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Tag - Bill Mitchell

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jeudi 28 février 2019

Chevrolet Corvette Rondine - 1963











Tous les passionnés de la célèbre Chevrolet Corvette connaissent bien l’importance de l’année 1963 dans la longue lignée de cette voiture mythique. C’est en effet l’année de l’introduction de la Corvette de deuxième génération, la C2 baptisée « Sting Ray », avec son style spectaculaire, sa forme unique et sa lunette arrière fendue et controversée, le tout avait été secrètement organisé par Larry Shinoda et l’équipe de GM Design ....





Mais alors que le chef du design, Bill Mitchell, absorbait tous les éloges de cette nouvelle Corvette C2, il planchait discrètement déjà sur la future version. Il avait en fait envoyé à Pininfarina un couple de châssis et un cahier des charges pour apporter une nouvelle expression à l'image de la Corvette. La Corvette Rondine était sur les rails ....





Après son passage chez Ghia, le styliste américain Tom Tjaarda est recruté en 1961 chez Pininfarina. C'est lui qui sera chargé de façonner ce magnifique coupé en vue d’inspirer la prochaine Corvette Rondine. Ce concept italo-américain d'une beauté intemporelle à la couleur bleu turquoise fut présentée avec sa lunette arrière inversée au Salon de Paris 1963 qui se tenait pour la deuxième année à la Porte de Versailles ....





La Corvette Rondine a donc été construite chez Pininfarina sur un châssis standard, avec un moteur Corvette standard et un intérieur légèrement modifié. La principale grande différence se trouvais dans la carrosserie, qui était non seulement unique dans son style, mais aussi toute en acier. La Rondine était en fait la seule Corvette à avoir jamais porté une coque en acier, et par conséquent aussi la plus lourde jamais construite ....





D'une conception très différente de celle de la Stingray, le dessin de Tom Tjaarda est une réussite. La Corvette Rondine déploie avec élégance son nez et son arrière pour créer une expression de vitesse. Le capot avant n’est pas aussi tranchant que la Stingray, mais il est étroit avec ses feux à quatre phares apparents et sa fine calandre. Une nervure de style se détache du nez, parcourt les flancs de la voiture, longe la porte et monte jusqu'au sommet de l'aile arrière pour se terminer par une extrémité « en forme de queue d'aronde » ....





L'habitacle intérieur de la superbe Corvette Rondine a lui aussi été particulièrement bien étudié et soigné dans les moindres détails. Bien que ce soit une stricte deux places, l'habitabilité intérieure est bien plus spacieuse que dans la Stingray. Bien que son intérieur soit en grande partie d'origine Stingray, les sièges étaient recouverts de cuir italien et les garnitures de porte sur mesure étaient faites d'un blanc assorti. Le sol était pourvu d'une luxueuse moquette et les charnières de porte étaient chromées. La vision depuis le cockpit était excellente et, avec les garnitures en cuir blanc, la Rondine semblait offrir un espace beaucoup plus dégagé ....





Si son style était en nette évolution, la Chevroler Rondine restait toutefois fidèle à la tradition maison sous son capot, qui accueillait pour la mécanique un bloc V8 de 5.4 litres de cylindrée qui avec une alimentation par injection développait 360 chevaux pour un couple de 488 Nm à 3200 t/mn. La transmission était épaulée par une boîte à quatre rapports manuelle autorisant des performances honnêtes ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 5.4 Litres
  • Puissance : 360 chevaux
  • Couple : 488 Nm à 3200 t/mn
  • Vitesse : plus de 220 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Chevrolet - © Carstyling - © Motorlegend




La superbe Chevrolet Corvette Rondine - 1963 ...






