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mercredi 1 février 2012

Aston Martin Lagonda - 1985



ASTON MARTIN LAGONDA ….







On connaît tous la vénérable firme anglaise « Aston Martin » qui débute son activité de construction automobile dans les années vingt aux mains de son fondateur "Lionel Martin" . Mais après des difficultés financières et la reprise par "David Brown", c’est à partir des années 50 et du premier modèle DB1 (les initiales de David Brown) que la marque « Aston Martin » va produire une longue série de modèles enviables qui vont faire sa renommée . Il fût une époque où Aston Martin faisait la une des journaux économiques, avec ses faillites à répétition et dans les années 70, c’en était même devenu rocambolesque . Voilà qui explique le développement chaotique d’un projet de berline car au début, la firme s’était limitée à rajouter deux portes à son modèle V8 . Mais le projet fût bien vite jeté aux oubliettes, la crise pétrolière et financière n’étant guère propice à ce genre de fantaisie . En 1975, « Aston Martin » est reprise par un consortium qui se décide à investir dans une nouvelle berline et cette fois, pas question de rajouter deux portes au coupé existant, il faut une voiture entièrement nouvelle ….



Le premier prototype de l’étonnante Aston Martin Lagonda date de 1969 . Il est l’œuvre de William Towns, auteur de la DBS, qui a dessiné en même temps deux versions de la même voiture, le coupé DBS et la berline Lagonda à l’empattement allongé . La voiture, qui est motorisée une version prototype du futur 5,3 litres, ne connaîtra pas de suite immédiate et elle sera utilisée à titre personnel par David Brown . En effet, la Lagonda ne sera commercialisée que cinq ans plus tard et ce n’est qu’au salon londonien d’Earls Court de 1974 que la voiture sera exposée pour la première fois au public . Hélas, la période avec la crise pétrolière et les difficultés économiques n’est guère favorable au lancement d’une super berline capable de rouler à 250 km/h et proposée a un tarif très élevé, ce qui fait que sept voitures seulement seront construites . L'insolite Aston Martin Lagonda série 2 apparaît en octobre 1976 . Esthétiquement, elle a été totalement renouvelée mais elle est également œuvre de William Towns . La nouvelle version revendique le style caractéristique des années 70, le "edge design" anguleux à souhait . Les phares rétractables autorisent le dessin de la face avant en lame de couteau ….



Le style de l’incroyable Aston Martin Lagonda série 2 a totalement changé et revendique des formes très carrées . Entre sa présentation en 1976 et sa commercialisation, deux années furent nécessaires à en assurer la mise au point, l'essentiel du retard de développement étant à porter au compte de l'électronique embarquée très en avance pour l'époque . C'était la voiture la plus chère du monde et donc cette somptueuse berline s’attire la clientèle du Moyen-Orient, dont les princes d’Arabie Saoudite . Mais au final, la production ne démarrera pas avant 1978, le temps de fiabiliser les nombreux équipements électroniques dont la Lagonda est équipée (les sièges à mémoire notamment). La berline Lagonda a choqué la clientèle traditionnelle avec sa ligne en coins, taillée à la hache . Mais ce festival pour lignes droites n’était rien face à l’habitacle car les ingénieurs Anglais avaient massivement investi dans l’habitacle, notamment au niveau électronique . Résultat, les clients avaient franchement l’impression de se retrouver aux commandes d’un vaisseau spatial, tout droit sorti d’un film de sciences-fiction . Surprenant, étonnant, déroutant, mais malheureusement, la fiabilité était principalement testée par les clients, ceux-ci se retrouvant souvent dépités devant la fantaisie de l’instrumentation de l’étonnante Aston Martin Lagonda ....



