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vendredi 25 novembre 2011

Nissan Pulsar - 1987



NISSAN PULSAR ….







En 1925, la firme japonaise « Dat Motor Car Company » construit une petite voiture la « Dat » qui va devenir à partir de 1931 une marque à part entière « Datsun » . Lequel Datsun va se transformer à partir de 1937 en « Nissan », ce groupe industriel avec plus de dix usines au japon et son réseau de concessionnaires très dense implanté dans plus de cent pays qui est devenu depuis la deuxième puissance automobile japonaise après Toyota . Après guerre, à partir de 1954, « Nissan » retrouve son indépendance et son autonomie et recommence sa production principalement axée sur des berlines familiales quatre portes économique et robustes . En 1999, « Nissan » va conclure une alliance avec Renault visant à devenir le 5e producteur automobile mondial ….



La très étonnante et insolite « Nissan Pulsar est le nom de plusieurs générations d’automobiles du segment des compactes fabriquées par le constructeur japonais Nissan . Elles furent vendues dans le marché intérieur et en dehors du Japon, soit sous la même appellation, soit sous d'autres noms, Cherry, Sentra, Sunny, Vector, California, Lucino, ou Almera . Elle sera au final commercialisée sur près de 170 marchés dans une large variation du modèle avec de nombreuses finitions différentes ainsi que de multiples motorisations suivant leur destination géographique . C’est certainement un des modèles les plus répandus sur plusieurs continent, un genre comme la Coccinelle de chez Volkswagen ….



La Nissan Pulsar a été produite entre 1987 et 1989 . Plutôt rare sur nos routes, elle définit vraiment le pur style Manga japonais des Eighties . Elle adopte vraiment ce design si particulier de ces années 80 avec ce look plutôt cubique reconnaissable entre mille . C’est un coupé bicorps 2 + 2 à tendance sportive avec moteur et traction avant basé sur le châssis largement éprouvé de sa devancière génération de Cherry . C’est en fait le tout premier modèle du constructeur japonais a être doté d’un moteur situé à l’avant accouplé à une transmission avant, les modèles précédents ayant tous été à propulsion . Elle sera disponible dans une abondance de « body styles » au cours de son cycle de production, suivant les marchés où elle a été vendue . Quelques liftings seront adaptés comme la calandre plus horizontale, des rétroviseurs sur les portières avant et non pas sur les ailes avants, ou des phares rectangulaires suivant les pays, mais en général, la voiture va garder son look initial dans 70 % des versions . Des versions trois portes à hayon mais aussi des versions cinq portes de la Nissan Pulsar seront également mises à la disposition de la clientèle dans certains pays ....



Avec ce style peu orthodoxe et assez étrange, la Nissan Pulsar est un coupé assez classique mais vraiment intéressant . C’est une voiture assez maligne en cette période un peu trouble successive au second choc pétrolier . Elle puise largement sur une importante banque de pièces commune à plusieurs modèles de la marque pour s’adapter à plusieurs marchés géographiques différents . Elle devient une voiture de niches, familiale en versions 5 portes, compacte moyenne en version 3 portes et hayon, ou petite sportive en 3 portes . Tout cela sur le même châssis, mais avec de nombreuses motorisations et finitions différentes . Une idée géniale qui va faire le succès du modèle d’autant plus que la finition et la fiabilité seront à la hauteur de la réputation du constructeur japonais . Sur la base de la Pulsar, fut construite par Alfa Romeo, à Pratola Serra en Italie, une version qui fut vendue en Europe, suivant le distributeur, sous l’appellation Nissan Cherry ou Alfa Romeo Arna (Arna étant l’acronyme de Alfa Romeo Nissan Autoveicoli) et, au Japon, sous l’appellation Nissan Pulsar Milano . Elle se distingue de la Cherry d’origine par ses optiques arrière et divers changements esthétiques mineurs, mais surtout par sa mécanique entièrement italienne ....



