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Tag - Ettore Bugatti

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vendredi 22 juillet 2016

Magazine Englebert






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Englebert Magazine est à mi-chemin entre le magazine promotionnel d'entreprise et la revue grand public traitant principalement, mais pas uniquement, de divers sujets concernant l'automobile. En fait ce n'est pas une publication indépendante comme peuvent l'être d'autres revues modernes sur l'automobile, mais plutôt un magazine publicitaire d'entreprise destiné à promouvoir l'image de marque de la société Englebert auprès de tous les salariés de la firme mais aussi d'un plus large public ....


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A l'origine, Englebert est une compagnie de manufacture de pneumatiques belge fondée par Oscar Englebert à Liège en 1877. Le fabricant a pris part à 61 Grand Prix de Formule 1 de 1950 à 1958, et a remporté huit victoires, toutes acquises avec Ferrari. En 1958, Englebert noue des relations avec le groupe US Rubber. Cette union donne naissance à la marque Uniroyal. En 1967, le nom de la marque Englebert est alors définitivement abandonné au profit d'Uniroyal, mais finalement en 1979, la marque Uniroyal est elle aussi rachetée par le groupe allemand Continental ....


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La principale originalité du Magazine Englebert, qui est donc d'expression française, provient du fait qu'il soit tout simplement publié en deux versions ou éditions différentes, l'une pour la Belgique et l'autre pour la France et ses colonies. Le secteur d'activités de la marque Englebert étant le négoce de produits manufacturés caoutchoutés, elle produisait également un autre magazine, la revue Englebert Vélo Magazine. Par contre cette revue n'était pas accessible au grand public mais seulement destinée aux négociants mécaniciens du cycle à partir de 1949 ....


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Le comité de rédaction du magazine souhaitait rompre absolument avec le système commercial trop souvent associé à la voiture, c'était une volonté ferme et assumée et finalement, la publicité n'y occupait qu'une place vraiment réduite seulement sur les deuxième, troisième et quatrième de couverture qui sont occupées par des publicités, uniquement pour les produits Englebert, qu'il s'agisse des pneumatiques vélos, motos, automobiles et camions, ou de tapis caoutchouc de salle de bain ....




Seules les quatre pages de couverture du Magazine Englebert sont en couleurs. Les plus prestigieux illustrateurs et graphistes de l'époque ont signé la première de couverture du magazine comme René Vincent, Géo Ham, Alex Kow, Pierre Laurent Brenot, Plinio Codognato, Pierre Pages, Jean Palayer, ou Herbert Libiszewski. Ces couvertures même si elles ne présentent pas toutes le même intérêt graphique, sont devenues une grande source de motivation pour les collectionneurs passionnés ....


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D'une manière générale, l'éclectisme des questions et des différents sujets abordées dans le Magazine Englebert est susceptible d'attirer plusieurs publics assez différents. En effet, les journalistes rendent compte des visites qu'ils effectuent sur les salons internationaux tels que Bruxelles, Paris, Genève, Berlin ou Amsterdam. L'actualité des rallyes et des Grand Prix est suivie de près, de même que celle des courses d'endurance, comme les 24 Heures du Mans ou les 500 Milles d'Indianapolis. Chaque numéro comporte une rubrique relatant l'actualité automobile outre-Atlantique, grâce à la présence d'un correspondant à New York car la Belgique sans industrie automobile forte a toujours été un pays d'importation d'américaines ....





Les articles sur les aspects purement techniques sont assez nombreux dans le Magazine englebert. L'actualité des diverses personnalités importantes du monde automobile est aussi rapportée, par exemple Ettore Bugatti, Jean-Pierre Wimille, Maurice Trintignant, Raymond Sommer, ou Fangio. Une multitude d'autres sujets liés à l'automobile complètent la revue comme les premières automobiles, l'industrie automobile en Allemagne ou en Grande-Bretagne, la visite de l'usine Ford, l'évolution des formes des voitures, la sécurité routière, le réseau routier, les tunnels ....





Concernant les textes du Magazine Englebert, parmi les grandes signatures on retrouve dès les années 30 celle bien connue de Charles Faroux, le rédacteur en chef de " La Vie Automobile " qui proposait aussi ses talents à d'autres revues. Après-guerre, d'autres rédacteurs seront aussi utilisés comme Pierre Allenet, Jean Bernardet, Victor Boin, Jean Bonnet, Paul Frère, Jacques Ickx, ou Marcel de Laborderie. Finalement ce magazine au format 240 X 310 sera édité de 1933 à 1962 avec une interruption en 1939 à cause de la guerre et une reprise après guerre fin 1946, sans évolution très significative tant dans la forme que dans le fond ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Englebert © - Carcatalog






