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Tag - Aston Martin

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mercredi 1 février 2012

Aston Martin Lagonda - 1985



ASTON MARTIN LAGONDA ….







On connaît tous la vénérable firme anglaise « Aston Martin » qui débute son activité de construction automobile dans les années vingt aux mains de son fondateur "Lionel Martin" . Mais après des difficultés financières et la reprise par "David Brown", c’est à partir des années 50 et du premier modèle DB1 (les initiales de David Brown) que la marque « Aston Martin » va produire une longue série de modèles enviables qui vont faire sa renommée . Il fût une époque où Aston Martin faisait la une des journaux économiques, avec ses faillites à répétition et dans les années 70, c’en était même devenu rocambolesque . Voilà qui explique le développement chaotique d’un projet de berline car au début, la firme s’était limitée à rajouter deux portes à son modèle V8 . Mais le projet fût bien vite jeté aux oubliettes, la crise pétrolière et financière n’étant guère propice à ce genre de fantaisie . En 1975, « Aston Martin » est reprise par un consortium qui se décide à investir dans une nouvelle berline et cette fois, pas question de rajouter deux portes au coupé existant, il faut une voiture entièrement nouvelle ….



Le premier prototype de l’étonnante Aston Martin Lagonda date de 1969 . Il est l’œuvre de William Towns, auteur de la DBS, qui a dessiné en même temps deux versions de la même voiture, le coupé DBS et la berline Lagonda à l’empattement allongé . La voiture, qui est motorisée une version prototype du futur 5,3 litres, ne connaîtra pas de suite immédiate et elle sera utilisée à titre personnel par David Brown . En effet, la Lagonda ne sera commercialisée que cinq ans plus tard et ce n’est qu’au salon londonien d’Earls Court de 1974 que la voiture sera exposée pour la première fois au public . Hélas, la période avec la crise pétrolière et les difficultés économiques n’est guère favorable au lancement d’une super berline capable de rouler à 250 km/h et proposée a un tarif très élevé, ce qui fait que sept voitures seulement seront construites . L'insolite Aston Martin Lagonda série 2 apparaît en octobre 1976 . Esthétiquement, elle a été totalement renouvelée mais elle est également œuvre de William Towns . La nouvelle version revendique le style caractéristique des années 70, le "edge design" anguleux à souhait . Les phares rétractables autorisent le dessin de la face avant en lame de couteau ….



Le style de l’incroyable Aston Martin Lagonda série 2 a totalement changé et revendique des formes très carrées . Entre sa présentation en 1976 et sa commercialisation, deux années furent nécessaires à en assurer la mise au point, l'essentiel du retard de développement étant à porter au compte de l'électronique embarquée très en avance pour l'époque . C'était la voiture la plus chère du monde et donc cette somptueuse berline s’attire la clientèle du Moyen-Orient, dont les princes d’Arabie Saoudite . Mais au final, la production ne démarrera pas avant 1978, le temps de fiabiliser les nombreux équipements électroniques dont la Lagonda est équipée (les sièges à mémoire notamment). La berline Lagonda a choqué la clientèle traditionnelle avec sa ligne en coins, taillée à la hache . Mais ce festival pour lignes droites n’était rien face à l’habitacle car les ingénieurs Anglais avaient massivement investi dans l’habitacle, notamment au niveau électronique . Résultat, les clients avaient franchement l’impression de se retrouver aux commandes d’un vaisseau spatial, tout droit sorti d’un film de sciences-fiction . Surprenant, étonnant, déroutant, mais malheureusement, la fiabilité était principalement testée par les clients, ceux-ci se retrouvant souvent dépités devant la fantaisie de l’instrumentation de l’étonnante Aston Martin Lagonda ....



