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Tag - Citroën Traction

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vendredi 28 octobre 2016

Auto Collection Magazine






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Auto Collection est un magazine dit de vulgarisation automobile édité par la Société Nouvelle d’Édition et de Presse (SNEP). Son fondateur directeur Michel Hommell est un ancien pilote automobile en Coupe R8 Gordini. Aujourd'hui en 2014, le Groupe Michel Hommell édite une vingtaine de titres et compte une dizaine de filiales, présentes principalement dans les domaines de la presse automobile et de loisirs ....





Dés son lancement le magazine précisait fièrement : "Vous voulez tout savoir sur une voiture de légende ? Depuis le nombre d'exemplaires produits, sa vitesse de pointe, le prix qu'elle coûtait à l'époque, les couleurs alors disponibles, les noms des personnalités liés à cette auto ? Toutes ces réponses se trouvent dans le magazine Auto Collection, avec bien d'autres renseignements indispensables à l'amateur qui replacent la voiture dans son contexte historique, en donnent les caractéristiques techniques complètes, et en montrent tous les aspects, par le texte et l'image" ....





Le tout premier numéro de Auto Collection magazine parait en novembre 1991 et il est consacré à la berlinette Alpine 1600 S. Michel Hommell en est donc le directeur fondateur et Olivier Quesnel le directeur général adjoint. Le rédacteur en chef est Christian Moity, tandis que le rédacteur en chef adjoint est Dominique Pascal. Ce dernier deviendra l'unique rédacteur en chef à partir du numéro 17. Ces deux journalistes sont réputés pour leur connaissance de l'histoire automobile et des sports mécaniques ce qui renforce la crédibilité de la revue auprès des amateurs ....





Jusqu'au numéro 7, le mensuel Auto Collection compte 32 pages, et toutes les photographies sont reproduites avec une véritable qualité photo. A partir du numéro 8, chaque numéro contient désormais 36 pages, mais la qualité de reproduction des photographies est plus proche des standards de la presse et donc elles perdent un peu en qualité. A partir du numéro 8, une nouvelle rubrique est consacrée au Salon de l'Automobile sur lequel la voiture a été présentée pour la première fois, illustrée de documents d'époque. Ainsi, au fil des numéros, on découvre les nouveautés des salons de Bruxelles, Genève, Londres ou Paris, et ceci depuis les années 40 ....





Chaque numéro du mensuel Auto Collection propose un dossier complet sur une automobile ancienne. Sur les 85 numéros édités, environ la moitié soit 45 ont concerné des automobiles de marque française. Toutes les voitures étudiées sont essentiellement des véhicules de tourisme, même si l'ensemble de la collection propose quelques engins destinés à la compétition comme la Ferrari GTO, la Ford GT40, ou l'Alpine 1800 Usine. Mis à part l'exemplaire consacré à la Citroën Traction, tous les autres proposent des voitures qui sont nées après guerre ....





Les automobiles présentées dans Auto Collection sont étudiées sous différentes aspects, pratique, technique, sportif, historique, artistique, ou culturel. Le tout se présente sous forme de rubriques comme par exemple le Grand Témoin, l'essai, la revue de presse, la technique, la pratique, la compétition, la description par année-modèle, les imprimés et brochures, les œuvres d'artistes, ou les miniatures. Mais la mise en page d'un numéro à l'autre n'est pas figée et l'ordre d'apparition ainsi que la présence de telle ou telle rubrique évoluent en fonction des modèles décrits ....





La parution du magazine Auto Collection est mensuelle, mais à partir du numéro 15, la revue adopte un rythme bimestriel soit tous les deux mois. Cette publication disparaît ensuite des kiosques pendant plus de quatre ans, pour réapparaître en avril 2008 sous la forme d'un trimestriel jusqu'à la dernière parution, le numéro 85, de novembre 2009. L'explication est simple, les conditions économiques du moment dans la presse magazine ne permettent plus de poursuivre la publication faute de suffisamment de lecteurs pour donner à la rédaction les moyens de ses ambitions ....





Cet ensemble de 85 numéros de Auto Collection Magazine constitue quoi qu'il en soit une fort belle collection, que tout amateur d'histoire automobile et de voitures anciennes aura plaisir à consulter selon ses envies. Reconstituer l'ensemble d'une telle collection complète est encore réalisable de nos jours car l'éditeur propose toujours sur son site quasiment tous les anciens numéros encore disponibles ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Éditions Hommell
© - SNEP © - Carcatalog






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jeudi 28 janvier 2016

Carrosserie Pichon - Parat







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Pichon-Parat était une entreprise de carrosserie française spécialisée dans la conception automobile qui résidait à Sens dans le département de l'Yonne et qui débuta son activité au tout début des années 1950. Cette entreprise a étudié, transformé et créé, durant quasiment 40 ans, des voitures spéciales et sportives, dont l'originalité est toujours présente dans l'esprit de tous les passionnés de belles mécaniques tant leur style sortant de l'ordinaire ne laissait pas indifférent ....