La sulfureuse Aston Martin Lagonda se voulait l’équivalente des Bentley et Rolls . Son prix était d’ailleurs aligné sur ces dernières, mais avec une philosophie plus sportive, toutefois . L'évolution du modèle donnera le jour à la Série 3 à injection et à la Série 4 au nouveau face lift de carrosserie . 645 exemplaires seront construits jusqu'à l'arrêt de production fin 1989, présentant au total 6 versions différentes (3 en série 2 ; 2 en série 3 ; la série 4 n'ayant connu qu'une version). Amorcée en 1975, la Lagonda resta au catalogue pendant 15 ans, jusqu’en 1990 ! Une jolie carrière, qui peut sembler ridicule, mais pour un véhicule de ce genre, c’est une belle performance . Surtout lorsque l’on connaît les mésaventures des débuts . Les évolutions stylistiques resteront assez mineures, la carrosserie connaissant quelques arrondis dans les années 80 . Quant à l’habitacle, le folklore des débuts sera calmé par la suite avec une présentation plus classique . Enfin, la mécanique passera des gloutons carburateurs à une injection plus économe . De nos jours, la très insolite Aston Martin Lagonda est devenue un modèle Vintage Classic assez recherché par les collectionneurs, mais elle s’adresse à une certaine élite, amatrice de luxe décalé, de sportivité et voulant se démarquer du tout-venant automobile ....



Pour ce qui est de la mécanique, sur la surprenante Aston Martin Lagonda, les ingénieurs ont placé un V8 repris des coupés Aston Martin, rien de moins . Certes, le moteur a été un peu retravaillé, mais avec une cylindrée de 5.3 litres, quatre arbres à cames en tête et une injection électronique séquentielle Weber-Marelli, il reste suffisamment de quoi faire et l a puissance avoisine les 305 chevaux . Soumise aux normes antipollution, la voiture s’avère moins gourmande et plus "propre" . La boîte automatique était considérée comme douce, mais peu réactive car seulement trois rapports étaient au programme mais la force colossale du V8 s’occupe du reste . Les différentes versions étaient capables d’atteindre la respectable vitesse de pointe de 250 km/h . Vous l’aurez tous compris, aujourd’hui encore, la cote en collection de l’incroyable Aston Martin Lagonda reste assez élevée et il faut compter environ 50.000 € pour un exemplaire correct, ou beaucoup, mais alors beaucoup plus pour un exemplaire en état irréprochable ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 5.3 Litres
  • Puissance : 305 chevaux
  • Vitesse : 250 km/h






La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...



La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...





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vendredi 20 janvier 2012

Porsche 911 Carrera RS 2.7 - 1972



PORSCHE 911 CARRERA RS 2.7 ….







On ne présente plus la marque automobile allemande « Porsche » qui a fait rêver et qui fait toujours rêver d’innombrables passionnés de voitures de sport dans le monde . En effet grâce à quelques modèles quelle à construit et qui sont devenus cultes, cette firme germanique a acquis une renommée planétaire plus que justifiée . L’un de ses modèles emblématique est la célébrissime Porsche 911 . La commercialisation de la première génération de 911 commence en 1964, c’est à l’époque la première intégralement conçue par la firme de Stuttgart . Plus de 40 ans après, ce modèle phare conserve les traits et le nom de 911, mais dans sa version actuelle baptisée type 997, qui est toujours produite et vendue, l'architecture du moteur est restée inchangée jusqu'à aujourd'hui . Il s'agit du « légendaire » 6 cylindres à plat, disposé en porte-à-faux arrière . De nos jours, la Porsche 911 est reconnue comme une des plus illustres automobiles de l'histoire, et c’est sans aucun doute le modèle le plus célèbre de Porsche . Le modèle actuel n’a plus grand-chose à voir avec son aîné : il existe en effet une quinzaine de modèles différents de la « Porsche 911 », les anciens modèles font aujourd’hui partie des voitures de sport les plus recherchées par les collectionneurs ….



