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vendredi 28 octobre 2011

Lincoln Continental Coupé - 1976



LINCOLN CONTINENTAL COUPE ….







Fondée en 1917 par « Henry Leland » dirigeant démissionnaire de General Motors, la société « Lincoln Motor Company » est une firme américaine de construction automobile dont l’intention est de fabriquer une voiture de grand luxe du genre Cadillac V8, chose quelle fera dès 1920 avec son premier modèle . Les débuts seront très difficile et au printemps 1922, « Ford » finira par racheter « Lincoln » . « Edsel Ford », un des fils de la dynastie va donc reprendre l’affaire, et sous sa direction la firme va introduire du sang neuf dans ses carrosseries avec des motorisations puissantes allant jusqu’au 12 cylindres . Avec des modèles luxueux comme la Continental, « Lincoln » va finir par séduire une clientèle avide de voitures prestigieuses ….



La Lincoln Continental est une automobile américaine de la division Lincoln de Ford dont la production a commencé en 1939 pour s'arrêter en 2002, date à laquelle elle a été remplacée par la Lincoln LS . Elle est devenue tristement célèbre sur la planète pour être la voiture dans laquelle le Président Kennedy a été assassiné, ou tout au moins une de ses multiples versions . Les dimensions sont typiquement américaines avec 5,61 m de long, 2,02 m de large, un empattement de 3,20 m, et le moins que l’on puisse dire d’elle, c’est qu’elle est peu adaptée à notre circulation européenne . Issue de la longue génération des Continental cette version de 1975 (baptisée MK IV) est à deux portes seulement car depuis la version Mk III, les portes arrières suicide ont disparu au profit de deux seules portes . La Lincoln Continental Coupé est donc un très étonnant coupé vraiment imposant et insolite, un engin plutôt décalé mais au look hors normes ….



La Lincoln Continental Coupé, au cours de son cycle de vie, a vu un certain nombre de changements . De 1970 à 1974 par exemple, chaque année modèle arborait un style différent de calandre . Mais un des changements majeur de la voiture se trouvait caché sous la carrosserie car pour la première fois, elle partage une plate-forme commune et les motorisations avec ses cousines de chez Ford et Mercury, une question d’économies à grande échelle . Ce luxueux cabriolet voit ses vitres disparaitre dans les portes lorsqu'elle est décapotée, y compris la lunette arrière qui glisse derrière le siège . La grille avant imite le style Rolls-Royce, sans parvenir toutefois à cette marque d'élégance et les phares sont escamotables par pivotement de 90 ou 180° du bloc optique . A l'arrière, la forme du coffre épouse celle de la roue de secours, imitation du fameux "Kit Continental" très en vogue à l’époque . Toutes les versions Mk IV de la Lincoln Continental Coupé sont livrées avec un toit en vinyle, blanc ou noir ....



L’habitacle de la surprenante Lincoln Continental Coupé est lui aussi traité comme il se doit dans ce genre de voiture . C'est-à-dire dans le luxe et le confort, aux petits soins pour ses occupants . En effet, si vue de l’extérieur, la voiture en impose par ses dimensions hors normes, l’abondance de ses chromes ou ses lignes étonnantes, l’intérieur est beaucoup moins ostentatoire . On est plus dans la discrétion et dans le soin du détail . Un zeste de classe et beaucoup de confort . Le cuir, le bois, les moquettes, les équipements, les accessoires et le poste de conduite ont été pensés dans cette optique . Tout ou presque dispose d’un réglage électrique, la climatisation, la radio, rien ne manque si bien que la voiture sera un succès . La Lincoln Continental Coupé fut même le symbole des célébrités américaines, telles Elvis Presley, Dwight Eisenhower, Spike Jones, Franck Sinatra, Louis Prima, Nelson Rockfeller, ou même, à l'étranger, le Shah d'Iran, une Vintage Classic fort prisée encore aujourd’hui ....



