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vendredi 27 juin 2014

Karl Abarth - Le génial préparateur automobile






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Karl Abarth, né à Vienne le 15 novembre 1908 est mort dans cette même ville le 24 octobre 1979. C'est en 1945 qu'il décide d'émigrer en Italie, à Merano, dans la région du Haut-Adige, près de l'Autriche, où il prend la nationalité italienne et change son prénom Karl à consonance allemande pour l'italianiser en Carlo Alberto après la Deuxième Guerre mondiale lorsqu'il s'installera dans les faubourgs de Turin, à proximité des usines de Fiat et de Lancia, pour fonder sa propre société de préparation de voitures pour la course qui fabriqua en grande série surtout des modèles Fiat ....


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Le symbole fétiche de l'entreprise, qui est également repris dans son logo, est le scorpion, signe du zodiaque de son fondateur, et orne toutes les voitures de compétition de la marque, dont les premières réalisées sur les bases de modèles Cisitalia.
Entre les deux guerres, Karl Abarth mènera d'abord une double carrière. Tout en dirigeant un petit atelier mécanique en Yougoslavie, il pilote également des motos, d'abord celles des autres, puis celles qu'il construit lui-même. Après plusieurs accidents, il décide cependant de raccrocher son casque. Dans le courant des années trente, alors qu'il n'est encore qu'un jeune mécanicien, Karl Abarth rencontre à plusieurs reprises un autre ingénieur autrichien, plus âgé, Ferdinand Porsche. Le courant passe bien entre les deux hommes, animés par la même passion, à tel point qu'après la guerre, Karl Abarth est chargé de la distribution des brevets Porsche en Italie et de la préparation du réseau qui commercialisera la première Porsche officielle, la 356, au tout début des années cinquante ....


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Connu pour ses pots d'échappement au bruit si caractéristique produits pour un grand nombre d'autres voitures, notamment Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Gordini ou Porsche, il rencontre le grand industriel italien, Piero Dusio et sera recruté par le constructeur italien Cisitalia où il participa à la mise au point de la voiture de course Cisitalia 360 Grand Prix. Il deviendra ensuite le directeur sportif de l'écurie Cisitalia entre 1946 et 1948. Lorsqu'en 1949, Cisitalia abandonne la compétition, Carlo Abarth s'associe avec Armando Scagliarini pour fonder la société Abarth & C dont le siège et les ateliers seront implantés à Turin.
En plus de fabriquer des accessoires et des pots d'échappement, Abarth va modifier des voitures de série comme les Fiat 500 et 600, entre autres, et construire ses propres voitures. C'est ainsi qu'on compte plus de huit mille victoires de voitures portant la griffe Abarth et six titres de champion du monde en 22 ans de compétition. Carlo Abarth, comme il aimait se définir, était un vrai créateur d'automobiles « élaborées mais pas préparées ». C'est en effet grâce aux kits de transformation pour la Fiat 600 qu'Abarth fit ses plus grands pas vers le chemin de la gloire. Cette idée lui vint alors qu'il présentait à la presse la première voiture de série badgée Abarth, la « Fiat 600 dérivation Abarth 750 ». Comme on l'imagine, la première intervention fut effectuée sur la cylindrée, tout en maintenant l'implantation mécanique et tous les composants principaux de la berline de série, même la coque, qui dans la version spéciale aérodynamique carrossée par Pininfarina, établit plusieurs records internationaux ....


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Les premières Fiat Abarth dérivées de la normale Fiat 600 furent particulièrement renommées et appréciées par les jeunes générations de l'époque comme par exemple la Fiat-Abarth 750 dont la production débuta en 1956. Très rapidement le kit de transformation a été commercialisé pour les automobilistes les plus chevronnés et voulant opérer directement sur la voiture. À la fin de l'année 1960, Abarth débuta la fabrication de l'Abarth 850 TC (Turismo Competizione), qui restera au catalogue jusqu'en 1966. Fiat fournissait directement à Abarth les coques des Fiat 600 sans les parties mécaniques traitées par Abarth comme les arbres moteur, les freins, le carburateur et l'échappement, qui étaient montés directement dans les ateliers Abarth lors de la transformation de Fiat 600 en Abarth 850 TC.
L'Abarth 850 TC n'est pas une Fiat 850 transformée mais une Fiat 600 recevant un moteur porté à 850 cm3. Au cours de 1962, deux versions de la 850 TC furent réalisées :

