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Tag - Berlinette

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jeudi 22 mars 2012

Volkswagen SP2 - 1972



VOLKSWAGEN SP2 ….







En ce début des années 1970, « Volkswagen » est confortablement installée en Amérique du Sud et en particulier au Brésil où la marque allemande écrase la concurrence avec sa Coccinelle, Variant et Brasilia . Cependant, l'amateur de véhicule sportif à tarif raisonnable ne trouve pas son compte avec les berlines allemandes car s'il est un segment où le groupe est distancé par les constructeurs locaux et étrangers, c'est bien celui des coupés . En effet, la gamme Volkswagen Do Brasil propose aux amateurs de coupés le joli Karmann Ghia, un véhicule sympathique mais manquant de mordant par rapport à la concurrence brésilienne en plein essor . Bien que se vendant de façon correcte sur le marché sud américain, le Karmann ne fait pas le poids face à la Puma de conception locale et à la Willys Interlagos, une Alpine A108 fabriquée sous licence . D'où l'idée de concevoir l'un de ces modèles, exclusivement réservé au marché sud-américain . La conception de la SP2 débute ainsi dès le mois de novembre 1970 . Son nom, SP pour Sao Paulo, évoque à lui seul les intentions de VW. La SP2 est l'un des coupés parmi les moins connus de la gamme historique de « Volkswagen », et pour cause, il ne fut vendu, entre 1972 et 1976, que sur le continent sud-américain, et surtout au Brésil ….



Construite sur une base de VW Variant, l’étonnante Volkswagen SP2 est officiellement présentée au public en 1971 . L'accueil est enthousiaste et les dirigeants de VW Brésil n'hésitent guère longtemps avant de lancer la production de série et les premiers exemplaires sortent en juin 1972 . Elle présente une silhouette qui est loin d'être innovante mais qui est plutôt séduisante et qui reprend le dessin de la face avant de la berline . Son long capot et son arrière ramassé lui donnent quelques airs de sportive italienne . La calandre est particulièrement tranchante, de même que la ligne de toit très basse . Le profil, quand à lui, présente des proportions plus classiques avec un long capot, un arrière ramassé, en quelque sorte la quintessence de la sportivité à une époque où les berlinettes à moteur central sont encore rares . Enfin la partie arrière ronde, fine et assez haute dégage un charme nerveux façon Jaguar type E en adéquation avec le reste de la carrosserie . L’insolite Volkswagen SP2 rassemble tous les ingrédients visuels d’une voiture de sport ….



Sur un panel de routes mixant nationales et départementales on se sent vite à l'aise au volant de la Volkswagen SP2 . La direction assez saine et les amortisseurs sport permettent d'enrouler les virages à un rythme soutenu sans mauvaises surprises, mais il apparaît vite que l'attaque à outrance n'est pas le domaine de prédilection du coupé brésilien . Ceci n'empêche pas le coupé VW de se comporter honorablement dans les enchaînements et de fournir son lot de sensations au pilote . Profitant de quelques lignes droites reposantes du fait d'une tenue de cap sans soucis, on peut jeter un œil à l'instrumentation dont les indications en portugais sont suffisamment rares pour être signalées . Toutefois, pas besoin de s'attarder des heures à surveiller l'état de la mécanique qui ne présente aucun signe inquiétant . Si la campagne permet de profiter des diverses qualités dynamiques de la SP2, la ville met en exergue ses qualités " sociales ", raison d'être du joli coupé . La Volkswagen SP2 laisse aux piétons le temps de cesser toute activité pour venir admirer ce " bolide " qui s'avère suffisamment exotique pour capter leur attention visuelle ....



A l'intérieur, VW a habillé la Volkswagen SP2 à la mode de l'époque et on retrouve l'ambiance typique des années 70 avec un tableau de bord en plastique sans fioritures et coloré de la même teinte que la carrosserie . Le tableau de bord dépouillé est exclusivement agencé pour le pilote, une batterie de cadrans tournés vers lui envahissent la console centrale . Le volant cuir sport à trois branches avec un rappel de couleur en haut et en bas s'intègre parfaitement et contribue à l'originale ambiance intérieure . Contrairement aux icônes européennes contemporaines, la SP2 n'hésite pas à se montrer joyeuse dans l'utilisation des couleurs pour l'habitacle et malgré le dépouillement de la SP2 un véritable charme se dégage de l'habitacle . A bord de cette VW on se sent vraiment dans une voiture de sport, ceci même avant d'avoir démarré . Les sièges, relativement confortables, ne permettent pas de nombreux réglages mais la garde au toit réduite (1158 mm de hauteur hors tout) impose de toute façon d'avoir le dossier très incliné et le style pilote de course est donc quasiment de rigueur pour s’installer au volant . Heureusement l'espace n'est pas compté et, aussi bien en largeur qu'en longueur, les grands gabarits arriveront à trouver une position correcte au volant de cette superbe berlinette Volkswagen SP2 ....



