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vendredi 23 mars 2018

Giacinto Ghia Carrosserie






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La Carrosserie Ghia est une des plus anciennes entreprise italienne de design de voitures et de réalisation de carrosseries spécifiques automobiles créée en 1915 à Turin, par Giacinto Ghia. Né à Turin en 1887 Giacinto Ghia était un entrepreneur qui avait commencé sa carrière dans le domaine de l'automobile en tant que pilote d'essai chez Rapid et Diatto ....


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Ghia est l’un des grands noms de la carrosserie italienne qui a connu une histoire parfois difficile, mais a signé de nombreux chefs d’œuvres automobiles, tout en employant les plus grands designers. Pendant la première guerre mondiale dans son modeste atelier, il réalise ses premières carrosseries sur des châssis Seat, Itala et Diatto. Au lendemain du conflit, son affaire prospère et au cours des années vingt, l’entreprise s’est constituée une clientèle de riches particuliers en se spécialisant dans les voitures sportives mais aussi en répondant aux commandes des usines Scat, Fiat, Lancia et Spa. A ces partenariats s’ajoutent d’autres collaborations notamment avec Alfa Romeo ....





Avec Giugiaro, Italdesign, Touring, Pininfarina et Bertone, Ghia est l’autre grand de la carrosserie italienne. C’est également l’une des plus anciennes maisons de la péninsule, dont l’histoire foisonnante et complexe, voire chaotique, apparaît d’une grande richesse. Un parcours étonnant qui prend l’allure d’un roman, où, de Mario Revelli à Giorgietto Giugiaro en passant par Michelotti, Frua, Boano et Exner, se croisent quelques-uns des plus grands créateurs du design automobile. Avec pour conséquence une production en forme d’inventaire à la Prévert, où voisinent des modèles aussi divers que la Maserati Ghibli, la Volkswagen Karmann-Ghia ou les Chrysler construites en collaboration avec Detroit ....





Au début de l'activité, dans le domaine du design, Ghia entretient des relations privilégiées avec le comte Mario Revelli de Beaumont. Remarquable concepteur et designer au style novateur, ce dernier exercera une profonde influence sur le style de la maison au cours des années trente, notamment avec la vogue du style aérodynamique. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’usine turinoise est détruite par les bombardements. Quand Giacinto Ghia meurt subitement en 1944, la direction de l’entreprise revient à Mario Felice Boano, désigné dans son testament par le fondateur de l’entreprise. ....





A partir de 1948, la Carrosserie Ghia va fabriqué des modèles sur des châssis Fiat. En 1950, Luigi Segre est nommé directeur de l'entreprise et, à cette époque, les prototypes de Lancia Aurelia et Simca-Abarth sont construits. Notons également la réalisation de carrosserie hors-série sur les châssis Delahaye, Bentley et Talbot. Sous la direction de Luigi Segre , entre 1953 et 1963, de nombreuses firmes étrangères commandèrent des modèles chez Ghia, tels que Ford ou Lincoln mais aussi Volkswagen ou Volvo. Chrysler et son concepteur Virgil Exner est devenu un partenaire proche pendant 15 ans, et il y a même quelques Ferrari qui vont voir le jour à cette époque ....





Après la mort de Luigi Segre en 1963, la Carrosserie Ghia fut vendu trois ans plus tard, en 1966, à l'homme d'affaire Ramfis Trujillo, puis en 1967 à la société "Rowan Controller Co." en nommant l'Argentin Alejandro De Tomaso comme président et directeur général de l'usine de carrosserie italienne. Pendant ces années Ghia présentera divers modèles pour De Tomaso, Iso, Maserati, Simun, Oldsmobile, Isuzu, Fiat, Bugatti, Plymouth, Renault ou Lancia. C'est l'époque ou Ghia avait acquis l'importance et les dimensions d'une grande industrie, avec des activités et des intérêts qui englobaient tous les secteurs de l'activité, de l'étude des «voitures de rêve» aux projets de modèles de série, ou de véhicules spéciaux à la construction en série de carrosseries pour des tiers ....





