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Tag - Continental

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vendredi 11 novembre 2016

Ernest Montaut Illustrateur






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Ernest Montaut est un peintre, aquarelliste, dessinateur, illustrateur et affichiste français précurseur dans cette discipline né en 1879 en France et décédé en 1909. Associé à la toute fin du XIXe siècle avec la marque d'un important imprimeur parisien, Mabileau & Cie, il élabore avec son épouse Marguerite dite Gamy ou M. Montaut, de nouvelles techniques d'impressions à partir entre autres du pochoir, qu'ils mettent au service de l'affiche et de l'iconographie sportive automobile ....





Avec le recul les plus importants critiques d'art sont aujourd'hui unanimes pour dire que Ernest Montaut est chronologiquement l'artiste qui, le tout premier, a consacré l'exclusivité de son œuvre à la représentation des nouveaux modes de transports du début de ce siècle et donc à la vitesse. Bien que moins connu que certains de ses contemporains plus ambitieux, son regard était particulièrement affûté et son esprit novateur et créatif l'on poussé à inventer de nouvelles techniques encore inconnues à l'époque mais qui furent ensuite très largement reprises par ses successeurs ....





En premier lieu, Ernest Montaut va mettre au point de nouvelles techniques concernant ses dessins. Ainsi il va définir un style différent pour donner une impression de vitesse accrue en courbant exagérément les arbres au passage des bolides. Il va adopter des techniques artistiques comme les nombreuses lignes de vitesse et la distorsion délibérée de la perspective, mais aussi dessiner des routes plus bombées et ovaliser les roues des voitures. Sur ses compositions, la lumière jaillissait par l'arrière de la voiture, semblant la pousser beaucoup plus vite. Beaucoup de ces techniques innovantes à l'époque ont résisté à l'épreuve du temps et sont encore largement utilisées aujourd'hui par de nombreux autres artistes ....





La plupart des dessins de Ernest Montaut ont tous été produits en deux tailles différentes, environ 20 X 30 centimètres pour des livres et environ 43 X 88 centimètres pour les affiches. Le contour et l'image sont dessinés sur une pierre lithographique qui est ensuite utilisé pour produire à la main une par une les lithographies finales. Ces lithographies sont ensuite coloriées à la main en utilisant des peintures à l'aquarelle. Il est largement admis que, pour les petites images, Montaut utilisait des pochoirs et des travailleurs non qualifiés. Mais pour les images plus grandes, il utilisait des artisans qualifiés, et donc la qualité artistique est très perceptible, les images plus grandes peuvent vraiment être considérées comme de véritables œuvres d'art. L'utilisation de différents artistes pour colorier le même dessin explique pourquoi certaines petites variations se produisent parfois dans les différentes teintes des couleurs finales pour des images au départ identiques ....





Quasiment toutes les œuvres de Ernest Montaut comportent un numéro, l'année de publication, les artistes et le nom de l'imprimeur. Le travail fini contient assez souvent un titre et une description de l'événement ou de l'image. Il est aujourd'hui généralement admis par les spécialistes que l'auteur et ses différents artistes-collaborateurs ont produit environ 200 œuvres différentes et variées qui n'auraient été tirées qu'à seulement 100 impressions ou éventuellement moins de chacune. Autant dire que ces œuvres d'art qui mettent en scène l'action, le drame, la vitesse et l'audace avec les pilotes et les mécaniciens qui contrôlent ces engins monstrueux sont rares et chères. Une valeur assez sure dans les ventes aux enchères d'art ....





Vers 1904, Ernest Montaut connait une notoriété internationale grandissante. Sa popularité en tant qu'illustrateur lui permettait d'ouvrir à 25 ans une galerie à New York, où il diffusait avec succès ses créations. Son atelier étant plutôt prospère, plusieurs manufacturiers et constructeurs automobiles importants le sollicitent pour des travaux personnalisés. C'est l'époque ou Ernest exécute de nombreuses affiches publicitaires et notamment pour divers commanditaires allemands et suisses ....






Hélas, après la mort prématurée de Ernest Montaut en 1909, à l'âge de seulement trente ans, d'une banale appendicite, son épouse Marguerite « Gamy » Montaut poursuit et développe son activité dans la même lignée. Elle aussi était également une dessinatrice de grand talent, qui dirigera donc jusqu'en 1913 son atelier en essayant même de le faire grossir en produisant à son tour de nombreuses nouvelles œuvres sur le même thème de l'automobile et de l'aéronautique, qui ressemblaient souvent à s'y méprendre aux précédentes superbes créations de son défunt mari ....





