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samedi 22 avril 2017

Retromania Magazine






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Retromania est un ancien magazine généraliste mensuel consacré à l’automobile créé en 1994 et édité par la " S.A.R.L Les Amis de l'Auto ". Cette revue était gérée par Jean-Louis Baril, et avec comme chef de rubrique Bruno Poirier. La devise du magazine est " Un nouveau regard sur la voiture ancienne ", vaste programme ....


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En fait dès le début, les ambitions du magazine Retromania étaient clairement dévoilées dans son tout premier numéro ci-dessous, " Un nouveau journal pour tous les amateurs de voitures de collection, sans esprit de chapelle et sans exclusive. Ceux qui les amassent, et ceux qui en changent tous les ans. Ceux qui les bichonnent, et ceux qui n'aiment pas lever le capot. Côté voiture, un faible pour les "populaires" des années 50 aux années 70. Celles qui donnent du plaisir pour pas cher. Celles que l'on fait rouler et non celles qu'on enferme " ....





Ce premier numéro du magazine Retromania va donc sortir en Mai 1994 sous la responsabilité de Jean Louis Baril. Ce premier numéro qui compte 32 pages est imprimé au format journal 285 x 420 contrairement à d'autres publications contemporaines plus luxueuses consacrées aux voitures anciennes qui sont proche ou au format A4, mais ce nouveau mensuel adopte une présentation type journal au format plié fermé 210 x 285 dont les pages sont reliées par de simples agrafes ....





Plutôt économique à l'achat en comparaison à ses concurrents de l'époque, le magazine Retromania n'est imprimé à ces débuts qu'en seulement trois couleurs, le blanc pour le papier, le noir pour les textes et les photos et le rouge pour les titres, les cadres et les aplats. Si l'on considère l'époque, l'esprit de ce mensuel présentait déjà beaucoup de similitudes avec ce que propose de nos jours quelques revues de voitures anciennes, les fameuses "Youngtimers" des années 70 à 90. Depuis le début de Retromania magazine, le style d'écriture adopté par la rédaction est assez inhabituel, plutôt moderne et aéré. Les rédacteurs " racontent " les voitures plus qu'ils ne les présentent ou les jugent. Ainsi tout est commenté, le positionnement de l'auto dans l'histoire de la marque, dans la gamme, les designers qui les ont dessinées, le processus d'industrialisation, la concurrence de chaque modèle, les développements prévus, le statut de voiture de collection, etc ....





Le magazine Retromania peut se prévaloir d'une grande richesse iconographique, même si les documents d'époque ne sont pas vraiment mis en valeur avec des photos noir et blanc imprimées sur un simple papier journal. Pour autant, la compétition n'est pas oubliée, avec des sujets sur la Formule1, les pilotes, l'endurance et les rallyes. Au fil des numéros, parallèlement aux aspects pratiques liés aux automobiles anciennes, Rétromania va aussi proposer des articles à vocation plus historique. De grandes signatures font au fil du temps leur apparition comme André Costa, membre fondateur de l'Auto Journal en 1949, puis directeur et rédacteur en chef ....





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Dès le numéro 30, le magazine Retromania est revu dans sa forme en adoptant une nouvelle maquette et une nouvelle "Une". Cette légère évolution coïncide avec l'arrivée de Patrice Vergès, un journaliste et collectionneur passionné qui inaugure sa toute première rubrique baptisée " Les étonnantes histoires de l'oncle Pat " dans lesquelles il aborde divers sujets automobiles, sous un aspect décalé différent ....





Dès le numéro 34, le mensuel Retromania va se transformer en un véritable magazine en adoptant un papier de qualité supérieure et le format 210 x 297 sur 64 pages. Il est également maintenant diffusé en Suisse et en Belgique. A partir du numéro 40, le magazine abandonne le noir et blanc et adopte définitivement la couleur, même dans ses pages intérieures. Cette nouvelle présentation permet de mieux mettre en valeur les reproductions des documents d'époque et des photos, c'est bien sur une tentative de recherche de la formule idéale qui doit permettre d'attirer plus de lecteurs. De nouvelles signatures comme Pascal Meurant, Dimitri Urbain, Bernard Vermeylen, Yann le Lay, Dominique Pagneux, apparaissent au bas des articles et s'installent durablement pour constituer la force de frappe ....





