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mercredi 29 juin 2016

Mega Monte Carlo - 1996







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L'histoire débute en 1975 lorsque en pleine crise pétrolière naît à Vénissieux dans la banlieue de Lyon l'entreprise "Arola" qui construit des mini voitures à trois et quatre roues, sans permis, motorisées par des petits moteurs de cyclomoteurs. En 1983, l'industriel Georges Blain rachète la société Arola, et la rebaptise Aixam. En 1992, le groupe se diversifie en créant une marque de véhicules utilitaires et aussi de loisirs baptisée Mega. Pour l'occasion Aixam va donc se transformer en Aixam-Mega près d'Aix-les-Bains. Cette nouvelle marque Mega a acquise très rapidement une réelle notoriété en participant à des courses automobiles sur glace, notamment les "24 Heures de Chamonix" et le fameux "Trophée Andros", qu'elle remporte dès 1994 ….





La firme savoyarde se développe alors rapidement et les revenus tirés de ces voitures sans permis permettent à Georges Blain d'envisager la production de véhicules automobiles divers et notamment quelques sportives sous sa nouvelle marque Mega. Georges Blain, PDG du groupe Aixam, et Philippe Colançon, ingénieur automobile, tous deux passionnés de mécanique, décident alors de développer leur idée un peu folle, celle de produire et commercialiser un coupé sportif utilisable sur route ou sur circuit par tout temps et cela en toute sécurité, même à des vitesses élevées, une sportive qui n'existe pas en France à l"époque ….





En 1996, pour concrétiser ses idées et atteindre son but, Mega va donc plus loin et reprend la société "Monte-Carlo Automobile" de Fulvio Ballabio, italien d'origine, qui créait au début des années 90 une GT de prestige et qui faute de pouvoir développer son affaire, venait de jeter l'éponge. Ce rachat est idéal car il permet de produire rapidement un véhicule à hautes performances, mais ici, dans une optique sportive routière. La Mega Monte-Carlo sera une de ses premières voitures homologuées sur la route à bénéficier d'un châssis à coque en carbone. À l'époque, seule la McLaren F1 avait recours à cette nouvelle solution technique innovante et très couteuse ....





On peut donc dire que la superbe Mega Monte Carlo est une GT supercar produite en 1996 par le constructeur automobile français Mega. Elle est entrée dans l’histoire des automobiles françaises sportives de prestige directement par la grande porte car l'impressionnante définition technique de la Monte-Carlo, son potentiel sportif et sa base industrielle crédible ainsi que son châssis très moderne et révolutionnaire utilisant le carbone kevlar en ont fait une des toutes premières marques dans ce créneau à offrir autant de technologie sur une voiture de route typée sportive ....





Au milieu des années 90, la Mega Monte-Carlo fut d'ailleurs testée dans différentes versions de pré-série sur plusieurs circuits où se déroulaient au même moment des essais de développement de la Bugatti EB100. Les divers témoins autorisés à assister à ces essais privés sont tous unanimes et reconnaissent aujourd'hui qu'en performance sur la piste, la Monte-Carlo s'imposait largement, c'est dire si l'engin était déjà à l'époque très bien étudié et suffisamment sophistiqué pour pouvoir entrer rapidement en production sans devoir y apporter de grosses modifications ....





La cellule initiale de la Mega Monte-Carlo était constituée d'un treillis tubulaire, simplement habillée d'une peau de carbone un peu à la manière d'une Ferrari F40. Mais suite au rachat, il est décidé de passer à une vraie coque centrale tout carbone et nid d'abeille, avec les éléments de suspension entièrement repensés et une toute nouvelle implantation mécanique greffée sur des structures tubulaires avant et arrière. La carrosserie en fibre de carbone avait d'abord été redessinée par la SERA, un cabinet de design français bien connu, dans un style plus agressif et bien moins conventionnel, à partir du pare-brise et des portes d'origine. Là encore, tout fut repris de zéro pour obtenir un dessin fluide et homogène et donc un look affiné ....





