AMC RAMBLER SC ….







« Américan Motors Corporation » est une firme de construction automobile américaine qui voit le jour en 1954 suite à la fusion de la "Nash-Kelvinator" avec la "Hudson Motor Car" . Ces deux compagnies en s’alliant regroupaient en fait les marques Nash, Rambler, Hudson, Mitchell, et Lafayette auxquelles elles ajouteront dans les années 70 deux autres marques AMX et Jeep . Une grande partie du succès de « AMC » provient du fait qu’elle soit quasiment la seule marque américaine à s’être attaqué au créneau de la petite voiture compacte économique avec la Rambler ou la Gremlin, un genre de petite Volkswagen américaine en quelque sorte . Le côté sportif ne sera pas négligé avec des modèles dédiés comme la Javelin ou l’AMX ….



En 1966, American Motors abandonne le nom Rambler utilisé comme marque mais pas comme série . À ce moment, on retrouve donc, au bas de l’échelle, les modèles Rambler suivie de la Marlin et enfin de l’Ambassador . La série qui nous intéresse aujourd’hui, la Rambler, se divise en deux sous-séries, l’American (220 et 440) et la Classic (550, 770 et Rebel) . L’American se situe donc au bas de l’échelle, ce qui ne l’empêchait de se décliner en versions berline, coupé, familiale et cabriolet . Sous sa carrosserie, la Rambler American cache un châssis monocoque, une solution pratiquement inédite au milieu des années 60 . AMC fut d’ailleurs l’un de premiers manufacturier américain à utiliser ce type de châssis . La Rambler est dans tous les cas adoptée par un public conquis, sa ligne est simple avec ses chromes disséminés avec parcimonie, les phares ronds et la calandre font de l’avant l’attrait majeur du bolide . En 1960, les Ramblers vont même déloger de la troisième place les Plymouths, chose incroyable aux vues des budgets alloués aux promotions des grosses marques américaines qui se chiffrent en millions . Le logo Ambassador qui figure d’ailleurs sur la calandre de la Rambler a été choisi avec prémonition, il reflète justement la grandeur de la marque, car le milliard de dollars de ventes est dépassé ….



Au milieu des années 60, Le Président, Roy Abernethy, réalisa que la Ambassador n’avait obtenu qu’un succès mitigé en tant que Rambler endimanchée . Il subodorait qu’elle devait devenir plus imposante et occuper une gamme supérieure du marché, si elle voulait survivre . Dick Teague, responsable du studio de dessin de la compagnie, se vit confier la mission d’allonger l’empattement à 116 pouces et de lui donner un dessin différent de celui de la Classic . Par la même occasion, il fut aussi chargé d’étudier un modèle sportif qui devait concurrencer les modèles similaires que commençaient à proposer les autres marques sur le marché . L’arrivée d’une nouvelle compacte sportive, avec un vieux nom, soit la Rambler Rebel, avec ses sièges baquets, son prix de base contenu, son look extravagant et très coloré et son moteur V-8 plus puissant, ont permis de relever le niveau des ventes . A partir de 1969, la firme va même s’adjoindre les services de Hurst Performance pour mettre au point une tueuse de muscle cars baptisée Rambler SC homologuée en compétition dans la classe F de la National Hot Rod Association (NHRA) ....



L’étonnante Rambler SC est rapidement devenue l'une des voitures les plus puissantes de son temps et surtout proposée à un tarif défiant toute concurrence . Chaque Rambler SC Hurst outre le fait d’être équipée d’un moteur puissant, été aussi dotée d’une transmission manuelle à quatre vitesses (avec levier de vitesses Hurst), un différentiel à glissement limité, d’un d'échappement double avec le "glasspacks", de puissants freins à disques et d’une barre stabilisatrice, ainsi que d’un pont renforcé et d’éléments de carrosserie spécifiques . Les passages de roues étaient agrandis à l’avant comme à l’arrière pour permettre une monte en pneumatique plus généreuse . Disponible uniquement en deux portes avec hard-top, l'intérieur était en gris standard de vinyle rembourré avec des sièges baquets à dossier inclinable et appuie-tête . Un tachymètre était attaché à la colonne de direction . A l'extérieur, on trouvait la plus sauvage des décoration de peinture usine jamais proposée sur un muscle car . La carrosserie comportait aussi une écope de capot en forme de boîte avec des lettrages "390 CU. IN" et "AIR" en grosses lettres sur les deux faces de celui-ci . Si quelqu'un manquée de les voir, une flèche bleue sur le capot pointait vers l'admission d'air . Pour finir, la Rambler SC était disponible en seulement une couleur blanche et deux types de décorations, le rouge et le bleu ....



Pour ce qui est de la mécanique, l’insolite Rambler SC était équipée d’un gros bloc V8 à 16 soupapes d’une cylindrée de 6392 cm³ avec une distribution OHV qui développait une puissance de 315 chevaux et un couple de 576 Nm . Présentée officiellement pour la première fois en Mars 1969, au 61° Salon auto de Chicago, la très Vintage Classic SC se vendra à environ 1510 exemplaires seulement ce qui en fait un modèle vraiment rare . De nos jours, cette surprenante Rambler SC est donc un modèle exclusif et très prisé des collectionneurs de voitures sportives anciennes qui sont toujours à l’affut d’un modèle de ce genre assez inédit et vraiment très tape à l’œil ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 6.3 Litres
  • Puissance : 315 chevaux
  • Couple : 576 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 190 km/h






La « Rambler SC », c'est ça ...



La « Rambler SC », c'est ça ...





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