Hervé Poulain, commissaire priseur de renom, et auteur de " L'Art et l'Automobile ", milita avec conviction pour une reconnaissance de l'intérêt majeur du travail de Ernest Montaut. En 1977, il organisait même une grande exposition qui lui était entièrement consacrée. C'est à cette occasion qu'il fit connaitre ces fresques murales sur céramique représentant des victoires dans des courses automobiles les plus célèbres de l'époque. Elles sont peintes sur les murs de l'ancien siège social de Michelin à Londres. Durant ses ventes d'Automobilia, il commença aussi à proposer certaines des œuvres de Montaut, créant ainsi un marché autour de son nom ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Youtube
- © LMGallerie - © Carcatalog





Ernest Montaut Illustrateur ...






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vendredi 22 juillet 2016

Magazine Englebert






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Englebert Magazine est à mi-chemin entre le magazine promotionnel d'entreprise et la revue grand public traitant principalement, mais pas uniquement, de divers sujets concernant l'automobile. En fait ce n'est pas une publication indépendante comme peuvent l'être d'autres revues modernes sur l'automobile, mais plutôt un magazine publicitaire d'entreprise destiné à promouvoir l'image de marque de la société Englebert auprès de tous les salariés de la firme mais aussi d'un plus large public ....


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A l'origine, Englebert est une compagnie de manufacture de pneumatiques belge fondée par Oscar Englebert à Liège en 1877. Le fabricant a pris part à 61 Grand Prix de Formule 1 de 1950 à 1958, et a remporté huit victoires, toutes acquises avec Ferrari. En 1958, Englebert noue des relations avec le groupe US Rubber. Cette union donne naissance à la marque Uniroyal. En 1967, le nom de la marque Englebert est alors définitivement abandonné au profit d'Uniroyal, mais finalement en 1979, la marque Uniroyal est elle aussi rachetée par le groupe allemand Continental ....


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La principale originalité du Magazine Englebert, qui est donc d'expression française, provient du fait qu'il soit tout simplement publié en deux versions ou éditions différentes, l'une pour la Belgique et l'autre pour la France et ses colonies. Le secteur d'activités de la marque Englebert étant le négoce de produits manufacturés caoutchoutés, elle produisait également un autre magazine, la revue Englebert Vélo Magazine. Par contre cette revue n'était pas accessible au grand public mais seulement destinée aux négociants mécaniciens du cycle à partir de 1949 ....


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Le comité de rédaction du magazine souhaitait rompre absolument avec le système commercial trop souvent associé à la voiture, c'était une volonté ferme et assumée et finalement, la publicité n'y occupait qu'une place vraiment réduite seulement sur les deuxième, troisième et quatrième de couverture qui sont occupées par des publicités, uniquement pour les produits Englebert, qu'il s'agisse des pneumatiques vélos, motos, automobiles et camions, ou de tapis caoutchouc de salle de bain ....




Seules les quatre pages de couverture du Magazine Englebert sont en couleurs. Les plus prestigieux illustrateurs et graphistes de l'époque ont signé la première de couverture du magazine comme René Vincent, Géo Ham, Alex Kow, Pierre Laurent Brenot, Plinio Codognato, Pierre Pages, Jean Palayer, ou Herbert Libiszewski. Ces couvertures même si elles ne présentent pas toutes le même intérêt graphique, sont devenues une grande source de motivation pour les collectionneurs passionnés ....


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D'une manière générale, l'éclectisme des questions et des différents sujets abordées dans le Magazine Englebert est susceptible d'attirer plusieurs publics assez différents. En effet, les journalistes rendent compte des visites qu'ils effectuent sur les salons internationaux tels que Bruxelles, Paris, Genève, Berlin ou Amsterdam. L'actualité des rallyes et des Grand Prix est suivie de près, de même que celle des courses d'endurance, comme les 24 Heures du Mans ou les 500 Milles d'Indianapolis. Chaque numéro comporte une rubrique relatant l'actualité automobile outre-Atlantique, grâce à la présence d'un correspondant à New York car la Belgique sans industrie automobile forte a toujours été un pays d'importation d'américaines ....





Les articles sur les aspects purement techniques sont assez nombreux dans le Magazine englebert. L'actualité des diverses personnalités importantes du monde automobile est aussi rapportée, par exemple Ettore Bugatti, Jean-Pierre Wimille, Maurice Trintignant, Raymond Sommer, ou Fangio. Une multitude d'autres sujets liés à l'automobile complètent la revue comme les premières automobiles, l'industrie automobile en Allemagne ou en Grande-Bretagne, la visite de l'usine Ford, l'évolution des formes des voitures, la sécurité routière, le réseau routier, les tunnels ....





