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vendredi 25 mars 2011

Davis Divan - 1948



DAVIS DIVAN ….







En 1941, le dandy millionnaire et occasionnellement coureur automobile des 500 Miles d’Indianapolis Joel Thorne, commande une voiture spéciale et unique à la compagnie Kurtis Kraft dirigée par le jeune entrepreneur Frank Kurtis . L’usine de la compagnie se trouvant dans un hangar d'avion à Van Nuys, en Californie, l’engin fut baptisé Le Californien . Quelques années après la deuxième guerre mondiale en 1948, un ami du millionnaire Gary Davis, vendeur de voitures en Californie ayant vu cet engin unique et très insolite décide de le construire en série . Après avoir soulevé assez d’argent par une souscription auprès d’investisseurs privés, il fonde la Davis Motor Car Company et s’entoure d’une petite équipe de jeunes ingénieurs pour lancer la production de sa voiture ….



Rebaptisée Davis Divan, la voiture est un petit roadster au look agréable, un genre de petite berline à deux portes et à trois roues avec un toit rigide amovible, des phares couverts escamotables et une carrosserie en forme de barre de savon, le tout livré pour un tarif très attractif de moins de 1.000 dollars, une affaire à l’époque . La carrosserie est entièrement en aluminium ce qui garantie un poids vraiment léger et donc des performances intéressantes et une consommation de carburant réduite . Techniquement simplifiée à l’extrême pour assurer une maintenance facile et peu couteuse, la voiture était proposée à la vente comme l’engin du futur par excellence . Son look la rapprochant de l’industrie aéronautique, le marketing va forcer le trait dans ce sens pour appâter la clientèle . Les roues de la Davis Divan étaient des 15 pouces et si la seule roue avant assurait la direction, les deux roues arrière étaient motrices ….



La Davis Divan était propulsé sur les tout premier modèle par un moteur de 47 chevaux de 132 cubic-inch de cylindrée de marque Hercules à quatre cylindres et rapidement sur les modèles suivant par un moteur de 63 chevaux de 162 cubic-inch de cylindrée de marque Continental toujours à quatre cylindres accouplé à une boîte manuelle Borg-Warner à trois vitesses . Parée de chromes étincelants, la voiture à fière allure et malgré l’aspect étroit de son habitacle, elle dispose d’une bonne habitabilité . La banquette est large et confortable . Le tableau de bord peint est simple mais beau, avec des jauges de chrome cerclées bien lisibles placées directement en face du conducteur . Le moteur offre une sonorité harmonieuse et agréable . Le délicat levier de vitesses et facile de maniement et propose des verrouillages souples mais fermes . Dans les rues animées d’une ville, les déplacements sont confortables car la suspension avant Y-joug et l'essieu arrière rigide ont la faculté d’absorber les bosses et de faciliter la circulation . L’unique roue avant directrice de la Davis Divan offre une manœuvrabilité supérieure à celle d’un taxi Londonien ....



Environ 13 berlines Davis Divan seront construites avant que la société n’entre dans les ennuis . En effet, après avoir trop rapidement prospéré dans cette frénésie de consommation consécutive à la deuxième guerre mondiale grâce à un marketing publicitaire énorme et à des accords de franchises mal étudiés, la firme va rapidement décliner poursuivie par ses créanciers . Les poursuites vont commencé à affluer à la fois des investisseurs et des concessionnaires ou franchisés si bien que Gary Davis va été traduit en justice pour 28 chefs d’inculpations et a fini par être reconnu coupable de 20 chefs d'accusations . Gary Davis est mort en 1973, de l'emphysème et son rêve d'innovation et de production d’une voiture à trois roues sera malheureusement mort avant lui ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 162 cubic-inch
  • Puissance : 63 chevaux
  • Véhicule : 3 roues
  • Vitesse : 80 km/h








La « Davis Divan », c'est ça ...



La « Davis Divan », c'est ça ...





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vendredi 9 juillet 2010

Touring Superleggera Flying Star - 2010



TOURING SUPERLEGGERA FLYING STAR ….







Entre les deux guerres, la tendance automobile était au fait main . Les carrossiers indépendants étaient alors très nombreux, et les clients faisaient la queue pour apporter son ensemble mécanqiue nu, châssis et moteur, pour obtenir la robe de son choix . C’était l’époque de la haute couture automobile, l’heure de gloire des Gangloff, Figoni & Falaschi et « Touring » était de ceux-là dés 1928 . Réputé pour son process de fabrication dit Superleggera qui consiste en un fin bâti de tubes d’acier habillé de tôles d’aluminium, le carrossier a ainsi habillé de série des Alfa Roméo, des Aston Martin, des Maserati, des Lamborghini et d’autres merveilles de l’époque . De nos jours, pour satisfaire les clients exigeants souhaitant concilier volume de chargement et classe britannique, le carrossier milanais Touring s’est attelé à la transformation d’une Bentley Continental GT en break de chasse . Le résultat ne manque pas de prestance ….