Pour ce qui est de la motorisation, et pour remuer les 2,4 tonnes sur la balance de l'engin, il ne lui faut rien moins qu'un V8 de 7,5 litres pour déplacer cette masse avec plus ou moins d'aisance . Sous le capot de la Lincoln Continental Coupé on retrouve donc un gros V8 de 7,6 litres de cylindrée qui développe tout en souplesse 345 chevaux à 4600tr/min avec un couple camionesque de 67 mkg dès 2800 tr/min seulement, ce qui en fait un modèle d'onctuosité . Ce couple vraiment très étonnant est quant à lui vraiment plus représentatif de la nature de la voiture et donne une idée de la souplesse de conduite inévitablement nécessaire à ce type d'engin . La transmission n'est d'ailleurs disponible qu'en boite automatique à trois rapports, c’est inévitable, la conduite ne peut qu’être souple et onctueuse mais avec suffisamment de puissance en cas de nécessité . Une voiture confortable et sécurisante qui cède sa place à la nouvelle version Mk V en 1976 après 278 000 unités vendues, belle carrière ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7.6 Litres
  • Puissance : 345 chevaux à 4600tr/min
  • Couple : 67 mkg dès 2800 tr/min
  • Vitesse : 185 km/h







La « Lincoln Continental Coupé », c'est ça ...



La « Lincoln Continental Coupé », c'est ça ...





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vendredi 21 octobre 2011

Lamborghini Miura - 1967



LAMBORGHINI MIURA ….







Après la sortie de la 350 GT, la marque « Lamborghini » rêve en secret d'un modèle plus puissant, d'une GT ultra-performante pour asseoir encore plus sa réputation et pour assouvir la soif de compétition de Gianpaolo Dallara, Paolo Stanzani et Bob Wallace qui sont venus chez Lamborghini avec le secret espoir de faire courir les taureaux de Sant'Agata . Dallara pense à une GT à moteur central arrière et l’étude finit par se concrétiser en 1965 . avec cette architecture à moteur central, héritée de la compétition et appliquée pour la toute première fois à une GT de production, Lamborghini devance Ferrari, Maserati et tout l'establishment de la voiture sportive de haut de gamme . De plus, la mécanique est disposée transversalement dans la structure de la voiture qui se compose d'une plate-forme en acier sur laquelle sont soudés des caissons et deux berceaux (avant et arrière), l'ensemble étant allégé par de multiples perforations ….



La très étonnante Lamborghini Miura est officiellement présentée à la presse et au grand public lors du Salon de Genève en mars 1966 . Esthétiquement la Miura étonne en raison de sa ligne assez éloignée des standards automobile de l'époque qui sont souvent des modèles à l'habitacle reculé derrière un long capot, alors que celui de la Miura semble avoir été rejeté vers l'avant . L'architecture de la Miura est la seconde particularité du modèle, étant l'un des tout premiers articulés autour d'un moteur central arrière . Cette caractéristique était alors l'apanage des voitures de compétition, et même Enzo Ferrari ne voulait pas en entendre parler sur ses modèles de grand tourisme . En ce sens, Ferruccio Lamborghini aura fait figure de précurseur et fera ainsi de sa Miura la première supercar de l'histoire . La Miura est à prendre comme un chef-d'œuvre intemporel, bien avant toute considération objective . Ce trait de génie est dû à un jeune designer italien de 27 ans, Marcello Gandini, nouvellement intronisé responsable du style chez Bertone . Ce coup de maître, qui le fait découvrir au monde entier, inaugure une longue collaboration entre Bertone et Lamborghini . Son dessin est le fruit d'une étude analytique effectuée en soufflerie et cette recherche a permis d'aboutir à des résultats très affinés en matière d'aérodynamisme sur l’insolite Lamborghini Miura ….



La Lamborghini Miura est donc un magnifique coupé deux places très bas, aux lignes affûtées et totalement nouvelles . Mais c’est aussi et surtout une GT dont l'innovation n'est pas seulement esthétique mais aussi technique . La carrosserie est constituée de trois partie distinctes avec l'avant, le cockpit et l'arrière, démontables séparément les unes des autres pour faciliter l'accès au moteur et autres éléments mécaniques . Les dimensions de la voiture son parfaitement équilibrées . L'empattement de 2,50 m pour une longueur totale de 4,36 m limite le porte-à-faux avant et arrière . La largeur de 1,76 m n'est pas impressionnante mais avec des voies AV/AR de 1,41 m et surtout une hauteur de 1,05 m seulement, la Miura semble posée par terre, collée à la route avec ses roues de 15 pouces chaussées de pneus à flancs hauts . Cet excellent comportement provient en partie du faible poids de la voiture car elle est légère, comme une authentique voiture de course, elle pèse moins d'une tonne, 980 kg exactement . La Lamborghini Miura connaît un succès commercial dépassant largement les attentes de la marque, pour laquelle elle ne devait constituer qu'un modèle marginal fort en image . La demande s'avère même très supérieure aux capacités de fabrication de l'usine à l’époque ....