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vendredi 12 décembre 2014

Bugatti 57 C Ventoux - 1936













La Bugatti 57 est un des modèles les plus importants dans l’histoire de Bugatti commercialisée entre mars 1934 à mai 1940. Il existe deux versions de cette voiture, la Type 57 déclinée en de nombreuses carrosseries de prestiges telles que les Galibier, Ventoux, Stelvio, et Aérolithe, mais aussi la Type 57S (Sport) déclinée en coupé Atlantic, et coupé Atalante . Dans les légendes de l'automobile, la Bugatti Type 57 a assurément une place très importante car elle témoigne indéniablement du génie de son créateur Jean Bugatti cet ingénieur de talent, fils du fondateur de la firme Ettore Bugatti, qui s'était vu confier le design de celle ci par son père . Après avoir réalisé un coup de maître avec la majestueuse Bugatti Royale (Type 41), Jean réédite l'exploit avec le dessin sublime de cette Type 57. La Bugatti Type 57 est présentée au mondial de l'automobile de Paris en octobre 1933 et remplace la Bugatti Type 49 veillissante . Elle utilise un châssis conventionnel de type 49, mais sa mécanique est plus moderne et les premiers modèles seront produits en 1934 ….





Les Bugatti Type 57, destinées au Grand Tourisme sportif, portaient des carrosseries officielles aux noms de grands cols européens, la Galibier pour la 4 portes sans montants, la Ventoux pour le coach deux portes, l’Aravis pour le cabriolet 2 places et la Stelvio pour le cabriolet 2 + 2. Au moment ou démarre le projet « type 57 », au début de l’année 1932, c’est le fils d’Etore Bugatti, Jean qui dirige l’équipe de designers de la firme. Il vient d’avoir 23 ans et débute dans le métier mais il a de qui tenir. A cette époque, la Société n’est pas au mieux. Les modèles très luxueux, mais très chers, tels que la type 41 Royale ou la type 50 n’ont pas été de grands succès commerciaux et il a donc été décidé d’une part de construire plusieurs modèles différents sur la base d’un châssis commun, ensuite de réduire les dimensions du véhicule comme celles du moteur. Auparavent, Bugatti proposait ses propres carrosseries, mais certains châssis sortant des ateliers de Molsheim pouvaient être livrés nus. Mais le Type 57 innove car l’usine s’engage désormais à ne livrer que des véhicules terminés, proposant à l’acquéreur une série d’habillages qui sont autant de réussites au niveau du style ….





Les premiers prototypes du type 57 sont équipés d’un moteur 8 cylindres en ligne de 2,8 litres de cylindrée soit moitié moins que le type 50 précédent. Finalement, les modèles de production recevront un moteur de 3 257 cc de cylindrée développant 135 cv à 4500 t/mn dans sa version « alimentation atmosphérique normale ».
En 1936 une version plus sportive du châssis type 57 est lancée la version « S » comme surbaissée qui s’accompagne d’une réduction de l’empattement de 320 mm. Pour compléter l’aspect sportif du châssis type 57 on y installe un moteur plus puissant, la puissance maximum passant de 130 à 180 cv à 5500 t/mn. Enfin l’adjonction d’un compresseur Roots sur les modèles type 57 SC fait grimper la puissance à 210 cv à 5 500 t/mn. L’aérodynamique et la réduction de poids ont été beaucoup travaillés pour encore améliorer les performances. La voiture fait dorénavant 963 kg et elle atteint alors la vitesse de pointe de 210 km/h. Seule ombre au tableau, le freinage s'opérait par des tambours actionnés par des commandes à cable, mais Ettore lui-même concédait que ses voitures étaient conçues pour aller vite, pas pour freiner ....





La production du modèle S sera assez éphémère mais les modèles types 57 standard et les types 57C seront produits jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Au total ce sont 546 exemplaires du modèle Type 57 et 96 modèles Type 57C qui seront fabriqués par la firme Bugatti. Comme la plupart des Bugatti, très peu d’exemplaires sont fabriqués pour chacun des modèles. Ils sont réalisés à la main et de ce fait ne sont pas tous identiques car les clients ont parfois des exigences particulères. Selon les spécialistes de la marque, les chiffres de production totale entre 1934 et 1939 varient de 685 à 830 modèles selon les sources . La Bugatti Type 57 a parfaitement atteint son objectif car au final elle demeure par-delà les ans, la plus agréable Bugatti de route produite. Elle est aussi la dernière ‘vraie Bugatti’ car les quelques voitures de type 101 assemblées en 1950-1951 ne sont que des Type 57 habillées de carrosserie plus moderne ....