  • la TC Nürburgring, dont le moteur développait 55 ch à 6 500 tr/min. Cette version fut construite pour célébrer la victoire obtenue en 1961 par une Abarth 850 aux 500 km du Nürburgring,
  • la TC/SS, dont le moteur développait 57 ch à 6 500 tr/min. Vers la fin de 1962, cette version a été rebaptisée « 850 TC Nürburgring Corsa » ....



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Fiche technique de la FIAT-Abarth 850 TC stradale

  • Moteur : 4 cylindres en ligne, monté à l'arrière, refroidi par eau,
  • Alimentation par un carburateur Solex 32 PBIC,
  • Cylindrée : 847 cm3, alésage 62,5 mm x course 69 mm,
  • Puissance : 52 ch CUNA à 5 800 tr/min, 2 soupapes par cylindre.
  • Transmission : propulsion arrière, boîte à 4 rapports mécaniques,
  • Carrosserie : coque Fiat 600, 2 portes, 4 places,
  • Freins : avant à disque, arrière à tambours,
  • Suspensions à roues indépendantes,
  • Vitesse maxi déclarée : 140 km/h.



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En 1962, la FIAT-Abarth 850 TC fut complétée par une version FIAT-Abarth 1000 TC, qui était toujours dérivée de la Fiat 600, mais équipée d'un moteur de 982 cm3 développant 60 ch. Une autre version est la 850 TC groupe 5, réalisée en 1968 pour les courses. Son moteur comportait des soupapes radiales et développait 93 ch.
Abarth fabriqua de nombreuses versions des modèles Fiat en version sportive et notamment l'Autobianchi A112 Abarth.
Ses collaborations seront multiples et variées, et ceci tant avec des constructeurs que des petites officines et même des designers comme par exemple Ghia, Simca, Renault, Viotti, Zagato, Alemano, Opel, Bialbero, ou Osella ....


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L'entreprise reste indépendante jusqu'en 1971, année où elle est reprise par le géant Fiat Auto. À partir de ce moment-là, Abarth devient la référence des versions sportives des différentes marques du groupe, et notamment Autobianchi. Une importante collaboration intervint dès l'avant projet avec Lancia, en collaboration avec la carrosserie Pininfarina, pour la réalisation de la Lancia Rally 037.
L’écurie de course Abarth fut vendue à Enzo Osella et Abarth devient ensuite officiellement le département « sport » de la maison mère Fiat ....


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C’est ainsi que certains modèles Fiat, Lancia et Autobianchi également, puisque toutes ces marques appartiennent à Fiat Auto, furent cosigné Abarth.
Les plus célèbres élaborations Abarth furent les Fiat Abarth 595 SS et 695 SS. La dernière voiture à laquelle Abarth a collaboré fut la Autobianchi A112 Abarth.
En début d'année 2007 la direction de Fiat Group Auto a décidé de relancer la marque Abarth avec la Grande Punto Abarth, qui reprend le nom prestigieux du département sport de Fiat.
D'autres versions vont suivre comme les nouvelles 500 Abarth qui disposent d'une mécanique de 135 ch, et peut être même la Bravo Abarth, mais ceci est une autre histoire ....


Sources : © - www.carlo-abarth-foundation.com © - www.Wikipédia.fr



Carlo Abarth - Fiat 500 ...



La biographie de Carlo Abarth ...



Essai in board d'une Fiat Abarth 695 ...





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lundi 17 septembre 2012

De la technologie pour l'écologie

L’industrie mondiale de l’automobile rentre tout doucement dans une période de vaches maigres et quasiment tous les constructeurs sont touchés sauf peut être à un moindre degré les fabricants de voitures sportives et luxueuses très chères qui parviennent à tirer un peu mieux leur épingle du jeu . Les causes d’un tel marasme sont multiples, prix du pétrole, pouvoir d’achat, législation et répression drastique, écologie, et j’en passe ….