Pour ce qui est de la mécanique de la jolie Volkswagen SP2, le moteur est monté à l’arrière . C'était tout de même prévisible, il est en porte-à-faux comme une bonne vieille Coccinelle . Et s'il ne s'agit que d'un 4 cylindres à plat de 1700 cm3 de cylindrée issu du modèle Variant, il délivre un son classique Volkswagen agrémenté d'une forte connotation sportive . Sa puissance n'a rien de démoniaque puisque seuls 65 chevaux à 4600 trs/min sortent du bloc pour un couple maximale de 121 Nm à 3000 trs/min . Le couple du quatre à plat permet de démarrer sans soucis et de s'insérer facilement dans la circulation actuelle . Certes la poussée est loin d'être en rapport avec le niveau sonore ambiant, mais les performances permettent de se sentir à l'aise au milieu des véhicules plus récents . La transmission est assurée par une boite manuelle à quatre rapports qui s'en sort sans trop de problème grâce aux débattements courts du levier . Au final, la Volkswagen SP2 atteint une vitesse de pointe de 170 km/h, assez honorable pour l'époque . C’est un modèle exotique qui est devenu plutôt Vintage Classic avec le temps car sur une production totale de 10.205 exemplaires seulement 670 furent exportés vers l'Europe ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres à plat
  • Cylindrée : 1.7 Litres
  • Puissance : 65 chevaux à 4600 trs/min
  • Couple : 121 Nm à 3000 trs/min
  • Vitesse : 170 km/h






La « Volkswagen SP2 », c'est ça ...



La « Volkswagen SP2 », c'est ça ...





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vendredi 15 juillet 2011

Alpine A110-1600S - 1973



ALPINE A110 1600 S ….







Dans l'histoire de l'automobile française, la marque « Alpine » a cristallisé à elle seule quasiment toute la sportivité made in France . Les innombrables victoire de la marque en course ont même forgé la légende . Chez ce constructeur mythique, un modèle a fait une très grosse partie de la renommée de la firme à lui tout seul c’est la fameuse « Berlinette, l'aboutissement d'un rêve entamé en 1955 avec les premiers coaches sur base de 4 CV . La Berlinette bénéficie de tous les perfectionnements apportés aux différents modèles au cours du temps, ainsi elle dérive de l'Alpine A106 qui utilisait une base de Dauphine . La singularité de la Berlinette réside dans son concept . Une voiture de sport à peine aseptisée pour en faire une utilisation possible sur routes . L'opportunité offerte aux clients de l'époque (et même d'aujourd'hui) était formidable . On connaît la suite, la Berlinette a formé un foule innombrable de pilotes, a suscité des vocations et continue de briller de nos jours, quarante ans après sa première sortie ….



La berlinette Alpine, fut présentée pour la première fois au Salon de Paris en 1962, et l’on doit sa ligne au designer italien Michelotti . Elle a été produite à Dieppe, mais celle-ci n'était que partiellement nouvelle ne différant de la A108 que par son arrière redessiné afin de recevoir de plus gros moteur . La ligne de l'A110 n'évolua que très peu au cours de sa carrière . Ainsi lorsqu'est apparue le nouveau modèle « Alpine A110-1600 S » en 1970, seule la face avant avait légèrement évoluée, en adoptant deux paires de feux longues portées, bien utiles en compétition de nuit, lorsque l'on sait que les belles bleues écumaient (et continuent de le faire) les rallyes de France et d'Europe . Toujours fidèle à la technique du châssis-poutre et carrosserie en polyester, Jean Rédélé a encore amélioré la ligne de sa voiture . L'avant est conservé dans l'esprit mais quelques retouches fixent les traits du museau de manière définitive . L'arrière est agrandi pour recevoir le nouveau moteur de la R8 mais la ligne générale de la voiture est affinée sur l'arrière de manière à rétrécir la largeur par rapport à l'avant . L'équilibre esthétique de la voiture est ainsi fixé, et seules des retouches cosmétiques feront évoluer la ligne entre 1962 et 1977, avec notamment des élargisseurs d'ailes pour les versions les plus musclées . Pour réduire le coût de la voiture, on fait appel à une banque de pièces provenant principalement de chez Renault mais aussi de chez Peugeot, Citroën ou même NSU, au final la Berlinette est un véritable puzzle . En quinze années de carrière, la Berlinette a constamment évolué, principalement en réponse aux remarques des clients mais également parallèlement à la compétition . Ainsi, née avec seulement deux phares simples, la Berlinette est immortalisée par l'ajout en 1968 de deux longue portées supplémentaires, on note au passage que le diamètre des phares avant passe de 160 à 180 mm et le plexiglas qui les protège est fixé par trois vis et non plus une, les ailes sont élargies pour permettre le montage de jantes plus larges, l'étanchéité est améliorée, les écopes de freins sont agrandies, les baguettes chromées latérales sont raccourcies . Le meilleur compromis pour les puristes, c’est sans doute une Alpine A110-1600 S de 1970, étonnante et sportive ….



