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mercredi 22 octobre 2014

Les Mille Miglia, la plus belle course du monde








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Les "Mille Miglia" (ou Mille Miles) était l'une des courses automobiles les plus célèbres au monde. Disputée en Italie et sur route ouverte, elle attira les plus grands pilotes et les marques les plus prestigieuses. Cette course, élevée aujourd'hui au rang de mythe, s'est disputée à vingt-quatre reprises entre 1927 et 1957, dont treize fois avant la Seconde Guerre mondiale et onze fois après.
L'histoire des "Mille Miglia" commence en 1921 quand le club Automobile de Brescia organisa le premier Grand Prix italien. Voyant le succès de cette course, le club d'automobile de Milan construisit l’autodrome de Monza et y organisa les Grands Prix à partir de 1922. Ceci vexera les habitants de Brescia mais ce n'est qu'en 1926 que Aymo Maggi conçut, à titre de vengeance, l'idée d'une course sur route pour des voitures de sport. Cette course serait une épreuve de 1000 milles, sur des routes publiques fermées entre Brescia et Rome ....


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La course fut donc créée par les jeunes comtes Aymo Maggi et Franco Mazzotti, avec l'aide d'un groupe d'associés fortunés, ils établirent un circuit en forme de huit allant de Brescia à Rome et retour pour une distance parcourue d'environ 1.618 kilomètres, soit 1.005 milles. La première course eut lieu du 26 au 27 mars 1927 avec 77 concurrents au départ, tous italiens. Le gagnant, Giuseppe Morandi, termina la boucle de cette première édition en un peu moins de 21 heures et 5 minutes, à la moyenne de 78 km/h.
L'originalité de cette épreuve était de faire courir des voitures d'endurance sur routes, et non sur circuit. Ferrari, Maserati, Alfa Romeo, Porsche, Mercedes, Jaguar, Aston Martin, Bugatti, en somme tout le « gratin » de la compétition automobile se disputait la première place de cette prestigieuse épopée sportive et humaine. Les voitures prenaient la route, toutes les minutes, les voitures plus petites et plus lentes partant les premières. Leurs numéros représentaient leurs heures de départ. La stratégie de course était simple, aller aussi rapidement qu'on le pouvait tant qu'on le pouvait ! ....


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Avec un peu de chance, on pouvait atteindre l'arrivée. Avec moins de veine, on risquait tout simplement d'aller se pulvériser contre les talus, les rochers, les bornes routières et autres poteaux ou barrières qui s'alignaient le long de ces routes parfois à peine praticables. Le long du parcours, les spectateurs étaient nombreux, venus encourager leurs favoris, s'avançant parfois jusqu'au milieu de la route pour acclamer leurs idoles.
La première édition de cette incroyable et très dangereuse course remporta un très grand succès tant auprès des pilotes que de la population de Brescia. Cet énorme élan de popularité de l'événement permit même la construction d'une nouvelle route. Avec un tel engouement, en 1928, 3 Bugatti participèrent à l'épreuve dont l'une était conduite par le fameux Tazio Nuvolari . Après avoir fait un départ impressionnant, les 3 voitures françaises commencèrent à souffrir de l'infernal tracé pour lequel elles étaient peu adaptées, et une après l'autre, elles abandonnèrent ....


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Les pilotes italiens dominèrent l'épreuve pendant de nombreuses années à de rares exceptions près. Il faut dire que les marques transalpines faisaient le forcing, à l'image de l'équipe Alfa Romeo forte de plus de 90 mécaniciens et de 17 zones d'assistance où étaient entreposées pièces de rechange et réserves de carburant. Certains team manager de la concurrence estimaient alors que cette débauche de moyens était comparable à celle de Napoléon avant la bataille de Waterloo.
La course sera une première fois suspendue en 1939 à la suite d'un accident ayant entraîné la mort de nombreux spectateurs lors de l'épreuve. Le pilote d'une Lancia perdit le contrôle de son engin dans la traversée de Bologne et tua dix personnes dont sept enfants. A cause de cet accident, la course fut interdite mais Aymo Maggi organisa néanmoins "le Grand Prix de Brescia" sur une portion réduite du parcours développent seulement 180 km. Cette course fut remportée par la BMW de l'équipage allemand Hanstein/Baumer ....


