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Tag - Coccinelle

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mardi 25 février 2014

Harley J. Earl - Un designer innovant et influent






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Né a Detroit en 1893 et inventeur de la profession de Designer Automobile aux USA, Harley Earl révolutionne le monde de l'automobile et change définitivement la face du capitalisme. Ses nombreuses distinctions incluent aussi des étapes commerciales emblématique telles que le changement annuel de modèle, le premier concept-car, l'obsolescence dynamique, le premier ordinateur de bord et la Corvette ....


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Harley Earl entre à la Général Motors en 1927 et prends sa retraite en 1958. À l'exception de Henry Ford, aucune autre personne n'a à lui seul plus contribué à l'évolution de l'industrie automobile moderne. Lors de la cérémonie d'inauguration du Centre technique de Général Motors en 1956, le Président Eisenhower dit : "Je n'ai jamais eu l'occasion de voir de l'intérieur un Studio de Conception professionnel, car le secret fait partie nécessaire du processus." Force est de constater que de l'espionnage industriel au Crash-Tests ou aux sièges chauffants, beaucoup d'Américains utilisent encore tous les jours ses créations.


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En 1927, convaincus de la vision d’Harley sur l'avenir de l'industrie automobile, les principaux actionnaires de GM demandent à Earl de diriger un nouveau département. L'offre de "Général Motors" signifie quitter Hollywood où il a grandi. Voyant la possibilité d'une ouverture, il déménage avec sa famille à Detroit et commence rapidement à réaliser ses rêves. Il inscrit "Design" sur la carte du tout nouveau département "Art & Couleur" qu'il vient de créer. Cette entité est entièrement dédiée à la conception des produits "Général Motors". En 1937, le secteur d’Earl's devient le centre névralgique de la société et commence à gagner rapidement des parts de marché. Grâce à cette réussite incontestable Earl atteint le statut de vice-président et, par conséquent, rebaptise sa nouvelle zone : "Style-Section".


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Bien que beaucoup le jalousent, ses principaux concurrents réalisent les profits qui sont en jeu et commencent à suivre l'exemple de cette superstar du monde du design automobile naissant. Alors que l'apparence et la fonction sont d'importance mineure à l'époque dans le milieu automobile, Earl en visionnaire novateur change tout ce processus dépassé. C'est pour cela que chaque constructeur automobile moderne actuel a aujourd'hui un département Design central, dirigé par un des vice-président ....


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L'après Seconde Guerre mondiale est dépendante d’Earl's et de sa vision ultramoderne qui est la raison numéro un des ventes de voitures en Amérique. L’"Harley-Earl's-Art" devient donc "la nouvelle norme" à travers le monde. Léonard de Vinci, le grand artiste florentin, a démontré que, pour arriver à une représentation satisfaisante de la forme humaine, l'artiste doit posséder une connaissance de l'anatomie et en particulier des os et des muscles qui composent la structure de l'organisme. Les améliorations mécaniques ont elles aussi contribué à améliorer l'apparence générale des automobiles. En fait, c'est plutôt un principe reconnu que quant un produit fonctionnel est amélioré, il a tendance à progresser artistiquement. En fait si l'on mentionne le mot "Art" automatiquement quasiment presque personne ne pense à l'industrie ....


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Poursuivant dans cette veine innovante en 1957, la GM Style Section a commencé à travailler sur la Chevrolet Corvair 1960, un design nouveau et radicalement différent pour les constructeurs américains. La Coccinelle de Volkswagen, ainsi que d'autres petites voitures d'importation japonaise, deviennent populaires et Harley Earl vise à créer des voitures concurrentes elles aussi assez compactes. La vision d’Earl ne fut jamais réalisée car l'idée d'Harley que les petites voitures sont l'avenir de l'industrie automobile ne plaît pas chez GM qui refuse de rompre avec la tradition : "Building-Big-Car-Forever". Cela s'avérera catastrophique pour l'industrie automobile américaine et les petites voitures étrangères inonderont le marché nord-américain ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Carcatalog



Présentation de Harley Earl ...



La Chevrolet Corvette 1963 de Harley Earl ....



La Firebird I de Harley Earl ....





