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Tag - Borg Warner

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vendredi 7 octobre 2011

Ilinga AF-2 - 1975



ILINGA AF-2 ….







Voici une ancienne officine Australienne de conception de voitures qui est vraiment très méconnue car elle n’a duré en tout et pour tout que seulement deux ou trois années . En effet la marque « Ilinga », qui est un terme aborigène d'Australie signifiant "Horizon", a été fondée en 1973 par Tony Farrell et son partenaire Daryl Davies, et était situé à Beaconsfield à Melbourne . Le but ultime était de produire et de construire dans le pays la supercar à quatre places indispensable au marché Australien ….



Présentée au Salon de 1975 à Melbourne, la toute première « Ilinga AF-2 » était potentiellement une voiture de sport plutôt luxueuse, un coupé sport haute performance à deux portes pouvant faire aussi office de voiture de tourisme de luxe et construite pour rivaliser avec des marques étrangères comme Porsche, Ferrari, ou Aston Martin dont les Australiens fortunés sont assez clients . L’intention était fort louable, et des solutions techniques plutôt modernes pour l’époque avaient été choisies afin de garantir un véhicule cohérent et compétitif dans ce créneau . La voiture était assez réussie et le mix entre sportivité et GT routière avait été soigneusement défini . Au final la voiture était assez étonnante mais offrait un look vraiment sympathique ….



L'entreprise avait prévu de construire deux Ilinga AF-2 par semaine soit environ 100 voitures par an, mais il faut croire que ses ambitions été trop surévaluées . En effet, elle s'est heurtée assez rapidement à des difficultés financières qui se sont aggravées quand sont apparus aussi des problèmes d'approvisionnement et de fourniture de la transmission Borg Warner . A cet époque les sous traitants ayant eux aussi des difficultés, le couperet est tombé quand la firme a également perdu la fourniture de son moteur de Leyland . Mais en fait, le principal obstacle à la réussite de cette voiture vient en très grande partie de la crise pétrolière des années 1970 qui a provoqué le marasme chez les fournisseurs et les sous traitants, mais aussi provoqué une préférence des consommateurs pour les voitures plus économes en carburant ....



Le châssis de l’insolite Ilinga AF-2 est basée sur celui de la Ford Cortina légèrement modifié pour une question de coût . Les trains roulants et les suspensions sont donc eux aussi quasiment les mêmes et n’ont subi que de petites transformations ou adaptations pour s’insérer dans le projet final a peu de frais . La carrosserie au design plutôt sobre et élancé rappelle sous certains angles un mélange de Maserati et de Rover assez agréable . Elle est entièrement faite de panneaux en alliage d'aluminium et donc favorise la légèreté . Le résultat a été un véhicule plutôt sécuritaire qui allie un châssis à bien des égards en avance sur son temps avec un habitacle rigide renforcé par trois arceaux de sécurité et des zones de déformation . Tout été prévu pour passer les crashs tests sans problème ....



Le très Vintage Classic coupé quatre places Ilinga AF-2 était plutôt bien fini et proposait un montage soigné . L’habitacle a tendance sportive offrait cependant un bon confort et des équipements complets comme une horloge numérique, un commutateur de verrouillage centralisé qui déjà à l’époque éteint les lumières et ferme les portes à distance, des phares pop-up, un lecteur de cassettes avec la radio, des vitres électriques, des sièges électriques et l’air conditionné et climatisé . Une superbe sellerie en cuir fauve complète l’intérieur avec des moquettes assorties . L’ergonomie du poste de pilotage est bien étudiée et le conducteur est ainsi bien chouchouté pour pouvoir supporter sans efforts les longues distances Australiennes ....



