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Tag - Berlinette

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vendredi 15 juillet 2011

Alpine A110-1600S - 1973



ALPINE A110 1600 S ….







Dans l'histoire de l'automobile française, la marque « Alpine » a cristallisé à elle seule quasiment toute la sportivité made in France . Les innombrables victoire de la marque en course ont même forgé la légende . Chez ce constructeur mythique, un modèle a fait une très grosse partie de la renommée de la firme à lui tout seul c’est la fameuse « Berlinette, l'aboutissement d'un rêve entamé en 1955 avec les premiers coaches sur base de 4 CV . La Berlinette bénéficie de tous les perfectionnements apportés aux différents modèles au cours du temps, ainsi elle dérive de l'Alpine A106 qui utilisait une base de Dauphine . La singularité de la Berlinette réside dans son concept . Une voiture de sport à peine aseptisée pour en faire une utilisation possible sur routes . L'opportunité offerte aux clients de l'époque (et même d'aujourd'hui) était formidable . On connaît la suite, la Berlinette a formé un foule innombrable de pilotes, a suscité des vocations et continue de briller de nos jours, quarante ans après sa première sortie ….



La berlinette Alpine, fut présentée pour la première fois au Salon de Paris en 1962, et l’on doit sa ligne au designer italien Michelotti . Elle a été produite à Dieppe, mais celle-ci n'était que partiellement nouvelle ne différant de la A108 que par son arrière redessiné afin de recevoir de plus gros moteur . La ligne de l'A110 n'évolua que très peu au cours de sa carrière . Ainsi lorsqu'est apparue le nouveau modèle « Alpine A110-1600 S » en 1970, seule la face avant avait légèrement évoluée, en adoptant deux paires de feux longues portées, bien utiles en compétition de nuit, lorsque l'on sait que les belles bleues écumaient (et continuent de le faire) les rallyes de France et d'Europe . Toujours fidèle à la technique du châssis-poutre et carrosserie en polyester, Jean Rédélé a encore amélioré la ligne de sa voiture . L'avant est conservé dans l'esprit mais quelques retouches fixent les traits du museau de manière définitive . L'arrière est agrandi pour recevoir le nouveau moteur de la R8 mais la ligne générale de la voiture est affinée sur l'arrière de manière à rétrécir la largeur par rapport à l'avant . L'équilibre esthétique de la voiture est ainsi fixé, et seules des retouches cosmétiques feront évoluer la ligne entre 1962 et 1977, avec notamment des élargisseurs d'ailes pour les versions les plus musclées . Pour réduire le coût de la voiture, on fait appel à une banque de pièces provenant principalement de chez Renault mais aussi de chez Peugeot, Citroën ou même NSU, au final la Berlinette est un véritable puzzle . En quinze années de carrière, la Berlinette a constamment évolué, principalement en réponse aux remarques des clients mais également parallèlement à la compétition . Ainsi, née avec seulement deux phares simples, la Berlinette est immortalisée par l'ajout en 1968 de deux longue portées supplémentaires, on note au passage que le diamètre des phares avant passe de 160 à 180 mm et le plexiglas qui les protège est fixé par trois vis et non plus une, les ailes sont élargies pour permettre le montage de jantes plus larges, l'étanchéité est améliorée, les écopes de freins sont agrandies, les baguettes chromées latérales sont raccourcies . Le meilleur compromis pour les puristes, c’est sans doute une Alpine A110-1600 S de 1970, étonnante et sportive ….



