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mercredi 18 janvier 2012

Pontiac Firebird Trans Am - 1979



PONTIAC FIREBIRD TRANS AM ….







« Pontiac » était un constructeur automobile américain fondé en 1906, autrefois baptisé Oakland il était issu du groupe General Motors . Ce nom de « Pontiac » qui fait référence à un grand chef amérindien de la tribu des Outaouais est en fait le nom d'un quartier de Détroit, la ville d'origine de cette entreprise . Les voitures de cette marque étaient essentiellement adaptées à l’origine pour l'Amérique du Nord . Le premier modèle est sorti en 1926, créé sous les auspices de General Motors . Dès la première année, 75 000 exemplaires ont été vendus . La crise de 1929, touche profondément la marque, mais elle renoue avec le succès dans les années 1930 avec des voitures huit-cylindres . Après la guerre, la production repart avec des succès comme la Star Chief et dans les années 1950, Pontiac investit dans les courses automobiles ….



En 1964, Pontiac sort son modèle le plus célèbre, la GTO, première de la nouvelle niche des « muscle cars », qui va permettre aux Américains d'accéder à des modèles puissants proposés à des prix abordables . En fait la devise de la marque est de produire des voitures à l'allure « chic » mais avec des tarifs « bon marché » . Avec la crise pétrolière, les années 1970 sont plus difficiles pour le constructeur malgré son nouveau modèle Trans Am sorti en 1973 . Les années 1980 connaissent une diversification dans des modèles plus familiaux et aussi des sportives . En effet, Pour concurrencer Ford et sa Mustang sur le marché des pony cars puis des muscle cars, la General Motors décide de lancer une voiture équivalente à la Mustang, sous deux marques, la Camaro pour Chevrolet, et la Pontiac Firebird ….



La Pontiac Firebird pouvait obtenir de nombreux moteurs (V6 et V8) tous issus du groupe GM . Puis des niveaux de finitions différents pour compléter la gamme sont apparus comme la Firebird Formula (plus performante) et aussi la Firebird Trans Am (encore plus performante) . La Pontiac Firebird est un coupé sportif produit entre 1967 et 2002 en quatre générations distinctes . On peut facilement la confondre avec sa jumelle, la Chevrolet Camaro dont la Firebird est directement issue . Leur châssis est de type « F-Body » et certaines pièces sont interchangeables entre les modèles des deux marques . Face au succès de la version Trans Am, l'état-major de Pontiac décida de faire de celle-ci un modèle à part entière, et non plus une simple version musclée de la Firebird . Peu à peu, les Pontiac Firebird Trans Am ont remplacé avantageusement les Pontiac GTO vieillissantes qui jusqu'alors tenaient le flambeau de la lignée des muscle cars de la marque ....



Pour Pontiac, il fallait proposer à la clientèle une alternative sérieuse à la Ford Mustang et à la Chevrolet Camaro, si bien que dès 1978, la firme va proposer un package d'options appelé WS6 qui va métamorphoser la Pontiac Firebird Trans Am . Ainsi équipée, la voiture avait un style beaucoup plus recherché avec un nouveau capot, la calandre chromée, les logos et emblème, des suspensions et une direction améliorée, quatre freins à disque et des jantes de huit pouces de large, des grilles d'aération changées en losange plutôt qu'en nid d'abeille, un assemblage de petites retouches de styles qui lui donnent un nouveau caractère . Le service marketing va même pousser la personnalisation à l’extrême en proposant plusieurs décorations spéciales, Black & Gold ou entièrement dorée avec une couleur de fond Solar Gold, rouge vif Redbird avec des bas de caisse plus foncé, blanc Polar White avec une bande bleue sur la longueur, ou bleu Lucerne Blue avec une bande blanche . Des liserés dorés étaient apportés sur les arêtes de la carrosserie et le fameux aigle sur le capot moteur . À l'intérieur, la Pontiac Firebird Trans Am recevait le fond de compteur en aluminium bouchonné de couleur alu ou dorée ainsi que pour l'entourage de boîte de vitesse ....