L’accident tragique de Jean Bugatti en aout 1939, survenu quinze jours à peine avant la déclaration de guerre, bouleversa le devenir de la marque. La paix revenue, Molsheim tenta de reprendre un nouveau souffle mais le décès d’Ettore en 1947 et l’absence de Jean ne favorisèrent guère le redémarrage tant attendu. En fait, il faudra attendre le 21° siècle pour que le groupe Volkswagen réssucite la marque en produisant la fabuleuse Veyron . Pour la petite histoire, Bernard Marreyt un carrossier belge, a reconstruit une Type 57 à partir d'un châssis existant retrouvé en Angleterre et lui a fabriqué une carrosserie qui était prévue à l'origine par le célèbre carrossier atitré de la firme Gangloff mais qui n'avait jamais vu le jour car elle n'a jamais dépassé le stade de plan.
Peu de réalisations techniques font l'objet d'un culte comparable à celui porté aux productions de l'usine de Molsheim. La personnalité aussi élitiste qu'originale du "patron" se reflète dans chacune de ses œuvres, du "petit Pur-sang" à la monumentale Royale, et la liste des victoires en course tient sur plusieurs pages, mais est-ce suffisant pour tout expliquer ? ....





Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 8 cylindres en ligne, essence
  • Emplacement : longitudinal, avant
  • Cylindrée : 3257 cm3 à 16 soupapes
  • Alésage x course : 72 x 100 mm
  • Puissance maximale : 180 ch à 5500 tr/min
  • Distribution : double arbre à cames en tête
  • Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
  • Type de transmission : propulsion
  • Freins av : tambours
  • Freins ar : tambours
  • Vitesse maximale : 200 km/h





Bugatti Type 57 - Coach Ventoux ...



Bugatti 57 Ventoux ...



Bugatti History 1901-1989 ...





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mercredi 22 juillet 2009

Un éléphant de Bugatti

En 1926, Ettore Bugatti considéré aujourd’hui comme un pionnier de l’automobile projette de fabriquer la plus prestigieuse, la plus rapide et la plus luxueuse automobile du monde . Il a dans l’idée de surpasser la Rolls-Royce Silver Ghost qui à l’époque faisait référence dans la catégorie . Le projet est ambitieux, les années sont folles, la luxueuse Bugatti Royale Coupé Napoléon voit donc le jour, mais son coût exorbitant limite sa production . Elle ne sera en fait produite qu’à six exemplaires, dont trois seulement seront vendus pour la somme (astronomique pour l’époque) de 500.000 francs . Il faut dire que tout en elle est excessif comme son moteur qui développe 300 chevaux pour une cylindrée de 12 763 cm3, elle peut atteindre la vitesse infernale de 200 km à l’heure ! ….



Ettore Bugatti s’attribue personnellement la première construite et il la conservera jusqu’à sa mort, cachée pendant la guerre pour qu’elle ne soit pas réquisitionnée ou, pire détruite par l’occupant . Cette automobile d’exception à la particularité (entre autre) de posséder un bouchon de radiateur très spécial puisqu’il s’agit d’un éléphant debout sur ses pattes arrière qui trône sur le sommet de la fameuse calandre en forme de fer à cheval à l’image de la célèbre Flying Lady sur la calandre des Rolls-Royce . Cette petite sculpture en argent provient d’une statuette en plâtre façonnée par son frère Rembrandt Bugatti génial créateur de bronzes animaliers décédé en 1916, une sorte de dernier hommage, le plus beau qui soit pour un sculpteur. Ettore choisit donc dans l’atelier de Rembrandt un plâtre original de 1904 (le fameux éléphant), et demande au fondeur Valsuani de l’éditer en argent . Ce bouchon de radiateur particulier va donc devenir l’emblème inédit de cette voiture exclusive ….

Cette automobile d’exception ne connaîtra que deux propriétaires . Après son créateur, elle passe entre les mains expertes de Fritz Schlumpf, grand collectionneur de voitures de prestige . Ce dernier possédait un grand empire textile dans le Haut-Rhin mais les difficultés liées à la concurrence et sa passion dévorante pour les voitures de luxe ont précipité sa chute . Après l’avoir racheté en 1963 pour sa collection personnelle, Il la conserve jusqu’en 1981, date à laquelle son musée est nationalisé . Obligé de quitter la France, protégé avec sa famille par les forces de l’ordre, le collectionneur ne peut emporter que peu de choses et il choisit le fameux éléphant . Ce sont donc les héritiers de son épouse Arlette décédée en 2008 qui ont proposé lors d’une vente aux enchères, début Juillet à Molsheim ce fameux bouchon avec une mise à prix de 70.000 euros en espérant en tirer entre 100 et 150.000 euros vu l’extrême rareté de l’article . Et bien sachez que l’emblème de son radiateur est aussi devenu la plus chère des mascottes de capot, la Flying Lady peut donc aller se rhabiller car le célèbre éléphant qui trône sur la calandre s’est vendu pour la somme extravagante de 238.000 € acheté par une personne désirant rester anonyme . Bref, un bouchon de radiateur de vieille bagnole à 238.000 € qui ne peut même pas être utilisé puisqu’il est impossible d’avoir la voiture, franchement il y a des jours où l’on se demande si certaines personnes ont bien toutes leurs facultés . Mais de qu’elle crise économique parlez-vous donc ? !!! ….



Quelques œuvres de Rembrandt Bugatti ....





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