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samedi 15 novembre 2014

Hommage aux Flèches d'Argent



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L'histoire des Flèches d'Argent c'est l'histoire d'un mélange de triomphe et de progrès.
A l'occasion du 80e anniversaire de la Flèche d'Argent , les célèbres voitures de la mythique marque Allemande Mercedes reviennent à la vie en utilisant une subtile combinaison des photographies originales d'époque mêlées avec des graphismes 3D modernes les plus avancées grâce à la technologie actuelle ....


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L'histoire débute un jour assez nuageux en Juin 1934. Une voiture de course blanche, une Mercedes Benz W 25, se trouve sur le fameux circuit très vallonné du Nürburgring situé à Nürburg dans la région d'Ahrweiler, au cœur du massif de l'Eifel en Allemagne. Deux hommes se rapprochent, l'un gesticulant avec ses mains en donnant des directives et l'autre enfilant des gants et prenant une spatule dans la poche de son pantalon. Il se met à genoux doucement en avant de la voiture et commence à gratter la peinture méticuleusement avec prudence au moyen de cette spatule . Le soleil perce lentement derrière les nuages en faisant briller la couleur argenté de la surface en aluminium de la voiture qui commence à apparaitre sous la couche de peinture suite au grattage ....


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Pour bien comprendre cette scène peu commune, il faut savoir que quelques heures avant la course du Grand Prix d'Allemagne, sur les instructions de Alfred Neubauer qui était le chef responsable de l'équipe de course, un technicien avait été chargé de gratter avec soin la couche de peinture de la voiture afin de réduire le poids de la W 25 et ainsi de le maintenir dans la limite de poids de 750 kg le maximum autorisé.
Ainsi, ce jour la une petite ruse d'un chef d'équipe malicieux allait donner naissance à un symbole qui allait devenir éternel, un mythe venait sans le savoir de prendre naissance, les Flèches d'Argent prenaient vie ....


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En 2014 c'est l'année du 80e anniversaire de la Mercedes Benz W 25, la légendaire « Flèche d'Argent » . Pour fêter l'événement, le photographe Jan Rambousek et le directeur de la création Tomas Kopecny ont été demandés par la firme pour créer une série inhabituelle de documents. Comme il n'y avait pratiquement aucune matière d'origine encore en existence depuis le moment où la Flèche d'Argent est née, ils ont du passer des mois à rechercher et collecter de nombreux textes, matériel photographique et cinématographique encore existants qu'ils pouvaient trouver ....


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Prenant vraiment très à cœur cette mission inhabituelle, ils vont mettre tout en œuvre pour parvenir à finaliser leurs travaux et pour produire quelque chose de somptueux. Ils avaient un seul objectif en tête, la qualité. Donc, pour reproduire parfaitement et avec précision les situations historiques dans le moindre détail, il fallait que tout soit extrêmement soigné. De la conception des véhicules, en passant par les paysages et les lieux originaux, sans oublier les vêtements des spectateurs, leur but était de fournir une image la plus authentique possible. Le résultat final de ce long travail méticuleux est carrément bluffant ....


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Pour rendre les images aussi réalistes que possible, Rambousek et Kopecny ont appelés des centaines de figurants qui ont posé sur les emplacements et les lieux d'origine vêtus de costumes de l'époque. La plupart d'entre eux étaient ravis de participer et entre les prises de vues des collations et des repas leur ont été servis. Même les plus jeunes participants ont vraiment apprécié d'être dans le projet car ils ont pu ainsi admirer plusieurs voitures classiques de l'époque, même si la légendaire Flèche d'Argent a été ajouté par la suite grâce à la technique de «l'écran vert» ....