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jeudi 3 mars 2016

Chevrolet Corvair - 1960







corvair00.jpg



Née de la rencontre d’un riche et puissant industriel du Michigan, « William Crapo Durant », et d’un brillant pilote automobile d’origine Suisse, « Louis Chevrolet », la marque « Chevrolet » débute son activité en 1911 avec la construction de voitures bon marché mais de grande qualité. A partir de 1918, « Chevrolet » sera intimement lié à « General Motors » a tel point qu’aujourd’hui encore ces deux noms sont quasi inséparables et n’existeraient sans doute plus l’un sans l’autre . En fait de nos jours « Chevrolet » est devenu le principal constructeur du groupe « GM » et par voie de conséquence un des plus grands constructeurs du monde . Fortement implantée à l’étranger, la firme est aujourd'hui devenue la marque fétiche des américains ….





L’histoire de la Chevrolet Corvair débute après la deuxième Guerre mondiale. Edward Nicholas Cole, mieux connu sous le nom de Ed Cole, travaille pour la General Motors depuis 1933. Cet ingénieur remarque que les Américains apprécient de plus en plus les petites voitures européennes, la Volkswagen en tête, et se dit que GM devrait avoir sa propre voiture du peuple. En 1952, Cole devient ingénieur en chef de Chevrolet et peut ainsi donner libre cours à son idée de petite automobile. Une chose est sûre, elle aura un moteur situé à l’arrière et sera refroidi par air. Les journalistes de l’époque y voient déjà une copie de la VW mais le projet progresse à pas de tortue jusqu’en juillet 1956, moment de la nomination de Cole au poste de directeur de Chevrolet. En septembre 1957, un premier prototype est prêt et servira à convaincre Harlow Curtis, le PDG de la GM, du bien-fondé du projet ….





Harlow Curtis veut bien d’une petite voiture, pourvu qu’elle soit grosse et que son moteur soit à l’avant. Cole avait cependant très bien fait ses devoirs et il réussi à convaincre Curtis que la future petite voiture à moteur arrière ne serait pas très coûteuse à produire. Mais le chemin entre le prototype et le modèle de série est parsemé d’embûches. L’architecture du moteur choisi, un six cylindres à plat, est quasiment inconnue à Détroit. Aussi, des problèmes de refroidissement apparaissent et la distribution du poids inquiète les ingénieurs car 61,5% du poids repose sur les roues arrière et la suspension indépendante doit être revue. Il faut savoir que si de nos jours, l’idée de fabriquer une petite voiture est évidente, un ingénieur qui proposerais un projet pour une grosse voiture à moteur V8 à essence, n’aurait que très peu d'espoir pour le présenter à la haute direction d’un constructeur automobile. Pourtant, durant les années 50, c’était exactement le contraire qui était courant ....





Finalement, chez les grands constructeurs, c’est Chevrolet, le numéro 1 du marché Américain, qui va surprendre tout le monde en proposant une voiture totalement originale et en prenant le contre-pied des normes techniques alors en vigueur à Detroit. La Chevrolet Corvair, bien que « hors de l’ordinaire » par son allure et sa conception, est l’une des représentantes les plus significatives des compactes que Chevrolet s'est empressé de produire au début des années soixante pour réagir contre l’invasion dangereuse des petites européennes. Ces véhicules à dimensions réduites, selon le standard américain, s’offraient à des prix compétitifs et les slogans publicitaires vantaient avant tout leur économie d’exploitation. Grâce à des modèles comme la Corvair, la bataille sera vite gagnée et les importations ramenées à un pourcentage de la production qui laissera les constructeurs sans inquiétude ....





Dévoilée le 2 octobre 1959, la Chevrolet Corvair se démarque tout de suite par une ligne nouvelle qui allait par la suite inspirer de nombreux constructeurs en Europe comme NSU, Fiat, Panhard, Sunbeam ou Simca. Son style est du au bureau de style de General Motors dirigé par Bill Mitchell, le successeur de Harley J.Earl. La Corvair crée une petite révolution dans son pays en choisissant le « tout-à-l’arrière » et un système de refroidissement par air. L’ « air », élément important de la conception de ce modèle, se retrouve aussi dans le nom de la voiture. Quant à « Corv » pour « Corvette », il évoque le passé sportif de Chevrolet, bien que « Corvair » fût aussi le nom d’un show-car présenté au Motorama de 1954 ....





