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vendredi 12 décembre 2014

Bugatti 57 C Ventoux - 1936



Bugatti 57 C Ventoux - 1936 ….









La Bugatti 57 est un des modèles les plus importants dans l’histoire de Bugatti commercialisée entre mars 1934 à mai 1940. Il existe deux versions de cette voiture, la Type 57 déclinée en de nombreuses carrosseries de prestiges telles que les Galibier, Ventoux, Stelvio, et Aérolithe, mais aussi la Type 57S (Sport) déclinée en coupé Atlantic, et coupé Atalante . Dans les légendes de l'automobile, la Bugatti Type 57 a assurément une place très importante car elle témoigne indéniablement du génie de son créateur Jean Bugatti cet ingénieur de talent, fils du fondateur de la firme Ettore Bugatti, qui s'était vu confier le design de celle ci par son père . Après avoir réalisé un coup de maître avec la majestueuse Bugatti Royale (Type 41), Jean réédite l'exploit avec le dessin sublime de cette Type 57. La Bugatti Type 57 est présentée au mondial de l'automobile de Paris en octobre 1933 et remplace la Bugatti Type 49 veillissante . Elle utilise un châssis conventionnel de type 49, mais sa mécanique est plus moderne et les premiers modèles seront produits en 1934 ….





Les Bugatti Type 57, destinées au Grand Tourisme sportif, portaient des carrosseries officielles aux noms de grands cols européens, la Galibier pour la 4 portes sans montants, la Ventoux pour le coach deux portes, l’Aravis pour le cabriolet 2 places et la Stelvio pour le cabriolet 2 + 2. Au moment ou démarre le projet « type 57 », au début de l’année 1932, c’est le fils d’Etore Bugatti, Jean qui dirige l’équipe de designers de la firme. Il vient d’avoir 23 ans et débute dans le métier mais il a de qui tenir. A cette époque, la Société n’est pas au mieux. Les modèles très luxueux, mais très chers, tels que la type 41 Royale ou la type 50 n’ont pas été de grands succès commerciaux et il a donc été décidé d’une part de construire plusieurs modèles différents sur la base d’un châssis commun, ensuite de réduire les dimensions du véhicule comme celles du moteur. Auparavent, Bugatti proposait ses propres carrosseries, mais certains châssis sortant des ateliers de Molsheim pouvaient être livrés nus. Mais le Type 57 innove car l’usine s’engage désormais à ne livrer que des véhicules terminés, proposant à l’acquéreur une série d’habillages qui sont autant de réussites au niveau du style ….





Les premiers prototypes du type 57 sont équipés d’un moteur 8 cylindres en ligne de 2,8 litres de cylindrée soit moitié moins que le type 50 précédent. Finalement, les modèles de production recevront un moteur de 3 257 cc de cylindrée développant 135 cv à 4500 t/mn dans sa version « alimentation atmosphérique normale ».
En 1936 une version plus sportive du châssis type 57 est lancée la version « S » comme surbaissée qui s’accompagne d’une réduction de l’empattement de 320 mm. Pour compléter l’aspect sportif du châssis type 57 on y installe un moteur plus puissant, la puissance maximum passant de 130 à 180 cv à 5500 t/mn. Enfin l’adjonction d’un compresseur Roots sur les modèles type 57 SC fait grimper la puissance à 210 cv à 5 500 t/mn. L’aérodynamique et la réduction de poids ont été beaucoup travaillés pour encore améliorer les performances. La voiture fait dorénavant 963 kg et elle atteint alors la vitesse de pointe de 210 km/h. Seule ombre au tableau, le freinage s'opérait par des tambours actionnés par des commandes à cable, mais Ettore lui-même concédait que ses voitures étaient conçues pour aller vite, pas pour freiner ....