Dans le numéro 68, Jean Louis Baril annonce à ses lecteurs son départ en retraite. Il passe la main à Gilles Stievenart, qui dirige notamment les Editions Valerycaine's dont dépendra désormais Retromania. Stievenart va faire venir d'autres rédacteurs plus ou moins célèbres comme François Allain, Didier Laine, Julien Lombard, Gérard Cayeux, Jacques Pottier, Marc Joly, Yves Gallet, Christian Moity, ou Adrien Cahuzac. Cette nouvelle rédaction et ses nouveaux auteurs donne à la revue une réelle densité et une saveur bien particulière, inconnue par ailleurs, avec des sujets comme en n'en voit pas dans d'autres publications, écrits avec sérieux par des rédacteurs compétents et reconnus, le tout durant de nombreuses années ....





Jamais une publication sur l'automobile ancienne ne semble avoir réuni autant de talents que Retromania magazine. Mais les positions sont difficiles à acquérir et à conserver sur le marché de la presse automobile consacrée aux voitures anciennes. Le modèle économique est fragile, et Rétromania n'échappe pas à ces contraintes. La rédaction propose une nouvelle formule pour ses numéros 133 et 134 dans l'espoir de relancer le magazine. Toujours est-il que ce numéro 134 est le dernier d'une série qui a perduré pendant douze ans. Depuis, la formule n'a été reprise par aucun éditeur. Aucun autre titre ne semble avoir attiré les talents de cette génération d'historien de l'automobile. Les magazines actuels sur l'automobile ancienne sont parfois étouffants, car ils reviennent à l'infini sur des sujets mille fois étudiés et la forme prend trop souvent le pas sur le fond, qui manque vraiment d'épaisseur ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Retromania © - Carcatalog






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samedi 18 février 2017

José Maria Villafuerte






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José Maria Villafuerte, est un artiste peintre argentin talentueux et réputé qui est né à Buenos Aires le 5 Juillet 1954. Après un parcours scolaire classique, il s'engage dans des études supérieures de dessin et de peinture à la Faculté des Beaux-Arts de l'Université nationale de La Plata ou il obtient un diplôme de peintre plasticien ....


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Attiré depuis tout jeune par le dessin, et plus particulièrement celui des voitures, José Maria Villafuerte va finalement diplôme en poche parvenir à en faire son métier. En fait dès l'âge de 25 ans à peine, il est déjà repéré pour son talent et commence donc à collaborer avec plusieurs journaux et revues comme par exemple le journal brésilien Block ou même le magazine argentin Editorial Columba ....


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Depuis tout jeune, José Maria Villafuerte a été élevé et a grandi dans la culture du sport automobile argentin et plus particulièrement du Championnat "Turismo Carretera". Ce championnat si particulier lui a donné le goût des vieilles américaines préparées pour ces épreuves assez unique et il en fera plus tard une de ses spécialités en reproduisant beaucoup de ces bolides en condition de course ....





José Maria Villafuerte fait parti de cette catégorie de peintre dits réalistes car il produit des œuvres vraiment très proches de la réalité souvent basées sur des documents d'époque. Sa technique de travail est somme toute assez conventionnelle et il utilise comme beaucoup de ses semblables la peinture acrylique sur toile. La beauté de son travail provient en fait du mélange des couleurs et de la lumière ....





Très tôt après avoir collaboré avec la presse quotidienne, José Maria Villafuerte va assez rapidement être sollicité par des firmes indépendantes pour la création graphique et l'illustration de catalogues de pièces automobile. Il va aussi bien vite être demandé pour travailler dans différents magazines importants liés au thème de l'automobile tels que "Figure", "Corsa", "Pare-brise" ou même "Full Motor" ....