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En utilisant de vieilles photographies, les anciens sites ont été recréés d'abord en deux puis en trois dimensions . La manipulation photographique a été ensuite perfectionné en combinant les moulages 3D modélisés avec les images réelles des films d'époque pris sur les sites d'origine. Pour finir, par le biais du photomontage, la transition a été faite permettant à tous les différents médias obtenus de fusionner ensembles et donc à l'aide d'un soin méticuleux de créer un tel résultat avec au final des images brillantes et extrêmement précises qui permettent à l'observateur de se rapprocher au plus prêt de ce qu'était véritablement la Flèche d'Argent ....


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Sources : © Mercedes - © Jan Rambousek - © Tomas Kopecny





Silver Arrows Project ...



La F1 au Nürburgring en 1967 ...





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lundi 3 novembre 2014

Alex Kow - Dessinateur publicitaire automobile






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Alex Kow de son vrai nom Alexis Kojewnikow était d'origine Russe, mais il coupa définitivement les ponts avec son pays natal lors de la révolution de 1917. En effet, Russe , mais aussi Russe blanc, il se vit claquer au nez la porte de son pays natal par les bolchéviques. Le père d'Alexis était un universitaire russe parlant sept langues, homme de lettres et journaliste, qui voyageait beaucoup en Europe Occidentale.
A la suite des évènements politiques de 1905, il quitta son pays. Son fils Alexis fut mis en pension à Lausanne en Suisse en 1908. Grâce à la générosité d'une famille helvétique, il parvint à poursuivre ses études jusqu'à intégrer le Collège Technique des Arts et Métiers de Genève. C'est dans cette famille d'accueil qu'il attrapa le virus de l'automobile car le chef de famille possédait une splendide Rochet Schneider, et c'est à son bord que le jeune étudiant fit ses premiers tours de roues en tant que conducteur ....


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La révolution sociale et technologique de l’après-guerre fera démarrer sa carrière et son activité de dessinateur publicitaire. Grâce çà sa formation de dessinateur industriel des Arts et Métiers et avec ses diplômes en poche, Alexis va passer de l’autre côté de la frontière, la France de l’entre-deux-guerre et son effervescence de constructeurs d’autos qui offre aux jeunes hommes un terrain d’action riche d’opportunités. L’ère est au modernisme, le culte de la machine atteint son apogée, déclamé par les poètes qui s’extasient devant la beauté et les bienfaits de la matière enfin maîtrisée. Dans ce climat d’euphorie mécanique, l’automobile est reine et Kow devient son apprenti-courtisan ....


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Son premier emploi, il le trouva dans le bureau d'études d'un carrossier de Levallois. Curieux de ce qui se passait dans les ateliers et avide de conseils, il y fut chaleureusement reçu par les contremaîtres, mais conscient de ses faiblesses techniques, Alexis ne manquait pas de parfaire son savoir le soir chez lui en étudiant des ouvrages spécialisés. Ainsi donc, il fait ses premières passes d’armes sur des châssis, comme le veut la tradition du moment. La clientèle des années 20 recherche l’automobile exceptionnelle qu’elle fait souvent réaliser en combinant mécanique de fiabilité éprouvée et carrosserie dessinée par des hommes dont c’est l’unique métier.
C’est à cette école aussi enrichissante qu’astreignante, que Alexis Kow développe sur le papier ce qui sera son style. Des lignes d’une grande élégance exprimées par une rigueur de trait, une attaque de l’image dynamique renforcée par des lignes de fuite tendues, une mise en valeur des surfaces par le travail des ombres et des hautes lumières ....


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Son employeur était emballé par le coup de main de Kow, capable grâce à sa formation artistique de présenter des automobiles en perspective, ce que ne savaient pas faire les dessinateurs industriels. Les clients de la carrosserie croyaient ainsi avoir à faire avec une grosse société, dotée de moyens conséquents, et cela attirait inévitablement une nouvelle clientèle qui contribuait à la notoriété grandissante de l'entreprise.
Alexis Kow, tout en travaillant sur des maquettes publicitaires pour son employeur, ne cessait d'être sollicité par d'autres carrossiers, séduit par son talent rare. Mais il déclinait poliment les offres, ce qui inévitablement avait pour effet de faire monter les enchères. Finalement, il décida de proposer ses services à plusieurs constructeurs et il eut l'embarra du choix, et sélectionna la maison Panhard et Levassor ....