Sur cette insolite version italienne de la Nissan Pulsar rebaptisée pour l’occasion Nissan Arna, la partie mécanique (moteurs, transmissions, suspensions avant) est issue de l’Alfasud . L’Arna se vendit très mal par rapport aux autres versions et le partenariat entre Nissan et Alfa Romeo ne fut pas poursuivi très longtemps . Les motorisations les plus utilisées seront des quatre cylindres qui iront du 1300 cc de 80 chevaux, au 1600 cc de 100 chevaux, au 1800 cc de 130 chevaux, pour finir par un 2 litres de 180 chevaux . Sur les toutes dernières versions, un 4 cylindres de 2,2 litres de cylindrée à 16 soupapes alimenté par un turbo développait la bagatelle de 240 chevaux . Inutile de dire que pour un poids de seulement 980 kilos sur la balance, les performances de cette diablesse peu orthodoxe étaient dans ces années la plus qu’honorables . L'intérieur est évidemment typiquement japonais, c'est bien fini, confortable, et il y a tout ce qu'il faut ! Ce petit coupé original aux formes exotiques de tendance Vintage Classic peut se trouver en occasion pour des sommes très dérisoires de nos jours . Encore une petite GTI à saisir avant qu'elles ne disparaissent toutes et qu'elles deviennent très chères ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindre
  • Cylindrée : 2.2 Litres turbo
  • Puissance : 240 chevaux à 6400 t/mn
  • Couple : 250 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 190 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’8







La « Nissan Pulsar », c'est ça ...



La « Nissan Pulsar », c'est ça ...





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vendredi 11 novembre 2011

Mazda RX-7 Savanna - 1980



MAZDA RX7 SAVANNA ….







Développer une sportive ludique en pleine crise pétrolière est le signe d'un certain optimisme ou d'une belle passion . Insister sur le développement d'un moteur rotatif très gourmand en cette période de vaches maigres relève d'un parfait entêtement, et pourtant, chez « Mazda », on n'a jamais renoncé à donner cette chance au moteur Wankel alors même que NSU a jeté l'éponge après l'abandon de son Spider ou de la Ro80, tout comme Citroën avec l'éphémère GS Birotor . Déjà éprouvé dans les RX-2 et RX-3, « Mazda » tenait à démontrer que ce moteur avait toutes les vertus et qu'il pouvait préfigurer l'avenir du moteur à explosion . Quant à la voiture, il s'agissait également d'offrir une alternative à la Porsche 924 ou à la rivale nippone la Datsun 240Z et tout en proposant une voiture différente et attractive ….



La nouvelle arme de la firme japonaise, la Mazda RX7 Savanna est une automobile à moteur à pistons rotatifs . Malgré de nombreux problèmes de fiabilité, de consommation et de pollution du moteur Wankel, Mazda veut sortir une sportive légère, capable de venir concurrencer des autos à succès comme la Datsun Z (Nissan Fairlady Z), la Porsche 924 ou la Nissan Skyline . La période économique ne porte pas non plus les constructeurs à sortir de futiles sportives et donc les chances techniques et commerciales de l'auto sont assez faibles . Les ingénieurs de Hiroshima, impliqués corps, âmes vont dessiner un coupé 2+2 avec hayon, un style quelque peu exotique et moderne qui confirme son statut de constructeur automobile ambitieux et innovant et qui permet à la marque d'aller chasser sur de nouveaux territoires plus prestigieux . La nouvelle RX-7 va très vite se faire connaître par le biais du sport automobile, en remportant le championnat série GTU lors des 24 heures de Daytona en 1979, le championnat de Grande-Bretagne des Voitures de Tourisme en 1980 et les 24 heures de Spa en 1981, surclassant les puissantes BMW . Succès sportif mais aussi commercial car la marque a vendu plus de 1,8 million de RX-7 faisant de ce modèle la voiture de sport à moteur rotatif la plus populaire jamais construite ….



La Mazda RX7 Savanna reprend les grandes lignes d'une voiture à succès européenne, la Porsche 924 . Elle se distingue donc par son design cunéiforme, sa lunette arrière vitrée enveloppante, ses projecteurs escamotables et ses coloris extérieurs extravagants . Son moteur en position centrale avant et ses roues arrière motrices lui confèrent, une répartition quasi-idéale des masses . La compacité de ce moteur a par ailleurs permis de garder le capot très bas . Des caractéristiques qui en firent l’une des voitures de sport les plus maniables de sa génération . Peu d'appendices aérodynamiques avec un simple bavolet souple à l'avant . Mais la totalité de la carrosserie a été soigneusement pensée et optimisée en soufflerie, en témoigne par exemple l'utilisation de feux escamotables, ou l'antenne rétractable . La Mazda RX7 Savanna dénote par son aspect allongé et sa ligne fine, elle se fait remarquer aussi par sa baie arrière entièrement vitrée, à l'instar de certains coupés sportifs américains . A noter une spécificité pour le marché français entre autres, la présence d'un toit ouvrant démontable, contre une tôle démontable pour les autres marchés ....