Pour ce qui est de la motorisation de la belle Ilinga AF-2, les concepteurs avaient opté pour un moteur V8 Leyland P76 de chez Rover d’une cylindrée de 4,4 litres qui développait 240 chevaux . La transmission proposait deux options au choix, soit une boite manuelle maison à quatre vitesses, soit une boite à trois vitesses automatique Borg Warner . Ainsi équipé et vu son poids contenu, le coupé Ilinga AF-2 était capable de proposer des performances assez convaincantes pour l’époque . Malgré toutes les qualités de la voiture et son allure plutôt agréable, la firme a été obligée de cesser ses activités fin 1975, suite au marasme général dans l’industrie automobile de l’époque, après avoir construit moins de 10 exemplaires, quel dommage ....


Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.4 Litres
  • Puissance : 240 chevaux
  • Vitesse : 220 km/h








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mercredi 20 juillet 2011

AMC Rebel The Machine - 1970



AMC REBEL THE MACHINE ….







Pour faire un peu d’histoire, la marque « A.M.C » (American Motors Corporation), est un constructeur automobile américain, créé en 1954 par la fusion de Nash Motors et Hudson Motor Car Company . À cette époque, elle fut la plus grosse fusion de sociétés réalisée aux États-Unis, évaluée à 1,44 milliards $US en 2006 . Quatrième constructeur américain, avec notamment la marque Jeep, AMC vit ses ventes décliner à la fin des années 1970 face à la concurrence des trois grands de l’auto américains et des constructeurs japonais . Il dût s’allier puis être repris par Renault en 1979 . Mais face aux difficultés du groupe français, AMC fut revendu à Chrysler le 2 mars 1987 . Ce dernier cessa l’utilisation de la marque AMC et des modèles venant de Renault pour ne retenir que la division Jeep et la marque Eagle ….



Au début des années 70, Avec la Javelin et l’AMX, AMC améliore son image en matière de véhicules performants, mais n’est pas présent dans le segment des plus gros véhicules, les véritables Muscle Cars, comme la Pontiac GTO ou la Plymouth Road Runner . C’est à un dérivé de la Rebel que sera dévolue cette tâche, avec une appellation digne d’un film de série Z, AMC Rebel "The Machine" . La firme s’était déjà frotté en 1969 à ce marché avec la S/C Rambler, version plus performante de la Rambler, mais va plus loin en 1970 avec la Rebel, qui devient The Machine, conçue en collaboration avec Hurst . Elle est dévoilée à la presse le 16 octobre 1969, mais effectue ses débuts publics le 25 octobre à l’occasion de la finale du championnat du monde de course de dragster organisé par la National Hot Rod Association, à Dallas . Le dragster sera l’un des points clés du marketing de cette Machine, et le constructeur voulait que les 1000 premiers exemplaires soient exclusivement proposés en blanc avec bandes bleues et rouges . En réalité, seuls les 300 premiers modèles de cette AMC Rebel "The Machine" seront dotés de cette décoration, le catalogue s’est ensuite enrichi de teintes plus classiques, mais avec le capot peint en noir ….



Le style allongé du coupé AMC Rebel "The Machine" avec son imposant montant de lunette arrière et son long porte à faux interminable est également enrichi d’une entrée d’air sur le capot, très stylée et non factice . C’est un grand coupé deux places plus deux enfants à l’arrière qui serait presque une familiale . Mais ne nous y trompons pas, faite pour concurrencer les Muscle Cars de General Motors, Ford et Chrysler, la voiture tend plutôt vers la sportive cachée . Avec cette élégante ligne de toit en pente qui contraste avec cette face avant plutôt massive, la voiture inspire le respect, on sent bien l’agressivité qui se cache en elle . Ce look Vintage, unique et si particulier, plutôt trapu et massif, rehaussé par une décoration savamment choisie, inspire la puissance et la vivacité et donc impose le respect . La calandre avant propose une nouvelle forme de grille avec cette nouvelle bouche béante rectangulaire impressionnante . La longue ligne de toit harmonieuse tombe en pente douce sur un long coffre à bagages qui se termine par un imposant pare choc qui englobe avec style tous les feux . Bien campée sur de large pneus et dotée d’une suspension adaptée, on la sent capable de distiller de très bonnes sensations . A bord, le l’insolite AMC Rebel "The Machine" , six occupants pourraient prendre place sur les deux banquettes, et seul un logo spécifique sur la planche de bord rappelle que l’on est à bord d’un véhicule doté de performances bien différentes de celles d’une sage berline familiale ....