La magnifique Lamborghini Miura fut produite de 1966 à 1973 et elle est devenue un des modèles majeurs de l'histoire de l'automobile sportive considérée même comme l’une des plus belle voiture de l'histoire . C’est certainement la plus magnifique sportive des temps modernes, disons de la seconde moitié du XXème siècle . Sous quelque angle que le regard l'aborde, pas le moindre défaut n'est à regretter, pas une ligne à corriger, pas une courbe à modifier, pas un détail à reprendre, « La perfection ! ». Pourtant, trop tôt entrée en production, la Miura souffre d'une mise au point imparfaite . La finition, le confort, la ventilation et l'insonorisation ne sont pas conformes à ce que l'on est en droit d'attendre d'un véhicule de ce prix . Mais bien vite au salon de Turin de 1968, la nouvelle Miura S, première évolution du modèle, vise à répondre aux critiques les plus vives . La finition et le confort apparaissent en très net progrès . Le dessin des sièges et du volant est revu et corrigé . L'intérieur a été particulièrement soigné et les vitres électriques font désormais partie de l'équipement de série avec la sellerie cuir et l'air conditionné . La Lamborghini Miura est à la fin des années 60, la voiture la plus rapide du monde . Toute la presse et les pilotes en parlent avec une étincelle dans les yeux, c’est véritablement une GT magique ....



La plus puissante Lamborghini Miura est la version P400 S qui atteint le cap psychologique des 300 km/h en vitesse de pointe . Elle porte au plus haut la puissance du V12 de 4.0 litres de cylindrée qui est dopé à l'admission par de nouveaux arbres à cames et bénéficiant d'un taux de compression porté à 11,5 . Ce V12 développe maintenant 440 chevaux à 8500 tr/mn, une puissance proche de celle d'une Ford GT 40 et un rendement exceptionnel pour un moteur atmosphérique . Les accélérations sont convaincantes avec un kilomètre départ arrêté en moins de 20 secondes et environ 3 secondes pour passer de 0 à 100 km/h . Mais le travail sur le V12 ne s'arrête pas là car les ingénieurs ont aussi réussi à obtenir une courbe de puissance plus pleine et un meilleur fonctionnement à bas régime . Ce moteur atteint un niveau de puissance très important pour l'époque car en comparaison, la Formule 1 championne du monde en titre est alors une Lotus de 205 chevaux, quant à la Porsche 911, elle s'en tient à cette époque à 130 chevaux . De fait, la vitesse maxi et les accélérations devancent nettement la concurrence . De nos jours, c’est un modèle Vintage Classic très recherché et très cher lorsqu'il est en bon état, une véritable œuvre d’art ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 4.0 Litres
  • Puissance : 440 chevaux à 8500 tr/mn
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 300 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 3’’0
  • Performance : Le 1000 m D.A en 19’’8







La « Lamborghini Miura », c'est ça ...



La « Lamborghini Miura », c'est ça ...





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vendredi 14 octobre 2011

Jaguar XJ 13 - 1964



JAGUAR XJ 13 ….







L'existence même de cette seule et unique « Jaguar » qui fait l’objet de ce billet est resté un secret bien gardé durant de nombreuses années . Lorsque l'usine Jaguar fut ravagée par un incendie, en 1957, l'implication directe de la marque en compétition fut suspendue . Le développement de la future Type E accapara ensuite toutes les énergies, et ce n'est qu'en 1964 que fonctionna au banc d'essai un nouveau moteur V12 destiné à la remplaçante de la Jaguar D . La nouvelle Jaguar XJ 13 apparut en 1966 équipée de ce moteur, à peine mise à l'épreuve, que la firme était absorbée par "British Motor Corporation" et la réglementation sportive changeait ….



L’histoire de la Jaguar XJ 13 est donc celle d’un projet avorté . C’est pourtant une voiture construite à un seul exemplaire, qui porte le premier moteur V12 Jaguar . Hélas, cette merveille n’a jamais connu la piste, en particulier celle des 24 Heures du Mans pour laquelle elle avait été conçue . Programmée en vue d’un retour de la marque de William Lyons dans la Sarthe, la Jaguar XJ 13 est l'une des plus belles voitures de compétition jamais réalisées . Elle doit ce privilège en particulier au talent de l'aérodynamicien Malcolm Sayer, également auteur des formes de la Type C, de la Type D et de la Type E . Désormais, ce modèle unique est exposé dans le hall d'accueil de l'usine de Coventry, quand il n'est pas sollicité par quelque organisateur de Salon au quatre coins du monde . La conception de la voiture débute en 1964 . Commencée en 1965, la construction du prototype est achevée l’année suivante ….



