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vendredi 20 septembre 2019

Sergio Pininfarina - Carrossier Designer









Sergio Pininfarina est un styliste et très talentueux designer, homme politique, homme d'affaires italien et président de la célèbre et réputée carrosserie Pininfarina SpA. Il est né le 8 septembre 1926 à Turin, et mort à Turin le 3 juillet 2012. Son nom « Farina » est devenu « Pininfarina » en 1961 par décret présidentiel. Il est par ailleurs le cousin de Giuseppe Farina premier champion du monde de Formule 1. Fils de Gian-Battista Pinin Farina fondateur de l'entreprise , il a longtemps dirigé cette société familiale, Carozzeria Pininfarina, le mythique designer partenaire historique de Ferrari ....





Après des études primaires plutôt classiques, Sergio Pininfarina va ensuite obtenir un diplôme d'ingénierie mécanique dans les années 1950 de "l'Institut Politecnique de Turin". Il va aussitôt enchaîner par des études secondaires plus poussées en Angleterre et aux États-Unis. Son parcours comme sa passion sont indissociables de ceux de son père. Lorsqu'il est en âge de travailler, il le rejoint dans l'atelier. À partir de 1946, il participe à toutes les grandes décisions. Durant les années 1930, le carrossier turinois ne s'était pas distingué par son avant-gardisme, mais au lendemain du second conflit mondial, il pose les jalons d'un style italien épuré et harmonieux qui va faire école. Il faut désormais compter avec la carrosserie turinoise signant ses réalisations d'un « F » ....





En 1951, Sergio Pininfarina est impliqué dans l'élaboration de l'accord avec American Motors concernant la construction de la Nash Healey. Il poursuit durant les années 50 son apprentissage à l'usine et travaille aussi avec les constructeurs automobiles américains Dodge et General Motors. Au début, il porte l'essentiel de son intérêt vers les études de style des voitures sportives, mais il entame une fructueuse longue collaboration avec Peugeot, pour qui il crée entre autres la carrosserie des Peugeot 403. Depuis cette époque, tous les nouveaux projets de la marque française sont mis en concurrence entre le centre de style interne de Peugeot, et le centre de design de Pininfarina, avec les créations des Peugeot 104, 204, 404, 504, 604, 205, 305, 405, 505, 306, 406 Coupé, et le récent 1007 ....





L'année 1952 est à marquer au fer rouge pour l'entreprise qui débute sa célèbre collaboration privilégiée historique avec Ferrari, avec le projet de la Ferrari 212 Inter. C'est en fait le début d'une relation intime entre Enzo Ferrari et les PininFarina père et fils. Dès 1953, Son père confie à Sergio Pininfarina une lourde responsabilité, celle de la relation avec Ferrari. Enzo semble surpris d'avoir affaire à un si jeune homme et Sergio se montre impressionné par la personnalité du Commendatore. Mais à force de travail, il va gagner peu à peu sa confiance et même finir par le convaincre d'adopter l'architecture technique à moteur arrière central avec le premier prototype, la Dino Pininfarina 206 GT Spéciale qui sera présentée au Mondial de l'automobile de Paris ....





A partir de 1959, Sergio Pininfarina succède à son père, qui se retire progressivement et devient donc directeur général, après avoir supervisé la construction et le lancement du nouvel établissement de Grugliasco, près de Turin, qui donne enfin à cette entreprise de grandes capacités d'études, de recherches et de fabrication. Dès lors Pininfarina va également travailler avec les plus grandes marques comme Volkswagen, BMW, Alfa Romeo, Honda, Lancia, Cadillac, Maserati, Citroën, Austin, Jaguar ou Rolls Royce. Mais Sergio est plus un industriel qu'un styliste. Il n'aura désormais de cesse que de faire grandir l'entreprise, tant sur le plan des moyens techniques que des volumes de production. Il sait s'entourer de stylistes de talent comme Aldo Brovarone, Lorenzo Ramaciotti, Paolo Martin, Leonardo Fioravanti, Pietro Frua ou Alfredo Vignale ....





Dès le début des années 70, Sergio Pininfarina comprend vite que le design automobile doit rompre avec une forme d'artisanat démodée. Il impose dans ses bureaux des machines de plus en plus perfectionnées d'assistance au dessin et se dote de calculateurs puissants et il fait aussi construire une soufflerie aérodynamique pour des voitures à l'échelle 1. Tous ces efforts et cette vision technologique vont payer car on fini par s'arracher les services de ce bureau de style spécialiste de l'automobile. Au milieu des années 80, tout cet effort industriel et la réussite qui va avec vont finalement permettre à Sergio de faire entrer l'entreprise Pininfarina en bourse. Son horizon ne s'arrête pas à l'automobile et en 1979, l'ingeniere Pininfarina se porte candidat aux élections européennes sous la bannière d'une petite formation de centre-droit, le Parti libéral italien et il est élu ....