En 1970, la société «Rowan Controller Co.» a vendu l'entreprise, laissant à Ford 80% des actions et les 20% restants à Alejandro De Tomaso, qui a conservé son poste de président de la société jusqu'en 1972, année dans lequel il a donné ses 20% à Ford. Coïncidant avec le démarrage de cette nouvelle propriété, Ghia a développé une voiture qui était très populaire, la De Tomaso Pantera, avec des mécaniciens Ford. Depuis 1972, les stylistes Ghia ont travaillé presque exclusivement pour Ford. À partir de 1973, le nom de Ghia est devenu le meilleur niveau de finition de Ford dans sa gamme de modèles grand public. La tendance a commencé en Europe ( Granada, Capri, Cortina, Escort, Fiesta, et plus tard Sierra, Orion, Scorpion, Mondeo, Focus ont tous eu des niveaux Ghia), mais s'est rapidement répandue dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Australie ....

Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Carrosserie Ghia
© - YouTube © - Motorlegend



La mythique Volkswagen Karmann Ghia ...



La superbe Renault Floride Ghia ...





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vendredi 12 janvier 2018

Bizzarrini Manta - 1968







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La firme Bizzarrini était un petit fabricant italien d'automobiles indépendant fondé en 1964 par Giotto Bizzarrini un ancien ingénieur en chef chez Alfa Romeo, Ferrari et ISO. La société a construit et développé dans son usine de Livourne un petit nombre de voitures de sport et de course remarquables et très avancées pour l'époque avant de cesser toute activité en 1969. Dans les années 2000, la marque Bizzarrini a été rachetée par un nouveau propriétaire et relancée. En 2012, à l'occasion de l'inauguration du nouveau campus de Design de l'Université de Florence à Calenzano, le Professeur Giotto Bizzarrini a reçu le titre de docteur Honoris Causa en Design Industriel ....





La voiture qui fait l'objet de cet article est un modèle assez méconnu de la marque Bizzarrini. En effet, l'histoire de la Bizzarrini Manta commence en 1967, lorsque Giorgetto Giugiaro, qui venait de quitter Ghia, décida de fonder sa propre société Italdesign. Ayant besoin d'un châssis pour réaliser son premier show-car, il contacta alors Giotto Bizzarrini, qui lui proposa l’exceptionnelle Bizzarrini P538 qui avait participé aux 24 Heures du Mans en 1966. La sublime Manta venait de naitre et conservera l'écusson Bizarrini ....





Tout juste âgé de 30 ans, Giugiaro a pourtant une riche carrière derrière lui avec cinq ans passé chez Bertone et deux ans chez Ghia pour qui il aura travaillé sur l'Alfa Romeo Guilia Sprint Gt, l'Iso Grifo, la Lamborghini Miura, la De Tomaso Mangusta ou la Maserati Ghibli. Pour sa nouvelle création, cette superbe Bizzarrini Manta il va encore frapper un grand coup. Dévoilée au salon de Turin en 1968, cette magnifique GT supercar se caractérise par sa ligne monocorps radicale. Le dessin est très pur, avec une seule ligne continue intégrant capot et pare-brise, avec un angle de 15° seulement, et un arrière quasiment horizontal dans le prolongement du pavillon. Malgré la hauteur réduite, la surface du vitrage est importante, et dans un souci de visibilité, l’avant est doté de persiennes vitrées. Le moteur est lui aussi abrité sous une grande vitre ....





L'étonnante berlinette Bizzarrini Manta est donc basée sur un châssis de course en provenance directe de l'Iso Grifo Competizione. Si le bas de caisse se donne un côté industriel, un peu décalé par rapport au reste du dessin très épuré, il faut reconnaitre que le design d'ensemble est une réussite esthétique indéniable. Le mérite en reviens à Giugiaro qui a réussi à concevoir une très élégante carrosserie entièrement en aluminium pour habiller au mieux ce châssis tubulaire de compétition déjà existant et cela sans aucunes modifications importantes ....