Sur la Mazda RX7 Savanna, les objectifs de coût de production limités nécessitent des choix techniques simples et éprouvés . On retrouve donc une conception assez basique pour l'époque avec un châssis simple mais robuste léger et rigide . Une monte pneumatique en 185/70 SR13 sur jantes en alliage, autrement dit des pneus à flanc haut, un peu contradictoire avec la vocation plutôt sportive du modèle . Des freins à disque à l'avant, et à tambours (mais ventilés) à l'arrière . Malgré la présence d'un pont rigide à l'arrière, on note le montage d'amortisseurs et de ressorts, là où certains se contentent de ressorts à lames . Une répartition des masses idéale, procure toutefois à la voiture un comportement routier supérieur à la concurrence . Le poids en ordre de marche est d’environ une tonne ce qui place cette sportive en bonne compagnie parmi les meilleures . Un aileron arrière particulièrement bien étudié est même proposé en option permettant d'augmenter l'appui, tout en ne pénalisant pas trop la trainée ....



Dans l’habitacle de la Mazda RX7 Savanna on découvre deux fauteuils assez englobant à l'avant avec appuie-tête intégrés et une agréable position de conduite . Face à lui, le conducteur trouve le compte-tour qui fait aussi office de niveau de batterie lors de la mise du contact, auquel Mazda a adjoint un buzzer pour l'avertir des surrégimes, tellement ce moteur semble aimer monter dans les tours . On retrouve aussi le traditionnel compteur de vitesse gradué jusqu'à 210 ainsi que différentes sondes pour veiller à la bonne santé du moteur . On trouve également la climatisation et un autoradio de série de type intégré et son antenne située sur l'aile passager arrière qui est escamotable électriquement . Les équipements sont assez complets comme les vitres électriques ainsi que les fauteuils chauffants et la fermeture centralisée, un essuie-glace arrière, et deux rétroviseurs extérieurs à commande électrique . Des matériaux bien choisis comme le cuir et l’aluminium procurent une sensation de confort et de sportivité indéniable ....



Pour ce qui est de la motorisation, la Mazda RX7 Savanna va débuter sa carrière avec une version du moteur rotatif Wankel de 105 chevaux pour finir avec une version poussée de 165 chevaux . La motorisation la plus utilisée est celle de 2 litres de cylindrée qui développe 115 chevaux et 183 Nm de couple nourri au super par un carburateur piloté 4-corps de chez Nikki et dont le fonctionnement est dépourvu de toute vibration . Ce moteur est très volontaire, et grimpe tellement volontiers dans les tours que la voiture est équipée d'un buzzeur pour avertir des surrégimes . Malgré tous les efforts, avec un carburateur quadruple corps, la consommation reste élevée, autour de 13 litres au 100 km en moyenne . La transmission est confiée à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports (automatique à trois rapports en option sur certains marchés) avec la 4e en prise directe et une 5e surmultipliée . Au final, les performances sont en conséquence, la vitesse de pointe est de 205 km/h et l'accélération de 0 à 100 km/h se fait en 9 secondes . Elle est plus rapide qu'une Datsun 280ZX ou qu'une Porsche 924 et elle coûte bien moins cher ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Rotatif birotor Wankel
  • Cylindrée : 2.0 Litres
  • Puissance : 115 chevaux
  • Couple : 183 Nm
  • Vitesse : 205 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’0







La « Mazda RX7 Savanna », c'est ça ...



La « Mazda RX7 Savanna », c'est ça ...





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samedi 6 février 2010

Nissan 370Z - 2009



NISSAN 370 Z ….







Nissan est un important groupe industriel japonais dont l’une des branches à commencé à commercialiser des automobile sous la marque Datsun . A partir de 1984, les Datsun deviennent des Nissan par stratégie commerciale car le groupe accentue sont implantation aux Etats Unis et en Europe . Vers la fin des années 90, de graves difficultés financières conduisent le groupe vers une alliance avec Renault qui détient aujourd’hui 44 % du capital du japonais . La gamme du constructeur est plutôt axée sur des berlines familiales et des 4X4, mais quelques sportives sont aussi proposées . Présenté en 1969, le coupé Nissan / Datsun 240Z se distinguait par son excellent rapport prix / performances . Il sera suivi par deux générations de 300ZX (1984-1996) qui ne tiendront pas les mêmes promesses en matière de tarifs, ce qui poussera de nombreux clients américains à se désintéresser de ces modèles . Nissan en tirera les conclusions et stoppera la production de la série Z à la fin des années 90, en même temps que Toyota renonçait a la Supra ….