Très vite la Berlinette montre ses qualités en rallye et Renault comprend alors l'intérêt qu'elle représente pour le marketing . Elle est donc rapidement engagée dans le championnat international des constructeurs des voitures de rallye, qu’elle remporte avec à la clef bon nombre d'épreuves prestigieuses comme le rallye de Monte-Carlo . Quand on à une Alpine A110-1600S, on ne recherche pas le confort, l'espace, le silence . Cet engin diabolique dont on ne soupçonne pas la hargne est capable de vous emmener à plus de 200 km/h . Mais là n'est pas son principal atout. Pour jouir de cette voiture, il faut vous insérer à l'aide d'un chausse-pieds dans le minuscule habitacle étroit, inconfortable et mal fini, et caser vos jambes dans le tunnel . Vous avez l'impression d'une voiture-jouet avec une visibilité qui demeure très limitée, tout est minuscule, regroupé le plus près possible du pilote pour plus d'efficacité, le volant est lui aussi tout petit, mais qu'importe, l'essentiel est ailleurs, comme le démontre l'ergonomie pensée avant toute chose pour le pilotage . Le coffre à bagages ? Oubliez-le ! En effet, le compartiment arrière accueille le moteur, tandis que l'avant fait place au radiateur et à un réservoir d'essence supplémentaire . Pourtant, à la vue de ce joli coupé, rien ne laisse présager qu'il dispose d'un tempérament de feu . Elle dérive étroitement de la Renault 8 Gordini à qui elle emprunte les suspensions, les 4 freins à disques, les trains roulants, les feux arrière, ainsi que le concept du "tout à l'arrière". Cependant, pour le nouveau millésime cette Alpine A110-1600S a reçu quelques aménagements qui lui sont spécifiques . Le train avant demeure suspendu par des amortisseurs télescopiques de Renault 8 Gordini et des triangles suspendus, tandis qu'à l'arrière se trouve un demi-arbre oscillant équipé de 4 amortisseurs télescopiques et de deux ressorts hélicoïdaux ....



Avec un rapport poids/puissance avantageux de 5,72 kg/chevaux, les performances offertes par la belle Dieppoise demeurent aujourd'hui encore impressionnantes, d'autant plus que les sensations ne sont pas aseptisées ! Sportive pure et dure, la tonitruante Alpine A110-1600S n'épargne rien à ses deux occupants, pas même les bruits et les odeurs de la mécanique . Pas vraiment taillée pour l'autoroute elle n'exprime son talent que sur routes sinueuses, à condition toutefois de savoir piloter . La Berlinette vole de virage en virage à des vitesses folles . Sa direction directe et précise à crémaillère permet de placer idéalement la voiture en virage, et le train arrière, au carrossage ouvert à 3°, permet d'opérer de belles glissades afin de suivre le train avant . Si le châssis affûté permet une bonne tenue de route, il faut néanmoins avoir de sérieuses notions de pilotage, le pont autobloquant n'étant qu'une option, et la voiture étant d'un naturel survireur, surtout sur route mouillée . Le freinage de cette Alpine à 4 freins à disques est puissant, mordant et endurant, donc sécurisant . Mettez le contact. Un gros hurlement provient alors de l'arrière, ça y est le monstre respire, les vibrations vous arrivent jusqu'au bout des doigts, vous ressentez toutes les humeurs du quatre cylindres . La fibre dieppoise résonne comme un orchestre dans cette insolite Alpine A110-1600S . L'envoûtement est total . Belle, performante et terriblement efficace, c’est une sportive pure et dure comme on n'en fait hélas plus ....