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jeudi 22 mars 2012

Volkswagen SP2 - 1972



VOLKSWAGEN SP2 ….







En ce début des années 1970, « Volkswagen » est confortablement installée en Amérique du Sud et en particulier au Brésil où la marque allemande écrase la concurrence avec sa Coccinelle, Variant et Brasilia . Cependant, l'amateur de véhicule sportif à tarif raisonnable ne trouve pas son compte avec les berlines allemandes car s'il est un segment où le groupe est distancé par les constructeurs locaux et étrangers, c'est bien celui des coupés . En effet, la gamme Volkswagen Do Brasil propose aux amateurs de coupés le joli Karmann Ghia, un véhicule sympathique mais manquant de mordant par rapport à la concurrence brésilienne en plein essor . Bien que se vendant de façon correcte sur le marché sud américain, le Karmann ne fait pas le poids face à la Puma de conception locale et à la Willys Interlagos, une Alpine A108 fabriquée sous licence . D'où l'idée de concevoir l'un de ces modèles, exclusivement réservé au marché sud-américain . La conception de la SP2 débute ainsi dès le mois de novembre 1970 . Son nom, SP pour Sao Paulo, évoque à lui seul les intentions de VW. La SP2 est l'un des coupés parmi les moins connus de la gamme historique de « Volkswagen », et pour cause, il ne fut vendu, entre 1972 et 1976, que sur le continent sud-américain, et surtout au Brésil ….



Construite sur une base de VW Variant, l’étonnante Volkswagen SP2 est officiellement présentée au public en 1971 . L'accueil est enthousiaste et les dirigeants de VW Brésil n'hésitent guère longtemps avant de lancer la production de série et les premiers exemplaires sortent en juin 1972 . Elle présente une silhouette qui est loin d'être innovante mais qui est plutôt séduisante et qui reprend le dessin de la face avant de la berline . Son long capot et son arrière ramassé lui donnent quelques airs de sportive italienne . La calandre est particulièrement tranchante, de même que la ligne de toit très basse . Le profil, quand à lui, présente des proportions plus classiques avec un long capot, un arrière ramassé, en quelque sorte la quintessence de la sportivité à une époque où les berlinettes à moteur central sont encore rares . Enfin la partie arrière ronde, fine et assez haute dégage un charme nerveux façon Jaguar type E en adéquation avec le reste de la carrosserie . L’insolite Volkswagen SP2 rassemble tous les ingrédients visuels d’une voiture de sport ….



Sur un panel de routes mixant nationales et départementales on se sent vite à l'aise au volant de la Volkswagen SP2 . La direction assez saine et les amortisseurs sport permettent d'enrouler les virages à un rythme soutenu sans mauvaises surprises, mais il apparaît vite que l'attaque à outrance n'est pas le domaine de prédilection du coupé brésilien . Ceci n'empêche pas le coupé VW de se comporter honorablement dans les enchaînements et de fournir son lot de sensations au pilote . Profitant de quelques lignes droites reposantes du fait d'une tenue de cap sans soucis, on peut jeter un œil à l'instrumentation dont les indications en portugais sont suffisamment rares pour être signalées . Toutefois, pas besoin de s'attarder des heures à surveiller l'état de la mécanique qui ne présente aucun signe inquiétant . Si la campagne permet de profiter des diverses qualités dynamiques de la SP2, la ville met en exergue ses qualités " sociales ", raison d'être du joli coupé . La Volkswagen SP2 laisse aux piétons le temps de cesser toute activité pour venir admirer ce " bolide " qui s'avère suffisamment exotique pour capter leur attention visuelle ....