La sulfureuse Aston Martin Lagonda se voulait l’équivalente des Bentley et Rolls . Son prix était d’ailleurs aligné sur ces dernières, mais avec une philosophie plus sportive, toutefois . L'évolution du modèle donnera le jour à la Série 3 à injection et à la Série 4 au nouveau face lift de carrosserie . 645 exemplaires seront construits jusqu'à l'arrêt de production fin 1989, présentant au total 6 versions différentes (3 en série 2 ; 2 en série 3 ; la série 4 n'ayant connu qu'une version). Amorcée en 1975, la Lagonda resta au catalogue pendant 15 ans, jusqu’en 1990 ! Une jolie carrière, qui peut sembler ridicule, mais pour un véhicule de ce genre, c’est une belle performance . Surtout lorsque l’on connaît les mésaventures des débuts . Les évolutions stylistiques resteront assez mineures, la carrosserie connaissant quelques arrondis dans les années 80 . Quant à l’habitacle, le folklore des débuts sera calmé par la suite avec une présentation plus classique . Enfin, la mécanique passera des gloutons carburateurs à une injection plus économe . De nos jours, la très insolite Aston Martin Lagonda est devenue un modèle Vintage Classic assez recherché par les collectionneurs, mais elle s’adresse à une certaine élite, amatrice de luxe décalé, de sportivité et voulant se démarquer du tout-venant automobile ....



Pour ce qui est de la mécanique, sur la surprenante Aston Martin Lagonda, les ingénieurs ont placé un V8 repris des coupés Aston Martin, rien de moins . Certes, le moteur a été un peu retravaillé, mais avec une cylindrée de 5.3 litres, quatre arbres à cames en tête et une injection électronique séquentielle Weber-Marelli, il reste suffisamment de quoi faire et l a puissance avoisine les 305 chevaux . Soumise aux normes antipollution, la voiture s’avère moins gourmande et plus "propre" . La boîte automatique était considérée comme douce, mais peu réactive car seulement trois rapports étaient au programme mais la force colossale du V8 s’occupe du reste . Les différentes versions étaient capables d’atteindre la respectable vitesse de pointe de 250 km/h . Vous l’aurez tous compris, aujourd’hui encore, la cote en collection de l’incroyable Aston Martin Lagonda reste assez élevée et il faut compter environ 50.000 € pour un exemplaire correct, ou beaucoup, mais alors beaucoup plus pour un exemplaire en état irréprochable ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 5.3 Litres
  • Puissance : 305 chevaux
  • Vitesse : 250 km/h






La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...



La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...





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lundi 19 décembre 2011

AC Aceca Bristol - 1960



AC ACECA BRISTOL ….







Fondée en 1904 par les frères Weller à West Norwood en angleterre, la compagnie prendra le nom d'Auto Carriers Ltd en 1911 puis d'AC Cars en 1922 . « AC » est donc une firme plus que centenaire qui a connue une vie chaotique jusqu'à la deuxième guerre mondiale . Les fondateurs quittaient le navire en 1922 . La firme était mise en liquidation en 1929, puis rachetée par les frères Hurlock . Jusqu'à la fin des années 30, AC se cantonne à la production d'utilitaires économiques . Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que la firme va diversifier sa gamme avec des petites berlines et des coupés sportifs . Dans la mémoire collective des passionnés d’automobiles, le nom d'AC est à jamais associé à celui de la Cobra, la voiture de sport des années 60 mue par un énorme V8 d'origine Ford . « AC Cars Group Ltd » est devenu avec le temps un petit constructeur automobile britannique, réputé aujourd'hui pour ses modèles sportifs ….



Au début des années 50, suite à la guerre, la reprise et dure et la firme se limite alors à donner un coup de jeune à des anciens modèles de 2 litres sérieusement datés techniquement . Afin de dynamiser cette gamme vieillissante, les nouveaux propriétaires proposèrent différentes versions sportives, en particulier le roadster AC Ace puis son dérivé en coupé, l’étonnante AC Aceca . L'Ace n'était pas une création originale de la firme AC . Ernie Bailey, le responsable de l'atelier carrosserie de AC, incita les frères Hurlock à s'intéresser au roadster fabriqué par un artisan local, John Tojeiro, un ingénieur britannique d'origine portugaise . La carrosserie du roadster Tojeiro était moderne d'aspect, et surtout plus légère que les productions d'AC . Les frères Hurlock proposèrent à John Tojeiro de lui racheter les droits de fabrication de son roadster . Le prototype fut exposé au salon de Londres en octobre 1953 . Par rapport à la voiture de Tojeiro, la silhouette était quelque peu remaniée, avec une calandre plus proéminente et des phares repositionnés . L’insolite AC Aceca était née ….