Le choix de la SERA n'est pas innocent car c'est un spécialiste de l'aérodynamique doté d'une soufflerie. De sorte que la Mega Monte-Carlo peut se prévaloir d'un Cx de 0,35, excellent pour une voiture de ce type avec de grosses roues et une traînée de refroidissement importante, tout en bénéficiant d'une excellente stabilité à haute vitesse sans recourir à de gros ailerons mais à un extracteur arrière qui fleure bon l'enseignement de la compétition. Les suspensions ont elles aussi été entièrement repensées avec de solides triangles superposés offrant des fonctions anticabrage et antiplongée. Les combinés ressorts et amortisseurs français Donerre à bombonnes séparées, paramétrables en tout sens, sont disposées horizontalement. Si l'on peut noter une minuscule barre antiroulis verticale à l'avant, le train arrière en est lui complètement dépourvu, selon l'école anglaise initiée par Colin Chapman. Le but est d'assurer une motricité maximum à l'aide d'une suspension arrière assez souple ....





Côté freins, la Mega Monte-Carlo est pourvue de galettes de 35cm de diamètre pincées par des étriers Brembo quatre pistons mais les puristes pourront même s'offrir un équipement tout carbone fabriqué par la société française Carbone Industrie comme en F1. Les pneumatiques sont des Michelin Pilot Sport spécialement développés pour cette voiture par la firme de Clermont-Ferrand. Il est important également de transmettre raisonnablement une telle puissance à la route, c'est pour cela que la voiture est équipée de stabilisateurs et d'un correcteur d'assiette hydraulique. Par ailleurs, elle est idéalement équilibrée car son moteur central arrière permet une excellente répartition du poids sur les essieux avant/arrière puisqu'elle est de 44 et 56 % ce qui est un gage d'une excellente tenue de route ....





Pour ce qui est de la mécanique, la Mega Monte Carlo est donc propulsée par le V12 Mercedes extrêmement puissant qui réjouira sans doute les propriétaires de berlines rapides puisqu'il provient de la 600 S. Mais tandis que, sur le modèle d'origine, chaque cheval doit transporter un poids de 5,3 kilos, il n'est responsable, sur la Monte-Carlo beaucoup plus légère, que du déplacement de 3,4 kilos. La boîte de vitesses est une ZF longitudinale dans laquelle a été installé un sixième rapport. Les performances en sont donc d'autant meilleures car pour une puissante totale de 394 chevaux et un couple maximal de 570 Nm, la Monte-Carlo bondit en 4,5 secondes de l'arrêt à 100 km/h alors qu'elle couvre le kilomètre départ arrêté en 22,2 secondes. Avec son faible poids de 1350kg, sa vitesse de pointe avoisine les 300 km/h ....



Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 12 cylindres en V
  • Disposition : Centrale
  • Cylindrée : 5991 cc
  • Puissance : 394 ch à 4800 tr/min
  • Couple : 570 Nm à 5200 tr/min
  • Transmission : Propulsion
  • Boîte de vitesses : Longitudinale à 6 vitesses



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Autodrome - © GTFrance




La Mega Monte Carlo de 1996 ...



L'usine d'Aixam Mega ...






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vendredi 24 juin 2016

Michel Vaillant - Renaissance






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Michel Vaillant une nouvelle saison inattendue et spectaculaire :
A découvrir, le dernier album BD de Michel Vaillant qui fait son retour pour un cinquième volet de ce nouveau cycle très haletant ....


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Il fut un temps où le goût de la vitesse et la soif de victoire suffisaient à créer un mythe. En ces décennies "glorieuses", Michel Vaillant, pilote de course, se révéla plus qu'un héros populaire, il s'imposa comme un modèle ....






Pas loin de 60 ans et pas une ride. Michel Vaillant, c’est ce héros de bande dessinée que tout passionné d’automobile aurait aimé être. Créé en 1957 par Jean Graton, il a traversé les décennies avec toujours cette même envie de goûter à toutes les disciplines qu’offre le milieu de la compétition. Il a été et reste à la fois spectateur et acteur des bouleversements techniques qui ont émaillé toutes ces années.
Que les bédéphiles se réjouissent, ses aventures sont loin d’être terminées, Michel Vaillant revenant dans un nouvel album dont la sortie officielle est prévue le 17 Juin prochain. Un nouvel opus qui s’intitule " Renaissance " ....





