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Tag - Ford

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vendredi 24 mars 2017

Gerry McGovern Designer






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Gerry McGovern, de son véritable nom " Gerard Gabriel McGovern ", est un très célèbre designer automobile britannique né en 1956 à Coventry en Angleterre qui est largement connu dans l'industrie automobile, car il est reconnu comme l'un des designers et stylistes les plus influents qui aurait conçu d'après certains spécialistes des véhicules qui comptent parmi les plus uniques et irrésistibles de la planète ....


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Gerry McGovern a effectué une scolarité classique avec des études primaires à Binley Parc, puis des études supérieures avec l'obtention d'un diplôme de styliste à l'université de Coventry. Il va conclure se brillant cursus par un Master spécialisé en design automobile au Royal College of Art de Londres. Finalement à l'issu de ce brillant parcours, il sera parrainé par Chrysler pour suivre une formation à la Lanchester Polytechnic où il obtient également un diplôme de design industriel ....





Bien que parrainé par Chrysler au Royaume-Uni, Gerry McGovern débute sa carrière dans cette firme à Highland Park près de Détroit, au moment où PSA reprend les filiales européennes de ce troisième constructeur américain. En 1980, il va revenir au Royaume-Uni en tant que Senior Designer chez Peugeot, puis finalement rallier le groupe Rover. En 1982, ayant rejoint Royden Axe désormais à la tête du design du groupe Rover, durant cette période, il travaille aux côtés de Peter Horbury et de Moray Callum et il dessine la MG EX, la Rover 200 Coupé et aussi la MG TF ....







En 1999, le groupe Ford recrute Gerry McGovern pour dynamiser le style des Lincoln et des Mercury qui n'ont plus de véritable patron du design depuis quasiment vingt ans. Le nouvel objectif assigné à McGovern qui travaille sous l'autorité de J. Mays est de faire retrouver à ces anciennes marques leurs prestige d'antan. Il va donc recruter à cet effet dans son équipe Marek Reichman, et créer un nouveau studio de design en Californie. La tache accomplie, il deviendra le deuxième professionnel de la conception à être nommer au conseil d'administration des marques Mercury et Lincoln. C'est à cette époque qu'il va dessiner le coupé Lincoln Mark VIII LSC ....


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En 2004, il fait son retour chez Land Rover comme directeur du design avancé responsable en chef de la création. Il sera acclamé par la critique pour le design du Land Rover Freelander, le SUV compact le plus vendu en Europe pendant 7 années consécutives. Gerry est en fait particulièrement bien adapté à ce rôle et il a déjà montré au monde qu'il comprend parfaitement l'ADN de Land Rover, il est la comme un poisson dans l'eau. Il déclarera d'ailleurs à cette époque , " Land Rover me fascine plus que tout autre constructeur automobile car la marque a ses racines dans le design pur par opposition à un style quelconque chez un autre constructeur " ....





Maintenant devenu responsable des équipes de développement des nouvelles générations de Range Rover, Gerry McGovern va s'employer à son travail avec passion pour redéfinir la marque dans le respect de la tradition afin d'adapter la gamme au XXIe siècle. Le succès retentissant du Range Rover Evoque, salué dans le monde entier, marque la première étape de la stratégie de Gerry McGovern en termes de design depuis son retour des États-Unis. Le Range Evoque sera le plus petit, le plus léger et le plus efficace Range jamais construit par la firme. S'ensuivent le nouveau Range Rover Sport et le nouveau Range Rover Discovery ....





A partir de 2006, Gerry McGovern va non seulement renouveler toute la gamme chez Land Rover avec succès, mais aussi superviser et lancer plusieurs concepts cars d'études pour le futur. Chargé de définir une vision pour façonner l'avenir de cette grande marque, Gerry travaille avec son équipe en vue de relever le défi consistant à remplacer des véhicules légendaires comme le Defender. C'est ainsi qu'ils vont proposer les concepts Land Rover DC100 ainsi que sa version musclée le Land Rover DC100 Sport. Mais aussi ce modèle vraiment très spécial le Range Rover Stormer. Il semblerais que cette stratégie soit désormais devenue payante car la marque bien que passée sous le contrôle du groupe Indien Tata est aujourd'hui florissante ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Left Lane



Le design du Range Rover Evoque décrypté ...