Pour ce qui est du côté technique de ce coupé AMC Rebel "The Machine" , c’est en réalité la que réside le secret . La voiture a été extrêmement bien étudié pour l’époque et elle est dotée des meilleures technologie du moment . Tout y passe, l’amortissement amélioré, le châssis plus rigide, le freinage plus puissant, la suspension qualifiée de Heavy Duty qui lui donne une allure beaucoup plus agressive en relevant l’arrière par l’installation des amortisseurs plus fermes de la version break de la Rebel . Un choix dans le cahier des charges qui sera validé pour supporter au mieux la puissance de la motorisation choisie . Car la aussi, ils ont fait fort . Un changement majeur a été de passer de l’ancien moteur V8 à la norme 290 cu de 4,8 Litres qui a été remplacé en 1970 par un tout nouveau V8 à la norme 390 cu de 6.4 litres de cylindrée qui développe pour l’époque quasiment 350 chevaux (255 kW) et surtout un couple énorme de 583 Nm à 3600 tr / min . Il est doté de soupapes à têtes spéciales, d’un nouvel arbre à cames plus pointu, ainsi que d'une alimentation plus sophistiquée complétée par un nouvel échappement mieux adapté . Pour ce qui est de la transmission, la aussi on ne lésine pas, c’est la boîte manuelle réputée à 4 rapports Borg Warner modèle T10 qui sera choisie . Ainsi métamorphosée avec ses peintures de guerre, cette étonnante Vintage Classic qu’est la AMC Rebel "The Machine", était capable de performances qui ne seraient pas ridicules de nos jours comme le 0 à 100 km/h parcouru en 6,4 secondes et une vitesse de pointe supérieure à 200 km/h . Seulement 2.326 exemplaires seront assemblés avant sa disparition à la fin de l’année 1970 remplacée par l'AMC Matador ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 6.4 Litres
  • Puissance : 350 chevaux
  • Couple : de 583 Nm à 3600 tr / min
  • Vitesse : 200 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’4








La « AMC Rebel "The Machine" », c'est ça ...



La « AMC Rebel "The Machine" », c'est ça ...





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lundi 18 juillet 2011

Alvis TD 21 Coupé Park Ward - 1960



ALVIS TD 21 COUPE PARK WARD ….







« Alvis » est une marque automobile de luxe anglaise d’avant la seconde guerre mondiale crée en 1920 par T.G. John et G.P.H. de Freville, ancien collaborateur de Bentley . Cette nouvelle société essaye de rivaliser avec Rolls-Royce ou Bentley ou encore Aston-Martin sur le marché britannique . Mais, comme Rolls-Royce, la marque fabrique aussi des moteurs d'avion et des véhicules blindés . La guerre permet à Alvis de tirer de larges bénéfices et de s'écarter de la branche automobile . Dans les années 1950, les voitures ne sont plus l'activité essentielle de la firme et elles ne sont plus qu'une vitrine pour l'extérieur . Pourtant, en 1958, c'est avec la maison Park Ward, carrossier de Rolls-Royce, qu'un accord est trouvé . Sur la base de la TD 21, elle même issue de la TC 108G, un tout nouveau coupé est fabriqué . Le dessin élégant et flatteur de cette carrosserie fut confié au styliste Suisse Graber qui en fit une voiture de sport coupé produite de 58 à 63 ….