La production du modèle S sera assez éphémère mais les modèles types 57 standard et les types 57C seront produits jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Au total ce sont 546 exemplaires du modèle Type 57 et 96 modèles Type 57C qui seront fabriqués par la firme Bugatti. Comme la plupart des Bugatti, très peu d’exemplaires sont fabriqués pour chacun des modèles. Ils sont réalisés à la main et de ce fait ne sont pas tous identiques car les clients ont parfois des exigences particulères. Selon les spécialistes de la marque, les chiffres de production totale entre 1934 et 1939 varient de 685 à 830 modèles selon les sources . La Bugatti Type 57 a parfaitement atteint son objectif car au final elle demeure par-delà les ans, la plus agréable Bugatti de route produite. Elle est aussi la dernière ‘vraie Bugatti’ car les quelques voitures de type 101 assemblées en 1950-1951 ne sont que des Type 57 habillées de carrosserie plus moderne ....





L’accident tragique de Jean Bugatti en aout 1939, survenu quinze jours à peine avant la déclaration de guerre, bouleversa le devenir de la marque. La paix revenue, Molsheim tenta de reprendre un nouveau souffle mais le décès d’Ettore en 1947 et l’absence de Jean ne favorisèrent guère le redémarrage tant attendu. En fait, il faudra attendre le 21° siècle pour que le groupe Volkswagen réssucite la marque en produisant la fabuleuse Veyron . Pour la petite histoire, Bernard Marreyt un carrossier belge, a reconstruit une Type 57 à partir d'un châssis existant retrouvé en Angleterre et lui a fabriqué une carrosserie qui était prévue à l'origine par le célèbre carrossier atitré de la firme Gangloff mais qui n'avait jamais vu le jour car elle n'a jamais dépassé le stade de plan.
Peu de réalisations techniques font l'objet d'un culte comparable à celui porté aux productions de l'usine de Molsheim. La personnalité aussi élitiste qu'originale du "patron" se reflète dans chacune de ses œuvres, du "petit Pur-sang" à la monumentale Royale, et la liste des victoires en course tient sur plusieurs pages, mais est-ce suffisant pour tout expliquer ? ....





Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 8 cylindres en ligne, essence
  • Emplacement : longitudinal, avant
  • Cylindrée : 3257 cm3 à 16 soupapes
  • Alésage x course : 72 x 100 mm
  • Puissance maximale : 180 ch à 5500 tr/min
  • Distribution : double arbre à cames en tête
  • Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
  • Type de transmission : propulsion
  • Freins av : tambours
  • Freins ar : tambours
  • Vitesse maximale : 200 km/h





Bugatti Type 57 - Coach Ventoux ...



Bugatti 57 Ventoux ...



Bugatti History 1901-1989 ...





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lundi 8 décembre 2014

La P38 Aéro De Clercq







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Lors d'un ancien billet, j'avais eu le plaisir de vous présenter un artiste talentueux, styliste designer de son état, dont le travail me plaisait bien. “Benoît de Clercq”, c'est son nom, transforme en objets décoratifs des produits plus spécialement liés à l’automobile et à la route, un genre de détournement ou de déviation artistique qui ne pouvait que me séduire ....


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En Juin 1987, Benoit de Clercq crée sa propre entreprise, bureau d'étude, de design, et atelier de prototypage, dans les domaines de l'automobile, de l'aéronautique, et de l'architecture intérieure. En Octobre 1998, l'entreprise ouvre ses compétences, et sa maîtrise des matériaux les plus précieux, aux domaines de l'orfèvrerie et de la sculpture, créant sous sa signature ou réalisant pour le compte de leurs créateurs, des pièces d'exception, dont de nombreux trophées prestigieux et des sculptures de toutes dimensions ....


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En 1998, Benoit de Clercq proposait aux collectionneurs un premier modèle réduit d'étude en aluminium et matériaux nobles, la P38 A. Ce bel objet, réalisé avec grand soin dans l'atelier de fabrication des prototypes De Clercq, fut numéroté, signé et daté.
Réalisé en série limitée, à seulement 200 exemplaires, il allait rapidement conquérir le monde et rejoindre les plus prestigieuses collections des cinq continents. Finalement, lorsque le 200° exemplaire eu quitté l'atelier, il s'illustra bientôt dans de grandes ventes aux enchères, telles celles de la maison Christie's à Londres ....