L'insolite Bizzarrini Manta destinée au départ à la compétition est donc assez sophistiquée au niveau des suspensions. En fait elle dispose de ce qui se faisait de mieux à l"époque, à savoir des triangles de suspension avant et arrière à double ressorts hélicoïdaux qui reçoivent des amortisseurs tubulaires et une barre anti-roulis. La voiture est très compacte et maniable avec ses 4.13 mètres de longueur, 1.85 mètres de largeur, 1.05 mètres de hauteur et son empattement de 2.50 mètres. Le freinage est confiè à quatre freins à disques ventilés de gros diamètres. Avec son moteur placé en position longitudinale centrale-arrière, la tenue de route est excellente ....





L'habitacle intérieur de la Bizzarrini Manta se caractérise par ses trois places frontales avec volant médian, c'est un agencement étrange qui assied le conducteur au milieu avec un passager de chaque côté. En effet on trouve une disposition très inhabituelle de trois passagers de front, avec le conducteur au centre. Le tableau de bord se trouve lui aussi fatalement d'une conception insolite avec les compteurs reportés de chaque côté du volant. Pour le reste tout est beaucoup plus classique avec du cuir sur les sièges et des moquettes de couleur différentes pour égayer l'ensemble ....





Pour ce qui est de la mécanique, la Bizzarrini Manta n'a subit aucune modification importante par rapport au châssis de l'Iso Grifo sur laquelle elle est basée. Elle est donc équipée du moteur V8 Chevrolet Small Block d’origine GM de 5359 cm³ qui développe 400 chevaux à 5800 tr/min alimenté par 4 carburateurs Weber 45 DCOE. La transmission est de type propulsion avec des roues arrières motrices et une boîte de vitesses ZF manuelle à 5 rapports avec un embrayage monodisque à sec. Cet engin offre donc des performances très élevées à la voiture avec son faible poids qui permet une vitesse de pointe avoisinant les 325 km/h ce qui pour l'époque est plutôt remarquable ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : V8 Chevrolet
  • Cylindrée : 5359 cm³
  • Puissance : 400 cv à 5800 tr/min
  • Transmission : Propulsion avec boite ZF à 5 rapports
  • Vitesse : Environ 325 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Bizzarrini - © Blenheim




La Bizzarrini Manta - 1968 ...








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vendredi 17 mars 2017

Le Salon de l'Auto Journal Magazine






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L'Auto-Journal est un magazine généraliste bimensuel consacré à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant en compagnie de Jean-Marie Balestre et dirigé par Gilles Guérithault. Il fut revendu en 1994 à l'éditeur anglais EMAP et racheté douze ans plus tard par le groupe de presse italien Mondadori. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l'éditeur allemand Springer. Outre les parutions bimensuelles, l’Auto-Journal possède aussi une autre édition spécialisée consacrée aux véhicules 4×4 et fait également paraître régulièrement des hors-série dont l'incontournable numéro annuel " Spécial Salon " très attendu ....


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Le tout premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal paraît en septembre 1951 et donc aujourd'hui il en est à sa 65ième édition. C'est devenu un genre de bible sur l'automobile, et tout amateur de belles mécaniques se doit de collectionner d'une année sur l'autre cette publication, qui constitue depuis 1951 une référence absolue incontestée. À une époque où la tenue de route des voitures, dans la France d'après-guerre, était aléatoire, ce magazine a été le premier à tester en conditions réelles les voitures. Les essais, très détaillés et fort bien écrits, menés par le célèbre essayeur André Costa, constituent aujourd'hui une référence pour les passionnés qui y trouvent une mine d'informations sur les automobiles d'autrefois ....





Dès ce premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, les dessins des voitures étaient alors réalisés par le spécialiste et historien de l'automobile très réputé René Bellu. La rubrique « Le point de vue de Madame », écrite par deux femmes, Marianne Antoine et Florence Rémy, constitue à elle seule un morceau de bravoure journalistique. Ce premier numéro qui compte 84 pages est imprimé au format 235 x 310. L'équipe de journalistes, anonyme à l'époque puisqu'elle signe « la rédaction », met déjà en avant son objectivité et son impartialité, ce qui dans ces années la n'était pas une évidence dans le petit monde de la presse automobile ....





