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lundi 28 avril 2014

Le 45è anniversaire de la Porsche 917







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Il y a 45 ans, le 13 mars 1969, lors du Salon de l'auto de Genève, le célèbre constructeur automobile germanique Porsche dévoile une voiture pour laquelle, même au regard des standards actuels, le qualificatif « supersportive » est bien en dessous de la réalité. Il s'agit de la fameuse Porsche 917 qui est devenue depuis une véritable légende en tant que voiture de course la plus rapide et la plus victorieuse de tous les temps ....


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En 1969, les autorités de l'époque qui sont en charge de gérer les compétitions automobiles (CSI) modifient le règlement de la catégorie Sport et le nombre de véhicules devant être produits par les constructeurs afin d'obtenir leur homologation diminue de moitié en passant de cinquante à vingt-cinq seulement.

L'usine Porsche profitant de ces modifications de règlement décide donc de lancer alors la construction d'un prototype basé sur un châssis de 908 L qui sera baptisé 917. Pour cette occasion, Porsche conçoit un tout nouveau moteur de 12 cylindres à plat extrapolé du moteur 8 cylindres 3 litres de la 908 plus la moitié d'un second moteur. On obtenais donc logiquement ce boxer de 12 cylindres, qui mesurait plus d'1 mètre de long, et qui avait une cylindrée de 4,5 litres, portée en 1970 à 4,9 litres puis 5 litres en 1971 ....


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Historiquement, on recense deux modèles différents de Porsche 917 : la « LH » (pour Lang Heck, en français, « longue queue ») et la version « K » (pour Kurz, en français, « court »). La carrosserie « LH » était destinée à la base à améliorer la vitesse de pointe (en particulier sur le circuit du Mans pour la course des 24 heures dans la ligne droite des Hunaudières. Cette version LH fut réservée au circuit du Mans à partir de 1970 car elle était plus rapide que la K en vitesse de pointe (380km/h), elle était toutefois moins maniable dans les virages et sous la pluie ....


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En 1970, la 917 devient la première Porsche à remporter les 24 Heures du Mans au classement général car auparavant la marque avait déjà remporté de nombreuses victoires de catégorie. Cette année la le constructeur squatte le podium en se classent première et deuxième. En 1971 elle bat le record de distance dans cette même épreuve avec 5 335,31 km parcourus (soit plus de 222 km/h de moyenne), record assez incroyable qu'elle détient encore aujourd'hui.
En 1972 et 1973, Porsche se lance dans la série nord-américaine CanAm avec les 917/10 et 917/30 dont certaines versions développent alors suivant les circuits et les épreuves plus de 1 100 chevaux. Lors de leur lancement en CanAm les 917 disposaient déjà comme sur les versions européennes d'une boîte de vitesse à cinq rapports mais le couple fourni par le moteur après l'adoption du système turbo ne leur laissait plus aucune chance. Porsche réagi très vite en revenant finalement à une construction de boite plus simple et plus traditionnelle à 4 vitesses qui finalement était plus résistante, ceci pour permettre de supporter l'énorme augmentation du couple et retrouver ainsi sa légendaire fiabilité. La Porsche 917 fut nommée « Voiture de compétition du siècle » et reste pour beaucoup la voiture ultime de course du début des années 1970. Lorsque les 917 couraient sur des circuits communs aux Sport-Prototypes et à la Formule 1, elles réalisaient des temps qui leur auraient permis de se qualifier dans le top 10 d'une grille de F1 de l'époque.
Elle est mise à l'honneur dans le film Le Mans avec Steve McQueen, où elle est porte les célèbres couleurs du pétrolier américain Gulf ....


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Le coup d'envoi du projet 917 est lancé par Porsche en juin 1968, après que la Fédération Internationale du Sport Automobile (FIA) ait annoncé la création d'une catégorie de « voitures de sport homologuées » avec une cylindrée de cinq litres maximum et un poids minimum de 800 kg. Sous la houlette de Ferdinand Piëch, les 25 exemplaires requis du nouveau modèle de voiture de course sont prêts en avril 1969 de sorte que la 917 peut débuter sa carrière sportive la même année. Après un échec au cours de ses trois premières participations en course en raison de petits problèmes techniques, la « success story » de la 917 démarre en août 1969 par une victoire de Jo Siffert et de Kurt Ahrens lors des 1.000 kilomètres d'Autriche.
La motorisation de la 917 est tout simplement incroyable, comme le sont aussi ses variantes de carrosserie : derrière le siège du conducteur s'étend un moteur à douze cylindres à plat, refroidi par air et dont le vilebrequin en faisait un « moteur en V à 180 degrés ». Avec une cylindrée initiale de 4,5 l, le moteur développe une puissance de 520 CV. Le châssis tubulaire est en aluminium et la carrosserie en matériau synthétique renforcé de fibres de verre. Afin d'adapter au mieux la voiture de course aux différents circuits, les ingénieurs de Porsche développent plusieurs variantes de carrosserie. Le modèle « K » (Kurzheck : à « queue courte »), le modèle « LH » (Langheck : à « queue longue »), les coupés Spyder 917 CanAm ou Interserie ....