Tous les grands groupes sont concernés et si la tendance générale est de rendre les voitures plus économiques et plus écologiques pour redonner l’envie d’acheter, force est de constater que les solutions peuvent être différentes . Certains préconisent l’usage du bioéthanol comme par exemple au Brésil . Les japonais comme Toyota ou Honda suivent la voie des moteurs hybrides (essence + électricité) . Les constructeurs européens quant à eux préfèrent la solution du retrait des arbres à cames qui contrôlent l’ouverture des soupapes car on sait bien que des soupapes dépend le remplissage des cylindres . D’où l’idée des soupapes pilotées individuellement par un calculateur et non plus un arbre à cames ce qui permettrait une gestion mieux adaptée aux circonstances, promettant jusqu’à vingt pour cent d’économie ….

Trois technologies d’activation sélectives des soupapes sont à l’étude et donc en concurrence, on appelle ça les « moteurs camless » . Le français Valéo travaille sur un système électromagnétique ou les soupapes sont commandées par des électro-aimants . Chez Wolkswagen on étudie un système électrique composé de petits moteurs électriques individuels qui commandent les soupapes . En Italie Fiat préfère le système hydraulique avec de l’huile sous haute pression et des électrovannes pour chaque soupapes . C’est une véritable révolution culturelle car il faut faire digérer aux nombreux passionnés de belles mécaniques le fait qu’ils n’auront plus un moteur à double arbre à cames en tête sous le capot mais un camless, ça va pleurer dans les chaumières ….

Fini les jolis blocs a arbres à cames en tête ...


Bien évidemment seuls quelques rares moteurs hybrides sont actuellement en circulation car pour ce qui est des moteurs camless on n’en est pour l’instant qu’au stade de l’étude et du prototype . En fait ces futurs moteurs ne sont prévus qu'entre 2012 et 2015 car le challenge à relever est très pointu, imaginez qu’à 6000 tours minutes les soupapes s’ouvrent et se ferment 50 fois par seconde, ça laisse rêveur quant à la précision diabolique de la gestion qu’il faut obtenir pour un fonctionnement sans faille ….


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samedi 4 août 2012

Kia Soul - 2012



KIA SOUL ….







« Ascension de l’Orient » est la signification en langue coréen du nom « Kia », c’est aussi la raison sociale choisie en 1944 par la société qui se lançait alors dans la construction de bicyclettes . Ce n’est qu’à partir de 1952 que « Kia » commence la construction sous licence "Mazda" d’automobiles . Après avoir acquis Asia Motors, la firme à partir de 1979 étend sa production sous licences à des voitures européennes comme « Fiat » ou même « Peugeot » . En 1986, les firmes déjà actionnaires « Ford » et « Mazda » rachètent et se partagent à parts égales le capital de la société et dés lors conçoivent elles même la technologie des voitures « Kia » qui va très rapidement devenir le premier constructeur automobile de Corée avec une production qui avoisinera en 2000 les six cent mille exemplaires ….



Alors que l'industrie automobile se désespère, le constructeur Coréen ramène un peu de légèreté en lançant en janvier la nouvelle version de la « Kia Soul » qui est assez jubilatoire car son meilleur atout est son concept . Ce ne sera pas faire injure à la marque de dire que cette Soul est sans doute la première Kia que l'on regarde avec un plaisir non dissimulé . Plutôt fade autrefois, le style du constructeur coréen semble en pleine mutation et trouve à l'évidence ici, une dimension nouvelle pleine de "peps" et d'originalité . Le design musclé et attrayant est l'œuvre de Peter Schreyer, le père de l'Audi TT et de la New Beetle, qui depuis deux ans tente de ramener un peu de gaîté dans le trait de crayon coréen . Longue de 4,10 m, large de 1,78 m et haute de 1,61 m, la voiture dispose d’un gabarit nouveau, genre Urban Cruiser de Toyota ou Citroën C3 Picasso, ni monosospace, ni 4X4, ces véhicules pourraient être les stars de nos villes pour la prochaine décennie . C’est en fait un genre de minispace rigolo au look rectangulaire et sympathique, et à la modularité très intéressante pour les petites familles . La Kia Soul est disponible avec deux blocs essence ou diesel ….