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Le premier travail de Kow pour Panhard date de 1922. Il exposa trois idées à la marque, deux s'inspirant des recommandations du constructeur, et une de sa propre inspiration, et c'est cette dernière qui fut retenue. Il s'agissait d'un torpédo reposant sur une flèche, avec le texte " Rapide comme la flèche ". Finalement la collaboration avec Panhard fut suspendue en 1923. Artiste au talent désormais reconnu, Kow, qui n'avait pas encore 25 ans en ce début des années folles, fut contacté pour assurer l'exécution des catalogues et annonces publicitaires de plusieurs marques ou il donne la pleine mesure de son amour pour l’art mécanique. Ainsi les pages du magazine « L’llustration » reproduiront pendant deux décades les traits à l'encre de chine d'Alexis ou savamment il a contribué à formuler, à sa manière et dans son domaine, le caractère de cette vision qui s’appelle déjà l’Art nouveau ou l’Art moderne.
Le travail de l'artiste fut reconnu au Polo de Bagatelle en 1933 par l'obtention du " Premier Grand Prix ", la plus haute récompense. Grâce à cette notoriété, on doit à Alexis Kow, hormis les catalogues et les publicités pour Panhard, quelques monuments de l’image publicitaire pour d'autres marques comme entre autre Bugatti, Cibié, Delahaye, Englebert, Hotchkiss, Licorne, Marchal, Matford, Peugeot, Pirelli ou Salmson ....


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Après guerre, la roue tourne et l’automobile avance sur la voie du banal, de la production de masse, de l’objet-outil, en laissant de côté ceux qui chantèrent ses louanges et démode la fonction même de dessinateur publicitaire. L’élégance n’est plus de mise, seul compte le prix, et beaucoup ne se relèveront pas de cette fracture. Alex Kow, l’homme des années 30, pondéré, élégant, mondain n'est plus à la mode et une page est tournée.
Au final, une nouvelle génération d'illustrateurs affichistes voyait le jour, proposant un style plus novateur qui ne faisait, malgré les efforts de Alexis Kow, que dater un peu plus sa griffe si personnelle mais il demeure un tâcheron, un petit maître dans son domaine. Ses œuvres, classiques dans leurs exécutions à la gouache et aquarelle ou bien à la plume et au crayon gras, possèdent cependant un charme que l’on ne pourrait leur ôter. Harmonieuses, équilibrées et raffinées, elles sont les témoins d’une époque où seuls comptaient les signes extérieurs d’élégance ! Une qualité qui n’a pas de prix ....

Sources : © - Panhard Racing © - Wikipédia © - Google - Images






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mercredi 22 octobre 2014

Les Mille Miglia, la plus belle course du monde








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Les "Mille Miglia" (ou Mille Miles) était l'une des courses automobiles les plus célèbres au monde. Disputée en Italie et sur route ouverte, elle attira les plus grands pilotes et les marques les plus prestigieuses. Cette course, élevée aujourd'hui au rang de mythe, s'est disputée à vingt-quatre reprises entre 1927 et 1957, dont treize fois avant la Seconde Guerre mondiale et onze fois après.
L'histoire des "Mille Miglia" commence en 1921 quand le club Automobile de Brescia organisa le premier Grand Prix italien. Voyant le succès de cette course, le club d'automobile de Milan construisit l’autodrome de Monza et y organisa les Grands Prix à partir de 1922. Ceci vexera les habitants de Brescia mais ce n'est qu'en 1926 que Aymo Maggi conçut, à titre de vengeance, l'idée d'une course sur route pour des voitures de sport. Cette course serait une épreuve de 1000 milles, sur des routes publiques fermées entre Brescia et Rome ....