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À la fin de la saison 1970, Porsche s'impose au championnat mondial des marques avec neuf victoires sur dix courses grâce aux modèles 917 et 908/03. Le triomphe commence à Daytona et se poursuit à Brands Hatch, à Monza, à Spa, sur le Nürburgring, à Targa Florio, au Mans, à Watkins Glen et sur l'Österreichring. En fait tous les terrains lui sont favorables et le point phare de la saison est toutefois la victoire attendue depuis longtemps par Porsche aux 24 heures du Mans dont la première place au classement général est remportée le 14 juin 1970 par Hans Herrmann et Richard Attwood. Leur 917 à « queue courte », peinte aux couleurs rouge et blanc de Porsche Salzbourg et portant le numéro 23, sort gagnante non seulement des autres concurrentes, mais aussi des fortes averses qui se sont abattues sur le circuit.
Comme l'année précédente, la saison 1971 est dominée par le modèle 917 de sorte que Porsche remporte à nouveau le championnat mondial des marques, avec huit victoires sur dix. C'est aussi une Porsche 917 qui se distingue aux 24 heures du Mans, cette fois avec Gijs van Lennep et Helmut Marko avec un châssis tubulaire en magnésium. Un autre record est engrangé en 1971 par le coupé 917 à queue longue : dans la ligne droite des Hunaudières, la voiture de course portant le numéro 21 atteint une vitesse maximale de 387 km/h. Une autre participante au Mans connaît également la gloire : la Porsche 917/20 est un mélange des modèles à queue courte et à queue longue qui se démarque par sa largeur. Bien que la voiture de course peinte en rose et portant le sobriquet de « Cochon rose » (Pink Pig) doive abandonner à mi-parcours, sa robe originale en a fait une des Porsche les plus connues de tous les temps ....


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En fin de saison 1971, le règlement FIA européen exclut les voitures de sport de cinq litres de cylindrée et Porsche décide de s'engager dans le Canadian American Challenge Cup (CanAm). En juin 1972, l'équipe privée Penske innove dans le sport automobile avec la Porsche Spyder 917/10 suralimentée. Avec une puissance allant jusqu'à 1.000 CV, la Porsche Spyder domine la série et remporte des victoires pour la marque à Road Atlanta, Mid Ohio, Elkhart Lake, Laguna Seca et Riverside dans le championnat CanAm. L'année suivante, la Spyder 917/30 de 1.200 CV fait une entrée remarquée en compétition. La supériorité du bolide piloté par Mark Donohue est tellement évidente que le règlement de la série CanAm sera modifié afin d'exclure une nouvelle participation au cours de la saison 1974. Typiquement d'origine Porsche, les technologies développées pour ces courses afin d'augmenter la puissance ont été transférées avec succès aux voitures de sport de série. C'est ainsi que, dès 1974, le turbocompresseur a commencé sa carrière sur la 911 Turbo et incarne, depuis ce temps, le potentiel de puissance des voitures de sport Porsche ....


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La 917 reste légendaire à ce jour. Ainsi, ce ne sont pas moins de 50 experts internationaux du sport automobile qui l'ont élue « Plus grande voiture de course de l'histoire » dans la fameuse revue britannique « Motor Sport ». Au total, Porsche a produit 65 exemplaires de la 917 : 44 coupés à queue courte et queue longue, deux Spyder PA ainsi que 19 voitures de sport telles que les Spyder CanAm et Interserie avec des moteurs suralimentés affichant des puissances allant jusqu'à 1.400 CV. Sept des plus importantes 917, parmi lesquelles la voiture qui a triomphé au Mans en 1970 et 1971 ou la Spyder 917/30, sont de nos jours fièrement exposées dans le nouveau musée Porsche à Stuttgart-Zuffenhausen .....





