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lundi 3 octobre 2011

Hotchkiss Anjou - 1954



HOTCHKISS ANJOU ….







Firme fondée par Benjamin Berkeley Hotchkiss en 1867 pour fabriquer des canons et du matériel d’artillerie au cours de la seconde moitié du 19 éme siècle . Fabriquant d'armes et de véhicules militaires, d'où son blason aux deux canons croisés, la firme britannique « Hotchkiss » se diversifie dans la production d'automobiles civiles de milieu de gamme à partir de 1903 . Hélas, les deux guerres mondiale successives ne lui laisseront pas suffisamment de temps pour préparer une gamme et s’installer sur le marché . La firme ne renoue en fait qu’après guerre avec la voiture de tourisme en 1946 . Étroitement dérivées des modèles d'avant-guerre, les 13 et 20 CV sortent à petite cadence, tandis que « Hotchkiss » prend pied sur le marché du poids lourd avec le camion PL 20 ….



En 1949, la signature du contrat engageant la société dans la fabrication du prototype Grégoire R semble indiquer que l'avenir de la firme passe par la future Hotchkiss-Grégoire . Pourtant l'entreprise est réorganisée à partir de 1952, elle se désengage de Grégoire et de Peugeot pour se tourner vers Delahaye lorsque la nouvelle direction décide d'abandonner la construction de voitures de tourisme en 1955 . Hotchkiss-Delahaye est désormais un constructeur de camions, de Jeep, et d'engins spéciaux, dont la survie passe par de nouveaux rapprochements . 1956 voit la naissance du groupe Hotchkiss-Brandt qui fusionne dix ans plus tard avec Thomson-Houston . À partir de ce moment, le nom et la marque d’automobiles Hotchkiss s'efface peu à peu ….



Après le succès de l'Artois apparue en 1948 et écoulée à plus de 2000 exemplaires, Hotchkiss présente enfin sa toute nouvelle création, la dernière Hotchkiss Anjou en 1950 . Elle présente une ligne modernisée, en galbes et rondeurs alors que l'Artois conservait les lignes issues de la Cabourg . Elle mise surtout sur un intérieur soigné, mêlant velours et bois . Berline "du juste milieu" selon une publicité de l'époque, l'Anjou présente des lignes discrètes et élégantes, un intérieur cossu et confortable, notamment grâce à la fameuse suspension "Grégoire" qui rend les routes presque lisses, tant elle absorbe les irrégularités de l'asphalte . Ce système dit "à flexibilité variable," comporte trois ressorts par roues qui viennent compenser mutuellement leurs mouvements . Il a également été utilisé sur certains modèles de 4CV et d'Ondine sous le nom "aérostable" et même dans certaines Citroën Traction mais il n'a pas été généralisé en raison d'un coût de fabrication élevé . Force est de constater que techniquement, la jolie Hotchkiss Anjou était fort bien équipée et pouvait largement tenir tête à la concurrence sur ce plan ....



La voiture a été lancée à l'automne 1950 et durant la première année, 1787 exemplaires de l’étonnante Hotchkiss Anjou seront produits au total . L’année suivante, la production est passée à 2666 exemplaires . Avec un look de style grande limousine sensiblement modifié par rapport à ses prédécesseurs, la voiture a rapidement trouvé son créneau de clientèle et est devenu un des succès de la marque, si bien qu’un petit nombre de deux portes coupés ont été produits à l’époque ainsi qu’un cabriolet 2 portes . Les modèles de 1951 possèdent un levier de vitesses au plancher avec une boite à 4 rapports dont la première n'est pas synchronisée . Seuls un millier d'exemplaires seraient ainsi équipés . Par la suite, la commande sera au volant, et la belle Hotchkiss Anjou sera dotée d'une boite semi automatique « Cotal » baptisée le Moutadier en raison de la forme du commodo de sélection des vitesses ....



