@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Giorgetto Giugiaro

Fil des billets

vendredi 3 février 2017

Gordon Keeble GK1 - 1964







gordon00.jpg



Gordon-Keeble est une ancienne marque de voiture britannique construite d' abord à Slough , puis Eastleigh , et enfin à Southampton en Angleterre entre 1964 et 1967. En raison de l'ironie concernant la lenteur des tortues, les britanniques toujours fervents d'humour décalé ont choisi cet animal comme emblème pour le logo de la marque. La société Gordon Keeble Ltd et donc cette nouvelle marque était l’œuvre de deux jeunes ingénieurs, John Gordon et Jim Keeble, qui s'étaient retrouvés désœuvrés après la faillite de leur ancien employeur, la Peerless Motor Ltd ....





L'idée nouvelle de ces deux ingénieurs entreprenants était de sortir des sentiers battus de la production automobile britannique de l'époque en produisant sur le marché une GT qui proposerait le parfait mariage entre l'ADN anglais et sa bonne technologie, la beauté du style Italien avec son design et aussi la puissance et la robustesse de la mécanique Américaine. Quand en prime on sait que cette Grand Tourisme de chez Gordon Keeble devait aussi être accessible pour un prix assez raisonnable et bénéficier d'un service après-vente dans le monde entier, on comprends que la barre été placé assez haut et que ce ne serait pas facile ....





Avec un tel cahier des charges, les deux courageux ingénieurs entraient en fait en concurrence directe dans le cercle encore restreint à l'époque des euro-américaines de grand tourisme comme par exemple les Facel Vega, Bristol ou Iso Rivolta. Pour mener à bien leur projet, ils vont donc embaucher George Wansborough, l'ancien directeur du constructeur Jowet, pour renforcer l'équipe technique. La voiture sera finalement baptisée Gordon Keeble GK1 et sera enfin présentée au salon auto de Genève en 1960 pour la première fois ou elle ne laissa pas le public indifférent ....





La Gordon Keeble GK1 offrait un design plutôt réussi et convaincant avec des lignes de la carrosserie, signées Bertone, à la fois plaisantes et fonctionnelles, prévoyant quatre vrais places pour des adultes et un coffre spacieux. Il s'agissait de l'un des premiers dessins du jeune Giorgetto Giugiaro, alors âgé de 21 ans, et employé par le célèbre carrossier italien. La face avant proposait quatre phares légèrement inclinés dit de type "œil chinois" assez rare mais également utilisé par quelques autres marques européennes, généralement pour des voitures de grand Tourisme plutôt sportives telles que les Lagonda Rapide, Lancia Flaminia ou Triumph Vitesse ....





La Gordon Keeble GK1 proposait des solutions techniques plutôt modernes avec un châssis allégé de type "spaceframe" en tube d'acier carré spécialement conçu, une suspension avant indépendante à ressorts hélicoïdaux et bras triangulaires, un essieu arrière De Dion et des freins à disque à l'avant et à l'arrière. La carrosserie tout d'abord produite en aluminium sur le prototype sera remplacée par une carrosserie en fibre de verre, fabriquée par la société William et Pritchard, fournisseur officiel de nombreux petits constructeurs britanniques de l'époque. La voiture avait une longueur de 4674 mm, une largeur de 1727 mm, et un empattement de 2591. Tous ces ingrédients semblaient théoriquement sur le papier être la bonne recette pour un succès garanti grâce au très bon comportement général de la voiture ....





L'emménagement intérieur de cette étonnante Gordon Keeble GK1 était lui aussi de très bonne facture. En effet le tableau de bord était équipé de sept compteurs, cinq petits et deux gros, qui permettaient une surveillance complète et facile de la mécanique en offrant tous les contrôles possibles. De plus pour une voiture à tendance sportive un côté assez luxueux avait été conservé avec du cuir de couleur et des inserts en aluminium, mais aussi un tableau de bord élégant se prolongeant sur une console centrale du plus bel effet. Les interrupteurs à bascule, les vitres électriques, la climatisation, l'équipement audio, le volant alu cerclé de bois et les moquettes épaisses assorties participaient aussi au confort général de la voiture ....





