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Tag - Chrysler

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vendredi 22 novembre 2019

Anciennes automobiles vintage du futur









A une époque quasiment toutes les voitures utilisaient couramment un châssis séparé de la carrosserie, un long capot cachant un compartiment moteur où le moteur était situé longitudinalement derrière l'essieu avant et un habitacle à l'arrière. Le moteur monté à l'avant entraînait généralement l'essieu arrière par l'intermédiaire d'un arbre d'entraînement tournant sous le plancher du véhicule. Mais les publicitaires et aussi les services commerciaux ont titillé les ingénieurs afin qu'ils imaginent finalement " la voiture du futur " ....





C'est ainsi qu'après guerre, les voitures ont commencé à s’habiller d’une carrosserie en Elektron, un alliage à base de magnésium, avec quelques éléments en Duralumin, ou en fibre de verre. Pour le design, rien n’est assez beau, la voiture arbore des ailerons surdimensionnés inspirés de l'aérospatiale, tandis qu’une bulle en plexiglas recouvre l’habitacle et s’ouvre d'un seul bloc. Pour le côté technique, les engins s’équipent d’un moteur à plat qui transmet le mouvement aux roues avant, et quatre disques assurent le freinage en lieu et place des antiques tambours. Au final l’argument aérodynamique et futuriste apparaît surtout comme un véritable coup publicitaire, on est donc plus proche de la science-fiction ....


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Après guerre, les Etats-Unis dominent le marché mondial de l’automobile avec une clientèle à fort pouvoir d’achat et une offre pléthorique de voiture en tout genre. Au cours de ces années à l'initiative des plus gros constructeurs et surtout de leur service commercial, les show-cars, les motoramas et les motorshow, ces gigantesques salons d'exposition, apparaissent pour stimuler les ventes et l’intérêt du public. Avec des industriels ayant les yeux tournés vers ce marché, les idées finissent par traverser l’Atlantique, c’est ainsi que même l'Europe se mettra au diapason.
Voici une demi douzaine de ces voitures du futur ou de science-fiction vues dans les années vintage ....



* / LA STOUT SCARAB - 1946 :





La Stout Scarab est une monospace américaine des années 1940 conçue par William Bushnell Stout et fabriquée par Stout Engineering Laboratories et ensuite par la Stout Motor Car Company de Detroit, dans le Michigan. Elle est créditée par certains comme la première monospace, et un prototype Scarab expérimental de 1946 est la première voiture avec une carrosserie en fibre de verre et une suspension pneumatique. Pour l'époque cette voiture était plus proche d'un OVNI que d'une automobile et faisait donc figure d'engin du futur ....


* / LA BORGWARD TRAUMWAGEN - 1955 :





Directement inspirée par les Dream-Cars américaines, la Borgward Traumwagen lancée avec l’objectif d’une présentation au salon international de l’automobile de Francfort 1955 est donc une voiture de salon destinée à attirer les regards vers la marque allemande, et pourquoi pas permettre de vendre quelques véhicules en concession. A la tête de ce projet, Borgward met l’ingénieur Erich Übelacker, ancien de chez Tatra, dont la mission est d’étudier le concept du « light weight » (poids léger), et l’aérodynamique, le tout afin de permettre d’utiliser cette voiture comme banc d’essai pour diverses mécaniques ....


* / LA GHIA GILDA STREAMLINE - 1956 :





Présentée comme « expérimentale » sur le stand Ghia du salon de Turin 1955, où elle est le reflet exemplaire d’une époque, ce dream car futuriste prend le nom de Gilda, personnage interprété par Rita Hayworth dans le film éponyme de Charles Vidor. L’auteur de ce projet est Giovanni Savonuzzi, directeur technique de Ghia de 1954 à 1957. Professeur d’université (Polytechnique de Turin), l’homme est également un ancien ingénieur aéronautique. Il a conçu la Gilda Streamline pour Chrysler, mais ce style aérodynamique correspond plus à une mode d'engin du futur pour les expositions qu’il ne répond à une logique scientifique ....


* / LA FORD X2000 - 1958 :





La Ford X2000 est un drôle d’oiseau sortie en 1958 de l’imagination fertile des designers de Dearborn parmi lesquels Alex Tremulis avec l’aide de Bill Balla , le créateur de la fameuse Tucker, elle devait être la vision de la voiture du siècle à venir. C’est une vraie voiture de science-fiction car peu de choses sur la voiture étaient censées prédire les formes ou les caractéristiques des Ford du futur immédiat mais plutôt être des concepts avancés du futur automobile des années 2000 ....


* / LA CHRYSLER TURBOFLITE - 1961 :





Conçue pour naviguer sur les autoroutes du futur, la Chrysler Turboflite de 1961 était si en avance sur son temps qu'elle intégrait des caractéristiques de conception qui n’avaient toujours pas été introduites, comme le toit en verre qui s’élevait automatiquement à l’ouverture de l’une ou l’autre porte. Avec son design très typé science-fiction pourvu d'ailerons, de nageoires, de bequets et d'appendices inhabituels, son autre caractéristique hors du commum était sa motorisation de type turbine ....