En 1972, la marque lance la très étonnante Porsche 911 Carrera RS 2.7 nommée comme la 356 d'après la course Carrera Panamericana, et RS pour « Renn Sport », qui est une 911 dotée d'un plus gros moteur et fortement allégée . Suite à une nouvelle réglementation sportive, elle est produite à 500 exemplaires afin d'obtenir une homologation pour un modèle de compétition en groupe 4 . Ce qui à l’époque semblait être un problème pour les experts de Porsche qui craignaient d’avoir des difficultés à vendre un modèle aussi sportif, va se transformer en véritable succès commercial inattendu puisque seulement un moins après sa mise en vente, les 500 voitures sont écoulées comme des petits pains si bien qu’il va devenir urgent d’en produire une autre série . Finalement, 1590 exemplaires seront rapidement construits qui en réalité ont permis une homologation non pas en groupe 4 mais dans la catégorie supérieure du groupe 3 . Au fil des ans, la Porsche 911 Carrera RS 2.7 a participé à de très nombreuses compétitions et reste un modèle de 911 emblématique, considérée même aujourd’hui comme la voiture sportive par excellence ….



La Porche 911 Carrera RS 2.7 est sans doute "LA" 911 de légende par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . Dotée d'une esthétique incomparable avec la typique inscription "Carrera" sur ses bas de caisse, le trait le plus marquant de la RS reste son fameux aileron surnommé "queue de canard". Intégré au capot moteur, cet aileron combiné avec le spoiler avant permettait d'augmenter l'appui sur le train arrière en diminuant la portance de 75% et améliorait ainsi considérablement la tenue de route de la voiture . Cette petite bête bicolore avec ses attributs décoratifs originaux représente LA sportive par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . C’est une légende roulante que quelques furieux sont prêts à s'arracher à prix d'or tant elle semble incarner la recette du bonheur éternel de la conduite automobile . Son délicieux look "seventies" ne serait pas si typique et charmant sans le mariage bicolore des teintes vives de la carrosserie et des jantes Fuchs peintes reliées par un logo Carrera de la même couleur sur tout le flanc . Pour sigler la bête, Porsche ajoute un logotype arrière "Carrera RS" sur l'aileron et un lettrage "Porsche" de la même couleur sur le bas du capot moteur . Finalement, aujourd’hui, la Porche 911 Carrera RS 2.7 est devenue un modèle Vintage Classic des plus enviés ....



Dans le détail, la perte de poids de la Porche 911 Carrera RS 2.7 envisagée par l'usine a été obtenue par diminution de l'épaisseur des tôles et des vitrages pour certains éléments, par l'utilisation d'un châssis auxiliaire avant spécifique en aluminium forgé, d'un réservoir et des pare-chocs en plastique, par la suppression des diverses garnitures et de l'insonorisation, de la serrure du capot moteur, des sièges arrières, du rembourrage du tableau de bord, de la montre, des vide-poches, des accoudoirs, des poignées de rappel des portes et l'ouverture des vitres arrières . De plus, les sièges avant laissent place à deux superbes baquets Recaro plus ergonomiques et bien sur plus légers . Vous l’aurez compris tout est fait pour le sport et la performance, pas de place ici au luxe et au confort, les autres modèles de 911 sont la pour ça . Pour ce qui est de la technique, rien n’est laissé au hasard et des barres antiroulis de 18 et 19 mm, respectivement à l'avant et l'arrière, ont été ajoutées . Les amortisseurs réglables à gaz Bilstein, plus fermes que les Koni habituellement utilisés par Porsche, sont fixés à la caisse par des points d'ancrage renforcés . Enfin, le freinage est celui très apprécié de la S, à l'exception des étriers qui sont en aluminium sur la Carrera RS . Ainsi équipée, et avec l'habitude et quelques bons réglages, la Porche 911 Carrera RS 2.7 enroule les virages avec la précision du scalpel et l'agilité du félin, une vraie tueuse encore aujourd’hui ....