Concernant les textes du Magazine Englebert, parmi les grandes signatures on retrouve dès les années 30 celle bien connue de Charles Faroux, le rédacteur en chef de " La Vie Automobile " qui proposait aussi ses talents à d'autres revues. Après-guerre, d'autres rédacteurs seront aussi utilisés comme Pierre Allenet, Jean Bernardet, Victor Boin, Jean Bonnet, Paul Frère, Jacques Ickx, ou Marcel de Laborderie. Finalement ce magazine au format 240 X 310 sera édité de 1933 à 1962 avec une interruption en 1939 à cause de la guerre et une reprise après guerre fin 1946, sans évolution très significative tant dans la forme que dans le fond ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Englebert © - Carcatalog






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vendredi 25 mars 2011

Davis Divan - 1948



DAVIS DIVAN ….







En 1941, le dandy millionnaire et occasionnellement coureur automobile des 500 Miles d’Indianapolis Joel Thorne, commande une voiture spéciale et unique à la compagnie Kurtis Kraft dirigée par le jeune entrepreneur Frank Kurtis . L’usine de la compagnie se trouvant dans un hangar d'avion à Van Nuys, en Californie, l’engin fut baptisé Le Californien . Quelques années après la deuxième guerre mondiale en 1948, un ami du millionnaire Gary Davis, vendeur de voitures en Californie ayant vu cet engin unique et très insolite décide de le construire en série . Après avoir soulevé assez d’argent par une souscription auprès d’investisseurs privés, il fonde la Davis Motor Car Company et s’entoure d’une petite équipe de jeunes ingénieurs pour lancer la production de sa voiture ….



Rebaptisée Davis Divan, la voiture est un petit roadster au look agréable, un genre de petite berline à deux portes et à trois roues avec un toit rigide amovible, des phares couverts escamotables et une carrosserie en forme de barre de savon, le tout livré pour un tarif très attractif de moins de 1.000 dollars, une affaire à l’époque . La carrosserie est entièrement en aluminium ce qui garantie un poids vraiment léger et donc des performances intéressantes et une consommation de carburant réduite . Techniquement simplifiée à l’extrême pour assurer une maintenance facile et peu couteuse, la voiture était proposée à la vente comme l’engin du futur par excellence . Son look la rapprochant de l’industrie aéronautique, le marketing va forcer le trait dans ce sens pour appâter la clientèle . Les roues de la Davis Divan étaient des 15 pouces et si la seule roue avant assurait la direction, les deux roues arrière étaient motrices ….



La Davis Divan était propulsé sur les tout premier modèle par un moteur de 47 chevaux de 132 cubic-inch de cylindrée de marque Hercules à quatre cylindres et rapidement sur les modèles suivant par un moteur de 63 chevaux de 162 cubic-inch de cylindrée de marque Continental toujours à quatre cylindres accouplé à une boîte manuelle Borg-Warner à trois vitesses . Parée de chromes étincelants, la voiture à fière allure et malgré l’aspect étroit de son habitacle, elle dispose d’une bonne habitabilité . La banquette est large et confortable . Le tableau de bord peint est simple mais beau, avec des jauges de chrome cerclées bien lisibles placées directement en face du conducteur . Le moteur offre une sonorité harmonieuse et agréable . Le délicat levier de vitesses et facile de maniement et propose des verrouillages souples mais fermes . Dans les rues animées d’une ville, les déplacements sont confortables car la suspension avant Y-joug et l'essieu arrière rigide ont la faculté d’absorber les bosses et de faciliter la circulation . L’unique roue avant directrice de la Davis Divan offre une manœuvrabilité supérieure à celle d’un taxi Londonien ....



Environ 13 berlines Davis Divan seront construites avant que la société n’entre dans les ennuis . En effet, après avoir trop rapidement prospéré dans cette frénésie de consommation consécutive à la deuxième guerre mondiale grâce à un marketing publicitaire énorme et à des accords de franchises mal étudiés, la firme va rapidement décliner poursuivie par ses créanciers . Les poursuites vont commencé à affluer à la fois des investisseurs et des concessionnaires ou franchisés si bien que Gary Davis va été traduit en justice pour 28 chefs d’inculpations et a fini par être reconnu coupable de 20 chefs d'accusations . Gary Davis est mort en 1973, de l'emphysème et son rêve d'innovation et de production d’une voiture à trois roues sera malheureusement mort avant lui ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 162 cubic-inch
  • Puissance : 63 chevaux
  • Véhicule : 3 roues
  • Vitesse : 80 km/h








La « Davis Divan », c'est ça ...



La « Davis Divan », c'est ça ...





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