Comme les fidèles lecteurs le savent très bien, une nouvelle saison des albums de Michel Vaillant a débuté en 2012 et pour le cinquième album de la série, Michel fera son retour sur l'échiquier de la mondialisation industrielle. L'entreprise Vaillante est démantelée par Slate, qui démonte les enseignes Vaillante pour les remplacer par les siennes. Vaillante n'existe plus. Jean-Pierre Vaillant s'est jeté d'un précipice, il lutte entre la vie et la mort au centre médico-chirurgical des Invalides. Michel Vaillant, terrassé de n'avoir pu sauver son frère, abandonne tout pour conduire des camions sur les pistes du Kivu. Il brave tous les dangers pour sauver un chauffeur routier blessé. Pitoyable défi pour un pilote qui n'a pu sauver son propre frère ...
Mais à La Jonquière, on lutte contre le destin. Françoise décide que Vaillante doit repartir à zéro. Avec l'aide de l'Oncle Benjamin, elle achète deux monoplaces électriques, et c'est dans un simple garage de La Jonquière que Patrick et sa bande de Now Future préparent les deux Formule E pour le premier ePrix de Paris. Michel acceptera-t-il de reprendre le volant ? La course se disputera autour des Invalides, autour de Jean-Pierre, luttant lui aussi ....


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Sans tout dévoiler de l’histoire, on sait que dans "Renaissance", à l'aube du troisième millénaire, à l'heure de la nouvelle saison de ses aventures, toutes les saines valeurs fondamentales d'humanisme véhiculées par le champion restent d'actualité. Mais, Michel se montrera-t-il à la hauteur de ce défi symbolique ? Faudra-t-il le retour de Steve Warson à la compétition pour décider le champion français ? Après un album qui le laissait au pied du mur, cette nouvelle aventure du coureur mythique le ramène sur la ligne de départ. L'ADN des Vaillant n'est-il pas la famille, et la course ? Les héros ne vieillissent pas, ils mûrissent ....


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A l’écriture de l'album, on retrouve Philippe Graton le fils de Jean, assisté de Denis Lapière pour le scénario qui donnent un tour de vis supplémentaire au drame qui se joue en coulisse. Aux dessins Benjamin Béneteau donne la vie aux véhicules et aux décors tandis que Marc Bourgne, adoubé par Jean Graton lui-même, anime avec passion tous les personnages. La mise en couleur complète de l'album est assurée par Christian Lerolle pour toutes les planches et Bruno Tatti pour la couverture ....


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  • Album : Michel Vaillant - Renaissance
  • Genre : Aventure
  • Collection : Dupuis "Grand Public"
  • Age du lectorat : Ado-adulte - à partir de 12 ans
  • Parution : 17 Juin 2016
  • Album cartonné - 56 pages en couleurs
  • ISBN/Code-barre: 9782800167169




Le tome 4 "Collapsus", c'est ça ...



Le tome 3 "Liaison dangereuse", c'est ça ...



Le tome 2 "Voltage", c'est ça ...



Le tome 1 "Au nom du fils", c'est ça ...





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lundi 16 mai 2016

Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta - 1938







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On ne présente plus la marque Alfa Romeo tant elle est connue de tous les passionnés d'automobiles dans le monde. En effet, depuis les années 1900, cette vénérable firme Italienne a très largement marqué le monde de l’automobile de son empreinte avec son palmarès sportif des plus élogieux, et son succès commercial très enviable. En plus de cette réussite, le gros plus de la marque Alfa Roméo est d’avoir construit plusieurs modèles vraiment superbes devenus mythiques. En fait les meilleurs designers transalpins ont œuvré pour cette marque, Touring, Bertone, Pininfarina, Zagato, Guigiaro, et certains de leurs modèles sont des réussites incontestables très souvent primés dans les concours d'élégance automobile ....





C'est en effet le cas de cette sublime Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta qui fait l'objet de ce billet puisqu'elle a été primée "Best of Show" au Concours d’Élégance de Pebble Beach au États Unis, mais aussi au Concours d’Élégance de la Villa d'Este en Italie et pour finir au Concours d’Élégance du Château de Windsor en Angleterre, soit les trois concours les plus réputés concernant les voitures mythiques anciennes de collection. Avec un tel palmarès, autant dire que cette étonnante Alfa Romeo est en fait l'une des plus célèbres voitures de notre temps. L'engouement pour cette voiture fait que lors d'une vente aux enchères organisée par la célèbre maison "Christie", elle a été adjugée pour plus de quatre millions de dollars ....





