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Tag - Carlos Sainz

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vendredi 30 mars 2018

Course Auto Magazine









Course Auto est un ancien magazine automobile français grand public aujourd'hui disparu, spécialisé comme son nom l'indique dans la compétition automobile et donc la course sous toute ses formes. Lancé en Avril 1991 par une partie de la rédaction du quotidien de sport l’Équipe, le magazine est installé 4 rue Rouget-de-Lisle à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine. La revue était dirigée par Jean-Pierre Courcol le rédacteur en chef était Patrick Blain. Ce magazine était édité et produit par les Éditions L'Équipe ....





Le tout premier numéro de Course Auto Magazine lancé en Avril 1991 arborait fièrement une couverture à l'effigie de notre triple Champion du Monde national du moment, un certain Alain Prost. Ce choix sans doute pas innocent été censé lancer au mieux cette revue hebdomadaire vu l'engouement sportif général que suscitait à l'époque notre meilleur pilote de Formule 1 Français ....





S'il existait déjà des publications qui exploraient l'univers du sport automobile, Course Auto Magazine était le premier hebdomadaire spécialisé dans ce créneau qui tentait de rentrer en concurrence directe avec le précurseur Auto Hebdo lancé en 1976. Course Auto Magazine est au format classique A4 avec une pagination d'environ 100 pages en couleur avec une iconographie assez riche et de belles photos. Cette revue espérait faire la différence et se démarquer en s'appuyant sur la force rédactionnelle du quotidien partenaire l’Équipe ....





Le menu de Course Auto Magazine explorait toute l'étendue du sport automobile et de la course, à travers des actualités, des essais, des dossiers, des résultats, des classements, des analyses, des confidences, des interviews, des études ainsi que des bilans sur toutes les catégories et les éléments composant l'ensemble de ce sport et des diverses courses. C'était en fait une revue qui essayait de transcrire le mieux possible vos passions, qui partageait les émotions, ou les moments de plaisir qui touchent la course et la compétition ....





Course Auto Magazine avec sa rédaction performante couvrait donc quasiment toutes les disciplines, comme le Rallye en France, le championnat de la montagne, les courses de côte, le rallye international, le championnat de France des circuits, le rallye raid, les circuits étrangers, l'endurance, la formule 1, les courses sur terre en rallye-cross, le Paris-Dakar, ou les championnats de monoplace. Mais les journalistes automobiles compétents de la rédaction produisaient aussi des articles pointus complétés par des photos de grande qualité ....





La bonne qualité du papier et de la couverture donnait a Course Auto Magazine une belle allure générale plutôt attrayante. Si la publicité était présente comme dans tous magazines modernes, elle n'était jamais envahissante et la plupart du temps collait au thème de l'automobile autant que possible. Une maquette de présentation plutôt agréable permettait à des journalistes compétents comme Robert Parienté, Philippe Séclier, Didier Braillon, Patrick Rivé, Pierre-François Rousselot, Pierre-Henri Pauterat ou Jean-Paul Renvoizé de s'exprimer au mieux ....





Malheureusement, la belle aventure de Course Auto Magazine va trop rapidement s'achever en Janvier 1992 après seulement 40 numéros publiés et à peine 10 mois d'existence. La lutte en kiosque était trop sévère pour une clientèle plutôt restreinte sur ce genre de créneau vraiment trop spécialisé, d'autres magazines et revues s'y sont essayé sans plus de succès. Ce numéro 40 de Janvier 1992 avec en couverture Carlos Sainz sur sa Toyota de Rallye sera donc le dernier ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Course Auto © - Éditions L'Équipe




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vendredi 24 avril 2009

Le chiffre « 51 »

Je ne sais pas si le chiffre « 51 » rappelle quelque chose aux passionnés d’automobiles mais j’avoue que pour moi il a fait immédiatement tilt dans ma mémoire pourtant vieillissante . Je vous aide un peu, cinquante et une victoire en course ça ne vous dit rien ? Les plus jeunes d’entre vous vont immédiatement citer Sébastien Loeb qui vient de remporter au Portugal dernièrement son 51° succès en rallye, mais les plus anciens vont également penser à Alain Prost et ses 51 victoires en Formule 1 . Deux références absolue du sport automobile français, mais à deux époques et dans deux disciplines complètement différentes ….



Si l’on ne compare strictement que les chiffres, sans aucune analyse sous-jacente, Sébastien prend l’avantage avec cinq titres mondiaux contre quatre pour Alain . Ces 51 victoires sont gagnées en 117 rallyes sur une période de six ans et demi pour Loeb contre 199 Grand Prix sur douze ans pour Prost . Le petit jeune a remporté tous ses rallyes dans des Citroën, soit 28 dans des Xsara puis 23 dans des C4, alors que le professeur en a glané 9 chez Renault puis 30 chez McLaren ( avec deux moteurs différents TAG-Porsche puis Honda), 5 chez Ferrari et 7 chez Williams ….

A la décharge d’Alain, pendant sa carrière en F1, le plateau était plus relevé et équilibré qu'en Mondial des rallyes depuis le début du XXIe siècle . En fait Prost a dû se confronter, parfois dans la même équipe, à des pointures comme Ayrton Senna, Nelson Piquet ou Nigel Mansell . Pour Loeb, une fois liquidés Carlos Sainz et Colin McRae tous deux en fin de carrière, il a suffi de dégoûter Petter Solberg, pas aidé par une Subaru déclinante, puis d'envoyer Marcus Grönholm et sa Ford moins performante à la retraite, avant d'entamer la course aux records face à une concurrence réduite depuis fin 2007 à un seul élément, Mikko Hirvonen ….

Comme pour Michael Schumacher, Loeb à l’avantage de s'appuyer sur une équipe Citroën Racing toute acquise à sa cause avec un copilote idéal Daniel Elena, et n'a rien à craindre de Dani Sordo clairement identifié comme pilote N°2 du team . Prost quant à lui, dans des équipes à dominante anglaise ou italienne, a souvent dû se battre contre des contextes politiques moins favorables et des "coéquipiers" considérés comme des N°1 ex aequo . L'incomparable Brésilien Ayrton Senna a été l'adversaire le plus récalcitrant de Prost, capable de remporter 41 victoires en 161 GP disputés, et trois titres mondiaux . Les duels Prost-Senna sont restés dans les mémoires, souvent à grands coups de roues et d’accrochages divers, alors que les bagarres entre Loeb et Marcus Grönholm, toujours fair-play, ont plutôt fait rage par chronomètres et temps partiels interposés ….

Pour clore cette analyse plutôt décalée car les disciplines et les époques ne sont justement pas comparables, on peu noter que Sébastien Loeb qui est un vrai dingue de sports mécaniques s’est aussi essayé en endurance (Pescarolo, Peugeot) et en F1 (Renault, Red Bull) alors que Alain Prost obsédé par la Formule1 n'a fait qu'une brève apparition au rallye du Var en 1982 sur une R5 Turbo et participé depuis 2004 au Trophée Andros ….

Ma conclusion de cette analyse va en décevoir certains car je ne donnerais pas de nom pour désigner "le meilleur" . En fait je suis autant admiratif de l’un comme de l’autre bien que ma préférence aille à la Formule 1 depuis ma plus tendre enfance . Avantage à Sébastien toutefois car vu son jeune âge il devrait faire encore quelques belles saisons et pulvériser les statistiques de sa discipline . En résumé, deux immenses champions français qui ont marqué au fer rouge les annales du sport automobile mondial, pas si courant pour être signalé ….


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