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samedi 4 février 2012

Rover P6 3500 S - 1970



ROVER P6 3500 S ….







L'entreprise a été fondée par James Starley et Josiah Turner en 1877 à Coventry au Royaume-Uni . L’activité commence par la construction de machines à coudre puis de bicyclettes à partir de 1869 . En 1888, Starley construisit une voiture électrique, mais sa production ne fut jamais lancée . Trois ans après le décès de Starley en 1901, elle commença à construire des automobiles sous la marque « Rover » avec le coupé Rover 8 . La production cessa en 1924 pour reprendre en 1947 pour la Land Rover . En 1967 Rover fusionne avec la Leyland Motor Company (British Motor Corporation) pour devenir British Leyland dont les difficultés de qualité de fabrication des années 1970 ruina les qualités intrinsèques des voitures . Au début des années 1980, l'usine de Solihull fut utilisée seulement pour la fabrication des Land Rover tandis que le reste de la gamme était produit dans les usines anciennement Austin et Morris de respectivement Longbridge et Cowley en Angleterre avec des moteurs Honda . Finalement, British Leyland fut renommé Rover Group et en 1994, BMW prit le contrôle de la société et développa la Rover 75, qui sortit en 1998 ….



La Rover P6 est un modèle de type berline produite par la marque Rover de 1963 à 1977 à Solihull en Angleterre qui a été élue Voiture Européenne de l'Année en 1964 . Trois série verront le jour baptisées 2000 puis 2200 et enfin 3500 en référence aux divers moteurs qui l’équiperont . C’est donc en Octobre 1963 que la P6 apparaît pour concurrencer principalement la Triumph 2000 sur le marché britannique . La P6 succède à la P5 qui a donné naissance à un des premiers coupés 4 portes du marché, bien avant que les allemands n’inventent le concept et le succès qui va avec . Pour cette nouvelle voiture, Rover a vu les choses en grand afin de marquer une rupture tant stylistique que technique avec les vieillissantes P4 et P5 . La carrosserie, un peu à la manière d’une Citroën DS, est fixée sur la structure monocoque afin de pouvoir remplacer facilement les panneaux voire de restyliser la voiture à moindre frais, chose qui ne s’est jamais produite, le design n’ayant presque pas évolué au fil des ans . Côté amortissement, la voiture a failli disposer d’une suspension hydropneumatique façon Citroën et pour la motorisation un flat 4 . A défaut, l’insolite Rover P6 a dû se contenter au lancement d’un 4 cylindre de 2.0 litres de cylindrée mais disposait toutefois de 4 freins à disque, chose assez rare à l’époque ….



La suspension de l’étonnante Rover P6 était cependant assez élaborée avec un bras en L qui se chargeait de transmettre les mouvements verticaux aux ressorts placés en position horizontale . Cette architecture, bien excentrique à l’époque, avait pour principal effet de libérer de la place en largeur . Un défaut toutefois lié à cette innovation, c’était la complexité du train arrière qui a eu pour fâcheuse conséquence de réduire le volume du coffre . Non content de snober le système métrique, les ingénieurs anglais ont trouvé un moyen peu conventionnel pour libérer l’espace dans le compartiment à bagages avec la roue de secours qui pouvait trouver sa place sur la malle arrière, l’inconscient collectif associera à jamais ce signe distinctif à cette voiture . L’habitacle intérieur est traité dans le plus pur style anglais dont on est coutumier avec des moquettes épaisses, du cuir de bonne qualité, du bois sur la planche de bord . Un salon roulant confortable et assez luxueux pourvu des meilleurs accessoires et équipements disponibles à l’époque, c’est ce qui caractérise le mieux l’insolite Rover P6 ....



Destinée à remplacer l'antique P4, la nouvelle Rover P6 marque un tournant dans la production anglaise de voitures familiales . Esthétiquement, elle rompt avec les canons de l'époque et techniquement, elle innove dans un bon nombre de domaines comme la suspension ou la motorisation . Elle reprend l'esthétique engagée dans un projet datant de 1960 appelé T4 et qui s'intéressait à la propulsion grâce à un moteur à turbine à gaz qui finalement ne sera pas retenu puisqu’elle sera dotée au début d’un classique 4 cylindre de 2 litres puis d’un 2,2 litres . La voiture est cependant très maniable, bien équilibrée et vraiment agréable à conduire ce qui fait qu’en définitive, la presse et la clientèle accueilleront très favorablement la nouvelle venue . Elle deviendra même tristement célèbre quelques années plus tard car c’est au volant de cette voiture que la Princesse Grace trouva la mort en 1982, suite à un AVC . Au total, 322 000 exemplaires de la Rover P6 furent produits à Solihull entre 1963 et 1976 avant que la SD1 et ses faux-airs de Ferrari Daytona ne lui succède ....