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On entra alors dans la période de guerre et ce n'est qu'en 1947 que les Mille Miles ressuscitèrent de leurs cendres dans une Italie dévastée et vaincue. Biondetti s'imposa en 1947, 1948 et 1949. De leur côté, les constructeurs, sensibles à la popularité de cette manifestation qui a avait gardé toute son aura, commencèrent à imaginer de nouveaux plans de bataille. Ferrari qui venait de naître avait de grandes ambitions et Enzo Ferrari qui avait appris toutes les ficelles du métier au sein du team Alfa allait entreprendre son inexorable ascension et sa domination insolente sur l'épreuve.
En 1952, Mercedes revint s'aligner dans la course italienne mais Caracciola ne put faire mieux que d'accéder à la quatrième place. En 1954, ce fut au tour d'Ascari d'amener à la victoire la première Lancia qu'il pilota sans interruption de bout en bout. L'année précédente, le grand Nuvolari avait trouvé la mort et le parcours modifié traversait désormais Mantua, sa ville natale, afin de lui rendre hommage. Puis, 1955 fut l'année Mercedes. Alfred Neubauer, à la tête du team allemand était venu pour gagner, emmenant avec lui des pilotes de renom aussi confirmés que Fangio, Karl Kling, Hans Herman et Stirling Moss ....


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Stirling Moss avait dessiné un plan du circuit de près de 5 mètres de long sur lequel était indiqués non seulement la route, les obstacles, les pièges à éviter mais aussi tout ce que la région comptait d'aides potentielles ( mécaniciens de villages, vendeurs d'essence, raccourcis, etc ...). Moss était persuadé que pour vaincre il fallait autant de stratégie et de préparation que de talent de pilotage. Moss partit le couteau entre les dents et fit, selon son propre aveu des pointes à près de 240 km/h. Cette année la, la Mercedes de Moss était invincible et il franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, pulvérisant le record de l'épreuve avec un temps total de parcours de 10 heures 7 minutes et 48 secondes, soit avec une moyenne supérieure de plus de 15 km/heure sur la meilleure jamais réalisée. La course sera définitivement arrêtée en 1957 à la suite de l'accident mortel d'Alfonso de Portago et de son copilote qui entraîna la mort de neuf spectateurs ....


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De nos jours, une épreuve routière dénommée « Mille Miglia Storica », réservée aux voitures de course de collection, perpétue la tradition. Ce rendez-vous annuel est devenu l'un des événements les plus prestigieux au monde, dans le domaine des courses de véhicules d'époque.
Si son aspect sportif n'a plus de sens, sa popularité reste intacte. Pour Enzo Ferrari qui avait vécu 24 précédentes éditions, cette épreuve historique constitue " le plus beau musée du monde". Les plus grands pilotes, (parfois "historiques" eux aussi !) comme John Surtees, Stirling Moss, Jacky Ickx, Clay Regazzoni ou Olivier Gendebien viennent pour le plaisir, piloter sur ces routes immortelles les plus belles autos sorties des musées les plus prestigieux ....


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Aujourd’hui, cette course est donc un peu moins héroïque, un peu moins déraisonnable , car elle s’étale maintenant sur plusieurs jours, mais elle attire à nouveau un impressionnant cortège sur les routes féériques découpant les campagnes italiennes. Parmi elles Jaguar XK120, Porsche 356 1500 Speedster, Ferrari 250 Europa GT, Aston Martin DB 2/4, Lancia Aurelia B20 GT, Alfa Romeo 6C, Bugatti Type 40 et autres merveilles. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que la valeur totale du plateau dépasse plusieurs dizaines de millions d’euros. Parmi les équipages au départ, on trouve également quelques anciens pilotes de renom tels que Martin Brundle, mais également des vedettes et des célébrités comme Jay Leno, Adrien Brody ou Jeremy Irons ....

Sources : © Wikipédia - © Motorlegend - © Google Photos





Mille Miglia - The Spirit of a Legend ...



The historic Mille Miglia ...



Les Mille Miglia 2012 ...





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vendredi 17 octobre 2014

La route 66 - The Mother Road








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La Route 66, officiellement US Route 66, était une route américaine qui joignait Chicago dans l'état de l'Illinois à Santa Monica dans l'état de Californie, entre les années 1926 et 1985 aux États-Unis.
Sa longueur a beaucoup varié au gré des années et des remaniements de son tracé, mais la longueur communément admise est d'environ 2 280 miles soit 3 670 km. La Route 66 traverse trois fuseaux horaires et 8 États (d'est en ouest : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie. Elle fut la première route trans-continentale goudronnée en Amérique. Les Américains la surnomment The Mother Road ou Main Street USA ....