Pour ce qui est de la technique, la Pontiac Firebird Trans Am se remarquait grâce son « shaker » qui aspirait l'air frais par l'arrière, ses spoilers d'ailes, ses extracteurs sur les ailes avant et son becquet arrière en trois parties qui s'harmonisait avec la carrosserie en plus d'être efficace côté aérodynamique . La suspension et le freinage étaient largement améliorés (en fait spécialement conçue par Herb Adams) pour offrir la voiture la plus maniable de l'époque, surpassant même les Corvette et la Mustang . Les moteurs utilisés provenaient du groupe GM, des V8 qui alimentés par des carburateurs à double ou quadruples corps développaient de 155 à 500 chevaux . La transmission de base était confiée à une boîte manuelle quatre vitesses, mais sur option il était possible d’avoir une boîte automatique . De nos jours, l’étonnante et insolite Pontiac Firebird Trans Am est devenue un véritable modèle de collection Vintage Classic plutôt recherché et assez rare ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7.2 Litres
  • Puissance : 500 chevaux
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 190 km/h






La « Pontiac Firebird Trans Am », c'est ça ...



La « Pontiac Firebird Trans Am », c'est ça ...



La « Pontiac Firebird Trans Am », c'est ça ...





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vendredi 13 janvier 2012

Plymouth Barracuda - 1971



PLYMOUTH BARRACUDA ….







Plymouth est une marque d'automobiles fabriquées par le constructeur automobile Chrysler aux États-Unis, de 1928 à 2001 . La marque « Plymouth » a été fondée en 1928 par Walter P. Chrysler pour élargir le groupe Chrysler en lui donnant accès à une nouvelle clientèle populaire, face à la concurrence pressante de Ford et Chevrolet . Plymouth connaît ses heures de gloire dans les années 1940, mais surtout 1950 et 1960 où la marque est à la troisième place en termes de volume de production derrière Ford et Chevrolet . Puis elle perd de plus en plus d'adeptes dans les années 1970 et 1980, pour devenir une marque presque marginale dans les années 1990 . Fin 1999, le groupe Chrysler annonce donc la disparition prochaine de Plymouth qui finalement cessera toute production en 2001 ….



La Plymouth Barracuda est un coupé sportif fabriqué par la division Plymouth de Chrysler . Le premier modèle sort le 1er avril 1964, soit quelques semaines avant celle qui sera sa plus sévère concurrente, la Ford Mustang . Elle sera rapidement écrasée au niveau des ventes par ses concurrentes directes, la Mustang de Ford, la Camaro de Chevrolet et la Firebird de Pontiac . Elle ne connaîtra un réel succès d'estime qu'à partir de 1970, où elle devient après transformation un véritable symbole de puissance . Cette première génération de la Barracuda était basée sur le châssis « A-Body » de la Dodge Dart ou de la familiale Plymouth Valiant . Elle était d'ailleurs vendue au départ comme une version de la Valiant, et elle disposait d’ailleurs des mêmes moteurs et en possédait même les logos et l'insigne . L’étonnante Plymouth Barracuda visait clairement le public jeune et dynamique du baby-boom américain de l’époque ….



L’insolite deuxième génération de Plymouth Barracuda, bien que toujours basée sur le châssis « A-Body », est complètement redessinée et elle est même désormais disponible en coupé fastback et aussi en cabriolet . C'est le tout début de la période glorieuse des muscle cars, Plymouth décida alors d'apporter plus de moteurs et surtout plus de puissance . Le tout nouveau package « Formula S » inclut une suspension renforcée, un compte tour, des pneus plus larges et des décorations spécifiques plus dans l’air du temps . En fait, tout est prévu pour tenter d’accentuer autant que faire se peut le côté sportif de la voiture qui doit toucher son cœur de cible . Dans cette optique, la voiture pourra être équipée d’une pléthore de motorisations plus puissantes les unes que les autres avec des transmissions elles aussi adaptées à la débauche de puissance ainsi que des différentiels et des ponts autobloquants au choix du client . Au final, par le biais des options, il était possible de commander sa propre Plymouth Barracuda exactement telle qu’on l’avait rêvée ....



Pour la troisième génération de Plymouth Barracuda, la firme conçoit une refonte totale de la voiture, et la Barracuda n'est désormais plus basée sur le vieillissant châssis A-Body, mais sur le tout nouveau châssis E-Body beaucoup plus sportif de la Dodge Challenger . Visiblement inspirée par la ligne en bouteille de Coca-Cola de la Chevrolet Camaro, le nouveau châssis E-Body se veut beaucoup plus attrayant car plus léger et plus rigide, il offre un meilleur comportement routier et une diversité d’adaptations mécaniques plus importante . Cependant, les ventes ne seront jamais au niveau des précédentes malgré ces évolutions techniques censées rendre la voiture beaucoup plus attractive . En fait, en raison de la nouvelle réglementation en vigueur à l’époque et aussi avec la perspective du premier choc pétrolier, s'en suit la disparition des moteurs les plus puissants et le début de la fin pour les muscle cars . La Plymouth Barracuda va disparaître du catalogue pour ne plus être qu’un modèle Vintage Classic de collection ....