Avec la renaissance du blason Z en 2002, Nissan a retrouvé l'esprit du 240Z en proposant un modèle exclusif, décliné en coupé ou en roadster et affiché à un tarif très concurrentiel au regard de ses performances . La série Z fêtera bientôt ses 40 ans avec la nouvelle Nissan 370Z qui reprend les ingrédients qui ont fait son succès, une ligne agressive, un comportement routier ludique et un V6 aussi puissant que mélodieux . Symbole de la renaissance d'un constructeur sauvé des eaux par Renault, la 370Z revient jouer sérieusement les trouble-fêtes dans la catégorie des coupés sport . Dans le cas d'une voiture de sport, et plus particulièrement de l'enfant chéri d'une marque, le retour aux sources est habituellement une excellente chose . Pour ce qui est de la nouvelle 370Z, l'effet boomerang semble avoir porté ses fruits . Le retour aux sources se manifeste en premier lieu sur les lignes générales, plus courte, plus basse et plus large, la 370Z revient aux origines des premières Z . Le long capot et le plongeon de la ligne de toit après le pare brise augmentent l'effet autrefois associé à la lettre mythique . En matière d'esthétique, l'allure est accrocheuse et ne déborde surtout pas dans l'excès malgré des éléments comme le double échappement et les clignotants latéraux . Il est clair que le tape-à-l'oeil ne fait pas partie du projet, et c'est tant mieux. Nissan a conçu un coupé qui ne cherche pas à faire tourner les têtes, mais bien à procurer d'excellentes performances au conducteur ….



Si le style extérieur de la Nissan 370Z se trouve dans la continuité de celui du 350, l'habitacle est totalement inédit . Plus cossu et mieux fini, cet intérieur rompt avec l'idée d'une sportivité sans concession au bénéficie du confort et de la modularité, un plus pour les longs trajets . L'intérieur a fait un pas de géant par rapport à l'ancienne génération et à ses plastiques . Sans tomber dans le grand luxe, on retrouve un certain nombre de commodités qui agrémentent la vie comme le système de navigation, l'ordinateur de bord ainsi que toutes les autres technologies modernes comme la climatisation automatique, des essuie-glace et phares à allumage intelligent, la connectivité Bluetooth, le lecteur MP3 et ses huit haut-parleurs Bose, des sièges électriques chauffants en cuir Orange Racing . La direction se manipule du bout des doigts, très légère, toujours très précise et vraiment dynamique . La suspension travaille efficacement en maintenant toujours la voiture stable et bien amortie . Les entrées en virage sont très directes et pratiquement sans roulis grâce au système d'antiroulis . De plus, le centre de gravité est abaissé, ce qui contribue à fixer la voiture au sol . Ce souci du détail qui émane de la voiture est certainement digne de la longue lignée des Z ....



La principale innovation de la Nissan 370Z se nomme SynchroRev Match . Ce procédé exclusif ajuste le régime moteur aux passages des rapports de la boîte de 6 vitesses mécanique ou en option 7 vitesses automatiques avec palettes au volant . Il en résulte une meilleure réponse à l'accélération et au rétrogradage, avec moins d'à-coups et une meilleure motricité . Cette transmission est accouplée à un moteur V6 de 3,7 litres de cylindrée qui développe 331 chevaux à 7000 t/mn pour un couple de 366 Nm à 5200 t/mn . Au regard du poids maitrisé de l’engin, les performances sont à la hauteur avec une vitesse de pointe électroniquement limitée à 250 km/h et un 0 à 100 abattu en 3,5 secondes . Le freinage est à la hauteur des performances avec des disques de 355,6 millimètres (14 pouces) à l'avant et de 350,52 millimètres (13,8 pouces) à l'arrière, la pression s'exerce grâce à 4 pistons par disques . La tenue de route est exemplaire et la voiture s'accroche à la route tout en étant confortable, la rigidité de la suspension ne contrefait en aucun cas les aptitudes routières . La maniabilité est incroyable, et l'équilibre des masses est maîtrisé pour le bénéfice de la conduite sportive . Proposée en deux configurations, Touring et Sport, la Nissan 370Z s'affiche à 41.000 euros et culmine à 46.000 euros toutes options comprises, un prix vraiment très attractif comparé à la concurrence ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V6
  • Cylindrée : 3.7 Litres
  • Puissance : 331 chevaux à 7000 t/mn
  • Couple : 366 Nm à 5200 t/mn
  • Vitesse : 250 km/h limitée
  • Accélération : Le 0 à 100 en 3’’5






La Nissan 370Z, c'est ça ...





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vendredi 22 mai 2009

Datsun 260 Z Fairlady - 1978

DATSUN 260 Z FAIRLADY 1978 ….