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Elle a gagné ses lettres de noblesse grâce notamment à Chuck Berry, qui lui a consacré une chanson. Pendant la Grande Dépression des années 1930, c'est par la Route 66 que les fermiers à la recherche d'un emploi migrèrent vers la Californie car la côte Ouest des USA était très isolée du Centre et de l'Est à cause des chaînes de montagnes et des déserts.
Avant le premier chemin de fer en 1867, il était plus facile d'envoyer un bateau autour de l'Amérique du sud plutôt que de passer à travers le Centre et l'Ouest du pays. Même au début du vingtième siècle, il était toujours très difficile et même périlleux d'essayer de conduire d'une côte à l'autre. Les routes se terminaient aux pieds des Rocheuses ou aux bords des déserts. Un si long voyage n'était pas très simple car les routes se terminaient en chemin de campagne et qu'il n'y avait pas d'aires de repos ou de commerces le long de la route comme aujourd'hui ....


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La Route 66 ne suivait pas une ligne droite traditionnelle. Elle reliait des centaines de villes rurales de l'Illinois, du Missouri, et du Kansas à Chicago, permettant aux fermiers de transporter leur production pour la vente. Cela a été particulièrement significatif pour le transport routier, qui était en concurrence dans les années 30 avec le rail. En fait, cette route entre Chicago et la côte pacifique qui traversait essentiellement des plaines et des prairies profitait d'un climat beaucoup plus tempéré que les routes nationales du nord, et donc elle avait la faveur des routiers.
L'itinéraire a été commissionné en novembre 1926, en fédérant des portions de routes existantes, mais à l'époque, la route n'est revêtue que sur un tiers de sa longueur. Cyrus Avery, président de l'Associated Highways Associations of America, est considéré comme son « père fondateur ». Ce n'est qu'en 1937, notamment grâce à la politique du New Deal lancée par le président Franklin Delano Roosevelt, que la route est goudronnée dans son intégralité ....


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Après la guerre, les américains ont été encore plus mobiles que jamais auparavant. Des milliers d'anciens soldats, marins et aviateurs qui avaient été entrainés dans les camps militaires de Californie, d'Arizona, du Nouveau Mexique, de l'Oklahoma et du Texas, quittèrent les durs hivers de Chicago, New York et Boston et de nouveau, la route 66 facilita cette migration.
Le flot continu de voyageurs en voiture favorisa l'émergence d'activités économiques tout le long de la route et l'évolution vers le tourisme s'accélère ce qui accroit aussi les équipements nouveaux et les infrastructures d’accueil. En fait, de 1945 aux sixties, la middle class américaine va se ruer en vacances sur la côte Ouest. L'artère mère connaît alors son apogée et elle parcourt l'intérieur du pays et traverse les centre-ville. Une multitude de commerces familiaux, des milliers de motels, de fast-foods, de restaurants, de garages, de campings, d'aires de repos et de stations-service font fleurir leurs enseignes le long de son tracé ....


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Pendant son heure de gloire, la Route 66 recevra de nombreux surnoms. La National US 66 Highway Association, qui se charge de populariser la route auprès du grand public, la nommera Main Street of America, une appellation justifiée par le fait que la Route 66 faisait office de rue principale dans la plupart des villes qu'elle traversait. Dans son célèbre roman "Les Raisins de la colère", John Steinbeck la baptisera The Mother Road (la « route-mère »), car toutes les routes secondaires débouchaient sur la Route 66.
Durant l'après-guerre, la Route 66 constitue un itinéraire majeur autour duquel se développent de nombreuses villes comme Amarillo au Texas, Albuquerque au Nouveau-Mexique, Flagstaff et Kingman en Arizona. Des centaines de motels, de cafés, de stations-services, d'attractions touristiques et autres boutiques de souvenirs vont s'établir le long de la route ....


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La Route 66 a été officiellement déclassée le 27 juin 1985. Si elle n'a plus d'existence « officielle », elle conserve un caractère mythique et reste sans doute la plus connue des routes américaines. Pour les commerces et villages qui vivaient de la Route 66, le contournement par les Interstates a souvent été vécu comme une tragédie. Certains petits commerces ont été abandonnés, parfois même des villages entiers. Mais depuis plusieurs années, l'animation revient car les motels, boutiques et lieux historiques bordant la Route 66 sont petit à petit restaurés, accueillant à nouveau les voyageurs ....


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Depuis le début des années 1990, des mouvements de tout genre se sont même créés pour assurer le mieux possible sa préservation, et les initiatives visant à y développer le tourisme sont de plus en plus nombreuses. La route est ainsi à nouveau fléchée à plusieurs endroits sous le nom « Historic Route 66 » ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Photos





La Route 66 en 180 secondes ...



La route 66 en moto ...



La route 66 - The Mother Road ...



Voyage sur la route 66 ...





