimensions plutôt compactes de 4,66 m de Longueur, 1,70 m de largeur, 1, 40 m de hauteur et un empattement de 2,55 m . Son poids assez contenu de 1,350 kg lui procure un bon comportement routier d’autant que la géométrie et les suspensions sont assez bien étudiées . Ce faible poids procure également un freinage assez efficace à la voiture qui est pourtant équipée de freins à tambours sur les quatre roues mais avec une assistance hydraulique . Au final, côté technique, rien d’extravagant pour l’époque, que du classique, la Prince Skyline Sports adopte les solutions japonaises largement éprouvées, du solide, du fonctionnel et du sur . De nos jours, c’est devenu un modèle à classer dans la catégorie des Vintage Classic vraiment rares en bon état ....



En avril 1962, la Prince Skyline Sports est enfin commercialisée, offrant deux carrosseries au choix, ouverte ou fermée . Son esprit et sa filiation en font une proposition plus proche d’un coupé ou d’un cabriolet 404 que d’un Spider 2000 de chez Alfa Romeo excepté son prix . Sa carrosserie italienne assemblée à la main accompagnée d'une finition très soignée rend la voiture trop chère à la vente . Elle ne connaîtra qu’un succès d’estime sur l’archipel nippon, et il n'en fut construit qu'une soixantaine d’exemplaires en tout et pour tout, coupés et cabriolets compris . L’expérience s’arrête définitivement au printemps 1964 . Elle sera proposée en deux motorisations, avec en série un 4 cylindres en ligne à soupapes en tête d’une cylindrée de 1862 cm3 qui développait une puissance de 94 chevaux à 4800 tr/min et un couple de 153 Nm à 3600 tr/min . Ou en option un 6 cylindres de 2494 cm3 qui développait une puissance de 134 chevaux 5500 tr/min et un couple de 170 Nm à 4000 tr/min, ce qui lui permettait d’atteindre la vitesse de pointe de 160 km/h ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 cylindres
  • Cylindrée : 2.5 Litres
  • Puissance : 134 chevaux 5500 tr/min
  • Couple : 170 Nm à 4000 tr/min
  • Vitesse : 160 km/h






La « Prince Skyline Sports », c'est ça ...





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vendredi 20 janvier 2012

Porsche 911 Carrera RS 2.7 - 1972



PORSCHE 911 CARRERA RS 2.7 ….







On ne présente plus la marque automobile allemande « Porsche » qui a fait rêver et qui fait toujours rêver d’innombrables passionnés de voitures de sport dans le monde . En effet grâce à quelques modèles quelle à construit et qui sont devenus cultes, cette firme germanique a acquis une renommée planétaire plus que justifiée . L’un de ses modèles emblématique est la célébrissime Porsche 911 . La commercialisation de la première génération de 911 commence en 1964, c’est à l’époque la première intégralement conçue par la firme de Stuttgart . Plus de 40 ans après, ce modèle phare conserve les traits et le nom de 911, mais dans sa version actuelle baptisée type 997, qui est toujours produite et vendue, l'architecture du moteur est restée inchangée jusqu'à aujourd'hui . Il s'agit du « légendaire » 6 cylindres à plat, disposé en porte-à-faux arrière . De nos jours, la Porsche 911 est reconnue comme une des plus illustres automobiles de l'histoire, et c’est sans aucun doute le modèle le plus célèbre de Porsche . Le modèle actuel n’a plus grand-chose à voir avec son aîné : il existe en effet une quinzaine de modèles différents de la « Porsche 911 », les anciens modèles font aujourd’hui partie des voitures de sport les plus recherchées par les collectionneurs ….



En 1972, la marque lance la très étonnante Porsche 911 Carrera RS 2.7 nommée comme la 356 d'après la course Carrera Panamericana, et RS pour « Renn Sport », qui est une 911 dotée d'un plus gros moteur et fortement allégée . Suite à une nouvelle réglementation sportive, elle est produite à 500 exemplaires afin d'obtenir une homologation pour un modèle de compétition en groupe 4 . Ce qui à l’époque semblait être un problème pour les experts de Porsche qui craignaient d’avoir des difficultés à vendre un modèle aussi sportif, va se transformer en véritable succès commercial inattendu puisque seulement un moins après sa mise en vente, les 500 voitures sont écoulées comme des petits pains si bien qu’il va devenir urgent d’en produire une autre série . Finalement, 1590 exemplaires seront rapidement construits qui en réalité ont permis une homologation non pas en groupe 4 mais dans la catégorie supérieure du groupe 3 . Au fil des ans, la Porsche 911 Carrera RS 2.7 a participé à de très nombreuses compétitions et reste un modèle de 911 emblématique, considérée même aujourd’hui comme la voiture sportive par excellence ….



