La mutinerie d’Hamilton
Par JPB le mercredi 22 août 2007, 08:14 - La Formule 1 - Lien permanent
En ce Dimanche du 5 Août, je me trouve en vacances dans la Drôme du
côté de Vaison La Romaine chez des amis, mais cruel dilemme il y a le Grand
Prix de Hongrie . Par chance mon hôte est lui aussi fan de F1, et nous voici
donc devant le téléviseur dans l’attente d’un éventuel esclandre
d’Alonso
qui se dit rejeté par son équipe McLaren qui semble lui préfèrer son jeune équipier
comme le confirment tous les tabloïdes anglais ….
F1 Mercedes-Benz TV commercial - Alonso Hamilton Hakkinen
A défaut d’esclandre du double champion du monde, c’est Hamilton qui a allumé
l’incendie par son « pétage de plombs » et son incroyable aplomb face
aux commissaires pour plaider une version erronée des faits complètement
opposée à la vérité de son coéquipier et de son patron Ron
Denis, avec pour seule excuse tardive : « j’ai cru
que Ron Denis voulait me donner une leçon et je l’ai pris de haut » .
Mais qu’est donc devenue la seine émulation du début de saison qui nous amusait
tant ?….
J’avoue que depuis le début du championnat j’étais assez admiratif du talent de
Lewis dont j’avais fait quelques
billets, mais je constate maintenant qu’il est aussi ambitieux
qu’impertinent, sans doute mal conseillé par son père comme semble le penser
certains de ses proches . L’incontournable Jean-Louis Moncet,
grand spécialiste de la discipline, nous relate avec détail les frasques de Lewis sur son blog d’Auto + ….

Je ne remercie pas les commissaires sportifs de Budapest qui ont privilégiés la
version d’Hamilton et ont rétrogradé Alonso car par cette décision aussi
inutile qu’injuste ils nous ont privé d’un beau duel annoncé pour nous offrir
un des « Grands Prix-processions » des plus ennuyeux de l’histoire .
En fait je trouve que la FIA s’est ingérée de façon déplacée dans la gestion
d’une équipe et dans sa façon d’opérer en ruinant les préférences du team
concernant ses ravitaillements et sa séance de qualifications . Elle impose une
règle non écrite qui n’existait pas et porte ainsi atteinte au bon déroulement
de l’épreuve et à l’image de ce sport en général . Alonso se satisfait quant à
lui des 5 points qu’il a réussi malgré tout à récupérer : « je
fais mon job, et j’obéis aux ordres car je suis payé pour faire ce que demande
l’équipe », piètre consolation ....