En 1980 à l'âge de 26 ans, José Maria Villafuerte fait la connaissance de LA star argentine pour ce qui est de la course automobile, Juan Manuel Fangio. Cette rencontre va changer sa vie d'artiste car en plus de devenir son ami personnel il va énormément travailler sur ce pilote tout au long de son œuvre en produisant beaucoup de toiles sur le parcours sportif du célèbre champion argentin ....





Concernant son ami Fangio, José Maria Villafuerte dit " Il m'a donné son amitié et je pouvais enfin joindre deux passions, les voitures de sport avec ma passion pour l'art. Il était une personne humble et humaine qui avec quelques mots m'a donné en toute simplicité de nombreuses leçons. Il m'a appris que le plus important était de toujours vouloir essayer, pour moi, il a ouvert les portes du monde " ....





Les œuvres de José Maria Villafuerte vont devenir de plus en plus nombreuses au fil du temps si bien que petit à petit sa renommée va croître sans cesse. Naturellement il va produire des tableaux sur quasiment toutes les disciplines du sport automobile, la Formule 1, l'endurance, le rallye ainsi que sur de très nombreux pilotes célèbres et aussi différentes marques ou modèles réputés, et leurs championnats ....





Jose Maria Villafuerte peint donc des F1 récentes, mais aussi des plus anciennes, sans exclure aucune époque. Il remonte même aux premiers Grand Prix d’après la seconde guerre mondiale. Ses œuvres incluent aussi les voitures de sport, du temps où les gloires de la F1 se glissaient encore à leur volant. Une superbe peinture commémorative de Ayrton Senna sera édité en lithographie et commercialisée en Europe et au Japon. Ses œuvres seront remises à des pilotes comme Damon Hill, Mika Hakkinen, Jacques Villeneuve, Jackie Stewart, Michael Schumacher ou aussi Alain Prost pour leur titre de champion du monde. De plus en plus de musée commenceront alors à l’exposer et il entre dans des collections privées ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Fierrosclasico - © Villafuerte



Interview de José Maria Villafuerte ...







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vendredi 27 janvier 2017

Automobile Historique Magazine






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Automobile Historique est un ancien magazine généraliste aujourd'hui disparu consacré à l’automobile ancienne, créé en 2000 et publié par les " Editions de La Hulotte ". Cette revue était gérée par François Dulac, le directeur de la publication et imprimeur de profession, qui travaillait essentiellement à partir et autour des archives de Serge Pozzoli, ce précurseur bien connu dans le domaine de la collection d'automobiles anciennes, mais aussi et surtout réputé comme immense historien qui mit toutes ses archives personnelles au service de cette revue ....


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Le magazine Automobile Historique était donc orienté vers des articles historiques sur la compétition et la course automobile, un créneau clairement plutôt pointu et fatalement pas vraiment grand public, ce qui fait que la revue ne rencontrait aucune concurrence significative. Pourtant afin d'accrocher un large public, le magazine va s'offrir tout au long de son existence quatre formules différentes de présentation ....





Le magazine Automobile Historique était donc une revue traitant du sport automobile et des courses en général, récentes ou plus anciennes, mais aussi de voitures historiques, de portraits de pilotes, de constructeurs, d'essais et de reportages. Le tout premier numéro de Mars / Avril 2000, au format 230 x 300, était donc un bimestriel qui se présentait avec un dos carré et une couverture en papier glacé assez luxueux sur environ 120 pages pour un prix de vente assez coûteux ....





Le magazine Automobile Historique offrait des textes qui étaient le fruit d'un travail " sérieux, documenté et soigné ", selon son directeur François Dulac. Flavien Marçais, le rédacteur en chef, bien connu dans le petit monde des VEC, était assisté par quelques collaborateurs reconnus comme Pierre Abeillon, Yves Kaltenbach, Maurice Louche ou Frédéric Veillard pendant les onze premiers numéros avec une couverture au fond bleu, et une pagination comprise entre 116 et 132 pages ....





L'iconographie du magazine Automobile Historique était assez exceptionnelle. Les photos dans chaque numéro étaient contemporaines quand il s'agissait d'essais d'anciennes et d'époque quand les rédacteurs parlaient d'un évènement ou d'une personnalité du passé. La Revue n'avait pas l'ambition première de s'intéresser aux voitures de tourisme aussi prestigieuses soient-elles, mais cela ne l'empêchait pas de proposer quelques articles fort documentés sur quelques GT sportives phares ....