Ambassadeur mondial du " made in Italy ", Sergio Pininfarina collectionne les récompenses en tant que designer et les décorations officielles. Francophile, il reçoit la légion d'honneur des mains de Valery Giscard d'Estaing puis est fait chevalier par un autre président de la République, Jacques Chirac. En 1988, Sergio Pininfarina est appelé à présider la Confindustria, le patronat italien. Une fonction qui finit toujours par échoir aux grands patrons transalpins et qu'il exerce jusqu'en 1992. En 2005, le chef de l’État le nomme sénateur à vie. En 1979 et 1994, il reçoit le prix Compasso d'Oro, la plus haute distinction en design. Au total, le centre de design de Pininfarina SpA a dessiné plus d'un millier de modèles et en a produit à peu près 250. Fin 2005, plus de trente millions de véhicules dans le monde avaient été créés avec le concours de Pininfarina ou en portaient la griffe ....

Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Pininfarina
© - Ferrari © - Unidivers - © YouTube






La sublime Ferrari Sergio en hommage à Pininfarina ...





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vendredi 10 mai 2019

Le juteux business des mises à jour GPS









Depuis les années 2000, les gadgets High Tech, y compris les systèmes de navigation GPS, suscitent un engouement croissant auprès des automobilistes. Si les constructeurs automobiles proposent des systèmes assez couteux, puisqu’ils sont développés en partenariat avec de grandes entreprises spécialisées, des fabricants indépendants comme Tom Tom, Garmin, Navman, ou Medion arrivent à commercialiser des assistants de navigation peu chers pour l’automobile. Ces petits gadgets utilisent souvent des cartographies gratuites, ce qui explique leurs tarifs très abordables. En outre, des plateformes communautaires comme OpenStreetMap offrent un accès gratuit à de nombreuses bases de données cartographiques ....





Pour quasiment tous les constructeurs automobiles concernés et notamment les plus luxueux comme par exemple BMW, Mercedes, ou Audi, le caractère premium des voitures et la haute qualité du matériel électronique utilisé à bord imposent une logique de tarification différente car les systèmes de navigation doivent être mis à jour au moins une fois par an. Fatalement, en vue d’améliorer au mieux le confort de conduite, les équipements installés dans nos voitures sont à la pointe de la technologie et n’ont rien à envier à celles de James Bond. L’importance des mises à jour n’est donc plus un fait à démontrer, et un marché juteux est né autour des services proposés en raison justement de leurs coûts assez impressionnants qui rend ces services inaccessibles à une majeure partie des automobiles bricoleurs ....





Ce système qui parait être assez simple est en fait une véritable révolution car il doit tenir compte de l'évolution constante de l’infrastructure galopante de nos villes et de nos régions, c’est vraiment le must. En fait chaque rue, route, village, ville, pont, rond point, croisement, doit être répertorié avec précision et suivi dans le temps pour ses évolutions. Les services administratifs et municipaux de chaque pays et régions participent à la bonne tenue de tous ces changements qui sont repris dans ces mises à jour. On parle ici de centaines de milliers de kilomètres, et ce n’est que suite à cette vérification que les données définitives sont transmises au constructeur pour être incorporées dans les mises à jour ....





L’importance du GPS n’est plus à prouver et d'autant plus s'il est bien mis à jour, mais cela justifie-t-il les couts astronomiques auxquels sont vendues les mises à jour ? En fait, des laboratoires entiers d’ingénieurs informatiques travaillent sans cesse à améliorer davantage le système aussi bien dans sa configuration que dans ses fonctionnalités. Le travail consiste déjà à améliorer la gestion des périphériques installés mais également à l’optimiser en y apportant de nouvelles fonctionnalités. Améliorer la stabilité du système, proposer un affichage 3D des images cartographiques, multiplier les options de langues, voilà autant de possibilités que proposent souvent les mises à jour ....





Les mises à jour sont proposées sous forme de CD ou DVD parfois de clef USB en fonction de la quantité de données stockées. En raison des couts plutôt élevés chez les différents constructeurs concernant des installations pré-embarquées, un marché parallèle s’est développé pour proposer les mises à jour à des prix plus abordables. Les acteurs clandestins de ce marché ne sont que des informaticiens chevronnés qui arrivent à pirater les données des constructeurs pour les revendre ensuite aux utilisateurs à quelques dizaines d’euros. Ces pirates ne payent ni frais de recherches, ni taxes et profitent tout simplement des failles informatiques existant dans les systèmes GPS ....