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vendredi 17 mars 2017

Le Salon de l'Auto Journal Magazine






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L'Auto-Journal est un magazine généraliste bimensuel consacré à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant en compagnie de Jean-Marie Balestre et dirigé par Gilles Guérithault. Il fut revendu en 1994 à l'éditeur anglais EMAP et racheté douze ans plus tard par le groupe de presse italien Mondadori. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l'éditeur allemand Springer. Outre les parutions bimensuelles, l’Auto-Journal possède aussi une autre édition spécialisée consacrée aux véhicules 4×4 et fait également paraître régulièrement des hors-série dont l'incontournable numéro annuel " Spécial Salon " très attendu ....


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Le tout premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal paraît en septembre 1951 et donc aujourd'hui il en est à sa 65ième édition. C'est devenu un genre de bible sur l'automobile, et tout amateur de belles mécaniques se doit de collectionner d'une année sur l'autre cette publication, qui constitue depuis 1951 une référence absolue incontestée. À une époque où la tenue de route des voitures, dans la France d'après-guerre, était aléatoire, ce magazine a été le premier à tester en conditions réelles les voitures. Les essais, très détaillés et fort bien écrits, menés par le célèbre essayeur André Costa, constituent aujourd'hui une référence pour les passionnés qui y trouvent une mine d'informations sur les automobiles d'autrefois ....





Dès ce premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, les dessins des voitures étaient alors réalisés par le spécialiste et historien de l'automobile très réputé René Bellu. La rubrique « Le point de vue de Madame », écrite par deux femmes, Marianne Antoine et Florence Rémy, constitue à elle seule un morceau de bravoure journalistique. Ce premier numéro qui compte 84 pages est imprimé au format 235 x 310. L'équipe de journalistes, anonyme à l'époque puisqu'elle signe « la rédaction », met déjà en avant son objectivité et son impartialité, ce qui dans ces années la n'était pas une évidence dans le petit monde de la presse automobile ....





Les sujets traités dans les anciens numéros du magazine Le Salon de l'Auto-Journal sont en grande majorité des essais des automobiles françaises courantes de l'époque comme par exemple les Citroën, Rosengart, Renault, Panhard, Simca, Peugeot, Ford, ou Hotchkiss. Les autres automobiles, celles de prestige comme les Salmson, Talbot, ou Delahaye, ainsi que les cabriolets et les utilitaires légers, font l'objet d'articles un peu moins détaillés. Seulement quelques pages sont réservées à un petit panorama des automobiles étrangères, mais ce sujet reste encore marginal faute d'ouverture des frontières, ainsi qu'au détail des tarifs des voitures françaises ....





Depuis l'édition de 1953 du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, la pagination augmente à 100 pages, et la couverture adopter la couleur avec de fort belles illustrations de dessinateur célèbres comme Rémi Réhault, Géo Ham, ou René Ravault. Les bancs d'essais commencent à s'intéresser désormais aux voitures étrangères comme les Kaiser, Aston Martin, Jaguar ou Porsche. Quelques paragraphes traitent aussi de voitures plus marginales, comme les Gordini, Cunningham, Muntz, ou Pegaso. Dans les années 70, c'est désormais du 50/50 car la moitié du numéro est consacrée aux voitures françaises, l'autre aux voitures étrangères. L'édition du magazine se distingue maintenant par sa reliure à dos carré et la pagination qui augmente à 196 pages. La couleur gagne une nouvelle fois du terrain et la revue se veut d'un millésime à l'autre de plus en plus complète ....





Dés les années 80, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal adopte un nouveau format de 255 x 340 tandis que son nombre de pages passe à 280. Les productions des " petits pays " sont maintenant analysées avec force détails, qu'il s'agisse de l'Afrique du Sud, de l'Australie, ou du Brésil. La revue adopte une maquette encore mieux structurée. La couleur gagne encore du terrain et les constructeurs sont présentés par pays, puis par ordre alphabétique au sein de chaque pays. Tous les commentaires et les caractéristiques sont plus détaillés que jamais. Chaque marque est désormais séparée de la suivante par une bande noire dans laquelle s'inscrivent le nom et l'adresse du constructeur. Le magazine prend une longueur d'avance qu'il gardera longtemps sur les titres concurrents. L'amateur trouve désormais toutes les informations qu'il recherche sur tel ou tel modèle, d'une année sur l'autre ....





