Studebaker – Insignes et logos
Par JPB le samedi 22 novembre 2008, 08:03 - La signalétique des marques - Lien permanent
Pendant plus de soixante ans, la marque
« Studebaker » a été
dans l’automobile américaine synonyme de voitures de qualité, d’un prix
abordable, d’une technique simple et économique et d’un style avant gardiste .
L’histoire de la firme remonte en 1736 ou l’activité était alors consacrée à la
construction de chariots et de voitures à chevaux à South Bend dans l’Indiana .
Ce n’est qu’en 1910 que fut créée la « Studebaker
Corporation » qui commença à fabriquer des camions et des
voitures qui s’avérèrent très robustes et très sûres à tel point que le succès
fut rapidement au rendez vous ….

Avant guerre, des années 20 à 45, « Studebaker » commence à diversifier sa production
principalement axée sur des berlines familiales quatre portes économiques et
robustes et techniquement avancées comme par exemple les roues avants
indépendantes dès 1935 . Après guerre, Studebaker va
s’offrir des designers de talent comme Raymond Loewy ou
Virgil M. Exner qui vont faire les beaux jours de la maison en
dessinant des voitures novatrices au caractère affirmé . "Studebaker"
va devenir réputée pour ses calandres insolites . Malheureusement après avoir
tenté de fusionner avec Packard en 1954, la firme face à la
concurrence féroce que se livrait les constructeurs américains, va rencontrer
des difficultés financières pour finalement cesser son activité douze ans plus
tard en 1966 ….

Pour ce qui est des appellations, des badges ou des logos, de 1950 à 1966,
quasiment tous les modèles seront baptisés avec des noms propres comme les
séries Spécial Six, Erskine,
Président, Dictator, Land
Cruiser, Commander, Skyway ,
Starlight, Golden Hawk,
Avanti, ou Starliner ….













Autrefois, "STUDEBAKER" c'était ça ...

Commentaires
Ces voitures étaient d'un prix abordable aux USA mais un certain protectionnisme et les marges pratiquées par les Ets Dujardin, importateurs pour la France, en faisaient des voitures de luxe. Un Silver Hawk était vendue en 1959 pour le prix de 2 DS Citroën. Les motorisations allaient à cette époque du "petit" 6 cylindres de 16 ou 17 CV fiscaux et 101 CV SAE se contentant de 14 litres d'essence au 100 au V8 avec compresseur de 275 CV propulsant la bête de 0 à 100 km/h en 8 secondes. Les coupés Studebaker étaient boudés par les américains comme des voitures aux lignes trop européennes et "boudées" pare les européens en raison de leur prix et de leur consommation. Depuis ces engins se sont vengés avec 16 victoires au cours des 18 dernières années à la terrible course panamericana, devant des Porsche, Mercedes et Cie beaucoup plus connues et une vitesse de pointe enregistrée à 316 km/h. Leurs moteurs étaient "gonflés" mais ceux de leurs concurrentes l'étaient tout autant...
Malgré des cotes impressionnantes (5,2 m de long) et des pare-chocs de camion GMC, une Flight Hawk pèse seulement 1260 kg. Celà explique peut-être les performances actuelles en course.