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La course fut donc créée par les jeunes comtes Aymo Maggi et Franco Mazzotti, avec l'aide d'un groupe d'associés fortunés, ils établirent un circuit en forme de huit allant de Brescia à Rome et retour pour une distance parcourue d'environ 1.618 kilomètres, soit 1.005 milles. La première course eut lieu du 26 au 27 mars 1927 avec 77 concurrents au départ, tous italiens. Le gagnant, Giuseppe Morandi, termina la boucle de cette première édition en un peu moins de 21 heures et 5 minutes, à la moyenne de 78 km/h.
L'originalité de cette épreuve était de faire courir des voitures d'endurance sur routes, et non sur circuit. Ferrari, Maserati, Alfa Romeo, Porsche, Mercedes, Jaguar, Aston Martin, Bugatti, en somme tout le « gratin » de la compétition automobile se disputait la première place de cette prestigieuse épopée sportive et humaine. Les voitures prenaient la route, toutes les minutes, les voitures plus petites et plus lentes partant les premières. Leurs numéros représentaient leurs heures de départ. La stratégie de course était simple, aller aussi rapidement qu'on le pouvait tant qu'on le pouvait ! ....


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Avec un peu de chance, on pouvait atteindre l'arrivée. Avec moins de veine, on risquait tout simplement d'aller se pulvériser contre les talus, les rochers, les bornes routières et autres poteaux ou barrières qui s'alignaient le long de ces routes parfois à peine praticables. Le long du parcours, les spectateurs étaient nombreux, venus encourager leurs favoris, s'avançant parfois jusqu'au milieu de la route pour acclamer leurs idoles.
La première édition de cette incroyable et très dangereuse course remporta un très grand succès tant auprès des pilotes que de la population de Brescia. Cet énorme élan de popularité de l'événement permit même la construction d'une nouvelle route. Avec un tel engouement, en 1928, 3 Bugatti participèrent à l'épreuve dont l'une était conduite par le fameux Tazio Nuvolari . Après avoir fait un départ impressionnant, les 3 voitures françaises commencèrent à souffrir de l'infernal tracé pour lequel elles étaient peu adaptées, et une après l'autre, elles abandonnèrent ....


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Les pilotes italiens dominèrent l'épreuve pendant de nombreuses années à de rares exceptions près. Il faut dire que les marques transalpines faisaient le forcing, à l'image de l'équipe Alfa Romeo forte de plus de 90 mécaniciens et de 17 zones d'assistance où étaient entreposées pièces de rechange et réserves de carburant. Certains team manager de la concurrence estimaient alors que cette débauche de moyens était comparable à celle de Napoléon avant la bataille de Waterloo.
La course sera une première fois suspendue en 1939 à la suite d'un accident ayant entraîné la mort de nombreux spectateurs lors de l'épreuve. Le pilote d'une Lancia perdit le contrôle de son engin dans la traversée de Bologne et tua dix personnes dont sept enfants. A cause de cet accident, la course fut interdite mais Aymo Maggi organisa néanmoins "le Grand Prix de Brescia" sur une portion réduite du parcours développent seulement 180 km. Cette course fut remportée par la BMW de l'équipage allemand Hanstein/Baumer ....


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On entra alors dans la période de guerre et ce n'est qu'en 1947 que les Mille Miles ressuscitèrent de leurs cendres dans une Italie dévastée et vaincue. Biondetti s'imposa en 1947, 1948 et 1949. De leur côté, les constructeurs, sensibles à la popularité de cette manifestation qui a avait gardé toute son aura, commencèrent à imaginer de nouveaux plans de bataille. Ferrari qui venait de naître avait de grandes ambitions et Enzo Ferrari qui avait appris toutes les ficelles du métier au sein du team Alfa allait entreprendre son inexorable ascension et sa domination insolente sur l'épreuve.
En 1952, Mercedes revint s'aligner dans la course italienne mais Caracciola ne put faire mieux que d'accéder à la quatrième place. En 1954, ce fut au tour d'Ascari d'amener à la victoire la première Lancia qu'il pilota sans interruption de bout en bout. L'année précédente, le grand Nuvolari avait trouvé la mort et le parcours modifié traversait désormais Mantua, sa ville natale, afin de lui rendre hommage. Puis, 1955 fut l'année Mercedes. Alfred Neubauer, à la tête du team allemand était venu pour gagner, emmenant avec lui des pilotes de renom aussi confirmés que Fangio, Karl Kling, Hans Herman et Stirling Moss ....


