HONDA CRX VTEC
….


La marque japonaise " Honda " a été
fondée en 1947 et son catalogue ne comportait alors que des motos . Ce n'est
qu'au début des années 60 que le constructeur se tournera vers l'automobile
sans délaisser pour autant le monde de la moto . La grande saga des
Honda Civic a démarré en 1972, mais il faudra attendre la
quatrième génération pour que Honda lui offre un dérivé ludique sous la forme
d'un petit coupé biplace . Né CRX en juillet 1983 avec des moteurs 1300 et 1500
cm3, la course à la puissance va démarrer en 1986 avec un 1,6 litres de 16
soupapes . Mais Honda, fidèle à sa tradition de motoriste et de fabricant de
motos, poursuit donc l'évolution de ses modèles et de ses mécaniques, sans pour
autant sombrer dans la facilité de l'augmentation de cylindrée ….

Depuis l’ancienne Honda S600, les productions sportives du constructeur
japonais sont toujours désirables car pétillantes à souhait . Le dernier coupé
de deuxième génération Honda CRX Vtec produit
au début des années 90 ne déroge pas à cette tradition, c’est un véritable
bijou . Sa ligne à couper le souffle, typiquement japonaise, son intérieur si
caractéristique, son moteur puissant et vif et son poids réduit à 1000 Kg en
ont fait l'un des coupés sportifs les plus désirables de sa catégorie . Le
mythique coupé de la firme japonaise renforce encore un peu plus la réputation
de Honda d’être très largement en avance sur la concurrence en matière de
distribution variable, quand aucune sensation n'est filtrée et que l'on n'a
aucun scrupule, une fois la mécanique chaude bien sûr, à envoyer l'aiguille du
compte-tours frôler les 10.000 t/mn . Les designers Honda n'ont pas trop
cherché à tout bouleverser . Force est de constater que le premier coup de
crayon était si réussi, tant sur la Civic que sur le CRX qu'une réactualisation
de la carrosserie était suffisante . En un mot la CRX offre des lignes qui se
sont adoucies et des phares qui se sont affinés . La participation discrète de
Pininfarina en tant que consultant est certainement pas
anodine dans le résultat obtenu . La poupe présente notamment une petite
originalité avec une deuxième vitre sous l'arête du hayon . Au final, la
Honda CRX Vtec a juste subit un petit restyling tout en douceur,
efficace et esthétique ….

Les surfaces vitrées de l’étonnante
Honda CRX Vtec se sont élargies et donnent plus de clarté dans
l'habitacle qui offre en revanche un réel changement . La place intérieur
demeure identique, en revanche la présentation est beaucoup plus moderne . Le
combiné d'instruments très complet est bien en face du pilote et sur le côté se
trouve la console centrale où sont regroupées toutes les autres commandes
importantes . Le nouveau coupé Honda CRX
Vtec s'est même offert une paire de baquets siglés " CRX " en cuir
du plus bel effet, beau, confortable et efficace . Les plastiques sont de très
bonne facture et les assemblages et le montage sont irréprochables . Nous
sommes bien loin de la finition d'alors des Peugeot 205 GTI et des Renault
Supercinq GT Turbo . L'équipement de série était relativement complet surtout
pour les versions françaises puisque seule la climatisation était alors en
option . L’extrême soin apporté lors de la fabrication d’une Honda CRX
Vtec fait que l'intérieur vieillit très bien et l'électricité
reste vraiment fiable . D’ailleurs, on a constaté que la solidité et la
fiabilité générale des coupés CRX est excellente et largement supérieure à la
moyenne ....

Avec son design soigné et son look indémodable, la très sympathique petite
sportive Honda CRX
Vtec propose aussi des arguments techniques importants et une
efficacité redoutable pour un petit coupé de cette taille . Le constructeur
nippon n'a pas hésiter à employer des solutions techniques issues de la
compétition . L'essieu avant abandonne en effet le classique MacPherson pour un
système à double triangulation . Les points d'ancrages sont situés sur un faux
châssis frontal . L'essieu arrière est composé également de deux triangles
superposés appliqués à 2 bras tirés . Un dispositif complet de bras oscillants
dénommé " Multicontrol " complète le dispositif du train arrière . Aussi bien à
l'avant qu'à l'arrière, des barres antiroulis sont montées . Une direction non
assistée à crémaillère et des freins à disques (ventilés à l'avant) complète la
panoplie . Le coupé Honda CRX
Vtec reçoit donc le moteur 4 cylindres DOHC de 1.6 litres de
cylindré tout alu qui est coiffé d'une culasse 16 soupapes à deux arbres à
cames en tête et à distribution variable Vtec . Ce bloc moteur à la conception
soignée développe 150 chevaux à 7.800 tr/mn et 153 Nm de couple dès 5.000 tr/mn
. Ce bloc Honda est donc l'un des rares moteurs multisoupapes de sa génération
à rester souple et disponible même à bas régime et puissant et rageur dans les
hauts régimes, quasiment un 6 cylindres . ....

Caractéristiques techniques :
- Moteur : 4 cylindres
- Cylindrée : 1.6 Litres
- Puissance : 150 chevaux à 7.800 tr/mn
- Couple : 153 Nm dès 5.000 tr/mn
- Vitesse : 225 km/h
- Performances : 28.9 secondes pour le kilomètre départ arrêté
- Accélération : le 0 à 100 km/h en 7,1 secondes

C'est par une boîte mécanique à 5 rapports très bien étagée que le conducteur
anime la cavalerie du 1600 de la brutale Honda CRX
Vtec . Le maniement du levier est ferme et précis et les rapports
idéalement étagés . Cela permet ainsi au coupé CRX d'être très performant et
d’atteindre 225 km/h en vitesse maxi, d'accélérer rapidement avec le 0 à 100
km/h en 7,1 secondes et moins de 30 secondes pour le kilomètre départ arrêté .
Tous les journalistes de l'époque qui l'ont essayé ont loué ses qualités
dynamiques . Vive, joueuse, et très fun mais avec une tenue de route efficace
et précise et une direction quasiment parfaite . Que de compliments pour mettre
en valeur un châssis vif et sportif, aidé par un moteur puissant et souple le
tout emballé dans une carrosserie au look craquant, il n’en fallait pas moins
pour que la Honda CRX Vtec
deviennent un véritable modèle Vintage Classic ….

La « Honda CRX VTEC », c'est ça ...
La « Honda CRX VTEC », c'est ça ...
La « Honda CRX VTEC », c'est ça ...