Techniquement, l’étude de la Chevolet Corvair fut confiée à l’ingénieur en chef Edward N. Cole. En août 1957, Ned Nikles et Carl Renner sont chargés des lignes de la voiture, tandis que les ingénieurs A.E Kolbe et Robert P. Benzinger testent le fameux 6 cylindres à plat. La Corvair est dotée d’une suspension indépendante à chacune des roues. La carrosserie tout acier, à châssis intégré, est signée Fisher. L’option prise du moteur arrière évite la présence de l’arbre de transmission et de son logement dans le plancher, laissant ainsi un habitacle spacieux totalement plat. Deux versions sont proposées, la 500, modèle de base, avec un équipement très sommaire, et la 700 avec son intérieur coquet, plus confortable et mieux équipé ....





Une nouvelle série, appelée Monza, arrive en mai 1960. En 1961, Chevrolet ajoute de nouveaux modèles à la gamme Corvair, certains audacieux, comme une familiale et un petit camion appelé Greenbrier. L’année suivante s’enrichit d’une superbe décapotable et de deux moteurs plus puissants. La Monza Spyder fait des étincelles avec son six cylindres turbo de 150 chevaux. Les plus importants changements de l’histoire de la Corvair arrivent en 1965 alors que la carrosserie est revue et qu’une nouvelle version remplaçant la Monza Spyder, baptisée Corsa, fait son apparition. Chevrolet en profite également pour revoir complètement toute la suspension arrière et améliorer aussi celle de l’avant. Dès 1967, par contre, tous les modèles de la gamme Corvair s’amenuisent et 1969 sera sa dernière année de production ....





Pour ce qui est de la mécanique, la Chevrolet corvair est donc équipée d'un moteur Turbo de 6 cylindres. Construit en aluminium, ce moteur est conçu en vue d’une efficacité maximum, grâce à ses cylindres opposés horizontalement, à ses soupapes en tête et à sa course réduite. Refroidi par air avec un ventilateur centrifuge, le moteur n’utilise ni eau, ni antigel, ce qui élimine des frais d’entretien et le danger des radiateurs qui gèlent ou qui surchauffent. En équipement standard, ce 2.3 litres de cylindrée développe 81 chevaux à 4400 tr/min et passe à 95 chevaux à 4500 tr/min dans sa version supérieure avec un couple confortable dès 3200 tr/min ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : Flat 6 cylindres
  • Disposition : Arrière
  • Cylindrée : 2.3 Litres
  • Puissance : 95 ch à 4500 tr/min
  • Couple : 346 Nm à 3200 tr/min
  • Transmission : Propulsion



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © KustomKruzin




La Chevrolet Corvair de 1960 ...



La Chevrolet Corvair de 1960 ...



La Chevrolet Corvair de 1960 ...






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samedi 3 septembre 2011

Buick Riviera Boattail - 1971



BUICK RIVIERA BOATTAIL ….







Conçue par Bill Mitchell, la Riviera a été imaginée à l’origine pour ressusciter la marque La Salle et à ce titre, elle devait être construite par Cadillac . La Riviera est apparue au catalogue de la marque américaine Buick en 1949 avec cette appellation qui désignait un modèle "hardtop" sans montants centraux . Finalement tombée dans l’escarcelle de " Buick ", elle s’installe au sommet de la gamme de la marque, dont elle sera le modèle le plus cher jusqu'en 1973 . La voiture connaîtra un grand succès et dépassera la T-Bird, avant d’être imitée par la Pontiac Grand Prix au sein même de la General Motors . Coupé sportif haut de gamme à la ligne spécifique, la « Buick Riviera » est entièrement nouvelle dans son concept et son design . En cela, elle se singularise par rapport aux précédentes Buick ainsi qu’à l'ensemble des modèles de la G M . Son objectif est de concurrencer la Thunderbird sur le créneau spécifique des voitures personnelles de luxe, un genre où la marque Ford règne alors en maître ….