Lancé officiellement en 1954 au salon Earls Court, le coupé AC Aceca est habillé d’une séduisante carrosserie en aluminium (d’où un poids plume de 850 kilos) qui présente un certain air de famille avec l’Aston Martin DB Mk III . C’est donc un très élégant petit coupé fermé qui sera produit de 1954 jusqu'à 1963 . Il suit d’un an le roadster AC Ace avec lequel il partage la mécanique . Ce très Vintage Classic petit coupé 2 + 2 était une excellente routière construite à la main dans la grande tradition britannique . Une des caractéristique notable de la voiture a été le hayon à l'arrière, car cela faisait du coupé AC Aceca la deuxième voiture, après l'Aston Martin DB2 de 1953, à incorporer cet élément inhabituel sur une sportive à l’époque . Côté design, son concepteur John Tojeiro avait fait un excellent travail car le look général est très harmonieux avec ses courbes et ses bosses élégantes, mais la partie aérodynamisme n’avait pas été mise de côté pour autant . La partie châssis de la belle AC Aceca Bristol adoptait une structure similaire à celle de la Superleggera de l'italien Touring, reconnue pour son excellent rapport rigidité/poids ....



Pour la production du coupé AC Aceca Bristol, la firme s’est installé à Thames Ditton avec pour devise de ne pas transiger sur la qualité de fabrication de ses voitures, et cela avait un coût . A l’époque, l'Aceca était 50 % plus chère qu'une Jaguar XK 140, mais bien en deçà d'une Aston Martin DB 2/4 ses concurrentes directes ou du moins celles qu’elle vise . Elles bénéficient en série de freins à disques à l’avant, tandis qu’un overdrive complète l’équipement . La beauté de la voiture saute aux yeux avec ce subtil mélange de proportions soutenu par ces roues à rayons, elle est belle, élégante, mais aussi sportive et classe . L’habitacle du coupé AC Aceca est lui aussi très soigné, rien n’y manque, à la hauteur de la réputation britannique, placage de bois précieux, sellerie en cuir de couleur, moquettes confortables, même le tabeau de bord est complet et mis en valeur par un superbe volant en aluminium et jante en bois . Seule ombre au tableau, la mécanique du coupé AC Aceca dont la conception datait des années 20 montra rapidement ses limites en terme de puissance si bien que la petite firme britannique finit par s'approvisionner en moteurs chez Bristol à partir de mars 1956 ....



Dés 1957, le coupé AC Aceca Bristol reçoit le six cylindres Bristol de deux litres (1971 cm3) plus performant bien que sa distribution ne soit assurée que par un arbre à cames central . Alimenté par trois carburateurs Solex, il développe dorénavant plus de 130 chevaux et offre aux AC des performances alors enviables comme une vitesse de pointe d’environ 210 km/h . Le châssis AC fort bien conçu encaissait sans aucun problème le surplus de puissance . Le moteur Bristol bénéficiait à l'époque d'une excellente réputation . Extrapolée des BMW d’avant guerre et saisie au titre de prise de guerre, cette mécanique est construite par la division automobile de l’avionneur "Bristol Aeroplane Company", qui l’a retravaillée pour en augmenter la puissance . Il était usiné avec un soin extrême selon des normes identiques à celles de l'aéronautique, en utilisant les meilleurs matériaux du marché . Plus puissant que l’ancien moteur AC, il se révélait aussi plus adapté à la compétition automobile . La puissance du moteur du coupé AC Aceca Bristol évolua dans le temps, jusqu'à atteindre 140 chevaux . Très rapidement, il s'imposait dans la gamme, au détriment de l'ancienne mécanique AC ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 cylindres
  • Cylindrée : 1971 cm3
  • Puissance : 140 chevaux
  • Couple : 250 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 210 km/h







Le coupé « AC Aceca Bristol », c'est ça ...



Le coupé « AC Aceca Bristol », c'est ça ...





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mercredi 12 octobre 2011

Iso Grifo A3L - 1964



ISO GRIFO A3L ….







C’est l’histoire d’une société italienne « ISO » créée en 1939 à Gênes par l'ingénieur Renzo Rivolta qui se lancera dans la construction automobile en 1953 sous la marque ISO Rivolta . A la mort de son fondateur en 1966, son fils Piero prendra les commandes de l'entreprise, qui deviendra ISO Motors en 1973 avant de disparaître le 31 décembre 1974 . L'intention du constructeur Iso, en lançant le projet « Grifo », était de proposer une voiture plus imposante que les berlinettes sportives effilées italiennes et donc une voiture spacieuse mais tomber dans l’excès des mastodontes coupés américains . La future « Iso Grifo » devait concentrer dans le même véhicule l'élégance et les prestations sportives avec le confort, le luxe et l'espace ….