Pour ce qui est de la mécanique, le coupé Gordon Keeble GK1 était équipé dans sa version la plus puissante d'un moteur américain provenant de la gamme Chevrolet. Ce moteur est en fait un V8 alimenté par 2 carburateurs double corps d'une cylindrée de 5395 cm³ qui développe une puissance de 304 chevaux à 5500 tr/mn et un couple de 245 Nm a 3000 tr/mn. Il est accouplé avec une boîte manuelle à 4 vitesses synchronisée qui lui donnait des performances très honorables pour l'époque avec une vitesse maximale de 225 km/h, ce qui lui permettait de faire jeu égal avec ses principales concurrentes anglaises comme les Jaguar E ou Aston Martin DB 5 ....





Malheureusement la Gordon Keeble GK1 apparaissait un peu trop tard, à une époque défavorable où les importations du marché américain étaient en perte de vitesse. Après seulement dix huit mois d'activité, et d'incessants problèmes de financement, la compagnie fut liquidée en mars 1965. Harold Smith, un vendeur d'automobiles à Londres apporta des capitaux dans l'entreprise pour racheter la marque en prenant la direction de la nouvelle société Keeble Cars Ltd qu'il va créer pour l'occasion. La vie des Gordon Keeble fut en définitive bien mouvementée, et parsemée de difficultés, d'embuches et de malchance. Durant sa courte existence, seulement 99 voitures furent produites avant la liquidation de la marque ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : V 8 Chevrolet
  • Disposition : Avant
  • Cylindrée : 5.4 litres
  • Puissance : 304 ch à 5500 tr/min
  • Vitesse : 225 km/h
  • Transmission : Boite manuelle à 4 vitesses



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Gordon Keeble




50th Anniversaire de la Gordon Keeble ...



Présentation de la Gordon Keeble ...






JPBlogAuto

mardi 14 juin 2016

Gaston Juchet Designer







juchet00.jpg



juchet01.jpg



Gaston Juchet est né en France en 1930. C'est un designer industriel français spécialisé dans l'automobile. Gaston Juchet était un homme discret qui avait une grande passion pour l’Art et le Dessin, en fait ce n'était pas un designer pur sucre mais plutôt un ingénieur passionné de dessin qui laissera toutefois une importante contribution au paysage automobile français des années 1960 aux années 1990. Avec le recul, on peut dire effectivement que Gaston Juchet demeure encore aujourd'hui l’un des personnages incontournables dans l’histoire de la marque Renault ....





Gaston Juchet était un homme discret qui n'avait rien en commun avec tous ces designers fameux dont la liste des créations se déroule telle un tableau de chasse. En effet, sa renommée n'a jamais égalé celle d'autres designers ayant œuvré pour Renault, comme Philippe Charbonneaux, Robert Opron ou Patrick Le Quément. Pourtant, durant près de trois décennies, il a marqué de son empreinte le style des voitures de la Régie. Cet homme humble et fidèle était l'anti-thèse absolue des patrons-designers vedette d'aujourd'hui, mais ce retrait tout relatif ne l'empêchera pas de signer des avancées marquantes dans l'histoire de Renault. Il était avant tout un artiste passionné et éclectique se consacrant au dessin, à la peinture, et aussi à la photographie qui était attiré depuis toujours par le monde de l'aviation et celui de l'automobile, montrant des dispositions précoces pour les arts graphiques ....