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Les années suivantes, deux autres études de style furent présentées, le coupé surbaissé P38 C, puis le modèle de vitesse P38 R. La toute nouvelle P38 Aéro est le quatrième opus de la série.
Son style, teinté d'Art Déco, rend hommage à la grande carrosserie française des années trente, considérée alors comme la "haute couture" de l'automobile, et plus particulièrement à la mythique Bugatti Atlantic de 1936. La coque est en aluminium (AS13G) poli. Les roues sont usinées en alliage type aviation (2024), la calandre, les axes divers et la visserie en acier inoxydable (Z2CN18/10) et en laiton.
Ce modèle est réalisé à l’échelle 1/12°. Il mesure donc 32 cm, taille respectable, mais surtout idéale pour un objet de décoration. Son poids est d’environ 1,2 kg. Il est présenté dans une housse de protection en feutrine ....


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En 27 ans, depuis sa création, l'entreprise a donné vie à de nombreux projets, des plus simples aux plus complexes, mariant les mondes de l'automobile et de l'aéronautique, et leurs technologies sophistiquées, avec ceux de la sculpture, et leurs exigences artistiques.
Je vous invite à aller faire un petit tour sur leur site et si quelques pièces vous intéressent, vous les trouverez surement sur leur boutique ....


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Sources : © De Clercq





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samedi 15 novembre 2014

Hommage aux Flèches d'Argent



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L'histoire des Flèches d'Argent c'est l'histoire d'un mélange de triomphe et de progrès.
A l'occasion du 80e anniversaire de la Flèche d'Argent , les célèbres voitures de la mythique marque Allemande Mercedes reviennent à la vie en utilisant une subtile combinaison des photographies originales d'époque mêlées avec des graphismes 3D modernes les plus avancées grâce à la technologie actuelle ....


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L'histoire débute un jour assez nuageux en Juin 1934. Une voiture de course blanche, une Mercedes Benz W 25, se trouve sur le fameux circuit très vallonné du Nürburgring situé à Nürburg dans la région d'Ahrweiler, au cœur du massif de l'Eifel en Allemagne. Deux hommes se rapprochent, l'un gesticulant avec ses mains en donnant des directives et l'autre enfilant des gants et prenant une spatule dans la poche de son pantalon. Il se met à genoux doucement en avant de la voiture et commence à gratter la peinture méticuleusement avec prudence au moyen de cette spatule . Le soleil perce lentement derrière les nuages en faisant briller la couleur argenté de la surface en aluminium de la voiture qui commence à apparaitre sous la couche de peinture suite au grattage ....


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Pour bien comprendre cette scène peu commune, il faut savoir que quelques heures avant la course du Grand Prix d'Allemagne, sur les instructions de Alfred Neubauer qui était le chef responsable de l'équipe de course, un technicien avait été chargé de gratter avec soin la couche de peinture de la voiture afin de réduire le poids de la W 25 et ainsi de le maintenir dans la limite de poids de 750 kg le maximum autorisé.
Ainsi, ce jour la une petite ruse d'un chef d'équipe malicieux allait donner naissance à un symbole qui allait devenir éternel, un mythe venait sans le savoir de prendre naissance, les Flèches d'Argent prenaient vie ....


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En 2014 c'est l'année du 80e anniversaire de la Mercedes Benz W 25, la légendaire « Flèche d'Argent » . Pour fêter l'événement, le photographe Jan Rambousek et le directeur de la création Tomas Kopecny ont été demandés par la firme pour créer une série inhabituelle de documents. Comme il n'y avait pratiquement aucune matière d'origine encore en existence depuis le moment où la Flèche d'Argent est née, ils ont du passer des mois à rechercher et collecter de nombreux textes, matériel photographique et cinématographique encore existants qu'ils pouvaient trouver ....