Pour ce qui est de la motorisation de la Plymouth Barracuda, le choix était plutôt fourni . En effet, un grande quantité de moteurs sont disponibles, tous des V8 maison en une dizaine de versions allant du 3,2 litres au 7,2 litres de cylindrée . La puissance développée par ces mécaniques s’échelonne de 150 à pas moins de 425 chevaux, de quoi procurer des performances plutôt honorables . L’alimentation était assurée suivant le moteur par des carburateurs à deux ou à quatre corps . Quant à la transmission, on pouvait opter pour une boîte mécanique ou aussi pour une tout automatique . Spécialement pour la compétition, Plymouth demande à Dan Gurney de préparer une 'Cuda capable de répondre aux exigences de la SCCA, la 'Cuda AAR (AAR signifie All American Racing) . Elle est équipée du V8 340 ci avec le Six Barrel (3 carburateur double corps en ligne) produisant 460 chevaux avec 4 975 cm3 de cylindrée conformément au règlement du Championnat Trans Am ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7.2 Litres
  • Puissance : 425 chevaux
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 192 km/h






La « Plymouth Barracuda », c'est ça ...



La « Plymouth Barracuda », c'est ça ...





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lundi 9 janvier 2012

Plymouth Road Runner Superbird - 1970



PLYMOUTH ROAD RUNNER SUPERBIRD ….







En 1928, l’entreprenant industriel « Walter P. Chrysler » qui possède déjà Chrysler, Maxwell, et De Soto » rachète Dodge et lance « Plymouth » . Visionnaire et lucide, il va produire des voitures fiables et économiques mais techniquement à la pointe avec pour devise « le meilleur au meilleur prix », si bien qu’avant guerre sa marque « Plymouth » sera devenu le numéro trois américain . Après guerre, à partir de 1955, « Plymouth » va moderniser sa gamme pour poursuivre son succès sur le marché de la berline dite de milieu de gamme familiale quatre portes économique et robuste . A partie du milieu des années 70, le succès aidant, Plymouth va commencer à diversifier sa gamme avec des coupés et des cabriolets sportifs puissants et au design très étudié . A partir des années 90, la gamme va se confondre avec « Chrysler » et « Dodge » et les différences seront très minimes suivant les options disponibles, mêmes plateformes, mêmes motorisations, cherchez l’erreur ….



Au sein du Groupe Chrysler, le mérite de cette expansion aussi audacieuse que minutieuse revient en grande partie à Plymouth qui produisait des voitures offrant des caractéristiques techniques réservées jusqu’alors à des véhicules de classe supérieure et cela à moindre coût . Ford et Chevrolet les leaders de l’époque doivent maintenant compter avec un concurrent redoutable . Au moment de la grande vogue des Muscle Cars, au tout début des années 70, pour lutter contre la Mustang, la Daytona, la Charger, la Torino ou autre Barracuda, la firme lance sur le marché sa nouvelle arme baptisée « Plymouth Road Runner Superbird » . Le but est de commercialiser une sportive abordable mais suffisamment compétitive pour pouvoir l’homologuer afin d’en développer une version course capable de gagner le championnat Nascar . A la base, la Plymouth Superbird était essentiellement une modification de la Plymouth Road Runner sa devancière . Les ingénieurs sont en fait partis du même châssis de base et l’on simplement rallongé d’une vingtaine de centimètres . Les trains roulants et les suspensions n’ont pas été modifies en profondeur et seuls des réglages différents plus sportifs ont été adoptés . Le freinage a quant à lui été modifié pour plus de mordant et un meilleur refroidissement . En fait par rapport à l’ancienne Road Runner, la nouvelle et très insolite Plymouth Road Runner Superbird choque surtout par son look ….