Les sujets traités dans les anciens numéros du magazine Le Salon de l'Auto-Journal sont en grande majorité des essais des automobiles françaises courantes de l'époque comme par exemple les Citroën, Rosengart, Renault, Panhard, Simca, Peugeot, Ford, ou Hotchkiss. Les autres automobiles, celles de prestige comme les Salmson, Talbot, ou Delahaye, ainsi que les cabriolets et les utilitaires légers, font l'objet d'articles un peu moins détaillés. Seulement quelques pages sont réservées à un petit panorama des automobiles étrangères, mais ce sujet reste encore marginal faute d'ouverture des frontières, ainsi qu'au détail des tarifs des voitures françaises ....





Depuis l'édition de 1953 du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, la pagination augmente à 100 pages, et la couverture adopter la couleur avec de fort belles illustrations de dessinateur célèbres comme Rémi Réhault, Géo Ham, ou René Ravault. Les bancs d'essais commencent à s'intéresser désormais aux voitures étrangères comme les Kaiser, Aston Martin, Jaguar ou Porsche. Quelques paragraphes traitent aussi de voitures plus marginales, comme les Gordini, Cunningham, Muntz, ou Pegaso. Dans les années 70, c'est désormais du 50/50 car la moitié du numéro est consacrée aux voitures françaises, l'autre aux voitures étrangères. L'édition du magazine se distingue maintenant par sa reliure à dos carré et la pagination qui augmente à 196 pages. La couleur gagne une nouvelle fois du terrain et la revue se veut d'un millésime à l'autre de plus en plus complète ....





Dés les années 80, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal adopte un nouveau format de 255 x 340 tandis que son nombre de pages passe à 280. Les productions des " petits pays " sont maintenant analysées avec force détails, qu'il s'agisse de l'Afrique du Sud, de l'Australie, ou du Brésil. La revue adopte une maquette encore mieux structurée. La couleur gagne encore du terrain et les constructeurs sont présentés par pays, puis par ordre alphabétique au sein de chaque pays. Tous les commentaires et les caractéristiques sont plus détaillés que jamais. Chaque marque est désormais séparée de la suivante par une bande noire dans laquelle s'inscrivent le nom et l'adresse du constructeur. Le magazine prend une longueur d'avance qu'il gardera longtemps sur les titres concurrents. L'amateur trouve désormais toutes les informations qu'il recherche sur tel ou tel modèle, d'une année sur l'autre ....





Dans les années 90 à 2000, avec l'ère de l'informatique et aussi du numérique, la photographie couleur envahie elle aussi le magazine Le Salon de l'Auto-Journal. L'éclectisme des sujets traités en dehors de l'inventaire des automobiles en lui-même devient plus intéressant avec les nouveautés techniques, le sport automobile, les breaks, les voitures de demain. On apprécie spécialement les pages consacrées aux carrosseries spéciales réalisées par des carrossiers-designers comme, Vignale, Frua, Pininfarina, Bertone, Ghia ou Zagato. Plusieurs nouveaux sujets de nature très différente sont abordés comme les véhicules tout-terrain, la technique moderne, les voitures de ceux qui nous gouvernent, les dimensions des breaks, les voitures pour salons " concept car ". Quelques articles sont aussi consacrées à une description des principaux types de moteurs qui équipent les différentes marques de voitures ....





Au début des années 2010, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal a définitivement trouvé son rythme de croisière suite à son rachat et à la nouvelle génération de rédacteurs qui est arrivé. Le paysage automobile évolue, et le magazine aussi. Des pays autrefois secondaires deviennent majeurs dans la production automobile comme l'Espagne, la Corée, ou la République Tchèque, et leurs constructeurs gagnent leur place dans le classement des grands producteurs. La pagination ne cesse de progresser, pour dépasser les 400 pages soit quatre fois plus que durant les premières années. Évidemment, la maquette s'est modernisée et la revue demeure après plus de 65 ans d'existence un incontournable, que tous les amateurs, même ceux qui ne lisent pas régulièrement le bimensuel, s'arrachent dès sa parution ....






Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - L'Auto-Journal






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