En 1955, Gaston Juchet obtient son diplôme d'ingénieur à l’École Centrale de Paris et part presque aussitôt faire son service militaire. A son retour, avec son diplôme d'ingénieur en aérodynamique en poche, Juchet frappe à la porte de la régie Renault et ses quelques dessins automobiles lui valent d'être aussitôt engagé à la direction Recherches et Développements en 1958. Son premier chantier consistera à mettre au point le capot de la Caravelle. Bien que de formation technique, il se fait remarquer pour ses talents d'illustrateur et son aptitude à exprimer clairement ses idées au moyen de gouaches très réalistes. La régie va donc le faire travailler avec Philippe Charbonneaux pour sortir le projet de la Renault 8 de l'impasse, et ensemble ils vont définir les lignes simples et cubiques de celle qui va succéder à la Dauphine ....





En 1965, alors âgé de 35 ans, la direction de Renault propose à Gaston Juchet le poste de Responsable du Style automobile de la marque et il met vite en place un véritable studio consacré au design, dissocié du bureau d'études carrosserie en s'entourant progressivement d'une équipe de stylistes de talent. A cette époque, la firme commence à plancher sur l'idée d'une berline haut-de-gamme, mais après une douzaine de prototypes réalisés, le projet 114 carrossé par Ghia qui deviendra la future Renault 16 s'avère bien vite trop coûteux, et il faut donc repartir de zéro. Gaston Juchet va figé ce qui sera la ligne définitive de la R 16 avec un collaborateur jeune ingénieur du nom de Claude Prost-Dame. De conception révolutionnaire pour l'époque, avec son hayon arrière totalement inédit combinant les avantages d'un break et d'une berline, ses lignes à la fois fluides et tendues, son confort et ses performances, la R 16 sera déclarée, peu après sa sortie, première "Voiture de l'année" par un jury international et deviendra bien vite une voiture indémodable ....





La paternité de la ligne d'une automobile est comme le reconnaissait humblement Gaston Juchet difficile à établir, car selon lui il s'agit toujours d'un travail d'équipe. Mais force est de constater que depuis 1965 jusqu'à 1978 il supervise brillamment avec son équipe le style et le design de beaucoup de modèles célèbres de la marque comme la Renault 16 en 1965, la Renault 6 en 1968, la Renault 12 en 1969, les Renault 15 et 17 en 1971, la Renault 5 en 1972, les Renault 30 et 20 en 1975, la Renault 14 en 1976 et la Renault 18 en 1978, marquant ainsi de sa patte discrète une nouvelle lignée de modèles au losange qui seront appréciés dans toute l'Europe ....





C'est en fait sous la direction de Gaston Juchet que voient le jour plusieurs autres innovations majeures sur les voitures de la marque Renault, comme la carrosserie deux volumes et le développement de la modularité intérieure sur une berline haut de gamme ou l'adoption des boucliers en plastique entre autre. Outre des belles automobiles au design marquant et au succès commercial avéré, Gaston Juchet introduisit aussi les méthodes modernes de maquettage et la Conception assistée par ordinateur CAO. Il attira également des talents éclectiques et cosmopolites au sein de l’équipe du Style et il contribua à l’essor du Design industriel à l’époque où le Groupe Renault concevait des tracteurs, camions, tondeuses, cycles, etc. Avec le rachat d'Alpine, Gaston Juchet aura aussi la lourde responsabilité de faire oublier la fameuse "Berlinette" et dessinera sa remplaçante, l'A310, apparue en 1973 ....





Au début des années 80, la gamme Renault est constituée d'un véritable patch-work stylistique volontaire pour pouvoir offrir une voiture à chaque classe de la clientèle. L'ensemble finit par manquer de cohérence et le style intérieur reste le parent pauvre. C'est dans ce contexte que la Régie décide de créer un véritable service de style intégré. La direction de celui-ci est confiée à Robert Opron qui a pour mission de développer la créativité chez le constructeur de Billancourt. Gaston Juchet reste toutefois à la Régie, et même si il perd de son influence, n'étant plus le numéro un du style et donc n'étant plus sous le feu des projecteurs, il continue ses travaux avec discrétion et efficacité. Ainsi à la Renault 12 alors vieillissante succède alors la toute nouvelle Renault 18 plus classique dont le style doit beaucoup à ses travaux ....