L’étonnante Rover P6 va donc adopter trois motorisations durant sa carrière . Un quatre cylindres de 2000 cc puis de 2200 cc et finalement un gros V8 . La voiture s’est dotée d’un V8 de 3500 cc à arbre à cames central en 1968, un bloc d’origine Buick qui a reçu quelques modifications pour l’occasion . Ce moteur délivre une puissance de 135 chevaux et un couple important qui lui offre des performances satisfaisantes pour une berline familiale imposante comme une vitesse de pointe d’environ 185 km/h et un 0 à 100 parcouru en environ 12 secondes . La transmission était assurée par une boite automatique à trois rapports ou au choix une boite manuelle à quatre rapports . Esthétiquement, durant sa carrière l’insolite P6 n’a que très légèrement évolué par des petits détails comme du vynile sur le pied central entre les portes avant et arrière, ou une calandre avant en plastique noir mat économie oblige . De nos jours la Rover P6 3500 S est devenu un modèle Vintage Classic plutôt recherché par les collectionneurs amateurs d’anglaises ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 3.5 Litres
  • Puissance : 135 chevaux
  • Vitesse : 185 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 12’’0






La « Rover P6 3500 S », c'est ça ...



La « Rover P6 3500 S », c'est ça ...





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lundi 19 décembre 2011

AC Aceca Bristol - 1960



AC ACECA BRISTOL ….







Fondée en 1904 par les frères Weller à West Norwood en angleterre, la compagnie prendra le nom d'Auto Carriers Ltd en 1911 puis d'AC Cars en 1922 . « AC » est donc une firme plus que centenaire qui a connue une vie chaotique jusqu'à la deuxième guerre mondiale . Les fondateurs quittaient le navire en 1922 . La firme était mise en liquidation en 1929, puis rachetée par les frères Hurlock . Jusqu'à la fin des années 30, AC se cantonne à la production d'utilitaires économiques . Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que la firme va diversifier sa gamme avec des petites berlines et des coupés sportifs . Dans la mémoire collective des passionnés d’automobiles, le nom d'AC est à jamais associé à celui de la Cobra, la voiture de sport des années 60 mue par un énorme V8 d'origine Ford . « AC Cars Group Ltd » est devenu avec le temps un petit constructeur automobile britannique, réputé aujourd'hui pour ses modèles sportifs ….



Au début des années 50, suite à la guerre, la reprise et dure et la firme se limite alors à donner un coup de jeune à des anciens modèles de 2 litres sérieusement datés techniquement . Afin de dynamiser cette gamme vieillissante, les nouveaux propriétaires proposèrent différentes versions sportives, en particulier le roadster AC Ace puis son dérivé en coupé, l’étonnante AC Aceca . L'Ace n'était pas une création originale de la firme AC . Ernie Bailey, le responsable de l'atelier carrosserie de AC, incita les frères Hurlock à s'intéresser au roadster fabriqué par un artisan local, John Tojeiro, un ingénieur britannique d'origine portugaise . La carrosserie du roadster Tojeiro était moderne d'aspect, et surtout plus légère que les productions d'AC . Les frères Hurlock proposèrent à John Tojeiro de lui racheter les droits de fabrication de son roadster . Le prototype fut exposé au salon de Londres en octobre 1953 . Par rapport à la voiture de Tojeiro, la silhouette était quelque peu remaniée, avec une calandre plus proéminente et des phares repositionnés . L’insolite AC Aceca était née ….



Lancé officiellement en 1954 au salon Earls Court, le coupé AC Aceca est habillé d’une séduisante carrosserie en aluminium (d’où un poids plume de 850 kilos) qui présente un certain air de famille avec l’Aston Martin DB Mk III . C’est donc un très élégant petit coupé fermé qui sera produit de 1954 jusqu'à 1963 . Il suit d’un an le roadster AC Ace avec lequel il partage la mécanique . Ce très Vintage Classic petit coupé 2 + 2 était une excellente routière construite à la main dans la grande tradition britannique . Une des caractéristique notable de la voiture a été le hayon à l'arrière, car cela faisait du coupé AC Aceca la deuxième voiture, après l'Aston Martin DB2 de 1953, à incorporer cet élément inhabituel sur une sportive à l’époque . Côté design, son concepteur John Tojeiro avait fait un excellent travail car le look général est très harmonieux avec ses courbes et ses bosses élégantes, mais la partie aérodynamisme n’avait pas été mise de côté pour autant . La partie châssis de la belle AC Aceca Bristol adoptait une structure similaire à celle de la Superleggera de l'italien Touring, reconnue pour son excellent rapport rigidité/poids ....