Essai Porsche 917 Motors Collector ...





La Porsche 917 en piste ...





Présentation historique de la Porsche 917 ...





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vendredi 21 janvier 2011

Hulme CanAm F1 Champion - 2009



HULME CAN-AM F1 CHAMPION ….







Denny Hulme, néozélandais décédé en 1992, a été champion du monde de Formule 1 en 1967 sur Brabham . Il a également été vainqueur du championnat Can-Am en 1968 et 1970 . Une légende du sport auto néo-zélandais qui en ce début de millénaire, va donner l'envie à certains de ses compatriotes de concevoir une supercar . L'entreprise « Hulme Supercars Limited » a lancé officiellement la production en très petite série de son étonnante création à Auckland . Ce projet intéressant a débuté il y a plus de six ans en Nouvelle-Zélande, inspiré par la Formule 1 ou quelques supercars comme notamment l'Enzo Ferrari . Un drôle d'insecte biplace faisant apparemment dans l'ultra-performance aux style et concepts techniques suggérés par l'univers de la compétition, un terrible et insolite véhicule routier à piloter, en hommage à un champion de F1 ….



Depuis la toute première présentation à Goodwood en 2006, les prototypes de la Hulme Can-Am se suivent sous l'impulsion de Jock Freemantle et ont été développés sur cinq circuits néozélandais . La carrosserie en fibre de carbone a un design radical qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de la Caparo T1, un autre délire automobile dans ce créneau . Les designers Tony Parker et Charles W. Pelly ont créé un genre de monstre orange terrifiant au dessin agressif et tendu qui impose le respect . Un engin de deux places à mis chemin entre la barquette, la monoplace et le prototype . Pour les plus audacieux, une version sans toit ou sans habitacle serait même disponible . La structure du châssis et la carrosserie réalisées en fibre de carbone permettent de contenir la masse de l’engin sous la tonne . Le centre de gravité au plus près du sol, et les appendices aérodynamiques considérables lui confère un comportement aussi radical que son étrange carcasse orange . Au final sur cette Hulme Can-Am F1 Champion, tout a été étudié pour la performance . La suspension est évidement entièrement réglable, et le freinage a été revue à la hausse ….



Sur la Hulme Can-Am F1 Champion, côté moteur, c'est un V8 5.0 BMW de 450 chevaux, celui de l'ancienne génération de M5 E39, qui a été utilisé durant les premiers temps de développement . La version actuelle a droit au non moins intéressant V8 7.0 LS7 Chevrolet qui propulse la Corvette Z06 . Pour la petite histoire, la McLaren Can-Am de Denny Hulme était déjà motorisée par un V8 Chevrolet, à l'époque . Implanté en position centrale arrière, ce bloc V8 de 7.0 litre de cylindrée atteint ici 600 chevaux et 600 Nm de couple, un monstre . Il est couplé à une boîte à six rapports fournie par CIMA (palettes ou levier séquentiel au choix), avant d'envoyer son couple au seul train arrière . Le rapport poids/puissance s'annonce donc impressionnant et les performances sont bien sur au rendez vous . En fait la Hulme Can-Am F1 Champion dispose de performances météoriques comme le 0 à 100 km/h qui est pulvérisé en moins de 3 secondes et une vitesse de pointe de près de 320 km/h ! ....



Mais plus encore, le châssis de la Hulme Can-Am F1 Champion a été volontairement typé course (suspension, freins), alors que l'auto est conçue autant pour la route que la piste . Le constructeur garantie donc quelques aménagements côté confort ou 'conduite au quotidien' . Ainsi l’habitacle est assez luxueux pour une ultra-sportive et comporte tous les équipements modernes . Le cuir côtoie l’aluminium, le carbone et l’alcantara avec un mélange de couleurs à tendance sportive . C’est clair, précis et bien agencé . Rare, chère, et extrême, voilà à quoi il faut s'attendre pour cette supercar australe qui ne sera distribuée que contre la modique somme de 345.000 euros, le tout hors taxes bien entendu . A ce prix, l’heureux et riche propriétaire de la Hulme Can-Am F1 Champion se verra offrir en cadeau un exemplaire à l’échelle 1/8è de sa belle ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7.0 Litres
  • Puissance : 600 chevaux
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 320 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 3’’0






La « Hulme Can-Am F1 Champion », c'est ça ...



La « Hulme Can-Am F1 Champion », c'est ça ...