Dans les années 90 à 2000, avec l'ère de l'informatique et aussi du numérique, la photographie couleur envahie elle aussi le magazine Le Salon de l'Auto-Journal. L'éclectisme des sujets traités en dehors de l'inventaire des automobiles en lui-même devient plus intéressant avec les nouveautés techniques, le sport automobile, les breaks, les voitures de demain. On apprécie spécialement les pages consacrées aux carrosseries spéciales réalisées par des carrossiers-designers comme, Vignale, Frua, Pininfarina, Bertone, Ghia ou Zagato. Plusieurs nouveaux sujets de nature très différente sont abordés comme les véhicules tout-terrain, la technique moderne, les voitures de ceux qui nous gouvernent, les dimensions des breaks, les voitures pour salons " concept car ". Quelques articles sont aussi consacrées à une description des principaux types de moteurs qui équipent les différentes marques de voitures ....





Au début des années 2010, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal a définitivement trouvé son rythme de croisière suite à son rachat et à la nouvelle génération de rédacteurs qui est arrivé. Le paysage automobile évolue, et le magazine aussi. Des pays autrefois secondaires deviennent majeurs dans la production automobile comme l'Espagne, la Corée, ou la République Tchèque, et leurs constructeurs gagnent leur place dans le classement des grands producteurs. La pagination ne cesse de progresser, pour dépasser les 400 pages soit quatre fois plus que durant les premières années. Évidemment, la maquette s'est modernisée et la revue demeure après plus de 65 ans d'existence un incontournable, que tous les amateurs, même ceux qui ne lisent pas régulièrement le bimensuel, s'arrachent dès sa parution ....






Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - L'Auto-Journal






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mercredi 15 février 2017

Panther Solo 2 - 1989







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Panther Car Company ou plus simplement Panther, est une marque d'automobile anglaise ayant produit des véhicules de luxe et de sport durant les années 1972 à 1990. Cette marque aujourd'hui totalement disparue a donc été fondée en 1972 par Robert Jankel, un jeune ingénieur diplômé du célèbre Chelsea College, qui avait eu l'idée de proposer à une clientèle aisée des automobiles qui s'inspirent des classiques des années 30, mais dotées d'éléments mécaniques modernes, afin de rivaliser en confort, voire même en performances avec les meilleures GT du moment ....





La marque avait choisi d'installer ses ateliers à Weybridge dans le Surrey, tout près du mythique circuit de Brooklands, et était spécialisée dans la production de voiture "semi-replica" s'inspirant de plusieurs modèles de grandes marques mais sans jamais chercher à les imiter à la perfection. La plupart des véhicules produits alors par Panther comme les J72, FF, Lazer, De Ville, Lima, Kallista sont clairement inspirés des voitures des années 1930. Panther a donc connu un certain succès à l'époque avec des voitures de style rétro mais construites sur la base technique des composants mécaniques des voitures d'autres fabricants de production standard. Finalement, la marque en dépôt de bilan en 1980 était rachetée l'année suivante par un investisseur sud-coréen, le Groupe Jindo, présidé par un certain Young Kim ....





Le nouveau patron Young Kim va décider de changer de stratégie en confiant donc à l'ingénieur Len Bailey, l'auteur dans les années 60 du dessin de la Ford GT 40, devenu depuis consultant dans le milieu de la compétition automobile, l'étude d'une sportive à moteur central et à carrosserie en fibre de verre. Le coréen souhaitait que cette voiture soit accessible au plus grand nombre, et la " Solo " était présentée dans une première version à Londres en 1984. La version définitive, Phanter Solo 2 était un élégant et moderne petit coupé de deux places disponible en 1989. Entièrement repensée, elle adoptait une coûteuse structure monocoque en matériaux composites étudiée en étroit partenariat avec une filiale de March, spécialiste de la F1 ....