Cette nouvelle est très étonnante « Alvis TD 21 Coupé Park Ward ne déroge pas à l’esprit de la maison, des voitures synonyme de savoir-faire et de performance . Cette dernière ne fait pas exception, même si ses origines remontent à 1953 . En fait, la TD 21 a été présentée en Octobre 1958 et a bénéficié d’origine d'un châssis renforcé, et plus nettement d’une augmentation de l’espace intérieur dédié aux passagers . La suspension est restée à triangulation avec des ressorts hélicoïdaux à l'avant avec un pont moteur arrière et des ressorts semi-elliptiques, alors qu’une boîte manuelle d’origine Austin-Healey à quatre vitesses est devenue la norme, tout comme les freins à disque avant . La carrosserie en acier et aluminium est magnifique, c’est un beau coupé qui peut accueillir facilement quatre passagers dans le confort, mais qui est assez puissant pour s’autoriser quelques prétentions sportives . Dés sa sortie, l’insolite , Alvis TD 21 Coupé Park Ward a reçu toute les louanges de la presse qui l’a jugée quasiment excellente à l’époque ….



La nouvelle suspension indépendante de la jolie Alvis TD 21 Coupé Park Ward alliée a une barre stabilisatrice plus performante et a des freins à disques à l'avant ont été dans le bon sens pour rendre la voiture plus sécurisante d’autant que la puissance moteur était en augmentation . Cette belle ligne ponton savamment sculptée lui va très bien et impose le respect . L’option des jantes à rayon sont un véritable plus qui fini la voiture en soignant les détails . Au final, elle en impose de par ses dimensions généreuses, mais elle fait classe par sa finition et elle dégage de la force et de la puissance . L’habitacle de la jolie Alvis TD 21 Coupé Park Ward est lui aussi particulièrement bien fini et soigné . La sellerie est superbe avec son élégant cuir anglais et le tableau de bord serti de ronce de noyer est un modèle de clarté et de concision . Placé en position centrale il permet à quatre passagers de lire sans encombre les indications du compteur ou du compte-tours . Les moquettes et tissus sont épais et participent au confort et tous les équipements et accessoires disponibles à l’époque sont bien présent dans la voiture . Vous l’aurez compris, la superbe Alvis TD 21 Coupé Park Ward est elle aussi dans le clan des Vintage Classic, indémodable, enviable, rare et donc chère ....



Pour ce qui est de la motorisation, la superbe Alvis TD 21 Coupé Park Ward utilise un 6 cylindres en ligne de 3 litres et de 115 chevaux grâce à une amélioration des têtes de cylindre et à l’augmentation du taux de compression qui passe de 8.0:1 à 8.5:1 . Ce moteur de 86 kW est souple et coupleux et dispose d’une cavalerie respectable à l’époque qui procure à la voiture des performances au dessus de la moyenne . La transmission est confiée à la nouvelle boîte manuelle à quatre rapport issu de l'Austin-Healey, mais sur option on pouvait disposer d’une boîte automatique Borg Warner à trois vitesses . Même si ce côté sportif n’est pas le terrain de chasse du coupé, la chose est complémentaire au confort et ne déplait pas à la clientèle . En 1960, la belle Alvis TD 21 Coupé Park Ward avait une vitesse de pointe de (103 mph) 166 km / h et pouvait accélérer de 0 à 100 km / h en 13,5 secondes, alors que sa consommation de carburant avoisinait les 14,0 L/100 km . La branche automobile est cédée en 1965 à Rover, qui est à son tour rachetée par le groupe Leyland en 1967. Mais Leyland possède Jaguar qui n'a pas besoin d'un concurrent au sein du même groupe . Dès lors, le sort d'Alvis est scellé et la marque disparait du monde de l'automobile cette même année ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 en ligne
  • Cylindrée : 3.0 Litres
  • Puissance : 115 chevaux
  • Taux de compression : 8.5:1
  • Vitesse : 166 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 13’’5








Les « Alvis TD 21 Coupé Park Ward », c'est ça ...



Les « Alvis TD 21 Coupé Park Ward », c'est ça ...



Les « Alvis TD 21 Coupé Park Ward », c'est ça ...





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