A partir de cette époque Gaston Juchet collabore harmonieusement avec Robert Opron et à eux deux ils vont apporter à Renault des idées nouvelles. On leur doit notamment le principe de la bulle arrière, déjà utilisée sur la Citroën SM, et qui sera aussi adoptée sur les Renault 11, Renault Fuego et Renault 25. Du fait du choc pétrolier on voit éclore chez plusieurs grands constructeurs des études de voitures au coefficient de pénétration dans l'air record. Gaston Juchet qui est ingénieur en aérodynamique de formation, pilote chez Renault tous ces projets qui donnent naissance aux prototypes Eve et Vesta, des véhicules de recherche sur les économies d'énergie. La Vesta II de 1987 qui succède aux études Eve, Eve + et Vesta I de Gaston Juchet est donc l'aboutissement de toutes les recherches de la firme en matière de réduction de la consommation de carburant entamées en 1980. Le tout dernier prototype Vesta II, avec son coefficient de traînée record de 0,186, réussira à rallier Bordeaux à Paris par l'autoroute avec une consommation moyenne de 1,9 l. au 100 km. Ce super record mondial n'a d'ailleurs jamais été battu à ce jour ....





En 1985, après le départ de Robert Opron, Gaston Juchet reprend la direction du style chez renault. On peut y voir une forme de reconnaissance pour la fidélité qu'il a toujours eue pour son employeur. Le Centre Style Renault compte alors plus de cent personnes, dont une cinquantaine de maquettistes et environ vingt cinq stylistes. A cette période, Gaston Juchet s'ouvre vers l'extérieur et il entretient notamment des collaborations avec plusieurs grands studios de design italiens qui sont désormais régulièrement consultés, qu'il s'agisse de Marcello Gandini pour la Super 5 de 1984 ou de Giorgetto Giugiaro pour les Renault 21 de 1986 et Renault 19 de 1988. Mais Juchet souhaite apporter une succession à la mythique Renault 4. Il s'est déjà investi depuis le début des années 70 dans plusieurs projets de véhicules bas de gamme, mais ceux-ci n'ont jamais abouti. Mais avec la collaboration du designer Jean Pierre Ploué, le travail de Gaston Juchet finira par donner naissance à la petite Twingo ....





En 1986, Raymond Lévy arrive à la Régie et quelques mois plus tard, il nomme Patrick Le Quément, designer de réputation internationale, ex Simca, Ford et Volkswagen, au poste de directeur du design industriel. L'année suivante, en 1987, Gaston Juchet décide de prendre sa retraite après avoir été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1984 et après avoir obtenu le Grand Prix de l’Esthétique Industrielle en 1976, une carrière bien remplie. L'automobile n'étant pas son seul centre d'intérêt, il se consacrait durant ses temps libres au dessin, à la peinture, à la photographie et il laisse une œuvre colossale qu'il est souvent possible de découvrir dans de nombreuses expositions d’arts. Il contribua également à de très nombreux ouvrages traitant de l’automobile et du design, à l’encyclopédie des métiers de l’automobile et se consacra aux travaux de documentation du Département Histoire et Collection. Gaston Juchet décède trop tôt en 2007 à l'âge de 77 ans à peine ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Renault Concepts



La gamme Renault 16 de Gaston Juchet ...



La Renault 8 Gordini de Gaston Juchet ...



La Renault Alpine A310 V6 de Gaston Juchet ...





JPBlogAuto

lundi 9 mai 2016

Marcello Gandini







gandini00.jpg



gandini01.jpg



Marcello Gandini est un designer automobile italien né le 26 Août 1938, à Turin qui a conçu certaines des plus belles voitures à partir du milieu des années soixante. Il a rapidement développé une véritable passion pour l'automobile dans les années 1950 et a donc commencé à dessiner pour son loisir personnel. Bien qu'il ai principalement utilisé la majeure partie de ses capacités créatrices dans la conception des voitures, il a aussi été impliqué plus rarement dans le design industriel et l'ameublement ....