La tâche était noble et le projet ambitieux . L’étude de cet ouvrage délicat fut confié, pour la partie technique, à Giotto Bizzarrini, célèbre concepteur italien et consultant des marques Alfa Romeo et Ferrari, et à la Carrozzeria Bertone pour la partie esthétique . Dans les années 60, c’était les années phare de la GT italienne ou de la Grand Tourisme automobile . Nuccio Bertone avait déjà dessiné au moins cinq voitures mythique sur le thème de cinq modèles GT très racé comme l'Alfa Romeo 2600 Sprint, dans les versions coupé et cabriolet, deux Ferrari 250 GT, l'Aston Martin DB4 GT et la superbe Maserati 5000 GT . Nuccio travaill en étroite collaboration avec Giorgio Giugiaro pour concevoir un prototype connu sous le nom de Iso Grifo A3L . La voiture a été présenté en Italie au salon de l'Automobile de à la fin de 1963, et selon la presse de l’époque, Bertone disait en parlant de l'Iso Grifo "C’est mon chef-d'œuvre!"….



Le nouveau modèle Iso Grifo A3L sera réalisé en quelques mois seulement car basé sur la même plateforme un peu raccourcie de la Iso Rivolta GT, déjà conçue par Bizzarrini . Le nouveau modèle sera rapidement présenté, mais l'industrialisation fut plus laborieuse, ralentie d'abord à cause de différences de vue entre la marque et le concepteur, qui mettra fin à son contrat avec ISO Rivolta en 1964, après avoir réalisé la A3C, version compétition de la « Grifo » . Les livraisons débuteront en début d'année 1965 et montreront un accueil chaleureux de ce nouveau modèle auprès d'une clientèle qui pouvait se permettre de dépenser l'équivalent d'un appartement au centre de Milan pour une voiture . La très jolie Iso Grifo A3L restera en fabrication sans grande modifications jusqu'à la fermeture définitive de l'usine de Bresso ou elle était montée à la main ....



L’insolite Iso Grifo A3L est une véritable réussite à l’époque en raison de son look, de la nature sportive du châssis et de la fiabilité et la puissance américaine . Elle va tellement emballer les critiques qu’elle fera le tour du monde à la plupart des grands Show et Salons de l’automobile en 1964 . On la verra d’abord à Turin, puis elle fera le tour de l’Europe, le Japon pour finir au New York Auto Show . Cette voiture était vraiment magnifique, avec un dessin superbe et intemporel, elle a traversé le temps sans prendre une ride . L’habitacle de la superbe Iso Grifo A3L était lui aussi de bon goût, confortable et luxueux mais avec un zeste de sportivité . C’est du cuir de couleur, du bois, de l’aluminium et de gros compteurs noirs et ronds . C’est une magnifique GT puissante et confortable, indémodable et enviable qui a gagné plusieurs fois la première place au célébrissime Concours de Pebble Beach dans la catégorie du "Plus élégant coupé fermé" ....



Pour ce qui est de la motorisation, l’étonnante Iso Grifo A3L est équipée d’un cœur américain . Le choix s’est imposé pour une question de coût et de puissance sur un moteur très fiable qui équipe une référence, la Chevrolet Corvette . Ce bloc General Motors V8 OVH de 327 pouces cubes de cylindrée bien travaillé en interne développe la bagatelle de 400 chevaux à 5000 tr/min avec un couple de tracteur . Accouplé à une boîte de vitesse TopLoader Borg Warner à quatre rapport, ce moteur met le feu et les performances sont au rendez-vous avec par exemple une vitesse de pointe de 280 km/h, une réalisation brillante pour les années 60 . Un total de seulement 412 Grifos ont été produites pendant toute la durée de vie du modèle et donc elles sont rares et recherchées . C’est vraiment un modèle Vintage Classic par excellence que tout bon collectionneur se doit de posséder ....

 


Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 327 pouces cubes
  • Puissance : 400 chevaux à 5000 tr/min
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 280 km/h
  • Transmission : TopLoader Borg Warner à 4 rapports






La « Iso Grifo A3L », c'est ça ...



La « Iso Grifo A3L », c'est ça ...





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vendredi 7 octobre 2011

Ilinga AF-2 - 1975



ILINGA AF-2 ….