Pour ce qui est de la mécanique de la Porche 911 Carrera RS 2.7, sa musique est réellement pénétrante, envoûtante et magique . Ce genre de mélodie vous donne des frissons dans le dos à chaque montée en régime et vous ravive l'amour des belles mécaniques "à l'ancienne". Souple et docile à bas régime, son moteur se réveille soudainement vers 5000 tr/mn et n'en démord pas jusqu'à 6500 tr/mn, dans un tonnerre de décibels . En somme, la RS 2,7 n'est pas longue à vous emmener vers le nirvana de l'automobile sportive . Le moteur de la Porsche 911 Carrera RS est dérivé de celui du 2.4 S poussé à 2687 cm3 de cylindrée par augmentation de 6 mm de l'alésage . Les enseignements de la compétition vont aussi permettre à Porsche d'alléger le bloc moteur en aluminium en remplaçant les chemises de cylindres en "Biral" par un traitement au "Nikasil", alliage très résistant de nickel et de silicium appliqué par électrolyse sur les parois des cylindres . On note également le montage de pistons allégés à tête plate et d'un vilebrequin spécifique . Le taux de compression reste à 8,5:1 mais la puissance du nouveau moteur grimpe à 210 chevaux à 6300 tr/mn pour un couple de 26 mkg à 5100 tr/mn . La transmission est confiée à une boite à 5 rapports dont les 4ème et 5ème ont été allongés par rapport au 2.4L et l'embrayage a été renforcé . Grâce à un rapport poids/puissance très avantageux de 960 kg à vide, la Porche 911 Carrera RS 2.7 s'octroie un très haut niveau de performance pour l'époque, et même encore aujourd'hui . Sa vitesse maxi est supérieure à 240 Km/h et elle accélère de 0 à 100 Km/h en 6,3 secondes ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Flat 6
  • Cylindrée : 2.7 Litres
  • Puissance : 210 chevaux à 6300 tr/mn
  • Couple : 26 mkg à 5100 tr/mn
  • Vitesse : 242 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’3






La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...



La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...





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lundi 16 janvier 2012

Alfa Romeo Alfetta GTV 6 - 1980



ALFA ROMEO ALFETTA GTV6 ….







En 1967, le célèbre constructeur Italien « Alfa Romeo » décide de lancer les études de conception d'un nouveau modèle coupé qui devra remplacer, dès le milieu des années 1970, la Giulia GT . Avec une dizaine d’année d’avance, le cahier des charges prévoyait une carrosserie qui puisse accueillir confortablement quatre passagers au lieu des traditionnels 2+2, avec un coffre de volume suffisant pour les voyages . Ces contraintes largement dictées par le service marketing de la firme visaient essentiellement à contrer la concurrence des berlines sportives compactes qui offraient des prestations similaires et un bon niveau de confort . En reprenant le schéma mécanique de la "Giulia GT" de 1968, Alfa Roméo confia le développement du nouveau modèle Alfetta GTV à la toute nouvelle société Italdesign de Giorgetto Giugiaro, en tenant compte du fait que c'était déjà lui qui avait largement participé à la création de la "Giulia GT", alors qu'il travaillait chez le célèbre carrossier italien Bertone ….



Présenté au Salon de Turin en novembre 1980, le coupé Alfa Romeo Alfetta GTV6 (contraction de GTV et V6) amène avec lui une refonte profonde de la gamme Alfetta GT & GTV . La version 1.6 introduite en 1976 disparaît du catalogue et seules les versions nouvellement appelées GTV 2.0 et GTV6 2.5 subsistent . Rivale désignée des BMW 323i, Porsche 924 et 944, Talbot-Matra Murena, Alpine A310 V6, Saab 900 Turbo 3 coupé ou encore des Datsun 280 ZX et Mazda RX7, l'insolite Alfetta GTV6 arrive dans une catégorie encore très dynamique au début des années 80 puisque la vague "GTI" initiée par la Golf n'en est qu'à ses prémices, et pour s'y faire une place, la GTV6 compte avant tout sur son cœur qui chante toute l'Italie . Esthétiquement le design général n’est pas vraiment différent de la première version 2 litres . La GTV6 2.5 se signalait toutefois par son capot bombé (le V6 étant plus haut que le 4 cylindres 2 litres) la rendant encore plus agressive et ses jantes alu plus larges et plus légères, des Campagnollo en magnésium . Avec un important travail aérodynamique étudié en soufflerie, le Cx ressort à 0,39 et maintenant l’étonnante Alfa Romeo Alfetta GTV6 semblait prête pour dévorer l'asphalte ….