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Stirling Moss avait dessiné un plan du circuit de près de 5 mètres de long sur lequel était indiqués non seulement la route, les obstacles, les pièges à éviter mais aussi tout ce que la région comptait d'aides potentielles ( mécaniciens de villages, vendeurs d'essence, raccourcis, etc ...). Moss était persuadé que pour vaincre il fallait autant de stratégie et de préparation que de talent de pilotage. Moss partit le couteau entre les dents et fit, selon son propre aveu des pointes à près de 240 km/h. Cette année la, la Mercedes de Moss était invincible et il franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, pulvérisant le record de l'épreuve avec un temps total de parcours de 10 heures 7 minutes et 48 secondes, soit avec une moyenne supérieure de plus de 15 km/heure sur la meilleure jamais réalisée. La course sera définitivement arrêtée en 1957 à la suite de l'accident mortel d'Alfonso de Portago et de son copilote qui entraîna la mort de neuf spectateurs ....


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De nos jours, une épreuve routière dénommée « Mille Miglia Storica », réservée aux voitures de course de collection, perpétue la tradition. Ce rendez-vous annuel est devenu l'un des événements les plus prestigieux au monde, dans le domaine des courses de véhicules d'époque.
Si son aspect sportif n'a plus de sens, sa popularité reste intacte. Pour Enzo Ferrari qui avait vécu 24 précédentes éditions, cette épreuve historique constitue " le plus beau musée du monde". Les plus grands pilotes, (parfois "historiques" eux aussi !) comme John Surtees, Stirling Moss, Jacky Ickx, Clay Regazzoni ou Olivier Gendebien viennent pour le plaisir, piloter sur ces routes immortelles les plus belles autos sorties des musées les plus prestigieux ....


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Aujourd’hui, cette course est donc un peu moins héroïque, un peu moins déraisonnable , car elle s’étale maintenant sur plusieurs jours, mais elle attire à nouveau un impressionnant cortège sur les routes féériques découpant les campagnes italiennes. Parmi elles Jaguar XK120, Porsche 356 1500 Speedster, Ferrari 250 Europa GT, Aston Martin DB 2/4, Lancia Aurelia B20 GT, Alfa Romeo 6C, Bugatti Type 40 et autres merveilles. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que la valeur totale du plateau dépasse plusieurs dizaines de millions d’euros. Parmi les équipages au départ, on trouve également quelques anciens pilotes de renom tels que Martin Brundle, mais également des vedettes et des célébrités comme Jay Leno, Adrien Brody ou Jeremy Irons ....

Sources : © Wikipédia - © Motorlegend - © Google Photos





Mille Miglia - The Spirit of a Legend ...



The historic Mille Miglia ...



Les Mille Miglia 2012 ...





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jeudi 9 octobre 2014

Géo Ham - L'illustrateur de la vitesse






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Georges Hamel, né le 18 septembre 1900 à Laval la préfecture de la Mayenne, mort en juin 1972 à Paris, est un peintre et illustrateur français très célèbre et particulièrement connu pour ses illustrations d’avions, de motos ou d’automobiles qui œuvrait sous le pseudonyme de Géo Ham.
Son père ingénieur-chimiste tenait à Laval, un magasin de matériel photographique, et sa mère, dirigeait un rayon de parfumerie. Grâce à son père, également éditeur de cartes postales, Georges Hamel allait voir naître en lui une vocation pour le dessin et la peinture.
Enfant, il peignait déjà à la gouache des paysage de la campagne mayennaise et à 13 ans, à l'occasion d'une course automobile organisée en 1913 dans le centre-ville, il croqua une série de personnages, confirmant ainsi ses dispositions pour le dessin et la peinture de tout ce qui touchait à la vitesse ....