En vous tournant vers ce marché clandestin, vous ne faites qu’encourager les opérations de piratage et vous contribuez à saboter le travail des laboratoires et des fournisseurs de données qui investissent massivement dans la collecte et l’analyse de plusieurs sources d’informations fiables. Les mises à jour à bas prix disponibles sur les divers sites internet clandestins ne correspondent pas toutes à des offres logicielles légales, et il n'est pas évident de distinguer les produits originaux des contrefaçons. Méfiez vous, il faut surtout éviter d’acheter de fausses licences à vie proposées par des sites qui utilisent souvent des interfaces web similaires à celle de constructeurs afin de duper les consommateurs ....


Sources : © - Wikipédia © - AutoPlus © - Google Images © - Caradisiac





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vendredi 29 mars 2019

L'inévitable rapprochement entre la Formule 1 et la Formule E











Tous les passionnés de compétition automobile sont bien conscients que la pollution inquiétante qui règne sur les grandes villes, le réchauffement climatique, les émissions toxiques et d'autres facteurs liés à l'environnement sont très inquiétants pour la planète et menacent forcément le sport automobile dans son ensemble. Signe des temps, dans les travées du dernier Salon de Genève, on ne parlait que de motorisation électrique dans l’industrie avec les conséquences que l’on devine pour l’avenir du sport automobile ....





Le Championnat FIA de Formula E célèbrera le cinquantième E-Prix de sa jeune histoire ce week-end à Hong Kong, tandis que le cap du millième Grand Prix de Formule 1 sera atteint mi-avril, également en Chine, à Shanghaï. Grande puissance émergente du 21ème siècle, la Chine va exercer une influence grandissante sur le futur du secteur en représentant un marché énorme. La plupart des constructeurs y sont déjà présents et les consommateurs chinois vont dicter les grandes tendances de l’évolution de l’automobile dans les années à venir ....





Du coup, l’industrie automobile s’est engouffrée dans la brèche en pariant sur le tout-électrique, a fortiori dans la foulée du « diesel gate », et donc en orientant forcément la production vers des véhicules propres, autant que possible, et en privilégiant les motorisations électriques et/ou hybrides. Ainsi les grandes marques se positionnent dans le sport en fonction de cette tendance comme Peugeot qui s’est retiré du World RX car son passage à l’électrique a été retardé, ou Citroën qui menace d’en faire autant en WRC si les rallyes n’épousent pas la bonne cause écologique et même DS qui fait déjà partie des dix constructeurs impliqués en Formula E ....





On peu déjà constater que parmi les grandes marques présentes en Formule 1, Mercedes a déjà décidé de s’engager en Formula E dès la saison prochaine (avec HWA Racelab en poisson-pilote cette année) dans la foulée de ses concurrents allemands Audi, BMW et bientôt Porsche alors que Renault a cédé le flambeau à Nissan pour défendre les couleurs de l’Alliance dans le championnat électrique. Car pour les grands acteurs de l’industrie, le sport automobile a une raison d’être non seulement en matière de recherche et développement mais aussi sur le plan du marketing ....





Dans ce contexte, la Formule E tient le beau rôle avec un temps d'avance au détriment d’une Formule 1 qui doit se réinventer, elle dont le modèle économique obsolète met l’avenir de la discipline en danger. Le nouveau détenteur des droits commerciaux des Grands Prix, Liberty Media, peine à fédérer les écuries autour d’un projet à long terme rendant le sport à la fois économiquement et écologiquement correct. Car on sait déjà que cette problématique d’image va naturellement influencer les constructeurs dans les années à venir avec une production de masse basculant progressivement vers l’électrique d’ici 2030 ....





Dans un avenir assez proche, que va donc devenir le sport auto ? La Formule E n’a que cinq ans, mais que de chemin parcouru et quel potentiel prometteur depuis le premier E-Prix à Pékin ! La Formule 1, créée en 1950, va vers son millième Grand Prix, et pourtant c’est son avenir qui est incertain. Même si on ne peut pas du tout comparer les deux disciplines tant les monoplaces électriques sont loin de la redoutable efficacité des machines de Grand Prix, les considérables ressources déployées pour améliorer le rendement des batteries fera à terme converger les deux compétitions ....





Alors que la Formule 1 s’enferme dans un statu-quo en motorisation hybride pour avoir été incapable d’attirer un ou plusieurs nouveaux constructeurs pour la période post-2020, tôt ou tard, pensent beaucoup d’observateurs avertis et de spécialistes confirmés, les progrès technologiques vont rapprocher les performances des deux formules et l’éventualité d’une fusion s’imposera donc en toute logique ....





Pour étayer ces propos on sait déjà que les mêmes acteurs économiques sont aux manettes des deux côtés avec Liberty Global, le groupe Discovery et Liberty Media. La seule incertitude qui plane encore, c'est "quand" interviendra cette croisée des chemins, que d’aucuns estiment inévitable, et c’est la grande question à suivre, évidemment ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © FIA - © Formula1
- © FormulaE - © AutoHebdo - © F1i - © Pierre Van Vliet





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