Le châssis de la Phanter Solo 2 était composé d'un cadre tubulaire de section carré principalement en acier mais avec la partie du haut réalisée en aluminium pour une question de poids. Cette structure en nid d' abeilles était prise en sandwich entre plusieurs feuilles de fibre de verre imprégnées et collées avec de l' époxy. Sa carrosserie à deux places assez aérodynamique avait été dessinée sous la direction du designer Ken Greenley. Son style avait été affiné par rapport à la première version et la Solo 2 disposait maintenant de deux minuscules places arrière ....





La Phanter Solo 2 proposait maintenant en série une suspension empruntée à la gamme Ford ainsi qu'un système de freinage plus puissant avec des disques plus grands et donc plus performants. Mieux, la voiture récupère aussi la transmission intégrale de la Sierra RS 4×4, un système à quatre roues motrices Ferguson de dernière génération, ce qui en fait une vraie voiture de sport assez perfectionnée. March Engineering, le fameux manufacturier d’automobiles de course va également apporter son expertise à l’étude aérodynamique poussée de l’ensemble grâce à Robin Herd, en revisitant le fond plat, le diffuseur arrière et le soubassement comme en témoigne son Cx de 0.32 et l’appui positif généré par l’aileron arrière ....





L'emménagement intérieur de cette étonnante Phanter Solo 2 était lui aussi d'assez bonne facture. En effet le tableau de bord était équipé de cinq compteurs, quatre petits et un gros compte tour central, qui permettaient une surveillance complète et facile de la mécanique en offrant tous les contrôles possibles. De plus pour une voiture à tendance sportive un côté assez luxueux avait été conservé avec du cuir de couleur différente pour les sièges et le tableau de bord du plus bel effet. Les vitres électriques, la climatisation, l'équipement audio, le volant sport gainé de cuir et les moquettes épaisses participaient aussi au confort général de la voiture ....





Pour ce qui est de la mécanique, le coupé GT Panther Solo 2 etait équipée dans sa version la plus puissante d'un moteur provenant de la gamme Ford UK. Ce moteur est en fait celui de la Ford Sierra 4X4 Cosworth. Ce moteur disposé longitudinalement en position centrale arrière est un 4 cylindres de 1993 cm3 turbocompressé qui développe une puissance de 240 chevaux à 6000 tr/mn et un couple de 245 Nm a 3000 tr/mn. Il est accouplé avec une boîte manuelle Borg-Warner à 5 rapports ce qui lui donnait des performances très honorables pour l'époque avec une vitesse maximale de 231 km/h, un 0-100 km/h parcouru en 6.8 secondes et le 400 mètres D.A. abattu en 15.4 secondes. Le freinage était le système ABS de la Ford scorpio ....





L’enthousiasme est donc de mise lorsqu’un exemplaire de la Phanter Solo 2 est présenté au salon de Francfort 1987. Il est alors question d’un lancement imminent de la production et les pré-commandes affluent. La presse britannique, éblouie par les ambitieuses perspectives que laissent entrevoir cette nouvelle mouture, se charge spontanément de propager la rumeur mais Young Kim, lassé des turpitudes liées à la complexité du projet cède 80% des actions Panther à un conglomérat industriel coréen nommé Ssangyong qui songe alors à se lancer sur le secteur automobile. Sous son influence, le développement de la voiture sera alors réduit a sa plus simple expression car elle avait totalement perdu sa vocation de voiture financièrement accessible. Son prix était devenu plus proche de celui d'une Porsche 911 ou d'une Lotus Esprit. La production de l'insolite Phanter Solo 2 fut donc rapidement interrompue en 1990 avec environ 25 exemplaires construits ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 Cylindres Cosworth
  • Alimentation : Turbocompresseur
  • Cylindrée : 1993 cm3
  • Puissance : 240 chevaux à 6000 tr/mn
  • Couple : 245 Nm à 3000 tr/min
  • Transmission : Boite manuelle Borg-Warner à 5 rapports



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Panther




La Panther Solo 2 de 1989 ...






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