C'est sous l'impulsion de Yutaka Katayama, alors président de Nissan US dans les années 60, que la marque Datsun allait développer et commercialiser une des sportives les plus diffusées de tous les temps . Après une étude de marché approfondie, il apparu évident aux yeux des dirigeants de la firme nippone que ce qu'ils considéraient alors comme une simple niche avec des volumes estimés de 24 000 unités annuelles, n'était pas exploitée . En effet, le marché américain ne comportait pas encore de coupé sportif à prix d'ami, les roadsters anglais étant désormais sur le déclin . Pour Nissan, le coup était également double avec l'ambition de donner une nouvelle impulsion à son image de marque alors jugée trop bon marché par ses dirigeants . Les techniciens japonais se mirent donc au travail pour accoucher d'un coupé sportif qui fera date sur le marché américain et qui rencontrera un succès énorme pour une auto sportive importée ….



Conçues en priorité pour le marché américain, les Datsun Z sont d’authentiques GT sportives devenues finalement culte dans de nombreux pays . Le chef designer Yoshihiko Matsuo va créer un magnifique coupé aux lignes aussi tendues qu’acérées qui va énormément plaire d’autant plus que le contenant sera à la hauteur du contenu . Toutes les versions qui vont se succéder des années 70 aux années 80 vont séduire une clientèle qui va apprécier cette GT moins chère que les italiennes, les allemandes ou même les britanniques du même type . La saveur caractéristique de la japonaise plus fiable et moins chère va faire des ravages . Sur la version Datsun 260 Z, les stylistes ont réalisé l’exploit de rallonger un coupé sport en 2+2 tout en lui conservant des proportions élégantes, c’est sans doute une des clé de son succès . Loin d’être massif, son profil gagne en autorité et ses ailles arrières se dégagent davantage de la chute du toit avec plus d’agressivité, une vraie réussite ….



Le châssis de la Datsun 260 Z est en acier de même que la coque autoporteuse à deux portes et hayon arrière . La suspension est asez sophistiquée pour l’époque et dispose de quatre roues indépendantes avec des combinés ressorts hélicoïdaux-amortisseurs à jambes de forces McPherson et barres stabilisatrices de gros diamètres . Autant dire qu’ainsi conçue et équipée de jantes alu et de pneus larges, la tenue de route est assez impressionnante . La boîte de vitesse est manuelle et comprend 5 rapports renforcés et bien étagés . Le travail aérodynamique a été étudié afin d'obtenir un coefficient améliorant la stabilité à haute vitesse . Toute les séries de Datsun Z disposent d’un moteur maison de 6 cylindres en ligne qui développe 150 chevaux . Cette vaillante mécanique se distingue principalement par sa souplesse de fonctionnement et son couple conséquent à bas régime (20,5 mkg de couple maxi à 4 500 tr/mn) . Avec son poids limité de 1150 kilos à vide, la belle japonaise offre à l’époque des performances plus que respectables, en 1980 c’était une tigresse ....



Finalement si on analyse aujourd’hui la Datsun 260 Z, elle offre une similitude de ligne et d'équilibre avec une Ferrari Daytona . La face avant reste agressive avec deux phares ronds engoncés qui encadrent une calandre avancée, un peu comme une Alfetta GTV . Le long capot est orné d'un bossage imitant les Corvette contemporaines . L'arrière reste sobre et simple avec sa poupe à pan coupé . A noter une multitude de petits détails suggestifs ou dotés d'un réel intérêt pour l'efficacité de l'auto comme le spoiler avant, le becquet arrière, les petits rétros ronds, les arches de roues marquées . C’est une véritable allumeuse qui grâce à ses performances, à sa plastique élégante et à son tarif réduit en font une auto très attachante et une vraie sportive . Elle a pour elle notamment un compromis sport, confort et usage quotidien compatible, ce qui est assez rare sur des coupés sportifs pour être souligné . Elle sera le point de départ d'une "success story" puisque 10 ans après son lancement, Datsun aura produit environ 550.000 véhicules . Aujourd'hui encore, Nissan, avec son coupé et roadster 350 Z perpétue cette tradition et cet esprit du " Z " avec éclat ….



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 Cylindres en ligne
  • Cylindrée : 2.5 Litres
  • Puissance : 150 chevaux à 5600 t/mn
  • Couple : 21.9 mkg à 4400 t/mn
  • Transmission : propulsion boîte 5 vitesses
  • Vitesse : 210 km/h
  • Performances : 400 m D.A : 16’’8






La Datsun 260 Z Fairlady, c'est ça ...



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