Le magazine devenait tout simplement " Automobile Historique " après avoir débuté comme "La revue de l'Automobile Historique" à partir du numéro 9. Sébastien Dulac reprenait alors le flambeau d'éditeur du titre en remplacement de son père François. Curieusement pour l'époque, à l'image des périodiques plus récents pour la jeunesse, un poster détachable était inséré dans la revue jusqu'au numéro 13. Dans chaque numéro, un dossier majeur sur un sujet pouvait compter de vingt à trente pages ....





Le magazine Automobile Historique proposait des biographies qui s'avéraient très documentées et passionnantes, comme par exemple celle de Paul Frère, Carlos Pace, Nino Farina, Mauro Forghieri, Rob Walker, Jo Siffert, Gordon Murray, Ferrucio Lamborghini ou Louis Chiron pour ne citer que certaines des plus connus. Les évènements du moment concernant les anciennes faisaient l'objet de reportages complet et très bien documentés comme par exemple le "Monte Carlo historique", le "Goodwood Revival", la "Targa Florio" ou aussi le "Tour d'Espagne Classique" ....





Le magazine Automobile Historique s'intéressait aussi aux courses du passé comme par exemple le "GP d'Allemagne 1957", le "GP de Monaco 1952", le "GP de l'ACF 1954", les "1000 km de Paris 1962", ou le "Tour Auto 1971". Les plus prestigieuses voitures de courses étaient mises à l'honneur comme par exemple les "Matra sport prototype", les "Lotus 25 et 33", les monoplaces "Ferrari 1957/1960" ou les créations d'"Amédée Gordini". Dès le numéro 12, la revue abandonnait la traditionnelle couverture bleue et le titre devenait bleu puis ensuite vert avec une maquette assez modernisée mais toujours une pagination plutôt conséquente de 116 pages ....





Avec le numéro 13, Automobile Historique adoptait un nouveau rythme mensuel, à l'exception d'un numéro double chaque année en juillet août. Flavien Marçais n'étant plus de la partie, le format se réduisait au 210 x 285, mais la pagination restait égale ou supérieure à la centaine de pages. La maquette était remaniée, et la ligne éditoriale se voulait encore plus vivante. Il faudra attendre le numéro 33 pour voir apparaitre une évolution assez minime avec de la couleur différente en page de couverture et un logo partiellement retravaillé dans le souci de mieux mettre en valeur l'objectif majeur de la publication, sa vocation historique. Une signature illustre rejoignait la rédaction à partir de numéro 47, le fameux José Rosinski qui prenait le rôle de l'essayeur, et nous donnait ses impressions. Un tel gage de sérieux et de crédibilité était évidemment mis en avant par la revue, et le nom de ce pilote et journaliste apparaissait en page de couverture de manière assez évidente ....





Mais les positions sont difficiles à acquérir et à conserver sur le marché de la presse automobile consacrée aux voitures anciennes. Le modèle économique est fragile, et Automobile Historique n'échappera pas à ces contraintes. Faute d'un lectorat insuffisant en nombre, ce magazine de niche réservé aux vrais passionnés, aux fanatiques, aux amateurs pointus, peine à survivre. Toujours est-il que ce numéro 51 de décembre 2005 est le dernier d'une série qui n'aura duré que seulement cinq ans. Après bien d'autres, il était victime de l'ère d'internet et des aléas du difficile métier de l'édition papier. Ce bimestriel ne pouvait pas compter comme Outre-Manche sur la ferveur d'un public fidèle. Depuis, la formule n'a été reprise par aucun éditeur. Aucun autre titre ne semble avoir attiré les talents de cette génération d'historien de l'automobile. Les magazines actuels sur l'automobile ancienne sont parfois étouffants, car ils reviennent à l'infini sur des sujets mille fois étudiés et la forme prend trop souvent le pas sur le fond, qui manque vraiment d'épaisseur ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Carcatalog






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