A l'intérieur, VW a habillé la Volkswagen SP2 à la mode de l'époque et on retrouve l'ambiance typique des années 70 avec un tableau de bord en plastique sans fioritures et coloré de la même teinte que la carrosserie . Le tableau de bord dépouillé est exclusivement agencé pour le pilote, une batterie de cadrans tournés vers lui envahissent la console centrale . Le volant cuir sport à trois branches avec un rappel de couleur en haut et en bas s'intègre parfaitement et contribue à l'originale ambiance intérieure . Contrairement aux icônes européennes contemporaines, la SP2 n'hésite pas à se montrer joyeuse dans l'utilisation des couleurs pour l'habitacle et malgré le dépouillement de la SP2 un véritable charme se dégage de l'habitacle . A bord de cette VW on se sent vraiment dans une voiture de sport, ceci même avant d'avoir démarré . Les sièges, relativement confortables, ne permettent pas de nombreux réglages mais la garde au toit réduite (1158 mm de hauteur hors tout) impose de toute façon d'avoir le dossier très incliné et le style pilote de course est donc quasiment de rigueur pour s’installer au volant . Heureusement l'espace n'est pas compté et, aussi bien en largeur qu'en longueur, les grands gabarits arriveront à trouver une position correcte au volant de cette superbe berlinette Volkswagen SP2 ....



Pour ce qui est de la mécanique de la jolie Volkswagen SP2, le moteur est monté à l’arrière . C'était tout de même prévisible, il est en porte-à-faux comme une bonne vieille Coccinelle . Et s'il ne s'agit que d'un 4 cylindres à plat de 1700 cm3 de cylindrée issu du modèle Variant, il délivre un son classique Volkswagen agrémenté d'une forte connotation sportive . Sa puissance n'a rien de démoniaque puisque seuls 65 chevaux à 4600 trs/min sortent du bloc pour un couple maximale de 121 Nm à 3000 trs/min . Le couple du quatre à plat permet de démarrer sans soucis et de s'insérer facilement dans la circulation actuelle . Certes la poussée est loin d'être en rapport avec le niveau sonore ambiant, mais les performances permettent de se sentir à l'aise au milieu des véhicules plus récents . La transmission est assurée par une boite manuelle à quatre rapports qui s'en sort sans trop de problème grâce aux débattements courts du levier . Au final, la Volkswagen SP2 atteint une vitesse de pointe de 170 km/h, assez honorable pour l'époque . C’est un modèle exotique qui est devenu plutôt Vintage Classic avec le temps car sur une production totale de 10.205 exemplaires seulement 670 furent exportés vers l'Europe ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres à plat
  • Cylindrée : 1.7 Litres
  • Puissance : 65 chevaux à 4600 trs/min
  • Couple : 121 Nm à 3000 trs/min
  • Vitesse : 170 km/h






La « Volkswagen SP2 », c'est ça ...



La « Volkswagen SP2 », c'est ça ...





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samedi 2 juillet 2011

Volkswagen Eos - 2010



VOLKSWAGEN EOS ….







On ne présente plus la très célèbre marque allemande « Volkswagen » qui a débuté son activité à l’époque trouble de la première guerre mondiale, s’est ensuite faite connaître en acquérant une réputation conquise en partie sur son fameux modèle la Coccinelle, pour devenir le groupe géant européen actuel riche de plusieurs marques automobiles . Ce que l’on sait moins, c’est que Volkswagen a été le premier constructeur qui a inauguré le premier cabriolet alliant passion et raison en carburant au diesel . Il s’agissait de la Golf de la troisième génération équipée du bon vieux TDI de 90 chevaux . Le concept a progressé depuis et toutes les marques généralistes se doivent maintenant de proposer une carrosserie décapotable associée à un moteur diesel, pour que passion rime aussi avec raison surtout avec la nouvelle tendance de restrictions environnementales ….



Fidèle à sa philosophie, la firme allemande vient de présenter son nouveau cabriolet qui au passage a évidemment adopté la nouvelle technologie dans ce domaine en devenant un coupé-cabriolet . Fini l’époque ou pour offrir un toit à votre cabriolet, il fallait soit refermer à la main une capote de toile, soit poser fastidieusement un hardtop rigide peu pratique . La nouvelle Volkswagen Eos, c’est son nom de baptême, suit la mode dite « CC », ces fameux coupé-cabriolet ou le toit rigide se repli automatiquement en quelques secondes dans le coffre simplement en appuyant sur un bouton . Fine, lisse et avec un regard menaçant, la Volkswagen Eos flatte la rétine par son look épuré . Tout en courbe douce, elle ne possède aucune arrête vive et même l’arrière est vraiment réussi avec une malle pas trop haute . Sachant qu’il y a un toit à caser dans le coffre, l’exploit est réel car transformer une berline ou un coupé en cabriolet ne se résume pas en une simple opération de tronçonnage . Il est donc essentiel de renforcer la structure, ce qui se fait souvent au niveau du tablier avant, du pare-brise et de la structure même . Le travail a été remarquablement effectué sur cette Volkswagen Eos, le pare-brise ne tremble pas du tout sur routes bosselées, la direction ne renvoie que peu de réactions parasites et l’ensemble est stable . Tout bénéfice donc pour la tenue de route, qui est facile, prévenante et efficace voire même joueuse ….