Techniquement, l'insolite Hotchkiss Anjou est une évolution de l'Artois, et propose des freins hydrauliques et les 4 roues indépendantes qui lui procurent un comportement sécurisant plutôt supérieur aux productions concurrentes de l'époque . Il y avait un choix de deux sortes de motorisation . La plupart des voitures ont été livrés avec un quatre cylindres OHC de 2,3 litres refroidi par eau avec un, ou au choix du client, deux carburateurs . Le second moteur pouvait être un six cylindres OHC de 3,4 litres de cylindrée refroidi par eau qui a expédié la voiture dans la classe des 20 CV fiscaux, mais a augmenté sa puissance maximale qui passe maintenant à 125 chevaux . On note sur ce modèle de motorisation des performances en augmentation avec une vitesse maximale annoncée de 150 km / h ….

Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V6
  • Cylindrée : 3.4 Litres
  • Puissance : 125 chevaux
  • Transmission :
  • Vitesse : 150 km/h




Les deux modèles très Vintage de Hotchkiss Anjou ont été équipés avec ce qu'on appelle la "classique" boite quatre vitesses manuelle ou disponible avec en option une boîte de vitesse électromagnétiques " Cotal " qui est considéré par certains comme un précurseur de la transmission automatique, et qui savait aussi se démarquer en mettant en vedette une boite disposant de quatre vitesses avant et quatre vitesses arrière . La berline ne faisait pas dans la sportive mais plutôt dans le confort, et donc son moteur était bridé au régime maximal de 4000 tr/min, la faute à une conception du moteur en fonte à longue course qui exclut les hauts régimes . Toutefois ce moteur est réputé pour sa fiabilité et sa souplesse . Parallèlement, la version 6 cylindres prendra la dénomination Gascogne . Ce sera le dernier succès de la marque Hotchkiss, comme beaucoup à cette époque, elle ne parviendra pas à anticiper le marché des petites berlines d'après-guerre ….





Les majestueuses « Hotchkiss Anjou », c'est ça ...



Les majestueuses « Hotchkiss Anjou », c'est ça ...



Les majestueuses « Hotchkiss Anjou », c'est ça ...

lundi 15 juin 2009

Facel Vega HK 500 Coupé - 1961

FACEL VEGA HK 500 ….





Dans les années 40, la firme Facel Mettalon est une entreprise sidérurgique française spécialisée dans l’emboutissage en acier inoxydable de pièces en tout genre . Elle est si réputée dans cette spécialité qu’elle à dans ses clients de grandes firmes automobiles de l’époque comme Ford, Panhard, Delahaye ou même Simca . C’est à cette époque que J.C. Daninos, le frère du célèbre écrivain du même nom, décide de racheter cette entreprise qui constitue un bon début pour ses projets . Finalement en 1954, Daninos lance sa propre société de construction automobile Facel Vega avec la ferme intention de produire des voitures de luxe françaises . Pendant 11 ans, soit jusqu’en 1965 date de la cessation de la marque, 3000 voitures ont vu le jour . Belles, luxueuses, puissantes, chères, on peu citer les Facel Vega FV1, Facellia, Excellence, HK2, Facel 6 ….



Annoncée au printemps 1958, la Facel Vega HK 500 fait sa première apparition publique au salon de Paris au mois d’octobre . Ultime évolution de la génération des coupés FV, la HK 500 en est la version la plus aboutie pour deux raisons, elle apparaît comme la plus performante, et son système moderne de freinage (à quatre disques) se hisse enfin à la hauteur . Pourtant, sa carrosserie ne diffère guère de l’ancienne FV3 B dont elle dérive, mais elle se reconnaît à ses fameuses roues à rayons Rudge à serrage central . D’un aspect très sobre, le design paraît toujours d’actualité de nos jours, même si le caractère panoramique du pare-brise semble outrancier . Naturellement, la HK 500 jouit de la remarquable finition qui caractérise les Facel Vega par rapport à ce que propose la concurrence . L’intérieur est véritablement soigné et luxueux tout en cuir et moquette épaisse, l’instrumentation est abondante et bien disposée . De plus, elle reçoit en option une direction assistée, des vitres teintées électriques et des jeux de valises sur mesure, luxe suprême à l’époque la bagagerie était très en vogue pour voyager ….