Comme la berline du même nom (apparue, elle, en 1972), le tout nouveau et superbe coupé Alfa Romeo Alfetta GTV6 reçoit un train avant à barres de torsion, un train moteur De Dion, un ensemble boîte-pont regroupé à l'arrière (assurant ainsi une meilleure répartition des masses) et 4 freins à disque assistés . Le coupé Alfetta GTV s'offre en outre une robe résolument moderne qui suit la mode "cunéiforme" de l’époque introduite par Giorgetto Giugiaro . Avec ses larges baies vitrées, son pare-brise très incliné, ses lignes tendues et sa poupe tronquée, il ne manque ni d'agressivité ni de caractère et finalement il est plutôt bien accueilli par les Alfistes inconditionnels . Mais c'est surtout à partir de novembre 1980 que le très joli coupé Alfa Romeo Alfetta GTV6 prend vraiment son envol en recevant le nouveau V6 dévoilé en première monte sur la berline Alfa 6 et à partir de1980, l'offre se limitera d'ailleurs aux seules versions GTV 2 litres et V6 2,5 l, la première, sensiblement moins chère, devenant en conséquence le "modèle d'appel" de la gamme . Très proches en apparence (la GTV 6 profitant toutefois d'un bossage suggestif du capot, de jantes et pneumatiques spécifiques), les deux versions vont ainsi coexister au catalogue jusqu'en 1985, finalement la belle Alfa Romeo Alfetta GTV6 poursuivra sa carrière un an de plus ....



L’habitacle de l’insolite Alfa Romeo Alfetta GTV6 était plutôt raffiné . En fait, à l'intérieur, l'ambiance est un savant compromis entre sportivité et confort . La disposition des cadrans est revenue à quelque chose de plus classique que sur les premières Alfetta . Le compte-tours a rejoint le compteur de vitesse derrière le volant tandis qu'au centre on trouve la jauge à essence, un manomètre de pression d'huile et un thermomètre de température d'eau . La luminosité du tableau de bord est réglable et pour conforter son positionnement de sportive haut de gamme, l'Alfa GTV6 propose des équipements indispensables, comme la climatisation, la radio ou encore une sellerie cuir (à la place du velours) et le toit ouvrant . Très élégant, le volant à trois branches possède une jante en bois et se trouve réglable en hauteur, tout comme le siège conducteur . De nouveaux sièges baquets plus enveloppants avec des appuis tête de style "filet" ou grillage, des garnitures de portes plus épaisses et de nouveaux détails de finition font leur apparition comme des grilles de haut-parleurs, un nouveau pommeau de vitesses et des vitres électriques en série avec interrupteur sur le tableau de bord . Au final l’étonnant et magnifique coupé Alfa Romeo Alfetta GTV6 est un savant compromis entre sportivité, luxe et confort très appréciable à l’époque ....



Chez Alfa Romeo, on sait depuis longtemps faire "chanter" les moteurs dans les tours . Avant tout autre critère, le coupé Alfa Romeo Alfetta GTV6 se définit par sa "musique" et surtout la version GTV 6 dont la symphonie mécanique fait aisément oublier les menus défauts de l'espèce . La GTV6 est la première Alfa de série à être équipée d'un moteur à injection . Ce moteur est donc un V6 de 2,5 litres de cylindrée qui développe 160 chevaux à 5 600 tr/min et un couple de 213 Nm à 4 000 tr/min . Au brio incontestable de ce moteur s'ajoute la souplesse avec sa courbe de couple très linéaire entre 2000 et 5000 tours . Ce V6 est donc d'un remarquable agrément d'emploi et fera l'unanimité, tant du côté de la presse automobile que des clients de la marque qui réserveront le meilleur accueil à cette Alfetta devenue depuis un modèle Vintage Classic plutôt recherché ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V6
  • Cylindrée : 2.5 Litres
  • Puissance : 160 chevaux à 5 600 tr/min
  • Couple : 213 Nm à 4 000 tr/min
  • Vitesse : 210 km/h