Marcello Gandini appartient à un triumvirat de designer célèbres et reconnus, avec Giorgetto Giugiaro et Leonardo Fioravanti, tous nés en 1938, et il est considéré par tous les amateurs de voitures sportives comme celui qui aurait dessiné les plus belles voitures du genre de l'après guerre. De très nombreux ouvrages qui lui sont consacré attestent de cet engouement pour son travail et il était d'ailleurs l'un des vingt plus fameux stylistes nominés pour le titre de meilleur Designer du siècle ....


gandini03.jpg


Fils d'un musicien chef d'orchestre, Marcello Gandini est un homme plutôt effacé, modeste et calme qui ne fréquente pas ou très peu les salons automobiles et n'a aucun goût pour les relations publiques. C'est un autodidacte qui travaille toujours à l'ancienne sur une planche à dessin sans utiliser les nouvelles techniques et les logiciels qu'offre l'informatique moderne comme cela est le cas pour de nombreux designers actuels. Après avoir passé une grande partie de sa jeunesse créative comme designer industriel, l'histoire de Gandini avec les automobiles ne commence qu'avec son premier concept-car pour Osca en tant que styliste indépendant quand il avait seulement 20 ans et qui le fera remarquer par un certain Nuccio Bertone ....





En 1965, Marcello Gandini se voit offrir le poste vide laissé par le départ de Giorgetto Giugiaro comme responsable du style chez Bertone. Son employeur l'invite à concevoir les projets de Ghia pour le prochain Salon de Genève, qui se tient dans quatre mois. C'est finalement dans ce laps de temps très court qu'il imagine la très élégante et intrigante Lamborghini Miura, l'une des supercars les plus influentes dans l'histoire. Comme il n'y avait pas de limites ou de règles à suivre à l'époque pour ce genre de projet, le jeune Marcello mis sa vision novatrice en avant pour produire quelque chose que le monde automobile n'avait jamais vu auparavant ....





Ce coup d'essai va faire d’emblée sa réputation et Marcello Gandini va orienter le style de Bertone dans une direction très spectaculaire, avec des réalisations aussi surprenantes que les Lamborghini Miura, Espada et Countach. Avec Gandini, la distinction entre voiture de course et routière s'estompe largement et il est donc aujourd'hui possible de dire avec le recul qu'il a joué un rôle vraiment majeur dans la naissance des premières voitures que l'on a baptisé plus tard des " Supercars " ....





Chez Bertone, Marcello Gandini, met sur pied un véritable bureau d'études, créé un état d'esprit et assure la pérennité du style maison tout en lui insufflant sa propre personnalité sur une longue période de quinze années. Sous son impulsion, le centre de style recrute des tôliers, débusque des stylistes, et forme finalement une véritable équipe très compétente. Les voitures sont bien accueillies par la presse et par le public, car elles sont parfaitement dans l'air du temps, en s'inscrivant dans la lignée des voitures de sport des années 50 et 60. De plus Gandini propose des couleurs spécifiques inhabituelles comme l'orange, le vert pomme et aussi le jaune qui à l'époque n'existait pas en automobile, le public adhère immédiatement ....





La superbe Alfa Romeo Montréal de Marcello Gandini est présentée à l'Exposition Universelle de Montréal en 1967. La même année, Gandini propose l'incroyable Lamborghini Marzal qui possède d'imposantes surfaces vitrées, un immense pare-brise et de très larges portes papillon qui dégagent entièrement l'accès aux quatre sièges baquet, une merveille. En 1968, la Lamborghini Espada est présentée au Salon de Genève ou elle va susciter de nombreux commentaires admiratifs en raison de son esthétique singulière pour une automobile de série qui propose une silhouette longue et basse, avec des courbes tendues. Au Salon de Paris 1968 la superbe Alfa Romeo Carabo, construite sur la base d'une 33 de compétition surprend car le dessin de Gandini marque une fois de plus l'histoire du style automobile, avec ses formes en coins, plates et pointues, sans rupture entre le capot et l'habitable ....