Voici une ancienne officine Australienne de conception de voitures qui est vraiment très méconnue car elle n’a duré en tout et pour tout que seulement deux ou trois années . En effet la marque « Ilinga », qui est un terme aborigène d'Australie signifiant "Horizon", a été fondée en 1973 par Tony Farrell et son partenaire Daryl Davies, et était situé à Beaconsfield à Melbourne . Le but ultime était de produire et de construire dans le pays la supercar à quatre places indispensable au marché Australien ….



Présentée au Salon de 1975 à Melbourne, la toute première « Ilinga AF-2 » était potentiellement une voiture de sport plutôt luxueuse, un coupé sport haute performance à deux portes pouvant faire aussi office de voiture de tourisme de luxe et construite pour rivaliser avec des marques étrangères comme Porsche, Ferrari, ou Aston Martin dont les Australiens fortunés sont assez clients . L’intention était fort louable, et des solutions techniques plutôt modernes pour l’époque avaient été choisies afin de garantir un véhicule cohérent et compétitif dans ce créneau . La voiture était assez réussie et le mix entre sportivité et GT routière avait été soigneusement défini . Au final la voiture était assez étonnante mais offrait un look vraiment sympathique ….



L'entreprise avait prévu de construire deux Ilinga AF-2 par semaine soit environ 100 voitures par an, mais il faut croire que ses ambitions été trop surévaluées . En effet, elle s'est heurtée assez rapidement à des difficultés financières qui se sont aggravées quand sont apparus aussi des problèmes d'approvisionnement et de fourniture de la transmission Borg Warner . A cet époque les sous traitants ayant eux aussi des difficultés, le couperet est tombé quand la firme a également perdu la fourniture de son moteur de Leyland . Mais en fait, le principal obstacle à la réussite de cette voiture vient en très grande partie de la crise pétrolière des années 1970 qui a provoqué le marasme chez les fournisseurs et les sous traitants, mais aussi provoqué une préférence des consommateurs pour les voitures plus économes en carburant ....



Le châssis de l’insolite Ilinga AF-2 est basée sur celui de la Ford Cortina légèrement modifié pour une question de coût . Les trains roulants et les suspensions sont donc eux aussi quasiment les mêmes et n’ont subi que de petites transformations ou adaptations pour s’insérer dans le projet final a peu de frais . La carrosserie au design plutôt sobre et élancé rappelle sous certains angles un mélange de Maserati et de Rover assez agréable . Elle est entièrement faite de panneaux en alliage d'aluminium et donc favorise la légèreté . Le résultat a été un véhicule plutôt sécuritaire qui allie un châssis à bien des égards en avance sur son temps avec un habitacle rigide renforcé par trois arceaux de sécurité et des zones de déformation . Tout été prévu pour passer les crashs tests sans problème ....



Le très Vintage Classic coupé quatre places Ilinga AF-2 était plutôt bien fini et proposait un montage soigné . L’habitacle a tendance sportive offrait cependant un bon confort et des équipements complets comme une horloge numérique, un commutateur de verrouillage centralisé qui déjà à l’époque éteint les lumières et ferme les portes à distance, des phares pop-up, un lecteur de cassettes avec la radio, des vitres électriques, des sièges électriques et l’air conditionné et climatisé . Une superbe sellerie en cuir fauve complète l’intérieur avec des moquettes assorties . L’ergonomie du poste de pilotage est bien étudiée et le conducteur est ainsi bien chouchouté pour pouvoir supporter sans efforts les longues distances Australiennes ....



Pour ce qui est de la motorisation de la belle Ilinga AF-2, les concepteurs avaient opté pour un moteur V8 Leyland P76 de chez Rover d’une cylindrée de 4,4 litres qui développait 240 chevaux . La transmission proposait deux options au choix, soit une boite manuelle maison à quatre vitesses, soit une boite à trois vitesses automatique Borg Warner . Ainsi équipé et vu son poids contenu, le coupé Ilinga AF-2 était capable de proposer des performances assez convaincantes pour l’époque . Malgré toutes les qualités de la voiture et son allure plutôt agréable, la firme a été obligée de cesser ses activités fin 1975, suite au marasme général dans l’industrie automobile de l’époque, après avoir construit moins de 10 exemplaires, quel dommage ....


Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.4 Litres
  • Puissance : 240 chevaux
  • Vitesse : 220 km/h








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