Le coupé « Alfa Romeo Alfetta GTV6 », c'est ça ...



Le coupé « Alfa Romeo Alfetta GTV6 », c'est ça ...





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mercredi 11 janvier 2012

Alpine A310 V6 - 1980



ALPINE A 310 V6 ….







« Alpine » est une marque française de voitures de sport et de compétition fondée en 1955 à Dieppe . Plus tard, la société collabore avec Gordini et Renault et devient spécialiste des carrosseries en polyester stratifié . Dans l'histoire de l'automobile française, la marque « Alpine » a cristallisé à elle seule quasiment toute la sportivité made in France . Les innombrables victoire de la marque en course ont même forgé la légende . Chez ce constructeur mythique, un modèle a fait une très grosse partie de la renommée de la firme à lui tout seul c’est la fameuse « Berlinette », l'aboutissement d'un rêve entamé en 1955 avec les premiers coaches sur base de 4 CV . En 1973, Renault devient majoritaire dans la société Alpine dont Jean Rédélé reste cependant le PDG . La marque gagne encore de nombreux rallyes et lance le successeur de la Berlinette, son nouveau modèle un superbe coupé GT sportif 2+2 baptisé A 310 ….



L'étonnante Alpine A 310 est la dernière Alpine décidée par Jean Rédélé . Celle-ci a pour tâche de seconder l'ancienne A110 dans la gamme . Sa mission est de conquérir une nouvelle clientèle qui trouve la berlinette trop spartiate et qui ont maintenant une famille . En effet l'A310 dispose d'un confort nettement supérieur, ainsi que deux petites places arrière qui lui permettent de prendre le qualificatif de 2+2 . Depuis l'arrêt en 1967 des A110 il n'existait plus dans la gamme de coupé à quatre places . En reprenant l'empattement exact de ses devancières, soit 2,27 m, elle se retrouve en confrontation directe avec la Porsche 911 . L'Alpine A310 est née en quatre cylindres, pour faire son entrée dans l'arène des GT avec un moteur quatre cylindres 1,6 litres de la Renault 16 TS . Mais à l’époque, ce n’est en réalité qu’une GT aux performances flatteuses obtenues dans un niveau de confort inédit pour une production Dieppoise . En 1977, Renault commercialise enfin celle qui aurait du être née dès 1971, l’insolite Alpine A310 V6 . Plus performante, un moteur V6 et une ligne retouchée, qui de nos jours est devenue un Classic Vintage très recherché ….



C'est à la fin des années 60 que remontent les premières esquisses de la belle et surprenante Alpine A310 . Ce sont notamment les dessins de Marcel Béligond qui furent retenus . A l'opposé des lignes rondes et typées des sixties de la berlinette A110, l'Alpine A310 se distingue par une ligne très aérodynamique et un arrière ramassé . Une des originalités de ce dessin est la batterie de 6 phares qui sont cachés derrière une vitre en plexiglas qui s'étale sur toute la face avant . Les feux arrière sont repris de ceux de la Renault 8 Gordini . Avec l’arrivée de la version V6, des retouches de style vont apparaitre comme les feux avant, toujours sous plexiglas mais dont la surface a été réduite et qui sont ramenés à 4 feux carrés . Les très belles jantes Alpine à trois goujons et trois fentes sont d'un dessin inédit . L'arrière hérite d'un becquet aérodynamique pour parer à l'augmentation des performances et donc des contraintes aérodynamiques . L'habitacle est également revu et gagne en équipements et présentation avec lève-vitres électriques, pare-brise feuilleté, sièges " pétale ", autoradio de nouveau sur la planche de bord . Globalement, tous les petits changements subtils et mineurs opérés sur le superbe nouveau coupé Alpine A310 V6 comparés à la version 4 cylindres donnent une pureté à la ligne encore améliorée ....