L'Autobianchi A 112 Runabout est un engin de loisirs basé sur la nouvelle petite citadine de la marque. Cette étude de Marcello Gandini présentée au Salon de Turin 1969 servit de base à la conception de la future Fiat X 1/9 de 1972. L'étonnante BMW Garmisch basée sur une 2002 TI fut présentée à Genève en mars 1970, elle a inspiré le style de la Série 5 de 1972, mais Gandini pensait qu'il s'agissait d'une proposition réaliste, apte à rentrer rapidement en production. A cette époque, Gandini dessine également la Lamborghini Jarama appelée à succéder à la vieillissante Islero dont les lignes sont inspirées de celles de l'Iso Lele présentée l'année précédente et qui sera exposée au Salon de Genève en mars 1970 ....





La voiture préférée de Marcello Gandini est la plus sportive de toutes, la plus violente, la plus désirable selon lui. Il en fut le concepteur solitaire, dessinant sa carrosserie et son châssis, c'était la Lancia Stratos qui fut présentée à Turin en novembre 1971. Au salon de Genève en 1971, Gandini sort son nouveau joker, l'incroyable Lamborghini Countach, celle ci avec ses formes brutales, rompt avec les canons classiques de la beauté automobile qui s'appuie depuis toujours sur des courbes élégantes. En 1972, sur un châssis de Citroën GS, Gandini dessine un coupé aux lignes à la fois douces et fluides et donc le design de cette Citroën Camargue est dépouillé de toute agressivité et de toute coquetterie superflue inutile ....





En 1972, Marcello Gandini dessine la Maserati Khamsin qui combine une robe classique et élégante avec une V8 de 5 litres capable d'emporter cette sublime GT à plus de 250 km/h. En 1973, Gandini est l'auteur des lignes de la Ferrari 308 GT4, relativement sobre pour une automobile née sous le signe du cheval cabré. C'est la première fois depuis vingt ans que Ferrari confie le dessin de l'une de ses voitures à un autre carrossier que Pininfarina. En 1974, en pleine crise énergétique, Bertone présente au Salon de Turin la Lamborghini Bravo, une superbe GT aus lignes pures, sans décrochement de l'avant à l'arrière. En 1976, Gandini propose l'insolite Alfa Romeo Navajo qui est une sorte de prototype de recherche à l'état pur, avec son profil en coins, ses phares encastrés sur les flancs, son pare-brise à vision totale sans montant. Au Salon de Genève 1977, Gandini propose l'insolite Jaguar Ascot ....


gandini04.jpg


En 1979, Marcello Gandini quitte Bertone pour s'installer à son compte. Depuis qu'il a débuté sa carrière, son activité se concentre exclusivement sur l'automobile. A son sujet, il préfère parler de style plutôt que de design, réservant ce terme aux autres produits de consommation plus courante. Aprés avoir dessiné en 1988 la Cizeta Moroder et la Lamborghini Diablo, ainsi que la Maserati Shamal en 1989, puis ensuite la Iso Grifo 90 et la Bugatti EB 110 en 1991, Gandini est devenu à la fin des années 90 le spécialiste incontesté des supercars. Au début des années 2000, Gandini va aussi proposer la De Tomaso Mangusta et la Stola S81. Les constructeurs qui font appel à ses services attentent un état d'esprit en dehors des normes. Ils recherchent un homme d'avant-garde, un provocateur, un créateur capable de marcher à contre-courant car Gandini ne se répète pas, il invente sans cesse ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Marcello Gandini



Marcello Gandini - Designer automobile ...



Marcello Gandini - Designer automobile ...







JPBlogAuto

- page 1 de 5