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vendredi 29 mars 2019

L'inévitable rapprochement entre la Formule 1 et la Formule E











Tous les passionnés de compétition automobile sont bien conscients que la pollution inquiétante qui règne sur les grandes villes, le réchauffement climatique, les émissions toxiques et d'autres facteurs liés à l'environnement sont très inquiétants pour la planète et menacent forcément le sport automobile dans son ensemble. Signe des temps, dans les travées du dernier Salon de Genève, on ne parlait que de motorisation électrique dans l’industrie avec les conséquences que l’on devine pour l’avenir du sport automobile ....





Le Championnat FIA de Formula E célèbrera le cinquantième E-Prix de sa jeune histoire ce week-end à Hong Kong, tandis que le cap du millième Grand Prix de Formule 1 sera atteint mi-avril, également en Chine, à Shanghaï. Grande puissance émergente du 21ème siècle, la Chine va exercer une influence grandissante sur le futur du secteur en représentant un marché énorme. La plupart des constructeurs y sont déjà présents et les consommateurs chinois vont dicter les grandes tendances de l’évolution de l’automobile dans les années à venir ....





Du coup, l’industrie automobile s’est engouffrée dans la brèche en pariant sur le tout-électrique, a fortiori dans la foulée du « diesel gate », et donc en orientant forcément la production vers des véhicules propres, autant que possible, et en privilégiant les motorisations électriques et/ou hybrides. Ainsi les grandes marques se positionnent dans le sport en fonction de cette tendance comme Peugeot qui s’est retiré du World RX car son passage à l’électrique a été retardé, ou Citroën qui menace d’en faire autant en WRC si les rallyes n’épousent pas la bonne cause écologique et même DS qui fait déjà partie des dix constructeurs impliqués en Formula E ....





On peu déjà constater que parmi les grandes marques présentes en Formule 1, Mercedes a déjà décidé de s’engager en Formula E dès la saison prochaine (avec HWA Racelab en poisson-pilote cette année) dans la foulée de ses concurrents allemands Audi, BMW et bientôt Porsche alors que Renault a cédé le flambeau à Nissan pour défendre les couleurs de l’Alliance dans le championnat électrique. Car pour les grands acteurs de l’industrie, le sport automobile a une raison d’être non seulement en matière de recherche et développement mais aussi sur le plan du marketing ....





Dans ce contexte, la Formule E tient le beau rôle avec un temps d'avance au détriment d’une Formule 1 qui doit se réinventer, elle dont le modèle économique obsolète met l’avenir de la discipline en danger. Le nouveau détenteur des droits commerciaux des Grands Prix, Liberty Media, peine à fédérer les écuries autour d’un projet à long terme rendant le sport à la fois économiquement et écologiquement correct. Car on sait déjà que cette problématique d’image va naturellement influencer les constructeurs dans les années à venir avec une production de masse basculant progressivement vers l’électrique d’ici 2030 ....





Dans un avenir assez proche, que va donc devenir le sport auto ? La Formule E n’a que cinq ans, mais que de chemin parcouru et quel potentiel prometteur depuis le premier E-Prix à Pékin ! La Formule 1, créée en 1950, va vers son millième Grand Prix, et pourtant c’est son avenir qui est incertain. Même si on ne peut pas du tout comparer les deux disciplines tant les monoplaces électriques sont loin de la redoutable efficacité des machines de Grand Prix, les considérables ressources déployées pour améliorer le rendement des batteries fera à terme converger les deux compétitions ....





Alors que la Formule 1 s’enferme dans un statu-quo en motorisation hybride pour avoir été incapable d’attirer un ou plusieurs nouveaux constructeurs pour la période post-2020, tôt ou tard, pensent beaucoup d’observateurs avertis et de spécialistes confirmés, les progrès technologiques vont rapprocher les performances des deux formules et l’éventualité d’une fusion s’imposera donc en toute logique ....