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Prenant vraiment très à cœur cette mission inhabituelle, ils vont mettre tout en œuvre pour parvenir à finaliser leurs travaux et pour produire quelque chose de somptueux. Ils avaient un seul objectif en tête, la qualité. Donc, pour reproduire parfaitement et avec précision les situations historiques dans le moindre détail, il fallait que tout soit extrêmement soigné. De la conception des véhicules, en passant par les paysages et les lieux originaux, sans oublier les vêtements des spectateurs, leur but était de fournir une image la plus authentique possible. Le résultat final de ce long travail méticuleux est carrément bluffant ....


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Pour rendre les images aussi réalistes que possible, Rambousek et Kopecny ont appelés des centaines de figurants qui ont posé sur les emplacements et les lieux d'origine vêtus de costumes de l'époque. La plupart d'entre eux étaient ravis de participer et entre les prises de vues des collations et des repas leur ont été servis. Même les plus jeunes participants ont vraiment apprécié d'être dans le projet car ils ont pu ainsi admirer plusieurs voitures classiques de l'époque, même si la légendaire Flèche d'Argent a été ajouté par la suite grâce à la technique de «l'écran vert» ....


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En utilisant de vieilles photographies, les anciens sites ont été recréés d'abord en deux puis en trois dimensions . La manipulation photographique a été ensuite perfectionné en combinant les moulages 3D modélisés avec les images réelles des films d'époque pris sur les sites d'origine. Pour finir, par le biais du photomontage, la transition a été faite permettant à tous les différents médias obtenus de fusionner ensembles et donc à l'aide d'un soin méticuleux de créer un tel résultat avec au final des images brillantes et extrêmement précises qui permettent à l'observateur de se rapprocher au plus prêt de ce qu'était véritablement la Flèche d'Argent ....


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Sources : © Mercedes - © Jan Rambousek - © Tomas Kopecny





Silver Arrows Project ...



La F1 au Nürburgring en 1967 ...





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lundi 3 novembre 2014

Alex Kow - Dessinateur publicitaire automobile






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Alex Kow de son vrai nom Alexis Kojewnikow était d'origine Russe, mais il coupa définitivement les ponts avec son pays natal lors de la révolution de 1917. En effet, Russe , mais aussi Russe blanc, il se vit claquer au nez la porte de son pays natal par les bolchéviques. Le père d'Alexis était un universitaire russe parlant sept langues, homme de lettres et journaliste, qui voyageait beaucoup en Europe Occidentale.
A la suite des évènements politiques de 1905, il quitta son pays. Son fils Alexis fut mis en pension à Lausanne en Suisse en 1908. Grâce à la générosité d'une famille helvétique, il parvint à poursuivre ses études jusqu'à intégrer le Collège Technique des Arts et Métiers de Genève. C'est dans cette famille d'accueil qu'il attrapa le virus de l'automobile car le chef de famille possédait une splendide Rochet Schneider, et c'est à son bord que le jeune étudiant fit ses premiers tours de roues en tant que conducteur ....


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La révolution sociale et technologique de l’après-guerre fera démarrer sa carrière et son activité de dessinateur publicitaire. Grâce çà sa formation de dessinateur industriel des Arts et Métiers et avec ses diplômes en poche, Alexis va passer de l’autre côté de la frontière, la France de l’entre-deux-guerre et son effervescence de constructeurs d’autos qui offre aux jeunes hommes un terrain d’action riche d’opportunités. L’ère est au modernisme, le culte de la machine atteint son apogée, déclamé par les poètes qui s’extasient devant la beauté et les bienfaits de la matière enfin maîtrisée. Dans ce climat d’euphorie mécanique, l’automobile est reine et Kow devient son apprenti-courtisan ....