Techniquement, la Kia Soul repose sur une toute nouvelle plateforme (dérivée de celle de la Rio) qui sera réutilisée pour les futurs modèles de la marque . Malgré son format compact, tout sur cette petite voiture respire le dynamisme comme ses ailes rebondies ou ses jantes de 18 pouces qui remplissent bien les ailes et plaisent au premier coup d'œil . Ni citadine, ni petit monospace, elle se situe à mi-chemin et se présente comme une petite urbaine sympathique qu'on imagine facile à vivre au quotidien . L'intérieur est accueillant et spacieux, surtout à l'arrière où les passagers se sentent à l'aise . L’habitacle peut adopter quatre finitions différentes selon la version choisie . Assis haut, le conducteur domine la circulation en ville et l'impression d'espace est réelle grâce à l'empattement généreux . Le système audio occupe une place centrale et un imposant haut-parleur siège au sommet de la planche de bord et deux tweeters viennent coiffer les buses d'aération latérale . De série, la voiture comporte six coussins de sécurité gonflables, des glaces et des serrures à commande électrique, des rétroviseurs chauffants, une chaîne audio AM/FM avec lecteur de CD et MP3 munie d'une prise auxiliaire et port USB, la connectivité Bluetooth, les commandes audio au volant, les sièges chauffants et une foule d'autres caractéristiques. La Kia Soul propose aussi un ensemble audio plutôt haut de gamme de 315 watts capable de transformer l’habitacle de la voiture en boîte de nuit ambulante ....



Le confort de la Kia Soul est bien au rendez-vous . Les baquets avant sont larges mais relativement plats et possèdent tous les réglages pour l'inclinaison du dossier et la hauteur du coussin, ainsi autant le conducteur que le passager avant se sentiront à l'aise et prêt à enfiler des centaines de kilomètres . Au-delà de la finition, il y a aussi les équipements et à ce chapitre, on retrouve d'abord un gros compteur de vitesses facile à consulter au centre d'une instrumentation claire et précise . Le tachymètre est un peu plus petit mais quand même très lisible . Juste à côté se trouvent les indicateurs de température du moteur et de niveau de carburant . Les commandes de la climatisation et de la chaîne audio sont positionnées sur le bloc central au même titre que le port USB et la prise auxiliaire pour lecteur MP3 . Au volant, la Soul se montre équilibrée, avec une direction à assistance électrique précise et une bonne stabilité gérée par un ESP efficace. Le freinage est puissant et constant et le système ABS semble bien réglé . Mais le clou high-tech se trouve dans le rétroviseur intérieur car l’écran affichant les images de la caméra de recul est situé derrière cette glace . Cela peut paraître gadget mais à l’usage, c’est vraiment pratique et surtout très ergonomique . En faisant une marche arrière avec la Kia Soul, on regarde souvent dans ce rétroviseur et par magie un tiers de ce miroir affiche soudainement une vue de l’arrière du véhicule ....



Kia affirme que les deux motorisations proposées dans la Kia Soul sont totalement nouvelles . La version de base est livrée avec un moteur 4 cylindres essence de 1,6 litre jumelé uniquement à une boîte manuelle à cinq rapports . Ce moteur de 122 chevaux ne représentera pas plus de 5% des ventes et son unique raison d'être est le prix de 15000 euros qui va servir d'argument publicitaire pour attirer les clients chez les concessionnaires . La deuxième motorisation est un diesel CRDi 1.6 turbocompressé de 128 chevaux avec la possibilité d’une transmission automatique . Les deux moteurs répondent bien sur aux nouvelles normes antipollution Euro4 . Rejetant respectivement 137 et 155g de CO2/km ils restent donc neutres pour l'écopastille . Ce diesel devrait concerner environ 90% des ventes de Soul en France . Certes, la voiture ainsi motorisée ne battra pas de record, mais le 1.6 CRDi qui propose un couple max de 260Nm à 2500 tr/min s'avère amplement suffisant pour animer ses 1270 kilos . Mieux, il procure même un certain agrément de conduite en se montrant vif sur la route et docile en ville . Un compromis excellent qui prolonge la bonne appréciation de la Kia Soul qui est agréable à regarder mais aussi sympa à conduire ….