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Au début des années 1950, les grandes heures de la carrosserie spéciale française étaient arrivé au bout du chemin. Tous les célèbres grands noms de la profession se plaignaient en attribuant ce malaise à la diminution des commandes d'habillage des prestigieux châssis de luxe. Mais ce déclin provenait aussi du fait que ces artisans confirmés ne renouvelaient pas leurs techniques de fabrication vieillissantes, et ne travaillaient quasiment que sur des bases anciennes comme les Delahaye, Delage ou Talbot. Heureusement, au sein de la génération d'après guerre, quelques adeptes de renouveau vont enfin arriver comme les carrossiers Bernard Pichon et André Parat qui eurent une carrière ainsi qu'une production plus diversifiée et plus abondante ....


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Bernard Pichon est né le 28 avril 1923, et André Parat le 9 mai 1923. Tous les deux installées à Sens vont faire connaissance juste après la libération alors qu'ils sont encore très jeunes, et une solide amitié va donc vite les rapprocher. Bernard Pichon entreprend une formation de tourneur, avant de faire l'acquisition d'un camion, et de s'installer quelque temps comme transporteur. André Parat intègre une école de chaudronnerie et obtient son brevet de soudeur ce qui lui permet d'avoir chez des garagistes des travaux de carrosserie. C'est en 1952 que Bernard Pichon propose à André Parat de s'associer pour créer des carrosseries selon ses idées. Les talents des deux hommes se complétaient à merveille, à l'un le soin de crayonner des lignes originales et de trouver les clients, à l'autre le travail des divers métaux, soit pour transformer des modèles déjà existants, soit pour créer des formes originales ....





Mais l'après-guerre n'était pas une période faste pour l'automobile et ils vont se faire la main avec des transformations de voitures américaines des années 40 en breaks ou en fourgonnettes, pour des artisans et commerçants qui, en ces temps difficiles, ont du mal à trouver des modèles adaptés et peu onéreux pour leur travail. Les premières automobiles modifiées furent des occasions ou des voitures accidentées reprises à moindre prix, mais le soin apporté à ces transformations, tant sur le plan esthétique que technique, apporta rapidement aux deux associés une très bonne réputation. Cela va leur permettre en 1949 de transformer la pataude limousine Ford Vedette en une berline trois volumes, un très élégant coupé et même une version break, le tout présenté dans la revue "Action Automobile et Touristique" ....





Les affaires de Pichon-Parat prenant de l'ampleur, le succès de leurs réalisations leur ouvre d’autres horizons. Grâce aux rencontres de “gentlemen-drivers” que Bernard Pichon côtoyait lors de compétitions automobiles locales ou nationales, ils voient arriver des commandes de petites séries de voitures destinées à la course. Ainsi leurs transformations de Panhard Dolomite et Renault 4 Izoard sortent de leur atelier et se classent très honorablement dans les épreuves de rallyes. L’essor fulgurant de ce petit atelier dans le domaine du sport leur permet d’asseoir leur réputation d’ouvriers rapides et efficaces. Toutes leurs réalisations artisanales mais élégantes sont sujets de conversations et finalement ils louent pour la première fois en emplacement au Salon Automobile du Grand Palais à Paris en octobre 1951 ....





C'est afin de se diversifier que durant l'été 1952, Pichon-Parat présentent en vrai précurseur un cabriolet Renault Frégate. Ils étaient les premiers à y songer, bien avant la version de Letourneur et Marchand et celle encore plus confidentielle de Mignot et Billebault, toutes deux disponibles seulement à partir de 1954. Dès le 2 octobre, jour d'ouverture du Salon de Paris, le cabriolet Frégate par Pichon Parat faisait honneur au stand du carrossier. Elle se singularisait par sa calandre en forme d'écusson, sa prise d'air aménagée sur le capot, et les très nombreux chromes qui décoraient les flancs et les ailes. Dès l'année suivante, l'atelier va pleinement se consacrer à l'habillage des châssis de Panhard Dyna et Panhard Junior car le constructeur de la Porte d'Ivry était très ouvert aux nombreuses idées et innovations proposées par cet artisan-carrossier préparateur d'automobile peu conventionnel ....