La Porche 911 Carrera RS 2.7 est sans doute "LA" 911 de légende par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . Dotée d'une esthétique incomparable avec la typique inscription "Carrera" sur ses bas de caisse, le trait le plus marquant de la RS reste son fameux aileron surnommé "queue de canard". Intégré au capot moteur, cet aileron combiné avec le spoiler avant permettait d'augmenter l'appui sur le train arrière en diminuant la portance de 75% et améliorait ainsi considérablement la tenue de route de la voiture . Cette petite bête bicolore avec ses attributs décoratifs originaux représente LA sportive par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . C’est une légende roulante que quelques furieux sont prêts à s'arracher à prix d'or tant elle semble incarner la recette du bonheur éternel de la conduite automobile . Son délicieux look "seventies" ne serait pas si typique et charmant sans le mariage bicolore des teintes vives de la carrosserie et des jantes Fuchs peintes reliées par un logo Carrera de la même couleur sur tout le flanc . Pour sigler la bête, Porsche ajoute un logotype arrière "Carrera RS" sur l'aileron et un lettrage "Porsche" de la même couleur sur le bas du capot moteur . Finalement, aujourd’hui, la Porche 911 Carrera RS 2.7 est devenue un modèle Vintage Classic des plus enviés ....



Dans le détail, la perte de poids de la Porche 911 Carrera RS 2.7 envisagée par l'usine a été obtenue par diminution de l'épaisseur des tôles et des vitrages pour certains éléments, par l'utilisation d'un châssis auxiliaire avant spécifique en aluminium forgé, d'un réservoir et des pare-chocs en plastique, par la suppression des diverses garnitures et de l'insonorisation, de la serrure du capot moteur, des sièges arrières, du rembourrage du tableau de bord, de la montre, des vide-poches, des accoudoirs, des poignées de rappel des portes et l'ouverture des vitres arrières . De plus, les sièges avant laissent place à deux superbes baquets Recaro plus ergonomiques et bien sur plus légers . Vous l’aurez compris tout est fait pour le sport et la performance, pas de place ici au luxe et au confort, les autres modèles de 911 sont la pour ça . Pour ce qui est de la technique, rien n’est laissé au hasard et des barres antiroulis de 18 et 19 mm, respectivement à l'avant et l'arrière, ont été ajoutées . Les amortisseurs réglables à gaz Bilstein, plus fermes que les Koni habituellement utilisés par Porsche, sont fixés à la caisse par des points d'ancrage renforcés . Enfin, le freinage est celui très apprécié de la S, à l'exception des étriers qui sont en aluminium sur la Carrera RS . Ainsi équipée, et avec l'habitude et quelques bons réglages, la Porche 911 Carrera RS 2.7 enroule les virages avec la précision du scalpel et l'agilité du félin, une vraie tueuse encore aujourd’hui ....



Pour ce qui est de la mécanique de la Porche 911 Carrera RS 2.7, sa musique est réellement pénétrante, envoûtante et magique . Ce genre de mélodie vous donne des frissons dans le dos à chaque montée en régime et vous ravive l'amour des belles mécaniques "à l'ancienne". Souple et docile à bas régime, son moteur se réveille soudainement vers 5000 tr/mn et n'en démord pas jusqu'à 6500 tr/mn, dans un tonnerre de décibels . En somme, la RS 2,7 n'est pas longue à vous emmener vers le nirvana de l'automobile sportive . Le moteur de la Porsche 911 Carrera RS est dérivé de celui du 2.4 S poussé à 2687 cm3 de cylindrée par augmentation de 6 mm de l'alésage . Les enseignements de la compétition vont aussi permettre à Porsche d'alléger le bloc moteur en aluminium en remplaçant les chemises de cylindres en "Biral" par un traitement au "Nikasil", alliage très résistant de nickel et de silicium appliqué par électrolyse sur les parois des cylindres . On note également le montage de pistons allégés à tête plate et d'un vilebrequin spécifique . Le taux de compression reste à 8,5:1 mais la puissance du nouveau moteur grimpe à 210 chevaux à 6300 tr/mn pour un couple de 26 mkg à 5100 tr/mn . La transmission est confiée à une boite à 5 rapports dont les 4ème et 5ème ont été allongés par rapport au 2.4L et l'embrayage a été renforcé . Grâce à un rapport poids/puissance très avantageux de 960 kg à vide, la Porche 911 Carrera RS 2.7 s'octroie un très haut niveau de performance pour l'époque, et même encore aujourd'hui . Sa vitesse maxi est supérieure à 240 Km/h et elle accélère de 0 à 100 Km/h en 6,3 secondes ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Flat 6
  • Cylindrée : 2.7 Litres
  • Puissance : 210 chevaux à 6300 tr/mn
  • Couple : 26 mkg à 5100 tr/mn
  • Vitesse : 242 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’3






La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...



La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...





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