La principale nouveauté de la Facel Vega HK 500 tient en fait à son énorme moteur Chrysler Typhoon V8 de 6,3 litres de cylindrée, qui délivre 390 chevaux et un couple plus que généreux . La transmission est proposée en deux versions, soit une boîte à vitesses mécanique Pont-à-Mousson à 4 rapports synchronisés, soit une boîte automatique Chrysler Torqueflite à 3 vitesses synchronisés, le tout accouplé à une transmission aux roues arrières . Un bon châssis rigide et des suspensions bien étudiées procurent une bonne tenue de route à la voiture . La sécurité de la Facel Vega HK 500 est mise en avant car c’est l’une des premières GT à proposer quatre freins à disques sur toutes les roues, pas si courant à l’époque et gage d’un freinage meilleur . Dans cette définition, la voiture atteint, voire dépasse, les 235 km/h, ce qui lui permet de revendiquer le titre de coupé quatre places le plus rapide du monde. La performance sera authentifiée par le Royal Automobile Club de Belgique en octobre 1960 lorsque, sur une autoroute belge dégagée pour la circonstance, le journaliste et pilote Paul Frère est chronométré au volant d’une HK 500 à 237,154 km/h ....



Ce qui range à coup sur la Facel Vega HK 500 dans la catégorie des supercars, c'est l’élégance française alliée aux qualités du V8 américain . Ces superbes GT vont séduire une clientèle de riches privilégiés américains ou le gotha du showbiz comme Ava Gardner, Frank Sinatra, Romain Gary ou même Ringo Star . Une bonne partie de la production sera exportée aux Etats-Unis et avec 450 exemplaires construits en trois ans, la HK 500 signe une brillante réussite commerciale, qui en fait le modèle Facel V8 le plus produit . Malheureusement la fabrication cessera à l’automne 1961 quand la voiture s’effacera au profit de la nouvelle Facel II, et ensuite la marque cessera définitivement son activité en 1965 ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8 Typhoon
  • Cylindrée : 6.3 Litres
  • Puissance : 390 Chevaux
  • Vitesse : 237 km/h
  • 0 à 100 : 7’’5
  • 0 à 200 : 33’’0






La Facel Vega HK 500, c'est ça ....



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mercredi 4 février 2009

Anciennes publicités automobiles

Pour continuer à appliquer les bonnes résolutions prises en début d'année, je continue mon tri sélectif de plusieurs cartons de vieux documents que j'ai amassés au fil des ans . Je suis tombé sur une série d'affichettes publicitaires anciennes servant de campagne de promotion chez certains constructeurs automobiles . Une vingtaine d'exemplaires concernant quelques constructeurs de l'époque assez belle avec cet aspect vintage et kitch inimitable qui fait toute leur saveur ....

Bien sur inévitablement elles ont provoqué un petit sourire en coin quand je les ai vues si bien que j'ai immédiatement fais la relation avec les campagnes publicitaires actuelles dont tous les constructeurs nous abreuvent quotidiennement à la télévision . Si le soucis de provoquer l'achat est une constante, les arguments de vente, la présentation du produit ou le contexte sont vraiment d'une autre époque . Malgré toute cette publicité racoleuse, certains de ces constructeurs ont totalement disparu depuis, mais ces affichettes sont tombées pile poil pour alimenter un billet qui devrait plaire aux nostalgiques de la belle époque automobile, je vous les livre telle quelles ….

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mercredi 5 novembre 2008

Les 110 ans du Mondial Auto



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Comme on peu voir sur la photo du dessus, il y a maintenant 110 ans, du 15 Juin au 3 Juillet 1898 se déroulait à Paris, aux Tuileries, la toute première « Exposition Internationale Automobile » l’ancêtre en quelque sorte du « Mondial Automobile » que l’on connait tous de nos jours et qui depuis a migré à la Porte de Versailles avec le succès que l’on sait . Voici décliné par décennies un petit mémo de cette aventure ….

Du 15 Juin au 3 Juillet 1898, la toute première « Exposition Internationale Automobile » se déroulait à Paris, aux Tuileries, avec 250 exposants . Le président Felix Faure faisait parti des 150.000 visiteurs qui s’étaient pour la plus part déplacés en calèche pour admirer les nouveautés de Panhard & Levassor, De Dietrich, Peugeot ou Léon Bollet ….