Bien qu'étant un véhicule de rallye homologué pour la route, l'étonnante petite berlinette Alpine A110-1600S se montre relativement facile à entretenir, d'autant plus que l'électronique a oublié de s'inviter à bord . Pour le moteur, bien que pointu et poussé, ce dernier se montre fiable à condition d'être méticuleusement entretenu . Les vidanges devront être faites tous les 3000 km et la carburation réglée tous les 7000 km . Le moteur et la boîte mécanique à 5 rapports proviennent de la Renault 16 TS et sont maintenus comme la carrosserie par un treillis tubulaire . La mécanique d'une cylindrée de 1565 cm3 (1605 cm3 à partir de 1973) développe la bagatelle de 125 chevaux à 6000 tr/min et un couple maximum de 14,7 mkg à 5000 tr/min . A première vue il n'y a rien d'exceptionnel dirons les grincheux, sauf que la Berlinette ne pèse que 715 kg avec ses pleins et que donc le rapport poids/puissance lui est très favorable . On enclenche la première, la route n'attend que vous et vous n'attendez que ça . Ce petit moteur provenant de la série Renault à mangé du lion, toute sollicitation du pied droit est immédiatement satisfaite, la Berlinette bondit de virages en virages avec la même aisance. "Placez l'avant, l'arrière suivra", pour ce qui est de la tenue de route, elle tout bonnement incroyable . Au final, c’est un genre de voitures pour lesquelles il est périlleux de donner une cote, comme il n'existe pas deux Berlinette identiques, il ne peut pas y avoir de cote universelle . On considère que vu leur rareté et leur caractère exclusif elle sont entré dans le cercle très huppé des Vintage Classic . Une belle Alpine A110-1600S peut se négocier à plus de 50.000 euro, mais la côte peut aussi s'envoler pour des voitures ayant un palmarès ….



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 en ligne
  • Cylindrée : 1565 cm3
  • Puissance : 125 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 14,7 mkg à 5000 tr/min
  • Vitesse : 215 km/h






La berlinette « Alpine A110-1600S », c'est ça ...



La berlinette « Alpine A110-1600S », c'est ça ...





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samedi 9 janvier 2010

Les berlinettes Ferrari à V8 central



On ne présente plus la célèbre marque mythique italienne Ferrari dont je vous parle assez régulièrement sur ce blog (voir ici) . Tous les passionnés d’automobile connaissent plusieurs modèles de la marque tant elle à produit de voitures de rêve très enviées . Mais le commun des mortels connaît lui aussi le nom de Ferrari car il est entré dans la légende, même celui qui n’aime pas trop l’automobile connaît cette marque ….



Je me suis amusé pendant ces dernières vacances à relire pour le fun mes bouquins spécialisés sur la marque, et je me suis rendu compte d’une chose qui ne m’avait pas sauté aux yeux, depuis plus de quarante ans, Ferrari améliore sans cesse une berlinette à moteur V8 central . En fait, la berlinette à V8 central est le porte drapeau de la gamme de Maranello qui depuis plus de quarante ans propose ce modèle à une clientèle friande . Oh bien sur, les sublimes V12 sont eux aussi enviables, mais il n’empêche que la berlinette fait les plus grosses ventes . Et si c’était tout simplement l’alchimie parfaite entre sport et Grand Tourisme, quoi qu’il en soit, les ingénieurs font en sorte de faire évoluer la voiture environ tout les cinq ans . En plus de quarante ans , je n’ai en fait recensé que 8 versions différentes et encore la toute première s’était vu refuser le blason Ferrari ….



En fait la première de la lignée est sortie en 1967, c’était la toute première berlinette à moteur central pour la marque qui jusque la était habituée aux V8 ou V12 placés à l’avant . Le Commendatore en personne avait alors refusé que l’on badge cette berlinette à moteur V6 central de son blason . Finalement elle sortira flanquée du logo « "Dino" », et aujourd'hui elle est devenu cultissima, c’était la très célèbre Dino 206 GT . Depuis, cette fameuse "Dino" n’a cessé d’évoluer au fil des ans en sept modèles principaux dont voici les caractéristiques ….

1967 – DINO 206 GT (V6 – 180 ch- 230 km/h)
1975 – FERRARI 308 GTB (V8 – 240 ch- 252 km/h)
1985 – FERRARI 328 GTB (V8 – 270 ch- 263 km/h)
1989 – FERRARI 348 TB (V8 – 300 ch- 280 km/h)
1994 – FERRARI 355 BERLINETTA (V8 – 380 ch- 295 km/h)
1999 – FERRARI 360 MODENA (V8 – 400 ch- 300 km/h)
2004 – FERRARI 430 F (V8 – 490 ch- 315 km/h)
2009 – FERRARI 458 ITALIA (V8 – 570 ch- 325 km/h)


Une bien belle lignée de voiture fabuleuses qui avec le succès programmé de la dernière 458 Italia ne va pas s’arrêter et deviendra donc une sublime revanche pour la "Dino" injustement rejetée en son temps ….