Pour étayer ces propos on sait déjà que les mêmes acteurs économiques sont aux manettes des deux côtés avec Liberty Global, le groupe Discovery et Liberty Media. La seule incertitude qui plane encore, c'est "quand" interviendra cette croisée des chemins, que d’aucuns estiment inévitable, et c’est la grande question à suivre, évidemment ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © FIA - © Formula1
- © FormulaE - © AutoHebdo - © F1i - © Pierre Van Vliet





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samedi 2 décembre 2017

Les 24 Heures du Mans






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Les 24 Heures du Mans sont une course automobile d'une durée de 24 heures, se déroulant en juin généralement la vingt-quatrième semaine de l'année sur un circuit routier, au sud de la ville du Mans, dans le département de la Sarthe en France. Cette épreuve, existant depuis 1923, est l'une des trois courses les plus prestigieuses au monde avec le Grand Prix de Monaco et les 500 miles d'Indianapolis. Une moyenne de 250.000 spectateurs est assez courante pour chaque édition, sans parler de la couverture télévision quasi mondiale aux quatre coins de la planète ....


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En 1920, l'Automobile Club de l'Ouest, en particulier par son secrétaire général Georges Durand, œuvre à la réalisation d'une compétition dont le caractère devait contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l'automobile. En 1922, le club annonce la création d'un nouveau type de compétition dans la Sarthe, une épreuve d'endurance, pendant laquelle des équipages de deux pilotes par voiture se relaieraient jour et nuit. La toute première édition, avec trente-trois équipages, se déroule les 26 et 27 mai 1923 sur un circuit près de la ville du Mans. Elle fut remportée par André Lagache et René Léonard sur une Chenard & Walcker. Ils couvrirent 128 tours à la moyenne de 92,064 km/h. La course remporta un succès triomphal qui ira grandissant au fil du temps comme en témoignent les quelques 80 affiches officielles que je vous présente ici classées années par années. En fait, pour les besoins de la promotion, les organisateurs éditent chaque année une nouvelle affiche officielle. Nombreux sont les passionnés qui les collectionnent mais elles sont, il faut l’avouer, inégalement réussies. Depuis quelques années, elles sont assez décevantes, un peu trop criardes et assez racoleuses, elles en sont presque même devenues ordinaires. En fait elles ont perdu le côté kitch et vintage qui lorsqu'elles étaient encore dessinées par des artistes illustrateurs célèbres et talentueux les rendaient si charmantes et tellement désirables ....





De nos jours, les 24 Heures du Mans ont lieu chaque année en juin. C'est la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d'endurance pour automobile de sport et Sport-prototypes, et aucune autre course de ce type ne peut vraiment atteindre le même niveau d’excellence, d’endurance et de technicité. Cette course devenue mythique a, au fil des ans, inspiré de nombreuses courses similaires partout dans le monde et popularisé le format de 24 heures notamment à Daytona, au Nürburgring, à Spa-Francorchamps, ou Bathurst. Plusieurs championnats, comme par exemple "Série American Le Mans" ou "Le Mans Series" ont été très largement copiés sur le règlement des 24 Heures du Mans françaises. Pour tous les pilotes, remporter cette épreuve mythique est d’autant plus prestigieux qu’il est extrêmement difficile de finir cette longue course en bonne place et qui plus est sur le podium ....





Lorsque Le Mans se met à l'heure de la course, c'est finalement plus d'une semaine d'événements. Cela commence vingt jours avant l'épreuve avec l'élection de Miss 24 Heures du Mans suivie par la journée test et les deux journées de vérifications administratives et techniques dont le traditionnel pesage des véhicules, sur la place de la République. Une séance d'autographes des pilotes est organisée devant les stands le mardi alors que les concurrents finissent les préparations des voitures qui sont exposées au public. Les essais libres et les qualifications suivent le mercredi et le jeudi. Le vendredi, c'est la découverte des stands et en fin de journée, se déroule la parade des pilotes, qui présente en centre ville l'ensemble des équipages engagés, suivi de l'incontournable et traditionnelle inauguration d'une nouvelle plaque de bronze avec les Empreintes des vainqueurs de l'année précédente ....