Il faut dire que cette sublime Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta construite en 1938 avec toute l'ingénierie de course la plus éprouvée de l'époque et avec un design au style très élégant inégalé est la plus belle voiture fermée produite à l'époque de l'avant-guerre. Pourtant au départ, la 8C 2.900 a été conçu uniquement pour courir dans les courses de voitures de sport en général et pour la fameuse Mille Miglia en particulier ou elle remportera de nombreuses victoires aux mains des pilotes les plus expérimentés du moment comme Giuseppe Farina ou aussi Tazio Nuvolari ....





Le châssis de cette insolite Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta est certainement le meilleur de son époque très avancé techniquement car il était très similaires aux voitures de compétition avec une suspension à quatre roues indépendantes pourvue de doubles bras tirés à l'avant et de bras oscillant à l'arrière avec des amortisseurs hydrauliques efficaces. Ce n'est que plus tard que la marque demandera à Carlo Felice Bianchi Anderloni de dessiner une carrosserie sur ce très bon châssis et de le faire construire par Touring pour en faire une voiture de série exceptionnelle ....





En fait, fort de ces succès en compétition, Alfa Romeo sur la base de la voiture de course victorieuse démarre la construction d’un modèle commercial baptisé 8C 2900B. Deux versions sont présentées simultanément, la 2800 mm à empattement court dite "Corto" et une 3000 mm à empattement long dite "Lungo". La plupart des châssis sont confiés au carrossier Touring pour réaliser soit des berlinetta, soit des spiders ou des même des roadsters. Très performantes, ces étonnantes Alfa Romeo 8C 2900B Touring de tourisme seront également utilisées en courses par des acheteurs privés très fortunés et remporteront elles aussi de brillants succès ....





Un châssis spécial inédit fut construit spécifiquement pour l'insolite Alfa Romeo 8C 2900B Touring, en tubes d’acier avec la carrosserie en alliage d’aluminium, le tout sera réalisé selon la technique « superleggera » développée par le carrossier Touring pour un poids final de la voiture de 1250 kg. Pour ce qui est du look général de la voiture, Anderloni a vraiment proposé un design très réussi avec ce long et gracieux capot moteur à l'avant qui se prolonge jusqu'au pare-brise fortement incliné. Cette berlinette avec son toit fastback, et les ailes arrière en forme de larme est pourvue de petits détails stylistiques assez inhabituels qui la rendent attrayante comme par exemple les persiennes du capot moteur et des caches-jupes de roues arrières. La répartition judicieuse des baquettes chromées et des ornements participent aussi grandement à la beauté de l'ensemble, c'est d'une élégance incontestable ....





L'emménagement intérieur de la jolie Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta était lui aussi d'assez bonne facture. En effet le tableau de bord était équipé de toutes les commandes et cadrans qui permettaient une surveillance complète de la mécanique en offrant tous les contrôles possibles. De plus pour une voiture à tendance sportive un côté assez luxueux avait été conservé avec du cuir de couleur et des inserts en aluminium du plus bel effet. Les moquettes épaisses de couleur assorti participaient aussi au confort général. L'ensemble était surligné par des surpiqures et des galons de finition qui complétaient à merveille le côté cosy de l'habitacle et son confort ....





Pour ce qui est de la mécanique de cette Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta, le moteur 8 cylindres en ligne de l’Ingénieur Vittorio Jano a été crée par assemblage de deux blocs de 4 cylindres en alliage léger recouverts par une culasse avec des chambres de combustion hémisphériques elle aussi en alliage léger et des pistons en forme de dôme avec deux arbres à cames en tête, le tout était entrainé par un vilebrequin unique et le synchronisme était obtenu par un train d'engrenages placé au centre entre chaque groupe de cylindres. Il avait, dans sa configuration initiale de 1931, une cylindrée de 2,3 litres et était alimenté par deux carburateurs Weber et une suralimentation assurée par deux compresseurs Roots. Graduellement cette cylindrée évolua en 2,6 litres jusqu’à atteindre 2,9 litres dans sa dernière version qui développait 225 chevaux à 5300 tours par minutes. Avec un poids assez limité pour une telle voiture plutôt imposante, ce moteur pouvait propulser l'engin à une vitesse de 185 km/h ce qui était élevé et peu courant dans les années 30 ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 8 cylindres en ligne
  • Alimentation : 2 Carburateurs Weber + 2 Compresseurs Roots
  • Disposition : Longitudinale avant
  • Cylindrée : 2905 cm3
  • Puissance : 225 ch à 5300 tr/min
  • Transmission : 4 rapports avec embrayage multidisques à sec



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Alfa Romeo




Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta - 1938 ...








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