Pour la production du coupé AC Aceca Bristol, la firme s’est installé à Thames Ditton avec pour devise de ne pas transiger sur la qualité de fabrication de ses voitures, et cela avait un coût . A l’époque, l'Aceca était 50 % plus chère qu'une Jaguar XK 140, mais bien en deçà d'une Aston Martin DB 2/4 ses concurrentes directes ou du moins celles qu’elle vise . Elles bénéficient en série de freins à disques à l’avant, tandis qu’un overdrive complète l’équipement . La beauté de la voiture saute aux yeux avec ce subtil mélange de proportions soutenu par ces roues à rayons, elle est belle, élégante, mais aussi sportive et classe . L’habitacle du coupé AC Aceca est lui aussi très soigné, rien n’y manque, à la hauteur de la réputation britannique, placage de bois précieux, sellerie en cuir de couleur, moquettes confortables, même le tabeau de bord est complet et mis en valeur par un superbe volant en aluminium et jante en bois . Seule ombre au tableau, la mécanique du coupé AC Aceca dont la conception datait des années 20 montra rapidement ses limites en terme de puissance si bien que la petite firme britannique finit par s'approvisionner en moteurs chez Bristol à partir de mars 1956 ....



Dés 1957, le coupé AC Aceca Bristol reçoit le six cylindres Bristol de deux litres (1971 cm3) plus performant bien que sa distribution ne soit assurée que par un arbre à cames central . Alimenté par trois carburateurs Solex, il développe dorénavant plus de 130 chevaux et offre aux AC des performances alors enviables comme une vitesse de pointe d’environ 210 km/h . Le châssis AC fort bien conçu encaissait sans aucun problème le surplus de puissance . Le moteur Bristol bénéficiait à l'époque d'une excellente réputation . Extrapolée des BMW d’avant guerre et saisie au titre de prise de guerre, cette mécanique est construite par la division automobile de l’avionneur "Bristol Aeroplane Company", qui l’a retravaillée pour en augmenter la puissance . Il était usiné avec un soin extrême selon des normes identiques à celles de l'aéronautique, en utilisant les meilleurs matériaux du marché . Plus puissant que l’ancien moteur AC, il se révélait aussi plus adapté à la compétition automobile . La puissance du moteur du coupé AC Aceca Bristol évolua dans le temps, jusqu'à atteindre 140 chevaux . Très rapidement, il s'imposait dans la gamme, au détriment de l'ancienne mécanique AC ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 cylindres
  • Cylindrée : 1971 cm3
  • Puissance : 140 chevaux
  • Couple : 250 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 210 km/h







Le coupé « AC Aceca Bristol », c'est ça ...



Le coupé « AC Aceca Bristol », c'est ça ...





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lundi 17 octobre 2011

Jaguar Mark II - 1965



JAGUAR MK II ….







Comme les autres constructeurs britanniques, la firme Sidecars Swallow sort durement éprouvée de la Seconde Guerre mondiale . Un changement d’identité est la première des priorités car les initiales "SS" sont devenues très difficiles à porter et donc pénalisent le business . Sir William Lyons l’entreprenant homme d’affaire propriétaire de la firme décide de rebaptiser sa marque de la nouvelle appellation « Jaguar », du nom de l’un de ses modèles de 1938 . Il va même tenter un pari vraiment audacieux en donnant le feu vert pour la réalisation d’un très prometteur 6 cylindres et la conception d’un roadster sportif . Premier moteur de grande série disposant d’un double arbre à cames, ce bloc XK fera la gloire et la fortune de " Jaguar " . Puissant et robuste, capable de supporter de multiples évolutions, il va donner naissance à toute une dynastie de 6 cylindres capables de briller sur la piste du Mans ou de flâner paisiblement sous le soleil californien ….