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vendredi 2 octobre 2009

Iso Grifo IR9 Can-Am - 1971



ISO GRIFO IR9 CAN-AM ….






L’industriel Italien, Renzo Rivolta monte juste avant la Seconde Guerre mondiale une société spécialisée dans la fabrication de réfrigérateurs . Après guerre, il va diversifier l’entreprise pour construire des scooters sous le nom d’Iso avec notamment la célèbre Isetta . En 1961, il se tourne vers les GT de haut de gamme qu’il motorise avec des V8 Chevrolet . L'intention du constructeur Iso Rivolta, en lançant le projet "Grifo", était de proposer une voiture qui soit une voiture spacieuse sans ressembler aux mastodontes coupés américains mais plus imposant que les berlinettes sportives italiennes . Il voulait concentrer dans le même véhicule le confort et l'espace des unes avec l'élégance et les prestations des autres, tout un programme . On va appeler cela l’école des italo-américaines, ces GT et berlines de très haut de gamme motorisées par de surpuissants V8 d’outre-Atlantique et fabriquées en séries limitées par de petits constructeurs transalpins (Iso, De Tomaso, etc…) ….



Cet ouvrage délicat fut confié par le boss à deux sous traitants de luxe italiens de talent . Pour la partie technique, Renzo va faire appel au fameux Giotto Bizzarrini, célèbre concepteur indépendant italien et consultant privé des marques Alfa Romeo et Ferrari . Pour le design, il va faire appel à la Carrozzeria Bertone ou le talentueux Giugiaro va dessiner surement l’une des plus belles voitures italiennes jamais construites . Le nouveau modèle sera réalisé en quelques mois, car il fut décidé de raccourcir la plateforme de la Iso Rivolta GT, déjà conçue par Bizzarrini, et sera présenté au Salon International de l'automobile de Turin en 1963, sous le nom de Iso Grifo . Les motorisations proposées vont s’échelonner du V8 de 5,3litres de cylindrée au V8 de 6,5 litres au fil des ans et des différentes versions qui vont trouverun accueil chaleureux auprès d'une clientèle qui pouvait se permettre de dépenser 8.000.000 de lires italiennes de l'époque, soit l'équivalent d'un appartement au centre de Milan ….



Dans la série "Grifo", celle qui reste la plus emblématique est incontestablement la Iso Grifo IR9 Can-Am qui fait l’objet de ce petit billet . En fait ce modèle particulier, c’est du brutal ! C’est l’une des toutes premières déclinaisons spécialement destinées au marché Américain ou elle prend toute sa démesure . Il n’en sera produit que vingt exemplaires, mais ce sont bien sur les plus recherchés car l’engin est vraiment extrême pour l’époque . On va lui greffer au chausse-pied sous le capot un énorme V8 Chevrolet de 7.4 litres de cylindrée, le plus puissant du moment qui développe 410 chevaux à 5200tr/mn . Le poids augmente de 120 Kilos, mais les performances devenaient proprement hallucinantes pour une voiture de route avant les années 70 . Du jamais vu, elle était belle confortable et très rapide, la GT incontournable pour frimer à l’aube des années 70 ....



Pour refroidir les énormes carburateurs, un grand radiateur en étagère, rectangulaire et proéminent fut monté au-dessus du capot, ce qui lui donne cette allure inimitable et reconnaissable entre mille . Ce qui range à coup sur l’Iso Grifo IR9 Can-Am dans la catégorie des supercars, c'est assuremment son extrême rareté de seulement 20 exemplaires . C’est aussi son côté technologique avancé pour l’époque et sa mécanique sur vitaminée qui lui procure des performances peu communes . La vitesse de pointe dépassait les 306 km/h, le 0 à 100 km/h ne prenait que 5 secondes alors que le kilomètre départ arrêté était abattu en 23 secondes . Bref, même si l'Iso Grifo Can-Am reprend une mécanique Chevrolet, elle réuni tous les ingrédients d'une supercar de rêve surtout en 1970 . Bien campée sur ces superbes jantes en alu forgées Campagnolo, c’est une vraie merveille indémodable ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8 Chevrolet
  • Cylindrée : 7. 4 Litres
  • Puissance : 410 chevaux SAE
  • Vitesse : 306 km/h suivant rapport de pont
  • Accélération : Le 0 à 100 en 5’’0
  • Performance : Le 1000 m D.A en 23’’






L'Iso Grifo IR9, c'est ça ...





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