Côté design, la Jaguar XJ 13 proposait des lignes fluides et pures mais pas très compatibles avec une utilisation régulière en compétition . Un passage en soufflerie intervenu dans les années 70 révéla que la XJ13 aurait mal supporté les hautes vitesses à plus de 330-340 km/h dans les Hunaudières, ce qui aurait posé de sérieux problèmes de portance . Néanmoins, le très beau dessin de base caractérisé par des courbes élégamment galbées et par la symétrie quasi parfaite obtenue entre les parties avant et arrière, possédait un excellent potentiel aérodynamique, affichant un Cx inférieur à 0,30 . Les nécessités de la course auraient sans doute fait fleurir, sur cette magnifique carrosserie en aluminium rivetée, quelques éléments supplémentaires nuisibles a l'esthétique mais utiles à la performance . Conçue à l'époque pour la course, et spécifiquement pour les compétitions d'endurance, l’étonnante Jaguar XJ 13 est vraiment superbe, belle à tomber ....



L’insolite Jaguar XJ 13 était fabriquée autour d’un très robuste châssis monocoque en aluminium, à la fois léger et rigide, comme les ingénieurs et les pilotes les aiment en compétition . La voiture mesurait moins de 1 m de haut et son look et son Cx étaient remarquables, mais des phénomènes de portance, tels que la tendance du train arrière à jouer un rôle directionnel, auraient nécessité de nombreuses modifications aérodynamiques . La silhouette de la voiture est une incontestable réussite esthétique qui laisse encore admiratif aujourd'hui . La voiture était particulièrement fine et réellement très féline . La carrosserie en aluminium riveté épousait étroitement le châssis monocoque rigide . Belle sous tous les angles avec sa ligne effilée, la Jaguar XJ 13 possédait une compacité comparable à celle d'une Ford GT40 ou une Ferrari 330 P2/3 ses principales concurrentes dans les compétitions de ces années la ....



Pour ce qui est de la mécanique, la très Vintage Classic Jaguar XJ 13 proposait un tout nouveau V 12 d'une beauté exceptionnelle a quatre-arbres qui avait tout l'air d'être constitué de deux 6 en-ligne XK accouplés . La forme des magnifiques carters d'arbres en aluminium poli révélait immédiatement la même configuration de culasses a arbres à cames en tête avec entraînement par chaîne . Les chambres de combustion, beaucoup moins hautes que dans la culasse du moteur XK, étaient toujours hémisphériques, mais l'angle des soupapes était par contre de 60 degrés avec des lumières d'admission inclinées vers le bas . L'alimentation était confiée à un système d'injection mécanique "Lucas" dont la pompe était entraînée mécaniquement par un arbre au centre du V des culasses . L’engin était lubrifié par carter sec avec pompes à huile mécaniques entraînées par chaîne . Il disposait également d'un vilebrequin en acier forgé avec huit contrepoids et supporté par sept paliers, des bielles en acier forgé, un bloc en aluminium avec chemises sèches en fonte, et le tout était tellement solide qu'il pouvait tourner à 8500 t/min en toute sécurité . D'une cylindrée exacte de 4994 cm3, ce moteur V-12 développait très exactement 502 Chevaux à 7600 t/min, avec un taux de compression de 10,4:1 . La boîte de vitesses, était très exactement ce qu'on s'attendait à trouver sur une voiture à moteur central de cette époque, à savoir une transaxle "ZF" à 5-rapports, celle qui allait également équiper bien d'autres GT des années '60 . Elle fit sa rentrée officielle dans le monde des vivants en juillet 1973, en attraction de levée de rideau du Grand-Prix de Silverstone . Elle fait, depuis lors, des apparitions régulières dans des manifestations automobiles de grande audience, et elle se repose entre-temps au Musée de Syon Park, à Brentford dans la banlieue ouest de Londres ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 5 Litres
  • Puissance : 502 Chevaux à 7600 t/min
  • Taux de compression : 10,4 : 1
  • Boîte de Vitesse : transaxle "ZF" à 5-rapports
  • Alimentation : injection mécanique "Lucas"
  • Vitesse : 300 km/h






La « Jaguar XJ 13 », c'est ça ...



La « Jaguar XJ 13 », c'est ça ...