Trois générations de Buick Riviera vont se succéder sur une période de onze ans . D’abord construite sur une plate-forme spécifique de 2,97 mètres d'empattement, la voiture n'est disponible qu'en une seule version de coupé . Superbe dans sa sobriété et son agressivité retenue, la ligne apparaît comme un des plus beaux designs réalisés sous l'autorité de Bill Mitchell . La Riviera subit une profonde métamorphose esthétique en 1966, qui s'accompagne d'un remaniement du châssis allongé de cinq centimètres, mais la ligne perd un peu de son caractère, tandis que l’arrière de la voiture évolue vers un profil fastback . Coup de théâtre en 1971, la Riviera fut complètement redessinée et sa ligne ne laissait personne indifférent en se parant de lignes hors du commun, qui dessinent une sculpture comme peu de voitures nous ont donné à voir et que seul le design américain pouvait proposer . Articulé autour d'un losange, composé des deux capots symétriquement pointus, le dessin exprime une force inouïe et particulièrement l’arrière fastback, un chef d'œuvre, qui s'achève en poupe de bateau (boattail). Très controversé, ce trait original, auquel tenait Bill Mitchell, rappelle clairement le coupé Corvette Sting Ray de 1963 . Campée sur ses larges voies, avec son allure trapue et ses arêtes vives, la Buick Riviera Boattail exprime la puissance et l'agressivité d'une bête féroce . Une impression que ne dément pas la face avant au profil de requin, dominée par un impressionnant capot . Quant à la face arrière, au profil concave en forme de V planté en son milieu, elle apparaît comme une provocation à celui qui vient d'être dépassé ….



Techniquement, la Buick Riviera Boattail avait aussi bien évolué par rapport aux premiers modèles de la série . Les freins à disques à l'avant qui étaient en option depuis 1967 étaient maintenant standard et la suspension était complètement nouvelle et vraiment plus performante . De superbes jantes plus larges faisaient aussi parti de l’équipement standard pour une meilleure tenue de route, et il était possible en option de choisir des jantes à rayons qui donnaient à la voiture un look encore plus ravageur . Avec son design très insolite, la voiture proposait aussi un habitacle soigné . Le luxueux intérieur hyper chromé apparaît comme une caractéristique du style américain, où la planche de bord brille de mille éclats . La sellerie en cuir, la radio, la climatisation et les vitres électriques font partie de l'équipement de série . L’accoudoir central, les sièges au dessin ergonomique et les épaisses moquettes participent grandement au confort des passagers . Le montage et la finition de l’ensemble ont fait l’objet des plus grands soins . L’étonnante et superbe Buick Riviera Boattail sera produite de 1971 à 1973 et elle est considérée toujours de nos jours comme une voiture à la forte personnalité, dont le style, les performances et le comportement routier ont fait l'un des grands classiques américains de l'après-guerre ....



Pour ce qui est de la mécanique, la Buick Riviera accueillait le V8 Buick de 6,5 litres de cylindrée dans sa version poussée à 325 chevaux, celle qui équipait les Invicta, Wildcat et Electra . En option et en exclusivité sur la Buick Riviera Boattail, ce moteur, réalésé à 7 litres de cylindrée, développe désormais la bagatelle de 360 chevaux, et cette superbe mécanique devient la monte standard . Côté transmission, la boîte automatique à deux vitesses des débuts est maintenant remplacée par une Turbo-Hydramatic à trois rapports bien mieux étagée et plus performante . Plus proches d'une Corvette que d'une Thunderbird, les performances sont remarquables pour l’époque, la voiture atteignant sans difficultés les 200 km/h . Digne des performances, la tenue de route de la Buick Riviera Boattail souligne l’authentique vocation sportive de la voiture, des qualités routières peu communes à souligner pour une Américaine des années 70 . De nos jours, elle est devenue un des plus beaux fleurons incontestables et recherchés de la fameuse catégorie des Vintage Classic ....







Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7 Litres
  • Puissance : 360 chevaux
  • Boîte : Turbo-Hydramatic à 3 rapports
  • Vitesse : 200 km/h






La « Buick Riviera Boattail », c'est ça ...



La « Buick Riviera Boattail », c'est ça ...



La « Buick Riviera Boattail », c'est ça ...





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