Comme souvent pour ce genre de créations exceptionnelles, la Touring Superleggera Flying Star a pour origine le désir d’un client aisé désireux de bénéficier de toutes les qualités de sa Continental, tout en profitant d’une capacité d’emport plus importante, ainsi que du look recherché du break de chasse, « shooting break » en anglais . Un break de chasse, certes, mais basé sur Bentley Continental qui plus est . Pour l’exclusivité, on peut difficilement faire mieux car même chez les artisans, le « shooting break » est rarissime . Due aux fusains du jeune designer belge Louis de Fabribeckers, la Touring renoue avec la lointaine tradition du break de chasse britannique . Si certains artisans s’étaient déjà illustrés en transformant des Jaguar ou des Aston Martin en « shooting breaks » par le passé, c’est aujourd’hui la Bentley Continental, dans sa très rigide version cabriolet GTC, qui a servi de base . Le moins que l’on puisse dire c’est que les designers ont réalisés une merveille, le travail a surtout porté sur l'arrière pour ne pas dénaturer la signature Bentley . Ce break trois portes affiche des feux arrière en amande et un hayon avec un bossage de malle . L'élégance n'empêche par l'esprit pratique avec un coffre offrant, sièges arrière rabattus, un espace de chargement de 2 m de long et un volume global de 1200 litres . Le résultat, en tous cas, apparaît parfaitement réussi . C’est sur la base d’un cabriolet Continental GTC, dont l’avantage est d’offrir une structure renforcée et plus facile à transformer, que la Touring Superleggera Flying Star a été développée . Les portes et toute la partie arrière sont spécialement dessinées, à l’image de la Maserati Bellagio Fastback, un break Quattroporte créé par Touring il y a deux ans ….



La Touring Superleggera Flying Star reprend la mécanique des versions GTC Speed, soit un W12 bi-turbo de 6 litres de cylindrée développant 610 chevaux et 750 Nm de couple qui est accouplé à la transmission automatique 6 rapports de la Continental . Les suspensions hydrauliques et les amortisseurs électroniques travaillent indépendamment l'un de l'autre pour chaque roue de la transmission intégrale . Les performances sont au rendez vous avec un 0 à 100 km/h parcouru en moins de 5 secondes et une vitesse maxi de plus de 320 km/h, pour un break c’est pas mal . Pourtant, toute la structure a du être revisitée, du premier montant avant jusqu’au déhanché des ailes arrière, pour recevoir cette ligne de toit étendue . Même la malle de coffre, point le plus délicat à intégrer, à fait l’objet d’un traitement similaire aux Bentley Brooklands et Mulsanne de la grande époque . Touring, plus royaliste que le roi a vraiment réussi son coup car l’intégration au style originel de l’anglaise est ahurissant . Pour un peu, il s’agirait d’une réalisation 100 % conçue chez Bentley . Les arêtes latérales et la découpe des panneaux, toujours parfaite, sont conformes en tout points avec le design Bentley actuel . La qualité du travail est telle que la Touring Superleggera Flying Star, prévue pour être produite à 20 exemplaires, bénéficiera de la garantie Bentley et pourra être entretenue dans le réseau du constructeur . Il faut dire que Touring a travaillé d’arrache-pied depuis deux ans pour homologuer la transformation ....



Custode anguleuse, ailes musclées, optiques elliptiques et hayon très bien intégré, le langage esthétique de la Touring Superleggera Flying Star demeure fidèle à l’esprit maison . Ce qui surprend également, c’est le soin apporté à la finition intérieure ornée de l’élégant logo « Touring Superleggera » à tout va . L’habitacle reste identique à la Continental mais reçoit un revêtement de sol tout à fait inédit, en fibres de cuir beige et vert sombre . Raffinement à l’extrême, à la manière des Bentley « fastback » des années 50, une merveille . Très élégante, fluide et élancée, la Touring Superleggera Flying Star affiche le même dynamisme que l’original et en reprend les éléments techniques et les garanties, pour environ 600.000 €uros . Les vingt exemplaires sont déjà tous vendus en pré-commande, dommage si vous comptiez changer votre « shooting break Ami 6 » c’est raté ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : W12 bi-turbo
  • Cylindrée : 6 Litres
  • Puissance : 610 chevaux
  • Couple : 750 Nm
  • Vitesse : 322 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 4’’8






La Touring Superleggera Flying Star, c'est ça ...



La Touring Superleggera Flying Star, c'est ça ...





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lundi 26 janvier 2009

Anciennes publicités de pneus

Pour appliquer les bonnes résolutions prises en début d'année, je me suis mis à triller plusieurs cartons de vieux documents que j'ai amassés au fil des ans . Heureuse surprise, je suis tombé sur une série d'affichettes anciennes sur le thème des pneumatiques . Une vingtaine concernant les principaux manufacturiers de l'époque assez belle avec cet aspect vintage et kitch inimitable qui fait toute leur saveur . Certains fabricants ont disparu depuis, mais elles sont tombées pile poil pour alimenter un billet qui devrait plaire aux nostalgiques de la belle époque automobile, je vous les livre telle quelles ….

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