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vendredi 7 octobre 2011

Ilinga AF-2 - 1975



ILINGA AF-2 ….







Voici une ancienne officine Australienne de conception de voitures qui est vraiment très méconnue car elle n’a duré en tout et pour tout que seulement deux ou trois années . En effet la marque « Ilinga », qui est un terme aborigène d'Australie signifiant "Horizon", a été fondée en 1973 par Tony Farrell et son partenaire Daryl Davies, et était situé à Beaconsfield à Melbourne . Le but ultime était de produire et de construire dans le pays la supercar à quatre places indispensable au marché Australien ….



Présentée au Salon de 1975 à Melbourne, la toute première « Ilinga AF-2 » était potentiellement une voiture de sport plutôt luxueuse, un coupé sport haute performance à deux portes pouvant faire aussi office de voiture de tourisme de luxe et construite pour rivaliser avec des marques étrangères comme Porsche, Ferrari, ou Aston Martin dont les Australiens fortunés sont assez clients . L’intention était fort louable, et des solutions techniques plutôt modernes pour l’époque avaient été choisies afin de garantir un véhicule cohérent et compétitif dans ce créneau . La voiture était assez réussie et le mix entre sportivité et GT routière avait été soigneusement défini . Au final la voiture était assez étonnante mais offrait un look vraiment sympathique ….



L'entreprise avait prévu de construire deux Ilinga AF-2 par semaine soit environ 100 voitures par an, mais il faut croire que ses ambitions été trop surévaluées . En effet, elle s'est heurtée assez rapidement à des difficultés financières qui se sont aggravées quand sont apparus aussi des problèmes d'approvisionnement et de fourniture de la transmission Borg Warner . A cet époque les sous traitants ayant eux aussi des difficultés, le couperet est tombé quand la firme a également perdu la fourniture de son moteur de Leyland . Mais en fait, le principal obstacle à la réussite de cette voiture vient en très grande partie de la crise pétrolière des années 1970 qui a provoqué le marasme chez les fournisseurs et les sous traitants, mais aussi provoqué une préférence des consommateurs pour les voitures plus économes en carburant ....



Le châssis de l’insolite Ilinga AF-2 est basée sur celui de la Ford Cortina légèrement modifié pour une question de coût . Les trains roulants et les suspensions sont donc eux aussi quasiment les mêmes et n’ont subi que de petites transformations ou adaptations pour s’insérer dans le projet final a peu de frais . La carrosserie au design plutôt sobre et élancé rappelle sous certains angles un mélange de Maserati et de Rover assez agréable . Elle est entièrement faite de panneaux en alliage d'aluminium et donc favorise la légèreté . Le résultat a été un véhicule plutôt sécuritaire qui allie un châssis à bien des égards en avance sur son temps avec un habitacle rigide renforcé par trois arceaux de sécurité et des zones de déformation . Tout été prévu pour passer les crashs tests sans problème ....



Le très Vintage Classic coupé quatre places Ilinga AF-2 était plutôt bien fini et proposait un montage soigné . L’habitacle a tendance sportive offrait cependant un bon confort et des équipements complets comme une horloge numérique, un commutateur de verrouillage centralisé qui déjà à l’époque éteint les lumières et ferme les portes à distance, des phares pop-up, un lecteur de cassettes avec la radio, des vitres électriques, des sièges électriques et l’air conditionné et climatisé . Une superbe sellerie en cuir fauve complète l’intérieur avec des moquettes assorties . L’ergonomie du poste de pilotage est bien étudiée et le conducteur est ainsi bien chouchouté pour pouvoir supporter sans efforts les longues distances Australiennes ....



Pour ce qui est de la motorisation de la belle Ilinga AF-2, les concepteurs avaient opté pour un moteur V8 Leyland P76 de chez Rover d’une cylindrée de 4,4 litres qui développait 240 chevaux . La transmission proposait deux options au choix, soit une boite manuelle maison à quatre vitesses, soit une boite à trois vitesses automatique Borg Warner . Ainsi équipé et vu son poids contenu, le coupé Ilinga AF-2 était capable de proposer des performances assez convaincantes pour l’époque . Malgré toutes les qualités de la voiture et son allure plutôt agréable, la firme a été obligée de cesser ses activités fin 1975, suite au marasme général dans l’industrie automobile de l’époque, après avoir construit moins de 10 exemplaires, quel dommage ....


Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.4 Litres
  • Puissance : 240 chevaux
  • Vitesse : 220 km/h








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