Dans les années 50, Jaguar n'avait pas d'intermédiaire entre la sportive XK120 et l'exclusive et imposante Mark VII . C’est en 1957, alors que la firme est à son apogée après cinq succès aux 24 Heures du Mans, que l’idée de greffer le moteur XK sous le capot d’une berline voit le jour à Coventry . Les choses sont ensuite rondement menées, et la Jaguar Mk II est dévoilée au Salon de Londres, en octobre 1959 et commercialisée l’année suivante . C’est une berline de taille moyenne construite de 1959 à 1967, très prisée en compétition qui a notamment remporté le Tour de France automobile de 1960 à 1963 aux mains de Bernard Consten . Sans rompre avec les lignes de son aînée, elle apporte des améliorations incontestables dans le dessin . La première amélioration porte dans la lunette arrière agrandie . Des vitres de custode sont aménagées si bien que le montant arrière se montre très réduit . A l'avant, la calandre est légèrement modifiée et les feux additionnels sont rapprochés de la grille d'aération . Des clignotants ronds viennent parfaire la géométrie de ce nez . Ces modifications approchent la perfection esthétique si bien que la Jaguar Mk II deviendra une référence pendant de longues années, au point que, trente ans après sa disparition, elle a marqué les esprits, c’est une véritable Vintage Classic ….



Adhérant à la maxime de Sir William Lyons à savoir « Grâce, Rythme et Espace », l’étonnante Jaguar Mk II est effectivement une superbe berline confortable et performante . Mais il ne faut pas oublier le côté technique . La direction assistée est suffisamment précise, les freins à disques sont efficaces, le différentiel autobloquant est précieux et la boite Moss est bien étagée avec l'agrément de l'overdrive sur le dernier rapport . L'essieu rigide et les ressorts semi-elliptiques arrière ne sont même pas un handicap, car la tenue de route est excellente . Héritant de solutions éprouvées en compétition (carrosserie monocoque, quatre freins à disque), elle se distingue par la pureté de ses lignes . Affinée par rapport à ses pataudes aînées (montants moins épais, surface vitrée agrandie), cette berline compacte réussit néanmoins à dégager une irrésistible impression de fluidité . La proue, incrustée de la classique calandre ovoïde, est un subtil cocktail de douceur et d’agressivité tandis que l’arrière fortement bombé est d’une irrésistible sensualité . L’insolite Jaguar Mk II est une véritable réussite esthétique indéniable ....



La Jaguar Mk II qui a longtemps été considérée comme la reine des berlines se devait de posséder un habitacle généreux et d’une finition irréprochable . La marque l’a donc dotée des meilleurs fleurons de la tradition britannique, la ronce de noyer verni, le cuir Connolly pleine peau, la moquette épaisse et confortable ainsi que le chrome . Un véritable cocon laissant filtrer, juste ce qu’il faut, le feulement rauque du 6 cylindres . L'habitacle de ce salon roulant offre un festival dont profitent tous les sens . Si le regard et le toucher sont comblés par les boiseries, l'odorat ne se trouve pas moins flatté par le parfum du cuir . Les jambes trouvent généreusement leur place à l'avant comme à l'arrière, et le confort est quasiment parfait tant les sièges sont profonds . Le capot plongeant de la Jaguar Mk II offre une excellente visibilité qui s'étend sur les côtés et vers l'arrière grâce aux vitres en arc de cercle et à la lunette panoramique . Le regard tombe droit sur le compte-tours et le tachymètre, alors que le tableau de bord central regroupe les cadrans de température d'eau et de pression d'huile, ainsi que la jauge d'essence et l'ampèremètre ....



Pour ce qui est de la motorisation, la Jaguar Mk II est donc équipée de ce merveilleux moteur XK, plein de couple dès les plus bas régimes et qui avale les côtes aussi bien qu'il laisse sur place à peu près tout ce qui roule à l'époque . Ce nouveau moteur de 6 cylindres en ligne provenant de la XK150 est désormais d’une cylindrée de 3,8 litres équipé d’une culasse à 12 soupapes et alimenté par trois carburateurs Solex . Animée par cette ultime évolution qui développe en version "civile" quelques 220 chevaux à 5500 tr/min pour un couple de 325 Nm à partir de 3000 tr/min, la belle est aussi une vraie sportive . En dépit d’un poids frisant les 1 400 kg, elle s’offre un 220 km/h en pointe et abat le 0 à 100 km/h en 8”6 . Quelle santé ! Bien peu de sportives pures et dures sont capables de tels exploits en 1960 . Des performances exceptionnelles mais parfaitement exploitables grâce à un comportement très sain et un freinage des plus efficaces . Cette sportive déguisée en berline fit longtemps référence dans sa catégorie et seules de grosses BMW ou Mercedes feront mieux à l’aube des années soixante-dix . Néanmoins, aucune d’entre elles ne possédera jamais cette indéfinissable "touch of class" qui a fait entrer la divine Jaguar Mk II dans le domaine de l’exception ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 en ligne
  • Cylindrée : 3.8 Litres
  • Puissance : 220 chevaux à 5500 tr/min
  • Couple : 325 Nm à partir de 3000 tr/min
  • Vitesse : 220 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 8’’6