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 CRDi
  • Cylindrée : 1.6 Litres
  • Puissance : 128 chevaux
  • Couple : 260 Nm à 2500 t/mn
  • Poids : 1270 Kg
  • Rejets : 155g de CO2/km






La « Kia Soul », c'est ça ...



La « Kia Soul », c'est ça ...





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vendredi 6 janvier 2012

Alfa Romeo Montreal - 1975



ALFA ROMEO MONTREAL ….







Depuis les années 1900, la marque « Alfa Romeo » que l’on ne présente plus, a très largement marqué le monde de l’automobile de son empreinte . C’est un constructeur automobile italien fondé le 24 juin 1910 à Milan et qui depuis 1986, fait partie du Groupe Fiat SpA qui regroupe toutes les marques automobiles du Groupe Fiat . Il était auparavant la propriété de l'État italien, à travers sa holding publique tentaculaire IRI, de 1933 à 1986 . Dotée d’un palmarès sportif des plus élogieux, et d’un succès commercial très enviable, la firme « Alfa Romeo » peut aussi être fière d’avoir construit plusieurs modèles vraiment superbes devenus mythiques voir collector . En fait les meilleurs designers transalpins ont œuvré pour Alfa, Touring, Bertone, Pininfarina, Zagato, Guigiaro, et certains de leurs modèles sont des réussites incontestables . Fort d'un passé glorieux en compétition, associé à des pilotes talentueux comme Fangio, Alfa Romeo, constructeur de renom, revient dans les années 60 sur le devant de la scène pour redynamiser son image sensiblement sur le déclin . En 1964, la firme renoue avec une écurie de course et crée Autodelta, grâce à la ténacité de l'ingénieur Carlo Chiti ….



A cette époque, la gamme Alfa entretient comme elle peut la flamme avec le coupé Giulia GT/GTV et la préparation de l'Alfasud, petit coupé populaire occupe toutes les ressources . Mais il manque une vraie voiture de prestige . A l'occasion de l'exposition universelle de Montréal au Canada, la marque veut frapper fort avec un coupé sportif spectaculaire et ainsi renouer avec son lustre d'antan . Le projet est lancé, la voiture sera baptisée « Alfa Romeo Montreal . Pour finaliser rapidement la voiture, Alfa Romeo utilise un maximum d'éléments de coupé GTV, y compris la mécanique, et confie la réalisation à son partenaire historique, Bertone . Le projet est mis en place très rapidement sur une base d'Alfa Giulia et la présentation a lieu comme prévu à l'exposition universelle de 1967 au Québec . Trois ans plus tard, au salon de Genève, Alfa Romeo présente sa voiture de série définitive, et grosse surprise car elle est dotée d'un inédit moteur V8 posé sur le train avant . L'objectif est alors de vendre 10000 voitures, au rapport prix/prestations vraiment attractif . Même de nos jours, ce superbe coupé typiquement Vintage Classic qu’est devenu la belle Alfa Romeo Montreal s'inscrit toujours parmi les Alfa Romeo d'après-guerre les plus exotiques et trouve un attrait sans cesse croissant auprès des collectionneurs les plus avertis ….



Marcello Gandini, élève le plus doué de la maison Bertone qui vient de signer son plus beau chef d'œuvre, la Lamborghini Miura, est chargé de créer une voiture spectaculaire et évoquant une grande sportivité . Il va exprimer son talent pour cette Alfa Romeo Montreal dans un registre un peu plus classique et qui amorce la transition de style qui s'opère entre le design des années 60 et celui des années 70, plus nerveux et agressif . La voiture doit être une quatre places et posséder un coffre convenable avec un moteur placé à l’avant, des contraintes fortes qui imposent une ligne moins proches d'une voiture de course que d'un coupé de grande série . Toutefois, le coup de crayon final réussit ce pari difficile et la Montreal offre une ligne racée et sportive . Que ce soit l'entrée d'air factice type Naca sur le capot, le semi-carénage ajouré et rétractable des phares, les fausses grilles d'aération sur les ailes arrière (imaginées pour un moteur central) ou encore la découpe de ses portières très proches de la Miura, la Montreal ne laisse pas insensible et sa ligne séduit par de nombreux détails de style, elle a un charme indéniable . L’étonnante Alfa Romeo Montreal voit le jour définitivement en 1971 et s'érige en porte-drapeau de la marque avec un style flamboyant et un prestigieux V8 dérivé de la Tipo 33 de course ....



