La Bugatti 57 est un des modèles les plus importants dans l’histoire de Bugatti commercialisée entre mars 1934 à mai 1940. Il existe deux versions de cette voiture, la Type 57 déclinée en de nombreuses carrosseries de prestiges telles que les Galibier, Ventoux, Stelvio, et Aérolithe, mais aussi la Type 57S (Sport) déclinée en coupé Atlantic, et coupé Atalante . Dans les légendes de l'automobile, la Bugatti Type 57 a assurément une place très importante car elle témoigne indéniablement du génie de son créateur Jean Bugatti cet ingénieur de talent, fils du fondateur de la firme Ettore Bugatti, qui s'était vu confier le design de celle ci par son père . Après avoir réalisé un coup de maître avec la majestueuse Bugatti Royale (Type 41), Jean réédite l'exploit avec le dessin sublime de cette Type 57. La Bugatti Type 57 est présentée au mondial de l'automobile de Paris en octobre 1933 et remplace la Bugatti Type 49 veillissante . Elle utilise un châssis conventionnel de type 49, mais sa mécanique est plus moderne et les premiers modèles seront produits en 1934 ….





Les Bugatti Type 57, destinées au Grand Tourisme sportif, portaient des carrosseries officielles aux noms de grands cols européens, la Galibier pour la 4 portes sans montants, la Ventoux pour le coach deux portes, l’Aravis pour le cabriolet 2 places et la Stelvio pour le cabriolet 2 + 2. Au moment ou démarre le projet « type 57 », au début de l’année 1932, c’est le fils d’Etore Bugatti, Jean qui dirige l’équipe de designers de la firme. Il vient d’avoir 23 ans et débute dans le métier mais il a de qui tenir. A cette époque, la Société n’est pas au mieux. Les modèles très luxueux, mais très chers, tels que la type 41 Royale ou la type 50 n’ont pas été de grands succès commerciaux et il a donc été décidé d’une part de construire plusieurs modèles différents sur la base d’un châssis commun, ensuite de réduire les dimensions du véhicule comme celles du moteur. Auparavent, Bugatti proposait ses propres carrosseries, mais certains châssis sortant des ateliers de Molsheim pouvaient être livrés nus. Mais le Type 57 innove car l’usine s’engage désormais à ne livrer que des véhicules terminés, proposant à l’acquéreur une série d’habillages qui sont autant de réussites au niveau du style ….





Les premiers prototypes du type 57 sont équipés d’un moteur 8 cylindres en ligne de 2,8 litres de cylindrée soit moitié moins que le type 50 précédent. Finalement, les modèles de production recevront un moteur de 3 257 cc de cylindrée développant 135 cv à 4500 t/mn dans sa version « alimentation atmosphérique normale ».
En 1936 une version plus sportive du châssis type 57 est lancée la version « S » comme surbaissée qui s’accompagne d’une réduction de l’empattement de 320 mm. Pour compléter l’aspect sportif du châssis type 57 on y installe un moteur plus puissant, la puissance maximum passant de 130 à 180 cv à 5500 t/mn. Enfin l’adjonction d’un compresseur Roots sur les modèles type 57 SC fait grimper la puissance à 210 cv à 5 500 t/mn. L’aérodynamique et la réduction de poids ont été beaucoup travaillés pour encore améliorer les performances. La voiture fait dorénavant 963 kg et elle atteint alors la vitesse de pointe de 210 km/h. Seule ombre au tableau, le freinage s'opérait par des tambours actionnés par des commandes à cable, mais Ettore lui-même concédait que ses voitures étaient conçues pour aller vite, pas pour freiner ....





La production du modèle S sera assez éphémère mais les modèles types 57 standard et les types 57C seront produits jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Au total ce sont 546 exemplaires du modèle Type 57 et 96 modèles Type 57C qui seront fabriqués par la firme Bugatti. Comme la plupart des Bugatti, très peu d’exemplaires sont fabriqués pour chacun des modèles. Ils sont réalisés à la main et de ce fait ne sont pas tous identiques car les clients ont parfois des exigences particulères. Selon les spécialistes de la marque, les chiffres de production totale entre 1934 et 1939 varient de 685 à 830 modèles selon les sources . La Bugatti Type 57 a parfaitement atteint son objectif car au final elle demeure par-delà les ans, la plus agréable Bugatti de route produite. Elle est aussi la dernière ‘vraie Bugatti’ car les quelques voitures de type 101 assemblées en 1950-1951 ne sont que des Type 57 habillées de carrosserie plus moderne ....





L’accident tragique de Jean Bugatti en aout 1939, survenu quinze jours à peine avant la déclaration de guerre, bouleversa le devenir de la marque. La paix revenue, Molsheim tenta de reprendre un nouveau souffle mais le décès d’Ettore en 1947 et l’absence de Jean ne favorisèrent guère le redémarrage tant attendu. En fait, il faudra attendre le 21° siècle pour que le groupe Volkswagen réssucite la marque en produisant la fabuleuse Veyron . Pour la petite histoire, Bernard Marreyt un carrossier belge, a reconstruit une Type 57 à partir d'un châssis existant retrouvé en Angleterre et lui a fabriqué une carrosserie qui était prévue à l'origine par le célèbre carrossier atitré de la firme Gangloff mais qui n'avait jamais vu le jour car elle n'a jamais dépassé le stade de plan.
Peu de réalisations techniques font l'objet d'un culte comparable à celui porté aux productions de l'usine de Molsheim. La personnalité aussi élitiste qu'originale du "patron" se reflète dans chacune de ses œuvres, du "petit Pur-sang" à la monumentale Royale, et la liste des victoires en course tient sur plusieurs pages, mais est-ce suffisant pour tout expliquer ? ....





Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 8 cylindres en ligne, essence
  • Emplacement : longitudinal, avant
  • Cylindrée : 3257 cm3 à 16 soupapes
  • Alésage x course : 72 x 100 mm
  • Puissance maximale : 180 ch à 5500 tr/min
  • Distribution : double arbre à cames en tête
  • Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
  • Type de transmission : propulsion
  • Freins av : tambours
  • Freins ar : tambours
  • Vitesse maximale : 200 km/h





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