Hartge M6 - 2009
Par JPB le mercredi 9 septembre 2009, 08:05 - Les GT et Supercars - Lien permanent
HARTGE M6 ….


La firme allemande Hartge connue dans le monde
entier est un de ces géniaux préparateurs qui fait tant défaut de nos jours aux
constructeurs automobiles français depuis la disparition de
Gordini, Mignotet et consorts . Nos amis
d’outre Rhin qui ont la chance de ne pas avoir de limitation de vitesse sur
leurs autoroutes ont donc une multitude de « tuneurs » qui améliorent
leurs voitures qui au demeurant n’en avaient pas vraiment besoin . A l’image de
Hamann, Brabus, Schnitzer ou
Alpina, le préparateur Hartge à choisi pour
sa part l’amélioration de modèles de la marque BMW . Il en a
fait sa spécialité et il œuvre en profondeur sur ces machines déjà redoutables
pour en faire des engins extrêmes ….

Une de ses voitures les plus sophistiquée, la
Hartge M6 est comme son nom l’indique basée sur la déjà fameuse
BMW M6 qui a été grandement améliorée à tous les niveaux . En
fait un remaniement complet en profondeur a été entrepris, et l’on peut dire
que ce n’est plus la même voiture malgré les apparences . Si le look général
n’est pas fondamentalement remis en cause, on note quand même quelques
retouches au niveau du design général comme les boucliers avant et arrière, les
rétroviseurs, la hauteur de caisse ou les jantes . L’allure finale devient un
poil plus agressive, mais surtout l’aéro de la voiture est sensiblement
amélioré par ces petites touches de transformation . Finalement elle garde sa
noblesse et sa classe tout en proposant un côté agressif plus prononcé qui va
plaire aux acheteurs plus sportifs dans l’âme ….

La Hartge
M6 ne se distingue pas seulement par son look différent mais aussi
par une métamorphose mécanique plus importante cachée sous cette robe . En fait
le châssis et la suspension ont fait l’objet de soins tout particulier dans le
but avoué d’améliorer les performances finales de la voiture . Une
rigidification en règle du châssis a été entreprise pour améliorer sa solidité
et donc la tenue de route . Les suspensions ont également été revues avec
notamment un changement complet des ressorts et des amortisseurs par des
combinés plus performants et mieux adaptés aux nouvelles exigences définies .
La hauteur de caisse a été abaissée de trente millimètres et une nouvelle
programmation du logiciel de contrôle de stabilité garanti un moindre roulis à
la voiture, comme diraient certains, c’est un véritable rail . Bien sur les
jantes et les pneus ont aussi été revus à la hausse . La voiture est maintenant
équipée de superbes jantes en 22 pouces montées en 295 / 30 à l’avant et en 335
/ 25 à l’arrière . Pour ce qui est des pneus, le choix s’est porté sur des
Continental ou Pirelli à la norme Runflat System Component (RSC) avec le
système de contrôle de la pression des pneus (TPC) et des ensembles de boulons
de roues verrouillables ....

Côté mécanique, la Harte
M6 est équipée du V10 bavarois de 5 litres de cylindrée
retravaillé notamment au niveau de la gestion électronique (ECU) qui porte sa
puissance à 528 chevaux à 7500 tours minutes pour un couple de 60 mKg à 6600
tours minutes . La transmission est confiée à une boîte à 7 vitesses robotisée
. L’intérieur a lui aussi fait l’objet de soins particuliers par exemple dans
le choix méticuleux des cuirs de garnissage de la sellerie ou les divers
inserts en carbone et en aluminium, que du sérieux qui range à coup sur
l'Hartge M6 dans la catégorie des GT supercars . Bref, même si cette
transformation de M6 reprend de nombreux éléments BMW, et en
particulier sa mécanique, elle semble réunir tous les ingrédients d'une
supercar de rêve . Cette propulsion magnifique est très performante, très
équilibrée, mais aussi confortable et propose des performances hallucinantes
car elle est débridée, 330 Km/h en vitesse de pointe, une vraie furie, pour un
tarif de l’ordre de 200.000 € ....

Caractéristiques techniques :
- Moteur : V10 - 5 Litres
- Puissance : 528 ch à 7500 t/mn
- Vitesse : 330 km/h
- Couple : 60 mKg à 6600 t/mn
- Performance : 0 à 100 en 4’’0

La Hartge M6, c'est ça ...