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Son premier emploi, il le trouva dans le bureau d'études d'un carrossier de Levallois. Curieux de ce qui se passait dans les ateliers et avide de conseils, il y fut chaleureusement reçu par les contremaîtres, mais conscient de ses faiblesses techniques, Alexis ne manquait pas de parfaire son savoir le soir chez lui en étudiant des ouvrages spécialisés. Ainsi donc, il fait ses premières passes d’armes sur des châssis, comme le veut la tradition du moment. La clientèle des années 20 recherche l’automobile exceptionnelle qu’elle fait souvent réaliser en combinant mécanique de fiabilité éprouvée et carrosserie dessinée par des hommes dont c’est l’unique métier.
C’est à cette école aussi enrichissante qu’astreignante, que Alexis Kow développe sur le papier ce qui sera son style. Des lignes d’une grande élégance exprimées par une rigueur de trait, une attaque de l’image dynamique renforcée par des lignes de fuite tendues, une mise en valeur des surfaces par le travail des ombres et des hautes lumières ....


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Son employeur était emballé par le coup de main de Kow, capable grâce à sa formation artistique de présenter des automobiles en perspective, ce que ne savaient pas faire les dessinateurs industriels. Les clients de la carrosserie croyaient ainsi avoir à faire avec une grosse société, dotée de moyens conséquents, et cela attirait inévitablement une nouvelle clientèle qui contribuait à la notoriété grandissante de l'entreprise.
Alexis Kow, tout en travaillant sur des maquettes publicitaires pour son employeur, ne cessait d'être sollicité par d'autres carrossiers, séduit par son talent rare. Mais il déclinait poliment les offres, ce qui inévitablement avait pour effet de faire monter les enchères. Finalement, il décida de proposer ses services à plusieurs constructeurs et il eut l'embarra du choix, et sélectionna la maison Panhard et Levassor ....



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Le premier travail de Kow pour Panhard date de 1922. Il exposa trois idées à la marque, deux s'inspirant des recommandations du constructeur, et une de sa propre inspiration, et c'est cette dernière qui fut retenue. Il s'agissait d'un torpédo reposant sur une flèche, avec le texte " Rapide comme la flèche ". Finalement la collaboration avec Panhard fut suspendue en 1923. Artiste au talent désormais reconnu, Kow, qui n'avait pas encore 25 ans en ce début des années folles, fut contacté pour assurer l'exécution des catalogues et annonces publicitaires de plusieurs marques ou il donne la pleine mesure de son amour pour l’art mécanique. Ainsi les pages du magazine « L’llustration » reproduiront pendant deux décades les traits à l'encre de chine d'Alexis ou savamment il a contribué à formuler, à sa manière et dans son domaine, le caractère de cette vision qui s’appelle déjà l’Art nouveau ou l’Art moderne.
Le travail de l'artiste fut reconnu au Polo de Bagatelle en 1933 par l'obtention du " Premier Grand Prix ", la plus haute récompense. Grâce à cette notoriété, on doit à Alexis Kow, hormis les catalogues et les publicités pour Panhard, quelques monuments de l’image publicitaire pour d'autres marques comme entre autre Bugatti, Cibié, Delahaye, Englebert, Hotchkiss, Licorne, Marchal, Matford, Peugeot, Pirelli ou Salmson ....


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Après guerre, la roue tourne et l’automobile avance sur la voie du banal, de la production de masse, de l’objet-outil, en laissant de côté ceux qui chantèrent ses louanges et démode la fonction même de dessinateur publicitaire. L’élégance n’est plus de mise, seul compte le prix, et beaucoup ne se relèveront pas de cette fracture. Alex Kow, l’homme des années 30, pondéré, élégant, mondain n'est plus à la mode et une page est tournée.
Au final, une nouvelle génération d'illustrateurs affichistes voyait le jour, proposant un style plus novateur qui ne faisait, malgré les efforts de Alexis Kow, que dater un peu plus sa griffe si personnelle mais il demeure un tâcheron, un petit maître dans son domaine. Ses œuvres, classiques dans leurs exécutions à la gouache et aquarelle ou bien à la plume et au crayon gras, possèdent cependant un charme que l’on ne pourrait leur ôter. Harmonieuses, équilibrées et raffinées, elles sont les témoins d’une époque où seuls comptaient les signes extérieurs d’élégance ! Une qualité qui n’a pas de prix ....

Sources : © - Panhard Racing © - Wikipédia © - Google - Images






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