Reprenant la structure de l'ancienne A310 4 cylindres, et la tradition maison, c'est au châssis à poutre centrale que les ingénieurs vont renouveler leur confiance pour le coupé Alpine A310 V6 . Toutefois, par rapport à celui de la version 4 cylindres, il est renforcé pour pouvoir accueillir et supporter le V6 plus lourd et plus gros . Sur ce châssis à poutre centrale sont fixées les suspensions indépendantes composées de combinés ressorts hélicoïdaux/amortisseurs télescopiques réglables . Des barres antiroulis sont montées à l'avant (23 mm) et à l'arrière (26 mm contre 24 mm sur la 4 cylindres) . Toujours quatre disques montés de série pour ralentir notre GT nationale, mais désormais les disques avant sont plus gros et ventilés . La direction à crémaillère dirige les roues avant en alliage léger de 13 pouces chaussées en 185/70 VR 13, tandis que l'essieu arrière repose sur des jantes chaussées en 205/70 VR 13 . A partir de 1980, la voiture hérite des trains roulants de la Renault 5 Turbo, ce qui va améliorer le comportement routier très nettement . Avec l'arrivée de ce moteur V6, tout va changer, nouvelle coque, nouvel intérieur, nouvelles suspensions et à partir de 1979 une boîte de vitesses à 5 rapports, c’est la GT française de l’époque, la géniale Alpine A310 V6 ....



Sous le capot arrière, de l’étonnante Alpine A310 V6 on trouve l'objet de toutes les polémiques, le V6 PRV de 2,7 litres de cylindrée . Ce moteur, type 112/730 a été repris de la Renault 30 TS, mais par rapport à la placide berline de Billancourt, le V6 dont l'angle d'ouverture est de 90° est largement modifié, nouveaux pistons bombés, échappement spécifique, arbres à cames et soupapes inédites, nouveau système d'alimentation, cache-culbuteurs et carter d'huile spécifiques . La puissance délivrée fait donc un bond par rapport au 4 cylindres et passe à 150 chevaux à 6000 t/mn alors que le couple grimpe à 20,7 Mkg à 3500 t/mn . Les performances sont donc elles aussi en hausse avec une vitesse de pointe de 226 km/h, le 400 mètre départ arrêté abattu en environ 15 secondes et le kilomètre parcouru en environ 28 secondes, de belles prestations pour l’époque . En 1982 le catalogue s'enrichit d'une option pack GT avec ailes élargies, spoiler et becquet arrière plus grands, jantes de 15 pouces avec pneus avant en 225 et arrière en 285 . A la demande, Alpine commercialisait aussi une Alpine « A310 V6 Boulogne » avec une préparation spéciale réalisée par le Centre Alpine de Boulogne avec V6 de 2 849 cm3, arbres à cames modifiés, deux carburateurs triple corps, et 193 chevaux . En 1985 c'est la dernière année de commercialisation des Alpine A310 qui sont remplacées par les controversées et pourtant séduisantes GTA V6 GT et V6 Turbo . Au final, 9276 exemplaires de la géniale Alpine A310 V6 ont été fabriqués de 1976 à 1985 ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V6
  • Cylindrée : 2.7 Litres
  • Puissance : 150 chevaux à 6000 t/mn
  • Couple : 20,7 Mkg à 3500 t/mn
  • Vitesse : 226 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 14’’8
  • Performance : Le 1000 m D.A en 27’’7






Le coupé « Alpine A310 V6 », c'est ça ...



Le coupé « Alpine A310 V6 », c'est ça ...





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