En effet, le design de la bête vous laisse pantois, c’est de l’insolite, du jamais vu pour l’époque . La très étonnante Plymouth Road Runner Superbird ne passe vraiment pas inaperçu . Il faut dire que la voiture a été parmi les premières voitures américaines à être conçus en utilisant une soufflerie et l'analyse par ordinateur pour l'aérodynamique, à l’époque cela n’était en fait pas très fréquent . D’où sans doute ce résultat un peu extravagant mais qui était sans doute nécessaire pour redonner des qualités aérodynamiques à une grosse familiale américaine qui en était largement dépourvue . Résultat, la Superbird arbore une ogive aérodynamique ajoutant vingt bon centimètres à la longueur et contenant les phares escamotables, une carrosserie fuselée et lissé à l’extrême qui se termine sur une large aile arrière montée très haut sur des ailerons très grands . Cette énorme voilure fait deux mètres de hauteur pour permettre l’ouverture normale de la malle du coffre arrière . Sous ses aspects de vaisseau spatial, la Superbird cache bien son jeu car elle affiche un coefficient de traînée (Cd) de seulement 0,28, mieux que la plupart des voitures fabriquées aujourd'hui . Au final, le look inhabituel et plutôt tapageur de la très étonnante Plymouth Road Runner Superbird qui paraît disgracieux voir même ostentatoire, cache en fait une efficacité bienvenue ....



Pour ce qui est de la motorisation de la Plymouth Road Runner Superbird, les ingénieurs ont tapé dans la banque de moteurs du groupe et proposaient trois choix de moteurs disponibles en option . Tous étant des V8 américains, le premier dénommé 440 Super Commando avec un seul carburateur à 4 corps développait 375 chevaux, le second appelé 440 Six Pack été monté avec trois carburateurs double corps et développait 390 chevaux . Au sommet, au pouvait choisir le puissant 426 Hemi, qui lui développait 425 chevaux à 5000 tr/min et un couple de 490 lb-pi à 4000 tr/min . Ainsi équipée, la Superbird dispensait des performances hors normes à l’époque comme le 0 à 100 km/h abattu en moins de 5 secondes et environ 20 secondes pour parcourir le kilomètre départ arrêté . Cette version Hemi produite à moins de 100 exemplaires est une véritable pièce rare très recherchée par les collectionneurs qui atteint des sommes astronomiques lorsque par hasard il s’en trouve une à vendre . Si vous n’avez pas gagné au loto, passez votre chemin, la Plymouth Road Runner Superbird ne sera jamais qu’un rêve ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.7 Litres
  • Puissance : 425 chevaux à 5000 tr/min
  • Couple : 490 lb-pi à 4000 tr / min
  • Vitesse : 210 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 4’’8
  • Performance : Le 1000 m D.A en 20’’8






La « Plymouth Road Runner Superbird », c'est ça ...



La « Plymouth Road Runner Superbird », c'est ça ...





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samedi 26 novembre 2011

NSU 1200 TT - 1970



NSU 1200 TT ….







En 1880, le jeune mécanicien « Christian Schmidt » fonde à Neckarsulm en Allemagne la « Neckarsulmer Strickmaschinen Union » qui va se consacré au début à la construction de bicyclettes et de motocyclettes . Dans les années 1890 l’usine construit des châssis pour Daimler, Maybach ou Peugeot et ce n’est qu’en 1905 que « NSU » construit sa toute première voiture . La firme a toujours porté beaucoup d’attention à la construction de petites voitures populaires et économiques . Après guerre en 1928, la marque « NSU » fut vendu à Fiat et seule la production de motos va continuer . La construction de voitures ne reprendra que 30 ans plus tard en 1958 . Après guerre, à partir de 1958, « NSU » retrouve son indépendance et son autonomie et relance sa production avec un nouveau modèle la « Prinz » qui va devenir pendant plus d’une décennie la plus populaire des petites voitures allemandes . Les mécaniques seront toujours assez sophistiquées à tel point que dans les années 60, la firme va même être une des rares marque à s’essayer au moteur rotatif Wankel quelle développera jusqu’en 1967 avec la célèbre Ro80 . A partir de 1969, « Nsu » va reperdre son indépendance suite à son rachat par le groupe Volkswagen ….



En 1961, pour contrer la Coccinelle, NSU présente au salon de Francfort la Prinz 4 . La carrosserie est une réduction de la Chevrolet Corvair, et le moteur bicylindre de l’ancien Prinz . Fiable et bien finie, le succès de la Prinz 4 est immédiat . Peu encombrante, moteur agréable et sobre, boite de vitesses exemplaire elle possède les atouts essentiels de la voiture de ville . Cette voiture va évoluer jusqu’en 1973 tout en restant d’une grande robustesse . La NSU 1200 TT est la descendante directe de la Prinz 4, dont la ligne séduisante cache la légèreté et aussi un excellent comportement routier . C’est une voiture conçue pour un usage sportif qui grâce notamment à sa brillante mécanique va remporter de nombreuses victoires de classe dans les épreuves internationales, notamment à Spa en 1967 . Il ne faut pas s'y tromper, sous ces airs de petite citadine familiale se cache une authentique sportive, la firme allemande a produit une voiture dont le monde entier saluera le comportement et le tempérament . La NSU 1200 TT va marquer les esprits pour toute une génération de pilotes amateurs ….