* / LA FASCINATION 2DR - 1974 :





La Fascination 2DR a été créée par Paul M. Lewis à la fin des années 1960 à Denver, au Colorado. C'est typiquement un exemple parfait d'un véhicule du futur de science-fiction qui ressemble à un engin à trois-roues, mais la fusée avant a deux pneus comme dans un avion. La voiture était pourvue d'une carrosserie en fibre de verre et de portes papillons. La motorisation était confiée à un moteur V6 Chevrolet ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images





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vendredi 30 août 2019

Maserati 3500 GT - 1958











On ne présente plus Maserati ce mythique et réputé constructeur automobile italien filiale du groupe Fiat-Chrysler qui est aujourd'hui spécialisé dans les voitures de luxe, de sport et de course. Fondé par les frères Maserati en 1914, son symbole est un trident, inspiré de la fontaine de Neptune de Bologne. Maserati va forger sa renommée en course notamment avec le fameux pilote Juan Manuel Fangio dans les années 1950 avec la A6GCM jusqu'au championnat du monde en 1957 avec la 250F, mais aussi d'autres pilotes célèbres comme Emmanuel de Graffenried, Louis Chiron ou le Prince Bira. De nos jours, la production annuelle a atteint 51.500 unités en 2017 ....





Après guerre, trop exclusivement sans doute tournée vers la compétition automobile, la société avait produit moins de 140 voitures en dix ans. Les courses et la concurrence ont presque épuisé les fonds propres de l'entreprise qui n’était pas très loin de la faillite. Le 1er avril 1958, le constructeur de Modène fut finalement placé sous contrôle judiciaire. La solution retenue pour se sortir de ce contexte difficile passait par un abandon progressif de l'activité compétition, afin de se concentrer sur la production à grande échelle de voitures de Grand Tourisme. Le modèle Maserati 3500 GT est donc considéré, lors de sa sortie, comme la dernière chance de survie pour la société ....





La Maserati 3500 GT a été produite entre 1957 et 1964 à plus de 2000 exemplaires. Le véhicule a été conçu par la Carrozzeria Touring, rassemblant de nombreux éléments stylistiques issus du légendaire coupé Maserati A6G54. La 3500 GT, qui marquait un véritable tournant dans l'histoire de la marque, avait pour mission d'asseoir de manière durable la réputation de Maserati dans le domaine des GT de luxe. Présentée pour la première fois au salon de Genève, la voiture rencontra un franc succès et les commandes affluèrent très rapidement, on peut donc dire que la 3500 GT sauva véritablement Maserati de la faillite ....





Pour la petite histoire, il faut savoir que en mars 1957, ce tout nouveau modèle Maserati 3500 GT est présenté au public au salon de l'automobile de Genève. En fait ce sont deux prototypes qui sont présentés sur le stand Maserati. L’un a été conçu par Touring et l'autre par Allemano. Le design de Touring est un coupé 2 + 2 qui, quelques semaines plus tard, est finalement sélectionné pour être fabriqué en série. Quelques modifications mineures sont apportées au style extérieur et intérieur avant l’industrialisation définitive du projet ....





La Maserati 3500 GT propose un design qui va attirer les commentaires les plus flatteurs concernant ses lignes basses, larges, lisses, dénuées de toute sorte d'ornementation inutile. Cette carrosserie au look attractif était fabriquée selon le fameux procédé Superleggera que le carrossier avait fait breveter avant guerre. Elle ouvrait de nouveaux horizons techniques encore inexploités et sa finition était du meilleur niveau possible pour l'époque. Rapidement la voiture sera équipée de 4 freins à disques et des fameuses roues à rayons Borrani de 16 pouces a fixation centrale incontournables à l'époque ....





L'habitacle intérieur de l'étonnante Maserati 3500 GT a lui aussi été à l'époque particulièrement bien étudié et soigné dans les moindres détails. C'est un habitacle cossu, remarquable par l'excellence de sa finition dont la position de conduite est agréable. Le volant conserve les classiques trois branches au cœur arborant le trident Maserati. En fait cet habitacle bien pensé propose 3 petits cadrans et 2 gros compteurs qui permettent un contrôle complet sur toute la mécanique. Le tableau de bord propose également une série de 5 interrupteurs et de 5 voyants pour toutes les fonctions. Pour le reste, les moquettes épaisses se marient parfaitement en colorie avec le cuir des sièges confortables qui équipent la voiture ....





Sous le capot de la belle Maserati 3500 GT se cache un moteur qui est une évolution directe de celui qui a équipé la voiture de Formule 1 Tipo 250F de Fangio étudié par Giulio Alfieri. Ce fabuleux moteur est un six cylindres en ligne de 3,5 litres de cylindrée à deux arbres à cames en tête et double allumage qui, alimenté par trois carburateurs Weber, délivre une puissance maxi de 240 chevaux à 5500 tr/min pour un couple de 312 Nm à 4000 tr/min. En 1960 cette alimentation sera remplacée par des injecteurs indirects Lucas offrant 15 chevaux supplémentaires. Le moteur est accouplé à une boite manuelle ZF à 5 rapports qui permettait d'atteindre une vitesse de pointe d'environ 240 km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : 6 cylindres en ligne
  • Cylindrée : 3,5 litres
  • Puissance : 240 chevaux à 5500 tr/min
  • Couple : 312 Nm à 4000 tr/min
  • Vitesse : environ 240 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Maserati - © Jean-Pierre Echavidre - © Artcurial




Maserati 3500 GT - 1958 ...