Très vite la Berlinette montre ses qualités en rallye et Renault comprend alors l'intérêt qu'elle représente pour le marketing . Elle est donc rapidement engagée dans le championnat international des constructeurs des voitures de rallye, qu’elle remporte avec à la clef bon nombre d'épreuves prestigieuses comme le rallye de Monte-Carlo . Quand on à une Alpine A110-1600S, on ne recherche pas le confort, l'espace, le silence . Cet engin diabolique dont on ne soupçonne pas la hargne est capable de vous emmener à plus de 200 km/h . Mais là n'est pas son principal atout. Pour jouir de cette voiture, il faut vous insérer à l'aide d'un chausse-pieds dans le minuscule habitacle étroit, inconfortable et mal fini, et caser vos jambes dans le tunnel . Vous avez l'impression d'une voiture-jouet avec une visibilité qui demeure très limitée, tout est minuscule, regroupé le plus près possible du pilote pour plus d'efficacité, le volant est lui aussi tout petit, mais qu'importe, l'essentiel est ailleurs, comme le démontre l'ergonomie pensée avant toute chose pour le pilotage . Le coffre à bagages ? Oubliez-le ! En effet, le compartiment arrière accueille le moteur, tandis que l'avant fait place au radiateur et à un réservoir d'essence supplémentaire . Pourtant, à la vue de ce joli coupé, rien ne laisse présager qu'il dispose d'un tempérament de feu . Elle dérive étroitement de la Renault 8 Gordini à qui elle emprunte les suspensions, les 4 freins à disques, les trains roulants, les feux arrière, ainsi que le concept du "tout à l'arrière". Cependant, pour le nouveau millésime cette Alpine A110-1600S a reçu quelques aménagements qui lui sont spécifiques . Le train avant demeure suspendu par des amortisseurs télescopiques de Renault 8 Gordini et des triangles suspendus, tandis qu'à l'arrière se trouve un demi-arbre oscillant équipé de 4 amortisseurs télescopiques et de deux ressorts hélicoïdaux ....



Avec un rapport poids/puissance avantageux de 5,72 kg/chevaux, les performances offertes par la belle Dieppoise demeurent aujourd'hui encore impressionnantes, d'autant plus que les sensations ne sont pas aseptisées ! Sportive pure et dure, la tonitruante Alpine A110-1600S n'épargne rien à ses deux occupants, pas même les bruits et les odeurs de la mécanique . Pas vraiment taillée pour l'autoroute elle n'exprime son talent que sur routes sinueuses, à condition toutefois de savoir piloter . La Berlinette vole de virage en virage à des vitesses folles . Sa direction directe et précise à crémaillère permet de placer idéalement la voiture en virage, et le train arrière, au carrossage ouvert à 3°, permet d'opérer de belles glissades afin de suivre le train avant . Si le châssis affûté permet une bonne tenue de route, il faut néanmoins avoir de sérieuses notions de pilotage, le pont autobloquant n'étant qu'une option, et la voiture étant d'un naturel survireur, surtout sur route mouillée . Le freinage de cette Alpine à 4 freins à disques est puissant, mordant et endurant, donc sécurisant . Mettez le contact. Un gros hurlement provient alors de l'arrière, ça y est le monstre respire, les vibrations vous arrivent jusqu'au bout des doigts, vous ressentez toutes les humeurs du quatre cylindres . La fibre dieppoise résonne comme un orchestre dans cette insolite Alpine A110-1600S . L'envoûtement est total . Belle, performante et terriblement efficace, c’est une sportive pure et dure comme on n'en fait hélas plus ....