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jeudi 9 octobre 2014

Géo Ham - L'illustrateur de la vitesse






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Georges Hamel, né le 18 septembre 1900 à Laval la préfecture de la Mayenne, mort en juin 1972 à Paris, est un peintre et illustrateur français très célèbre et particulièrement connu pour ses illustrations d’avions, de motos ou d’automobiles qui œuvrait sous le pseudonyme de Géo Ham.
Son père ingénieur-chimiste tenait à Laval, un magasin de matériel photographique, et sa mère, dirigeait un rayon de parfumerie. Grâce à son père, également éditeur de cartes postales, Georges Hamel allait voir naître en lui une vocation pour le dessin et la peinture.
Enfant, il peignait déjà à la gouache des paysage de la campagne mayennaise et à 13 ans, à l'occasion d'une course automobile organisée en 1913 dans le centre-ville, il croqua une série de personnages, confirmant ainsi ses dispositions pour le dessin et la peinture de tout ce qui touchait à la vitesse ....


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En 1918, il est reçu à l'École des arts décoratifs puis fut nommé Peintre officiel de l'Air en 1931. Il s'impose très vite parmi les dessinateurs les plus chevronnés et eut les honneurs d'une couverture dans la revue Omnia. Il devient assez rapidement l'un des plus prestigieux champion de l'Art-Déco.
Son plus grand plaisir était de dessiner les lignes des automobiles, et c'est donc dans cette activité qu'il commença à se faire une réputation. A l'époque, les artistes capables de faire l'apologie de la vitesse et des héros étaient plutôt rares, et par conséquence Géo Ham était de plus en plus sollicité. Avec le développement croissant de titres de presse importants comme L'Auto, La Vie Aérienne, L'Air, Automobilia, ou Elite Française, âgé d'à peine 21 ans, Géo Ham était devenu quasiment incontournable dans le métier....


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Géo Ham a baigné tout jeune dans la photographie, et il était donc tout naturellement familiarisé avec la technique des appareils photos, avec les prises de vues et les cadrages. Son habileté technique va grandement l'aider à immortaliser une scène par une photo, puis à la reproduire rapidement sous forme d'un croquis, qu'il terminait et peaufinait une fois rentré dans son atelier parisien ....


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La technique de travail de Géo Ham se trouvait à la croisée de plusieurs tendances, "l'art nouveau", le "cubisme", le "fauvisme" et "l'art déco". L'art Déco se définissait par l'utilisation de lignes droites, de surfaces planes, de volumes simples et structurés. Dans le monde de la publicité automobile, René Vincent fut le tout premier illustrateur à s'inspirer des lignes simplifiées du style Art Déco. Petit à petit, le style de Géo Ham s'affirmait tout en prenant ses distances par rapport à ses aînés, et en quelques années seulement, il était devenu grâce à sa technique maitrisée un illustrateur incontournable de la scène parisienne ....


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En plus d'une bonne partie de la presse, les grandes marques se disputaient les talents de Géo Ham. Il signait ainsi de nombreux catalogues et publicités pour Delahaye, Amilcar, Hispano Suiza, Bugatti, Talbot, Amilcar, ou Chenard & Walker. Géo Ham concevait aussi des publicités pour des marques d'accessoires automobiles comme Michelin, Dunlop, Shell, Bosch, ou Cibié. Finalement ses affaires étaient tellement prospères qu'à seulement 27 ans, il pouvait déjà s'offrir une Bugatti Type 40 pour ses déplacements personnels, ou pour rejoindre les circuits, un luxe assez incroyable ....


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Il savait dans ses œuvres reproduire l'art du pilotage, mais aussi toutes les facettes d'une épreuve, qu'elle soit de vitesse ou d'endurance. On devinait sur ses compositions tous les détails qu'aucun autre n'aurait relevé. Aucun écrou ne faisait défaut ni aucun boulon ne manquait et il savait par l'omission ou l'accentuation de simples détails simuler la vitesse des automobiles mieux que quiconque ....


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Après guerre, les techniques de la photographie ayant grandement évolué, la presse fera de moins en moins appel aux dessinateurs et illustrateurs pour leurs couvertures ou leurs publicités. Comme tous ses confrères, Géo Ham était maintenant moins sollicité, et donc il peinait lui aussi à renouveler son style pourtant impeccable mais d'inspiration très classique qui demeurait trop ancré dans l'avant guerre. Ses œuvres en page de couverture se raréfiaient car la photo supplantait progressivement le dessin car la prise de vue d'automobiles à grande vitesse par exemple était désormais possible avec un rendu devenu vraiment très acceptable ....


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Sources : © - Les amis de Géo Ham © - Wikipédia.fr © - Google - Images






Géo Ham - Artiste et Illustrateur ...





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