La piste, mesurant 13,629 km, emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande partie de route nationale. Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Mulsanne, Arnage et la ligne droite des Hunaudières, longue de presque 6 km où les prototypes maintenaient auparavant une vitesse de près de 400 km/h pendant une minute. Cette portion du circuit a été divisée en trois lignes droites par l'installation de deux chicanes en 1990. Le record homologué de vitesse maximum atteinte sur le circuit est de 405 km/h dans la longue ligne droite des Hunaudières et appartient à Roger Dorchy sur Peugeot WM P88 lors des 24 Heures du Mans 1988. Avec les vitesses élevées qui sont associées au Mans, la piste a vu un certain nombre d'accidents. Certains ont été mortels pour les pilotes mais aussi pour les spectateurs. Le pire moment dans l'histoire du Mans est l'accident survenu durant l'édition du 11 juin 1955 au cours de laquelle 82 spectateurs, ainsi que le pilote Pierre Levegh, sont tués par l'envol de la Mercedes-Benz 300 SLR de ce dernier ....





Depuis 1949, le départ est donné par une personnalité, différente chaque année, et non plus par un membre de l'ACO. On peut nommer entre autres trois présidents de la République française, en 1949 Vincent Auriol, en 1972 Georges Pompidou et en 2015 François Hollande. Des personnalités du monde du cinéma, avec en 1971 Steve McQueen, en 1996 Alain Delon, en 2003 Luc Besson et en 2016 Brad Pitt ou dans le monde sportif, en 1978 Raymond Poulidor, en 1982 Luigi Chinetti, en 2000 Jacky Ickx, en 2009 par le président de Ferrari Luca di Montezemolo, en 2011 par le président de la FIA Jean Todt et en 2014 par Fernando Alonso. En 2008, le départ a même été donné par des astronautes depuis la station spatiale internationale ....


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Le record du meilleur tour en course appartient au pilote Allemand André Lotterer sur Audi R18 e-tron quattro avec un temps de 3 min 17 s 475, soit 248,459 km/h de moyenne, réalisé lors de l'édition 2015. Mais le tour le plus rapide de toute l'histoire des 24 Heures du Mans est au crédit du pilote Japonais Kamui Kobayashi sur uneToyota, lors des essais qualificatifs de l'édition 2017, avec un record absolu incroyable de 3 min 14 s 791 soit une moyenne de 251,882 km/h, tour le plus rapide depuis l'existence des deux chicanes dans la ligne droite des Hunaudières ....


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La pole position de Kamui Kobayashi et le nouveau record du circuit en 2017 ...



Sources : © - Wikipédia © - Youtube © - Google Images © - ACO © - FIA






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samedi 7 mars 2015

La récupération d’énergie en F1






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La saison 2015 de Formule 1 qui s’ouvrira dans quelque jours à Melbourne en Australie sera la deuxième année des motorisations hybrides. En deux saisons ce système méconnu a considérablement évolué et sa sophistication reste pour le profane encore un mystère. L’occasion de rappeler brièvement les principes et composants fondamentaux de la récupération d’énergie ....


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Plus qu’un simple moteur, les ingénieurs de Renault, Mercedes, Ferrari et Honda ont inventé un nouvel objet. Un propulseur composé d’un moteur thermique de faible cylindrée et de deux systèmes de récupération d’énergie, réutilisant à la fois l’énergie cinétique de la voiture et l’énergie thermique dégagée par les gaz d’échappement ….