La « Jaguar MK II », c'est ça ...



La « Jaguar MK II », c'est ça ...





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samedi 8 octobre 2011

Peugeot HX1 - 2011



PEUGEOT HX1 ….







En 1810, les frères Jean-Pierre et « Jean-Frédéric Peugeot » transforment en fonderie et en laminoir le vieux moulin familial en mettant au point un procédé de laminage à froid qui va leur permettre de fabriquer un outillage de très haute qualité dont la réputation va se propager rapidement . A partir de 1881, « Peugeot » va commencer la fabrication de bicyclettes et en 1889, la construction du moteur Daimler dont ils avaient racheté les droits . La première automobile « Peugeot » qui était en fait un quadricycle verra le jour en 1890 ….



De nos jours, cette vénérable marque française plus que centenaire continue à s’illustrer en proposant une belle gamme de voitures attrayantes . Pour son prochain vaisseau amiral, la marque au Lion songe même à briser les codes du haut-de-gamme . Peugeot semble même résolu à tenter une incursion sur les hautes terres occupées par Audi, BMW, et Mercedes-Benz . La raison en est simple. La catégorie "premium" recèle toujours de belles promesses de croissance et de bénéfices, en Europe comme à l'export . Pour ce faire, le cahier des charges de la nouvelle voiture donnait pour mission de "réaliser un véhicule pouvant accueillir jusqu’à six personnes, tout en offrant un style fort, athlétique, efficient, et procurant des sensations de conduite unique . Peugeot dévoile son envie de développer de nouveaux « crossover premium » dotées de la motorisation HYbrid4 plug-in (rechargeable) . La surprise française est arrivée lors du dernier Salon de Francfort, elle est baptisée Peugeot HX1 ….



L’étonnante Peugeot HX1 est conçue pour imaginer des solutions futures dans de nombreux domaines de l’automobile du futur comme l’architecture, l’aérodynamique, la modularité, les équipements, l’ambiance et les matériaux intérieurs, et bien sûr, la motorisation . Elle est construite avec une architecture monocorps dotée de proportions atypiques la rendant sportive et élégante . Avec des lignes inspirées des modèles sochaliens les plus récents, elle se présente avec une aérodynamique peu conventionnelle et plutôt élancée . D'une longueur de 4,93 mètres pour 1,99 mètre de largeur et 1,37 mètres de hauteur, la HX1 obtient un Cx de 0,28 . Avec ses portières en élytre, éternel fantasme de designer, la belle tient vraiment de la voiture de rêve même si elle adopte la silhouette élégante d'un grand break monocorps savamment surbaissé . La marque souligne le rôle primordial de l'aérodynamique soigné dans les performances de premier ordre de la Peugeot HX1 qui met en œuvre toutes les astuces pour réduire son coefficient de traînée aérodynamique . Des volets mobiles se déploient selon la vitesse, au sommet du hayon comme entre les branches de ses jantes . Quant aux rétroviseurs, ils disparaissent au profit de caméras, bien moins encombrantes ....



L’insolite Peugeot HX1 propose la fameuse calandre "flottante" étrennée en série par la 508 et de feux en boomerang qui signent de manière indubitable le nouveau style de la marque, mais tout le reste apparaît nouveau . Des prises d'air magnifiées par du métal brossé et poli au déflecteur mobile de lunette arrière . Visiblement, les stylistes de l'équipe du designer Gilles Vidal ne se sont interdit aucune nouvelle voie d'exploration comme par exemple ces petits spoilers actifs situés sur la lunette arrière qui optimisent l'aérodynamique du véhicule en s'ouvrant une fois les 100 km/h dépassés . Ou aussi ces jantes dessinées en forme de turbine qui donnent également un effet de vitesse lorsque la voiture est en mouvement . Au final, esthétiquement, la voiture en impose . A l’avant, la calandre unique « flottante » et les projecteurs félins à LED rappellent l’emblème de la marque avec ce lion, fièrement apposé dans l’embouti du capot . Une signature visuelle que l’on retrouve également pour les feux arrière, dont la forme en boomerang accompagne le mouvement de la poupe . Quatre portes à ouverture inversée, en semi-élytre, s’ouvrent largement pour permettre aux passagers d'accéder facilement à l’habitacle de la superbe Peugeot HX1 ....