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vendredi 23 novembre 2018

Giovanni Savonuzzi Concepteur Designer









Giovanni Savonuzzi fait parti de ces concepteurs designers d'automobiles italiens que l'on qualifie de petits génies de la mécanique qui est né à Ferrara dans la province de l'Émilie-Romagne en Italie le 28 janvier 1911 et décédé assez jeune à seulement 77 ans toujours à Ferrara le 18 février 1988. Bien que ce nom ne vous parle sans doute pas énormément, il faut savoir que Savonuzzi a ouvert la voie à une nouvelle vague de voitures en établissant une nouvelle norme pour la gamme de voitures anciennes italiennes après la Seconde Guerre mondiale ....





Orphelin de son père Ezio malheureusement décédé pendant la Première Guerre mondiale, Giovanni Savonuzzi va effectuer un parcours scolaire primaire assez classique pour terminer par des études supérieures à l'Institut polytechnique de Turin ou il va obtenir un diplôme d'ingénieur en génie mécanique en 1939 ....





Tout juste diplômé, le jeune Giovanni Savonuzzi a été rapidement embauché chez Fiat Aviation pour la réalisation d'études et d'expériences dans les domaines de l'aérodynamique et des moteurs à turbine. Mais pendant la Seconde Guerre mondiale, il sera mobilisé pour servir en Albanie et donc ne retournera à la construction automobile qu'à la fin de la guerre en 1945 ....





Enfin libéré de ses obligations militaire et déjà titulaire d'une première expérience professionnelle chez Fiat Aviation, Giovanni Savonuzzi n'aura aucune difficulté à retrouver un nouvel emploi dans l'Italie de l'époque en pleine reconstruction. En fait il va être embauché par le constructeur automobile Italien Cisitalia pour succéder à Dante Giacosa en tant que directeur technique ....





C'est une époque de pleine expansion pendant laquelle Giovanni Savonuzzi a ouvert la voie à une nouvelle vague de voitures, notamment la Cisitalia D46 et la légendaire Cisitalia 202. Il a ajouté la touche finale à la 202, aux côtés des ingénieurs Piero Dusio et Battista Farina. La voiture est devenue l'un des plus beaux véhicules de tous les temps, l’une des plus belles voitures du monde, un design emblématique très apprécié qui a changé le visage de l’automobile de l’après-guerre étant décrite par tous les spécialistes comme une « sculpture à roulettes » ....





En 1948, après trois ans passé dans l'entreprise, Giovanni Savonuzzi va quitter Cisitalia pour travailler en freelance à son compte. C'est à cette époque qu'il va entamer des collaborations à haute valeur technique avec les plus grandes personnalités de la course automobile comme Dante Giacosa, Piero Taruffi, Ferry Porsche, Tazio Nuvolari, Rudolf Hruska, ou Carlo Abarth. C'est aussi l'époque ou Savonuzzi collabore sur plusieurs projets avec SVA, Ford, Pininfarina ou même son ancien employeur Cisitalia ....





En 1954, Giovanni Savonuzzi sera embauché par Luigi Segre, le nouveau propriétaire de la Carrozzeria Ghia avec lequel il avait combattu pendant la résistance, pour remplir le rôle de directeur général, en remplacement de Mario Boano. C'est la ou il va travailler sur la série de voitures à turbine à gaz « Supersonic ». Il a également conçu les innovantes Ford Futura, la Gilda ou la belle Alfa Romeo 1900. Ce furent des années de travail intense au cours desquelles on a découvert vraiment l'expression de son génie mécanique et de son génie artistique avec des réalisations pour par exemple Fiat, Ferrari, Jaguar, Aston Martin, ou De Soto ....





En 1957, Giovanni Savonuzzi est embauché par Chrysler pour devenir ingénieur en chef. Il a travaillé sous la direction de George Huebner, directeur de la recherche, et a participé au développement de la voiture à Turbine. Installé à Détroit, Savonuzzi étudie à partir de 1962 les voitures à l'épreuve des chocs ou des accidents afin d'essayer de trouver des solutions que recherchent de nombreux constructeurs automobiles qui sont sensibles à ce problème pour l'avenir de l'automobile ....





De retour dans sa patrie en 1969, Giovanni Savonuzzi devient directeur de la Recherche et Développement chez Fiat à Orbassano. Après avoir occupé les dernières années chez Fiat pour former un groupe d'experts techniques dans l'alimentation et l'évacuation des moteurs conventionnels et des systèmes de propulsion alternatifs, visant à diminuer les émissions nocives et polluantes, Savonuzzi a pris sa retraite en 1977. Pour occuper son esprit pendant sa retraite, il devient également professeur d'ingénierie mécanique dans son ancienne université et disparaît en 1986 ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Coachbuild
© - Carolenash © - Velocetoday





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