La dernière de la lignée, c'est elle ...




La Ferrari 458 Italia ...





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lundi 16 février 2009

Alpine 210 RS

ALPINE 210 RS ….





Par ordre alphabétique, dans ce nouveau dossier sur les « GT Supercars » vient tout naturellement la marque « Alpine » firme française créée à Dieppe en 1955 par Jean Rédélé, à l'époque simple concessionnaire Renault,dont il était impensable de ne pas parler . Depuis, Jean Rédélé est décédé en Août 2007, à l'âge de 85 mais sa passion à fait de la mythique berlinette quasiment la seule GT sportive que la France n’est jamais possédé . Dès 1960, Alpine présente la A 108 en version berlinette . C'est sous cette appelation que l'on connait le mieux l’Alpine, à un tel point que les suivantes A 110 seront simplement appelées "Berlinette" . Ces voitures vont subir de nombreuses modifications et améliorations au fil des ans si bien qu’elles vont devenir terriblement performantes pour finir dans les années 70 par remporter une moisson de victoires en courses des plus enviable . Plusieurs grandes classiques et plusieurs titres de champion du monde vont ainsi construire un palmarès qui va faire la renommée internationale de la firme ….



En 1973, Renault devient majoritaire dans la société Alpine dont Jean Rédélé reste cependant le PDG . La marque gagne encore de nombreux rallyes et propose son nouveau modèle la A 310 . Mais les années 80 et la politique de Renault vis à vis d’Alpine lui seront fatales, presque toute compétition est stoppée, et il faut attendre 1985 pour voir apparaître enfin un nouveau modèle, la GTA qui est accueillie (à tort ou à raison) d’un mauvais œil par les puristes lui reprochant un intérieur qui pouvait choquer malgré le réel progrès dans la qualité de la finition . Dans les années 90, alors que tout le monde pense qu’Alpine est mort, la firme présente à Genève la toute nouvelle A 610 qui redonne un peu d’espoir d’autant plus que cette voiture est fantastique tant sur le plan des performances et de la tenue de route que de la finition ou du confort ….



La politique de Renault vis à vis d’Alpine est longtemps restée floue si bien qu’au milieu des années 90, Alpine disparaît du marché laissant des milliers de passionnés orphelins, car si Renault a permis de sauver la société des automobiles Alpine-Renault, il n’a pas sauvé la marque Alpine même si l’usine existe encore car elle ne produit plus que des Mégane cabriolet et autres Clio 16V . Triste fin pour la seule marque française qui offrit tout de même à Renault, entre autre, deux titres de champion du monde des rallyes et une superbe victoire au 24 Heures du Mans, cette grande classique de l’endurance enviée par tous les grands constructeurs ....



Définitivement enterré le concept de la berlinette Alpine qui a fait les beaux jours de nombre de passionnés dans les rallyes les plus prestigieux, peut-être pas ! En effet après tant d’années, Renault aurait le projet d'une nouvelle Alpine pour occuper le créneau du "petit coupé sportif sympathique" cher aux passionnés nostalgiques des anciennes Alpine qui seraient aux anges . Le projet semble assez avancé car on parle déjà d’une motorisation quatre cylindres turbo d’une puissance de 200 chevaux . On lui aurait même déjà trouvé un nom, la 210 RS et des photos du prototype nous dévoilent une allure qui bien que furieusement moderne, reprend de nombreux gênes stylistiques de ses ancêtres, et bien que le prix ne soit pas encore établi, (on parle d'une voiture autour de 30000€), on en rêve déjà ....



Caractéristiques techniques connues :

  • 4 cylindres turbo
  • 200 ch – 250 km/h
  • 0 à 100 : ??
  • 1000 m D.A : ??






L'Alpine A110 en rallye, c'était ça ...



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