Bien qu'étant un véhicule de rallye homologué pour la route, l'étonnante petite berlinette Alpine A110-1600S se montre relativement facile à entretenir, d'autant plus que l'électronique a oublié de s'inviter à bord . Pour le moteur, bien que pointu et poussé, ce dernier se montre fiable à condition d'être méticuleusement entretenu . Les vidanges devront être faites tous les 3000 km et la carburation réglée tous les 7000 km . Le moteur et la boîte mécanique à 5 rapports proviennent de la Renault 16 TS et sont maintenus comme la carrosserie par un treillis tubulaire . La mécanique d'une cylindrée de 1565 cm3 (1605 cm3 à partir de 1973) développe la bagatelle de 125 chevaux à 6000 tr/min et un couple maximum de 14,7 mkg à 5000 tr/min . A première vue il n'y a rien d'exceptionnel dirons les grincheux, sauf que la Berlinette ne pèse que 715 kg avec ses pleins et que donc le rapport poids/puissance lui est très favorable . On enclenche la première, la route n'attend que vous et vous n'attendez que ça . Ce petit moteur provenant de la série Renault à mangé du lion, toute sollicitation du pied droit est immédiatement satisfaite, la Berlinette bondit de virages en virages avec la même aisance. "Placez l'avant, l'arrière suivra", pour ce qui est de la tenue de route, elle tout bonnement incroyable . Au final, c’est un genre de voitures pour lesquelles il est périlleux de donner une cote, comme il n'existe pas deux Berlinette identiques, il ne peut pas y avoir de cote universelle . On considère que vu leur rareté et leur caractère exclusif elle sont entré dans le cercle très huppé des Vintage Classic . Une belle Alpine A110-1600S peut se négocier à plus de 50.000 euro, mais la côte peut aussi s'envoler pour des voitures ayant un palmarès ….



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 en ligne
  • Cylindrée : 1565 cm3
  • Puissance : 125 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 14,7 mkg à 5000 tr/min
  • Vitesse : 215 km/h






La berlinette « Alpine A110-1600S », c'est ça ...



La berlinette « Alpine A110-1600S », c'est ça ...





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samedi 9 janvier 2010

Les berlinettes Ferrari à V8 central



On ne présente plus la célèbre marque mythique italienne Ferrari dont je vous parle assez régulièrement sur ce blog (voir ici) . Tous les passionnés d’automobile connaissent plusieurs modèles de la marque tant elle à produit de voitures de rêve très enviées . Mais le commun des mortels connaît lui aussi le nom de Ferrari car il est entré dans la légende, même celui qui n’aime pas trop l’automobile connaît cette marque ….



Je me suis amusé pendant ces dernières vacances à relire pour le fun mes bouquins spécialisés sur la marque, et je me suis rendu compte d’une chose qui ne m’avait pas sauté aux yeux, depuis plus de quarante ans, Ferrari améliore sans cesse une berlinette à moteur V8 central . En fait, la berlinette à V8 central est le porte drapeau de la gamme de Maranello qui depuis plus de quarante ans propose ce modèle à une clientèle friande . Oh bien sur, les sublimes V12 sont eux aussi enviables, mais il n’empêche que la berlinette fait les plus grosses ventes . Et si c’était tout simplement l’alchimie parfaite entre sport et Grand Tourisme, quoi qu’il en soit, les ingénieurs font en sorte de faire évoluer la voiture environ tout les cinq ans . En plus de quarante ans , je n’ai en fait recensé que 8 versions différentes et encore la toute première s’était vu refuser le blason Ferrari ….



En fait la première de la lignée est sortie en 1967, c’était la toute première berlinette à moteur central pour la marque qui jusque la était habituée aux V8 ou V12 placés à l’avant . Le Commendatore en personne avait alors refusé que l’on badge cette berlinette à moteur V6 central de son blason . Finalement elle sortira flanquée du logo « "Dino" », et aujourd'hui elle est devenu cultissima, c’était la très célèbre Dino 206 GT . Depuis, cette fameuse "Dino" n’a cessé d’évoluer au fil des ans en sept modèles principaux dont voici les caractéristiques ….

1967 – DINO 206 GT (V6 – 180 ch- 230 km/h)
1975 – FERRARI 308 GTB (V8 – 240 ch- 252 km/h)
1985 – FERRARI 328 GTB (V8 – 270 ch- 263 km/h)
1989 – FERRARI 348 TB (V8 – 300 ch- 280 km/h)
1994 – FERRARI 355 BERLINETTA (V8 – 380 ch- 295 km/h)
1999 – FERRARI 360 MODENA (V8 – 400 ch- 300 km/h)
2004 – FERRARI 430 F (V8 – 490 ch- 315 km/h)
2009 – FERRARI 458 ITALIA (V8 – 570 ch- 325 km/h)


Une bien belle lignée de voiture fabuleuses qui avec le succès programmé de la dernière 458 Italia ne va pas s’arrêter et deviendra donc une sublime revanche pour la "Dino" injustement rejetée en son temps ….




La dernière de la lignée, c'est elle ...




La Ferrari 458 Italia ...





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