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Premier élément : le V6 turbo de 1600 cm3 dont le régime maximal est limité à 15 000 tours/minute. Pour respecter le principe d’efficacité énergétique retenu par la FIA, sa consommation est doublement limitée, en quantité et en débit. Le volume de carburant maximal embarqué en course est fixé à 100 kg, alors que le débit instantané maximum autorisé s’élève à 100 kg par heure.

Deuxième élément : le MGU-K, qui fonctionne comme l’ancien KERS, mais avec une puissance doublée. On le sait, lors des phases de freinage, l’énergie cinétique d’une voiture est d’ordinaire dissipée en chaleur dans les freins. Le règlement permet de transformer une partie de cette énergie sous forme électrique, grâce à un générateur couplé au vilebrequin du moteur (un peu comme une dynamo de vélo, ce générateur ralentit le véhicule – à la place des freins, ou en combinaison avec eux – en imposant une résistance sur l’arbre de transmission). Ce générateur/alternateur restitue environ 160 chevaux durant 34 secondes par tour. Attention, la quantité d’énergie électrique pouvant être transformée en énergie propulsive est limitée. Sur un tour, le MGU-K peut récupérer 2 mégajoules et en restituer au maximum 120 kW, grâce à l’apport de l’autre dispositif de récupération.

Troisième élément : le MGU-H, qui est moins encadré par le règlement est en fait un générateur/alternateur qui récupère l’énergie produite par la rotation de la turbine sous l’action des gaz d’échappement expulsés. À la grande joie des motoristes, la FIA n’impose pas de restriction sur la quantité d’énergie que l’on peut récupérer ni sur son utilisation. Ainsi, elle peut être emmagasinée dans la batterie en attendant le moment opportun ou être envoyée vers le MGU-K (afin de lui permettre de libérer ses 160 chevaux). Ou encore servir à entraîner le turbocompresseur après une phase de freinage, afin d’éviter un temps de réponse de plusieurs secondes avant que le couple du V6 ne soit délivré au pilote ….


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1. Freinage

Le MGU-K récupère une partie de l’énergie cinétique dégagée au freinage et stocke l’énergie dans la batterie. Le système peut emmagasiner un maximum de 2 mégajoules par tour : la monoplace doit donc freiner pendant environ 16,7 secondes pour recharger complètement la batterie ....


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2. Apport à l’accélération

La monoplace peut accélérer davantage en ajoutant à la puissance du V6 turbo l’énergie électrique déployée par le MGU-K. Le système peut déployer 120 kW maximum ....


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3. Accélération maximale

Lors d’une accélération à pleine charge, l’énergie envoyée à la turbine par les gaz d’échappement (et qui fait tourner celle-ci autour d’un axe commun avec le compresseur) peut dépasser l’énergie dont a besoin compresseur pour envoyer une certaine quantité d’air dans le moteur. Cet excès d’énergie est converti par le MGU-H en électricité, qui est envoyée au MGU-K (qui peut déployer un maximum de 120 kW) ou à la batterie. Le règlement ne fixe pas de limite à la quantité d’énergie que peut générer le MGU-H, qui est le domaine actuellement le moins maîtrisé par les motoristes et le plus riche en gains potentiels ....


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4. Suppression du “temps de réponse”

Quand la voiture décélère, le flux des gaz d’échappement décroît, ce qui retarde la remise en route de la turbine et donc l’accélération. Ce décalage entre le moment où l’on appuie sur l’accélérateur et le moment où la puissance arrive est appelé “le temps de réponse du turbo”. Le MGU-H supprime ce décalage en envoyant de l’électricité à un moteur qui continue à entraîner le compresseur, sans devoir attendre que la turbine reçoive à nouveau les gaz s’échappant du V6 ....


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Sources : © F1i Magazine - © Google Images
© Nicolas Carpentiers - © Honda - © Wikipédia




Mercedes AMG - V6 turbo Hybrid Power Unit ...



Renault Sport F1 - V6 turbo hybrid ...



Ferrari - Horse Power hybrid V6 turbo ...





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