Un cabriolet, c’est fait pour être conduit décapoté et, dans ce cas de figure, la Volkswagen Eos se montre particulièrement prévenante pour les occupants, avec une excellente isolation face aux remous de vent . A noter que le toit est composé de trois parties, ce qui permet au pare-brise de ne pas être trop rejeté en arrière et donc de réellement profiter des sensations d’un cabriolet, une fois le toit rangé dans le coffre . Une autre bonne note sera attribuée à ce toit qui peut s’ouvrir façon toit ouvrant conventionnel . La direction est précise et bien calibrée et le freinage est largement suffisant, avec un bon ressenti à la pédale . L’ergonomie est excellente, la finition également et l’habitabilité est supérieure à celles des Opel Astra Twin Top, Renault Mégane CC et autres Peugeot 307 CC . Le compromis confort/tenue de route/sécurité obtenu apparaît donc comme réussi . Le coffre se situe dans la moyenne, avec un volume de 380 litres en coupé et de 205 litres toit basculé dans la malle . En outre, elle reçoit aussi des optiques LED à l'arrière et des touches de chrome sur la calandre et les baguettes latérales . A bord, l'équipement est riche, intérieur cuir, climatisation Climatronic, sièges avant chauffants, système de navigation à écran tactile et radar de recul, les capteurs de pluie et de lumière, un nouvel ordinateur de bord, les antibrouillards, les jantes alliage en 16 pouces, l’alarme périmétrique et volumétrique avec détection de remorquage, le régulateur de vitesse, les airbags frontaux et latéraux, un système d'éclairage baptisé Light Assist qui permet de passer automatiquement des feux de croisement aux feux de route, ainsi qu'une aide au stationnement plus évoluée . La grosse nouveauté, de la Volkswagen Eos c'est le Keyless Access qui permet depuis la télécommande de demander l'ouverture ou la fermeture du toit rétractable ....



Quant aux moteurs, ils évoluent aussi, et surtout, ils consomment moins . Doté de la technologie maison baptisée BlueMotion, la Volkswagen Eos intègre une fonction Start-Stop et un système de récupération de l'énergie générée au freinage, de quoi gagner presque un litre de consommation par rapport aux anciennes générations . C’est donc un diesel qui mugit sous le capot, il s’agit du 4 cylindres de 2.0 litres TDI de 140 chevaux et de 320 Nm (disponibles à 1.800 tr/min) . Toujours aussi volontaire, il s’en tire plutôt bien, en procurant une vivacité certaine à l’ensemble . Quant à la transmission, elle est confiée à une boîte automatique DSG, elle se montre, comme à son habitude, d’une efficacité surprenante . Les rapports sont enchaînés sans temps mort et sans brusquerie non plus . La gestion en mode automatique est idéale au point que le mode manuel semble superflu pour un diesel aussi fort en couple que celui-ci . Il n’y a, en effet, nul besoin d’être un obsédé de la zone rouge pour exploiter le potentiel de cette mécanique . Toutefois, la voiture sera proposée sur l'ensemble des motorisations, du 1.4 essence TSI 122 chevaux au 3.2 V6 de 250 chevaux avec des émissions de CO2 qui se situent dans la bonne moyenne avec 162 grammes au kilomètre . Au final, produit de qualité, bien fini, très convenablement équipé, habitable et très agréable à mener, la Volkswagen Eos est une incontestable réussite disponible à partir d’environ 30.550 euros sans les options ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres TDI
  • Cylindrée : 2.0 Litres
  • Puissance : 140 chevaux
  • Couple : 320 Nm (disponibles à 1.800 tr/min)
  • Transmission : DSG automatique








La « Volkswagen Eos », c'est ça ...



La « Volkswagen Eos », c'est ça ...





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