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En 1918, il est reçu à l'École des arts décoratifs puis fut nommé Peintre officiel de l'Air en 1931. Il s'impose très vite parmi les dessinateurs les plus chevronnés et eut les honneurs d'une couverture dans la revue Omnia. Il devient assez rapidement l'un des plus prestigieux champion de l'Art-Déco.
Son plus grand plaisir était de dessiner les lignes des automobiles, et c'est donc dans cette activité qu'il commença à se faire une réputation. A l'époque, les artistes capables de faire l'apologie de la vitesse et des héros étaient plutôt rares, et par conséquence Géo Ham était de plus en plus sollicité. Avec le développement croissant de titres de presse importants comme L'Auto, La Vie Aérienne, L'Air, Automobilia, ou Elite Française, âgé d'à peine 21 ans, Géo Ham était devenu quasiment incontournable dans le métier....


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Géo Ham a baigné tout jeune dans la photographie, et il était donc tout naturellement familiarisé avec la technique des appareils photos, avec les prises de vues et les cadrages. Son habileté technique va grandement l'aider à immortaliser une scène par une photo, puis à la reproduire rapidement sous forme d'un croquis, qu'il terminait et peaufinait une fois rentré dans son atelier parisien ....


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La technique de travail de Géo Ham se trouvait à la croisée de plusieurs tendances, "l'art nouveau", le "cubisme", le "fauvisme" et "l'art déco". L'art Déco se définissait par l'utilisation de lignes droites, de surfaces planes, de volumes simples et structurés. Dans le monde de la publicité automobile, René Vincent fut le tout premier illustrateur à s'inspirer des lignes simplifiées du style Art Déco. Petit à petit, le style de Géo Ham s'affirmait tout en prenant ses distances par rapport à ses aînés, et en quelques années seulement, il était devenu grâce à sa technique maitrisée un illustrateur incontournable de la scène parisienne ....


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En plus d'une bonne partie de la presse, les grandes marques se disputaient les talents de Géo Ham. Il signait ainsi de nombreux catalogues et publicités pour Delahaye, Amilcar, Hispano Suiza, Bugatti, Talbot, Amilcar, ou Chenard & Walker. Géo Ham concevait aussi des publicités pour des marques d'accessoires automobiles comme Michelin, Dunlop, Shell, Bosch, ou Cibié. Finalement ses affaires étaient tellement prospères qu'à seulement 27 ans, il pouvait déjà s'offrir une Bugatti Type 40 pour ses déplacements personnels, ou pour rejoindre les circuits, un luxe assez incroyable ....


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Il savait dans ses œuvres reproduire l'art du pilotage, mais aussi toutes les facettes d'une épreuve, qu'elle soit de vitesse ou d'endurance. On devinait sur ses compositions tous les détails qu'aucun autre n'aurait relevé. Aucun écrou ne faisait défaut ni aucun boulon ne manquait et il savait par l'omission ou l'accentuation de simples détails simuler la vitesse des automobiles mieux que quiconque ....


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Après guerre, les techniques de la photographie ayant grandement évolué, la presse fera de moins en moins appel aux dessinateurs et illustrateurs pour leurs couvertures ou leurs publicités. Comme tous ses confrères, Géo Ham était maintenant moins sollicité, et donc il peinait lui aussi à renouveler son style pourtant impeccable mais d'inspiration très classique qui demeurait trop ancré dans l'avant guerre. Ses œuvres en page de couverture se raréfiaient car la photo supplantait progressivement le dessin car la prise de vue d'automobiles à grande vitesse par exemple était désormais possible avec un rendu devenu vraiment très acceptable ....


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Sources : © - Les amis de Géo Ham © - Wikipédia.fr © - Google - Images






Géo Ham - Artiste et Illustrateur ...





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