DONGFENG D120 ….


De retour tous les deux ans, comme le veut la tradition, le Salon automobile de
Pékin a une nouvelle fois offert sont lot de surprises et d’imitations . Ainsi
ce ne sont pas moins de 572 marques qui ont trouvées place dans les allées du
parc des expositions, dont tout de même 30 % de constructeurs chinois . Il faut
dire qu’en 20 ans, le nombre de véhicules vendus en Chine a été multiplié par
30, de quoi évidemment ravir des constructeurs de plus en plus productifs .
Reste que si l’Empire du Milieu est en plein développement, ses nouveautés,
elles, ne sont souvent que de pales copies . « DongFeng »
que l’on peut traduire par « vent d’est » est l’un des principaux
constructeurs Chinois . Il réalise l’essentiel de ses ventes à travers ses
nombreuses joint-ventures (Peugeot-Citroën, Honda, Nissan, Kia,
Hyundai …) Si grâce à ce harem,
Dongfeng s'enorgueillit de posséder une gamme d’une quinzaine de
modèles, désormais, il souhaite développer sa propre marque ….

Il aura fallu trois ans à la marque pour mettre au point la Dongfeng
D120, un modèle baroque tout en rondeur et en extravagance, sur
base d’ancien coupé Hyundai, qui offre donc sa propre vision de la voiture de
sport adaptée au marché Chinois . Les designers en choisissant de partir d’un
ancien coupé Hyundai pour leur dernière création ont du adapter les lignes
molles du Coréen déjà inspirées par un batracien pour essayer d’affiner le look
général de ce coupé sportif . C’est l’une des premières voitures chinoises
vraiment originale et relativement moderne car dans les années 2000, les
modèles précédents n’étaient que des vieilles occidentales ou japonaise
recyclées . Il est très difficile d’aimer un tel design malgré la
pseudo-calandre BMW ou les triples répétiteurs devant les jantes aluminium .
Personnellement, je trouve que ce coupé Dongfeng
D120 est une véritable horreur dont la Palme d’Or revient à son
accordéon-aileron arrière escamotable ….

Côté mécanique, sous le capot de la Dongfeng
D120, on trouve le 4 cylindres Mitsubishi de 2,4 litres de
cylindrée vu sur de nombreuses productions Chinoises et c’est logique car elle
sera construite à Rongcheng, près de l’usine Mitsubishi qui construit ces
moteurs . La puissance est de 140 chevaux et répond aux normes de pollution
Euro 2 . Le châssis dispose d'une suspension indépendante et d'une direction
assistée . Pour ce qui est de la sécurité, on retrouve le classique ABS pour le
freinage, et le système d’Airbag . Les équipements de la Dongfeng D120
sont eux aussi assez classique comme par exemple les vitres électriques, le
volant à 4 branches et le lecteur cd accompagné d'un écran 8" qui décore le
tableau de bord . Quatre jantes aluminium complètent la panoplie pour essayer
de donner à ce coupé insolite un air de sportive ....

Au final, sur cette
Dongfeng D120, la chose qui interpelle le plus, c’est ce
fantasmatique aileron arrière à soufflets qui devrait faire trembler de bonheur
tous les amateurs du célèbre André Verchuren . Ce sera le troisième coupé made
in China, après la Geely Beauty Leopard et la Brilliance BC3 . En revanche,
DongFeng prétend que c’est le premier “gros coupé sportif” Chinois . Le
constructeur demandait l’accord des autorités pour le produire, en vain . Dans
les faits, ces derniers temps, les importateurs ont annoncé la
commercialisation en Chine de plusieurs coupés étrangers (Infiniti G37 Coupe,
Mazda RX8, Mitsubishi Eclipse, etc …). Le marché, inexistant il y a peu est
aujourd’hui en plein boom et DongFeng veut donc prendre le bon wagon . Reste à
savoir si l’appui aérodynamique procuré par le généreux aileron fera jouer à
cet accordéon des airs d’Yvette Horner dans les rues de Shanghai ....

Caractéristiques techniques :
- Moteur : 4 cylindres
- Cylindrée : 2.4 Litres
- Puissance : 140 chevaux