En 1952, Pichon-Parat va également proposer une version améliorée de la célèbre Citroën Traction 15/6. L'intérieur est revu avec l'adoption d'un levier de vitesses au volant. A l'extérieur, les quatre ailes sont largement modifiées et les phares avant sont maintenant intégrés dans les ailes. Des ouïes d'aération sont aussi ajoutées sur la face avant, seul le pavillon et les portes arrière restaient d'origine. Début 1953, Pichon Parat offrait un toit à la Dyna Junior qui était dorénavant habillée d'une robe en Duralumin très profilée. L'économie de poids avait été poussée à l'extrême et de ce fait, les Dolomites ne pesaient que 510 kg. Compte tenu de sa faible hauteur de 119 cm, le centre de gravité de la voiture se trouvait abaissé au maximum et sa tenue de route en était tout naturellement accrue. La Dolomite fit l'objet d'une série d'environ 60 exemplaires, et demeura au programme jusqu'en 1956. Pendant des années, on allait la voir engagée dans plusieurs rallyes régionaux, mais aussi sur les circuits où elle se retrouvait en concurrence avec les redoutables DB Panhard ....





Au Salon de Paris 1954, Pichon-Parat va présenter une superbe Salmson 2300 Sport largement retouchée et réalisée en aluminium. Le pilote René Cotton s'illustra à son volant au Monte Carlo, à la Coupe des Alpes, au Liège Rome Liège ou encore sur le Lyon Charbonnières. Au Salon de Paris 1955 l'atelier va proposer le coupé à portes papillon Renault 4 CV Izoard qui ne pesait que 532 kg, soit environ 80 kg de moins qu'une 4 CV en sortie d'usine. D'une manière générale, la presse se montrait assez unanime vis à vis de ces productions artisanales avec un style qui leur était propre, et leur aspect qui n'avait rien à envier aux meilleures des réalisations italiennes. L'atelier va aussi procéder à l'allégement de voitures par l'utilisation du duralumin sur des Peugeot 203 engagées en rallye ou des barquettes Talbot engagées au Mans en 1956. Pour sa sixième participation au Salon de Paris, l'entreprise va proposer un insolite coupé Simca Aronde, aux formes très originales, avec un pavillon muni d'un pare-brise panoramique et par ses superbes lignes arrière concaves. Ce coupé eut les honneurs de la couverture dans le mensuel l'Automobile de décembre 1956 ....





Les carrosseries réalisées par Pichon-Parat étaient réputées pour leur légèreté, et tranchaient avec les productions des derniers grands carrossiers de l'ancienne école. Cette renommée, qui fit rapidement le tour du milieu automobile, de même que la réputation de travailler vite avec des moyens limités, et donc Raymond Loewy, un des plus grands stylistes de l'époque d'origine française qui travaillait aux USA chez la marque Studebaker prend contact avec Bernard Pichon afin de faire réaliser des transformations. Le premier projet confié par Loewy fut la réalisation d'un coupé BMW 507 revu et corrigé avec un pare-brise à double courbure qui annonçaient déjà le style de la future Studebaker Avanti de 1962. Elle sera présentée en 1957 au Salon automobile de Paris en même temps qu'un superbe Coupé Peugeot 403 au pavillon surbaissé sans montant latéral, doté d'un pare-brise et aussi d'une lunette arrière panoramiques. Après la BMW 507, Raymond Loewy, satisfait de la rapidité et de la qualité du travail confiait au carrossier un nouveau projet sur une base Cadillac ....





Raymond Loewy va continuer au début des années 60 à alimenter l'atelier avec des commandes spéciales mais Pichon-Parat va aussi travailler sur d'autres projets personnels et assez insolites comme le premier break quatre portes sur base Dyna Panhard. Très élégant, il offrait un choix supplémentaire face à l'unique berline du catalogue. Suivrons des projets comme le tout premier karting en Europe le Pipat Kart ou le roadster Vespa Esterel. L'entreprise fut également sollicitée par plusieurs différents constructeurs au milieu des années 60/70 pour élaborer des prototypes ou transformer des modèles existants comme par exemple la Ligier JS2 dessinée par Frua ou la Citroën DS dessinée par Figoni pour la transformer en Coach ou même la Matra 620. Mais la grande spécialité de la maison devenait la transformation de berlines en break pour par exemple BMW, Peugeot ou Renault. Finalement courant 1960, Bernard Pichon quitte la carrosserie “Pichon-Parat” pour se faire embaucher d'abord chez Anthony Lago avant de devenir inspecteur commercial au sein de la division travaux publics de Fiat. L'entreprise n’ayant pas changé de nom, voit André Parat continuer seul à faire de la réparation et à carrosser des voitures spéciales. La carrosserie sera malheureusement radiée des registres officiels des métiers et du commerce en Novembre 1983 hélas lors de sa cessation d'activité définitive ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Carcatalog



Ford Vedette Coupé Pichon Parat ...



Simca 8 Sport Cabriolet Pichon Parat ...





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