Du 28 Novembre au 13 Décembre 1908, l’exposition est devenue « Salon Internationale Automobile » et elle à déménagé au Grand Palais construit pour l’Exposition Universelle de 1900 . C’est le président Armand Fallières qui inaugure le salon dont la vedette est tenue par la petite Renault AX ….

En Novembre 1918, la guerre de 14 se révèle bien plus longue et cruelle que prévu les Allemands sont à Reims et le gouvernement s’est exilé à Bordeaux . L’automobile est elle aussi en guerre et le salon est annulé ….

En Décembre 1928, le salon est devenu une véritable institution qui attire les foules toujours au Grand Palais avec cette année 1339 exposants . Cette édition marque l’apogée de la remarquable carrosserie française dont la vedette reviendra incontestablement à Jacques Saoutchik ….

En Décembre 1938, c’est le président Albert Lebrun qui inaugure ce 32° salon qui va accueillir plus de 450.000 visiteurs . C’est un vrai festival avec la Compound Amilcar, la 15-Six Citroën, la Renault Suprastella, la Bugatti 57, la Delahaye 165 Sport, mais la vedette reviens à la Peugeot 202 ….

Du 1 au 11 Octobre 1948, le 35° salon est occupé par environ 1000 exposants et sera visité par 815.000 personnes . C’est l’après guerre et les marques aristocratiques souffrent, l’industrie automobile réapprend tout juste à vivre et l’heure est à la voiture moyenne populaire comme la Peugeot 203 ou carrément la petite économique comme la Citroën 2 CV ….

En Novembre 1958, la guerre fait rage en Algérie et pourtant le 45° salon accueillera 720.000 visiteurs devant 1200 exposants . Le président René Coty découvre les nouveautés, Aston Martin DB4, Facel Vega Facellia, Cabriolet DS Chapron, mais la vedette sera la Renault Floride ….

En Octobre 1968, le 55° salon inauguré par le président Charles De Gaulle à déménagé Portes de Versailles depuis 1961 . Les 1250 exposants vont proposer leurs produits à plus d’un million de visiteurs . Les nouveautés sont intéressantes comme Citroën Méhari, Ford GT40, BMW 2500, Jaguar XJ6, mais la vedette reviens au crayon de Pininfarina avec sa Ferrari GTB/4 que l’on a baptisée depuis Ferrari Daytona ….

En Octobre 1978, le 65° salon inauguré par le président Valéry Giscard d’Estaing recevra 1.110.000 visiteurs devant 1022 exposants . Depuis 1976, le salon à lieu tous les deux ans en alternance avec Francfort et dévoile comme nouveautés les Citroën Visa, Mercedes C111, Renault 5 Turbo, mais le clou du salon est une des toutes premières « super car » pour l’époque, la BMW M1 ….

Du 29 Septembre au 9 Octobre 1988, le 70° salon inauguré par le président François Mitterrand sera visité par 1.009.800 personnes . Les nouveautés ont pour nom BMW M5, Citroën Activa, Renault Mégane, et pour la première fois en quatre roues motrices la Porsche 911, mais la vedette va revenir à la dernière version de Lamborghini Coutach qui fête son quart de siècle ….

Du 1 au 11 Octobre 1998, le salon inauguré par le président Jacques Chirac fête son centenaire et sera visité par 1.200.000 personnes . Les nouveautés ont pour nom Audi TT, Maserati 3200 GT, Renault Velsatis, mais la vedette va revenir à la Bugatti EB118 qui marque le renouveau de la marque rachetée par VW ….

Du 4 au 19 Octobre 2008, le salon inauguré par le président Nicolas Sarkozy fête ses 110 ans en recevant plus d’un million de visiteurs . Les nouveautés ont pour nom Lotus Evora, Audi Q7 V12 Quattro, Renault Ondelios, mais la vedette va revenir à la Ferrari California qui est le tout premier roadster coupé-cabriolet de la marque italienne ….



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