L'habitacle de l’insolite Alfa Romeo Montreal est lui aussi traité dans le plus pur style italien du sport-luxe, avec un haut niveau de qualité de fabrication pour l'époque . La position de conduite basse et allongée évoque l'univers des GT, de même que le volant 3 branches à jante en bois et gros déport . La visibilité arrière est facilitée par le grand hayon vitré et l’habitacle est très lumineux . Sur le tableau de bord, le traditionnel double-compteur Alfa Romeo face au pilote et englobe toutes les jauges de contrôle de la mécanique, et le compte-tours dont la zone rouge démarre à 7000 tr/mn ce qui donne le ton . La présence encore marquée de nombreux chromes et le cuir abondant confèrent à cet habitacle tout le charme des sportives d'avant 1980 . Comme la plate-forme, la suspensions dérive des berlines de la marque avec roues indépendantes à ressorts hélicoïdaux et doubles-triangles intégrant des amortisseurs télescopiques à l'avant et un essieu rigide à bras tirés à l'arrière en "A" qui limitent les effets de couple . Le freinage est assuré par 4 disques ventilés, de plus grand diamètre à l'arrière qu'à l'avant (284 mm contre 274) . Les pneumatiques en 195/70 sur des jantes 14" Campagnolo Elektron en alliage de magnesium et aluminium sont adaptées au couple disponible et la motricité apparaît plutôt bonne . Au final, la superbe Alfa Romeo Montreal est un coupé sportif plus bourgeois et confortable, conçu pour un usage quotidien malgré sa mécanique issue de la compétition et offrant un certain confort de marche ....



Très communicative et vraiment enthousiasmante mécaniquement, l'étonnante et superbe Alfa Romeo Montreal est bourrée de caractère et sa mécanique extraordinaire se montre particulièrement alerte à monter en régime . Mais elle se savoure principalement sur les belles nationales . Son moteur est directement dérivé du V8 2 litres de la T33 de compétition, conçu par Carlo Chiti, un nouveau V8 de petite cylindrée, il s'agit d'un 2L6, obtenu par augmentation de l'alésage et de la course, bloc et culasses en alliage léger, avec vilebrequin à 5 paliers muni de contrepoids et lubrification par carter sec . Dans la tradition Alfa, les soupapes sont actionnées par double arbre à cames en tête par rangée de cylindres, lui-même entrainé par chaîne . L'allumage est électronique et on note également la présence d'un système d'injection mécanique Spica positionné au centre du V . Toutefois, contrairement au moteur de compétition qui sort plus de 400 chevaux à 11000 tr/mn, le couple a été privilégié sur la puissance qui se limite ici à 200 chevaux à 7000 tr/mn . Le couple maxi quant à lui affiche 235 Nm et s'obtient à 4750 tr/mn . La transmission est confiée à une boite manuelle ZF à 5 rapports du type "sport", avec la première en bas à gauche qui propose un étagement réussi et des verrouillages précis . Belle à regarder et à écouter, la géniale Alfa Romeo Montreal a trouvé l'art du compromis délicat entre sportivité et grand tourisme de prestige . C’est en une voiture atypique et bourrée de personnalité, une vraie belle automobile italienne, un collector de choix, pour ceux qui savent ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 2.6 Litres
  • Puissance : 200 chevaux à 7000 tr/mn
  • Couple : 235 Nm à 4750 tr/mn
  • Vitesse : 220 km/h






Le coupé « Alfa Romeo Montreal », c'est ça ...



Le coupé « Alfa Romeo Montreal », c'est ça ...



Le coupé « Alfa Romeo Montreal », c'est ça ...





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