Sous une apparence anodine la NSU 1200 TT cache un tempérament agressif, une « Gti » avant la lettre . Un moteur puissant dans une petite berline compacte, légère et bon marché, la recette est bien connue . Elle annonce la vogue de la petite sportive polyvalente, abordable à l’achat comme à l’entretient . La Mini Cooper avait ouvert la route, la Régie Renault avait suivi avec la R 8 Gordini et NSU réplique avec la turbulente 1200 TT . Cette puce de la route s’annonce comme une véritable bombe, d’une maniabilité exemplaire, elle va voler vers le succès . Sous ses allures de berlines paisibles, vive et alerte, elle affiche un tempérament sportif exceptionnel . Son comportement éminemment sain explique les meilleurs résultats de certains NSU devant des autos plus puissantes dans les rallyes des années 60 / 70 . Bien préparée par le sorcier Louis Meznarie, la NSU 1200 TT va permettre entre autres, à B. Darniche, G. Larousse, J. Todt, G. Chasseuil ou M-C. Beaumont de se faire connaître ....



Par rapport à la Prinz 4, l’étonnante NSU 1200 TT se distingue par sa calandre à 4 phares et ses six feux tétons à l'arrière . Rachetée par le groupe Volkswagen en 1973, la marque NSU sera intégrée à Auto-Union qui produira des voitures ensuite sous la marque Audi . Mais la Prinz 4 risquant de trop faire d'ombre à la Coccinelle, elle fut abandonnée dès 1973. En 1975, celle qui devait lui succéder sera produite sous le nom Audi 50 avant de devenir la Volkswagen Polo . La conception propre aux années 60 (moteur et boite en porte-à-faux arrière) est cette fois un atout pour ce châssis dont les quatre roues sont placées aux limites de la caisse, sans porte-à-faux . La voiture est conçue pour être facilement réglée ou modifiée . Le calage de la distribution peut se faire grâce à un boulon en sortie de vilebrequin, et les repères sont visibles sur l'arbre à cames sans avoir à démonter . Quelques vis permettent de tomber le tablier arrière pour dévoiler le moteur, quatre clips ouvrent le cache-culbuteurs . Le moteur refroidi par air grâce à une ouïe latérale est alimenté par un carburateur double corps qui donne toute la vigueur au moteur . Le capot arrière tient "fermé" grâce à deux caoutchoucs . Au final, on constate que sur cette très insolite NSU 1200 TT, tout a été pensé pour une utilisation et un entretien simplifié et abordable ....



Pour ce qui est de la mécanique de l’insolite NSU 1200 TT, c’est à coups de petites évolutions précises et bien étudiées que la motorisation va évoluer . Partant d’un 4 cylindres en alliage léger et arbre à cames en tête de 4 temps refroidi par air d’une cylindrée de 600 cm3 lancée en 1961 qui développait 30 chevaux, la cylindrée passe à 1200 cm3 et la puissance grimpe à 65 chevaux en 1967 et la voiture peut ainsi concourir dans la même catégorie et affronter la Simca 1000 Rallye II . L’usine proposera même une version compétition plus poussée de 85 chevaux, un niveau qui sera largement dépassé par les préparations de course . Le moteur est coupleux, généreux sans être trop pointu . Légère (autour de 700 kg), la voiture s'emballe vite et son pilote doit veiller à réfréner ces excès de générosité . Elle rivalise facilement avec la R8 Gordini, ou la Mini Cooper qui sont les références en matière de compétition à l'époque et sont animées par des moteurs de 1300 ! Les versions compétition de la voiture affichaient plus de 100 chevaux ! La très Vintage Classic et étonnante NSU 1200 TT, 52 000 unités ont été produites, et elle fait aujourd'hui encore le bonheur des amateurs de rallyes historiques . Du fait de sa rareté, sa côte à l'occasion est assez élevée, et la plupart des modèles survivants sont choyés ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1.2 Litres
  • Puissance : 105 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 150 Nm à 5000 t/mn
  • Vitesse : 170 km/h







La « NSU 1200 TT », c'est ça ...



La « NSU 1200 TT », c'est ça ...





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