La Peugeot HX1 propose six places dans un luxe extrême . Elle utilise des matériaux haut de gamme (plancher et ébénisterie en chêne naturel incrusté de fibres optiques, métaux brossés, cuirs…) et des équipements modernes (afficheurs digitaux, écrans tactiles…). Les designers ont savamment travaillé sur la luminosité (spots de leds, stries rétro-éclairés par la lumière naturelle sur le pavillon …). La colonne de direction peut s’allonger électriquement, parallèlement au réglage du siège, afin de faciliter l’accessibilité . La jante du volant se resserre automatiquement lorsque la voiture passe en mode « cruising » pour un plus grand confort du conducteur . Enfin, l’écran multifonction central pivote, laissant uniquement les informations essentielles visibles sur sa tranche . A l’arrière, la console centrale regroupe un minibar ainsi qu’une machine à café, clin d’œil discret à l’histoire de Peugeot . Cette console se pare de marbre blanc de Carrare, artisanalement fraisé, qui participe à l’ambiance exclusive et moderne . Si besoin, deux sièges escamotables peuvent être configurée sur un rang central, grâce à un système de « sièges gigognes » . L'intérieur est très soigneusement fini avec des matériaux nobles comme du métal brossé, du cuir ou encore de la fibre optique . Les haut-parleurs logent dans les appuie-tête façon business classe . Les écrans tactiles abondent et l'éclairage d'ambiance mêle différentes sources lumineuses de fibre optique dans les panneaux de contre-porte et pavillon translucide gigantesque . Comment ne pas voir dans ces vastes à-plats de bois précieux, dans ce marbre de Carrare et dans ces mètres carrés de cuir cousu main l'expression d'une ambition légitime de faire du haut-de-gamme avec cette Peugeot HX1 ….



Le capot avant de la Peugeot HX1 abrite le désormais fameux système Hybrid4 déjà vu sur le 3008 et très prochainement disponible sur le nouveau 508 RXH . La motorisation propose donc le 4 cylindres Diesel 2.2 HDI bien connu de 150 kW (204 chevaux) qui trouve un renfort bienvenu en la personne d’un moteur électrique de 70 kW (95 chevaux) logé entre les roues arrière . La puissance combinée de ces deux moteurs atteint quelque 220 kW, soit 299 chevaux . Une nouvelle technologie permet aux 4 roues d’être motrices lorsque les deux moteurs fonctionnent ensemble ce qui équivaut à une transmission intégrale de type 4 x 4 . Elle permet aussi de rouler, à basses vitesses, en mode « zéro émission » avec le seul moteur électrique . Le tout est accouplé à une transmission automatique à 6 rapports . Le plus intéressant reste la consommation moyenne qui s'établit à 3,2 l/100 km en cycle mixte pour seulement 83 g/km de CO2 de rejet . L'autonomie en mode tout électrique n'est évidemment par étrangère à ces bons chiffres . Peugeot va encore plus loin dans l’efficience et propose la fonctionnalité « plug-in », des batteries lithium-ion qui peuvent être rechargées en branchant le véhicule sur une prise de courant 220 V standard . Ceci lui permet d’avoir un mode « ZEV » largement étendu, c’est-à-dire qu’il a la faculté de parcourir jusqu’à 30 km en propulsion 100 % électrique sans aucun rejet de CO2 ….




Caractéristiques techniques :

  • Motorisation : Hybrid4
  • Moteur thermique : 4 cylindres Diesel 2.2 HDI de 150 kW (204 chevaux)
  • Moteur électrique : 70 kW (95 chevaux)
  • Puissance totale : 299 chevaux
  • Batteries : lithium-ion
  • Cx : 0,28
  • Consommation : 3,2 l/100 km
  • Rejets : 83 g/km de CO2







La « Peugeot HX1 », c'est ça ...



La « Peugeot HX1 », c'est ça ...





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