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vendredi 17 novembre 2017

Lamborghini Islero S 400 GT - 1969











On ne présente plus la marque « Lamborghini », ce célèbre constructeur automobile italien de voiture de sport et de luxe, anciennement constructeur de tracteurs agricoles, installé à Sant'Agata Bolognese en Italie et fondé en 1951 par l'industriel Ferruccio Lamborghini. Plus tard en Octobre 1963, Ferruccio va créer la firme Automobili Lamborghini spécialisée dans la production de voitures sportives de prestige pour concurrencer les Ferrari et Maserati qui ne lui plaisent pas ....





La voiture qui fait l'objet de cet article est une des GT sans doute la moins connue de la marque. La Lamborghini Islero S 400 GT est un modèle du constructeur présenté lors du Salon international de Genève en mars 1968, qui remplace la Lamborghini 400 GT 2+2. Le nom d'« Islero » est attribué en référence au taureau qui a tué dans l'arène le fameux matador Manolete en 1947. La naissance de cette Islero coïncide avec la fermeture de la société de Carrosserie Touring et donc la firme s'adresse alors à la Carrosserie Marazzi, une entreprise industrielle reprise par des anciens collaborateurs de Touring pour sa construction ....





La Lamborghini Islero S 400 GT est donc une Grand Tourisme coupé dite 2+2 au profil tranché et à la ligne ramassée. Le dessin de l'Islero ne fait pas l'unanimité et beaucoup lui reprochent de n'être qu'une simple évolution de la 350 GT. Ses lignes ne sont d'ailleurs pas sans rappeler celles du premier projet, la 350 GTV, au niveau de la face avant à phares escamotables. Pourtant, une sortie d’air sur l’aile avant permet de distinguer les modèles S des précédentes, mais ce n’est pas la seule différence. La prise d’air du capot est agrandie et un rebord sur les passages de roue souligne le dessin des ailes de la voiture ....





La Lamborghini Islero S 400 GT qui pèse 1.315 kilos est donc relativement lourde pour l'époque. Ce poids assez important s'explique notamment par l'option retenue d'utiliser une structure en acier plutôt qu'en alliage léger. En fait l'Islero a retenu la structure interne, l'empattement et le châssis en tube carré du précédent modèle 400 GT 2 + 2. Les dimensions de la voiture sont de 424 cm en longueur, 173 cm en largeur et 130 cm en hauteur. Des roues plus grandes ont été utilisées, ce qui signifie que l'empattement avant et arrière a augmenté de taille et passe à 2550 mm avec une monte pneumatique en 205/70 VR15 ....





La Lamborghini Islero S 400 GT n'était pas destinée à la piste ou à la course, mais en tant que GT elle devait être capable de performances honorables et disposait donc de suspensions bien étudiées à triangles superposés, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs aux quatre roues, ainsi qu'un système de freinage performant avec quatre disques ventilés Girling. Elle s'offre de surcroît des jantes fil Borrani, cependant souvent remplacées par des Campagnolo en magnésium qui outre l'amélioration du look général offre un surcroit d’adhérence bienvenue avec la monte pneumatique adaptée ....





L'habitacle intérieur de la Lamborghini Islero S 400 GT a été revu en profondeur par rapport au précédent modèle et dispose maintenant de nouveaux sièges, ainsi que d'un tableau de bord et une console centrale complètement redessinés. Elle est entièrement garnie d'un superbe cuir Connoly de couleur fauve à passepoil rouge et le ciel de toit est beige. Le cuir habille aussi les sections latérales situées sur la console centrale ainsi que les accoudoirs placés dans les portières. Elle est bien sur entièrement équipé avec toutes les commodités de luxe disponibles à l'époque, vitres électriques, direction assistée, équipement radio complet, sièges électriques, climatisation, et même d’un possible toit ouvrant en option ....





Pour ce qui est de la mécanique, la Lamborghini Islero S 400 GT est disponible équipée du moteur V12 ouvert à 60°. Ce moteur de deux doubles arbres à cames en tête est pourvu de deux soupapes par cylindres et offre une cylindrée de 3.929 cm3. Alimenté par 6 carburateurs double corps Weber, il développe 350 chevaux à 7000 tr/min. et un couple de 385 mkg à 5000 tr/min. Cet engin offre donc des performances très honorables à la voiture avec par exemple un 0-100 km/h en 6.5 secondes et une vitesse de pointe avoisinant les 260 km/h ce qui pour l'époque est plutôt remarquable ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 12 cylindres en V
  • Cylindrée : 3929 cc
  • Puissance : 350 ch à 7000 t/mn
  • Couple : 385 Nm à 5000 t/mn
  • Transmission : Propulsion avec boite à 5 rapports
  • Vitesse : Environ 260 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Lamborghini - © ConceptCar




La Lamborghini Islero S 400 GT - 1969 ...








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mercredi 29 février 2012

Sunbeam Tiger - 1966



SUNBEAM TIGER ….







L’industriel anglais John Marston est à l’origine de la firme « Sunbeam Motor Car Compagny » qu’il installa à Wolverhampton en 1905 . Si les débuts de l’activité étaient consacrés à la fabrication de bicyclettes, bien vite la production de voitures va aller en s’accélérant à partir de 1913 en proposant plusieurs modèles . Après la première guerre mondiale, dans le but de relancer la production, Sunbeam s’associe aux français Talbot et Darracq en créant la « Sunbeam-Talbot-Darracq Motors LTD » . Outre la construction de voitures classiques, « Sunbeam » se consacre aussi à la compétition et aux records . En 1935, le groupe STD est racheté par la firme « Rootes » . Dans les années 50, Sunbeam va remporter de nombreux succès en compétition avec des pilotes renommés comme Stirling Moss ou Mike Hawthorn dans des grandes classiques comme le Monté Carlo, le RAC, le Tour de France ou l’Acropole . Finalement, en 1967 Chrysler reprends le groupe Rootes ….



La Sunbeam Alpine series I sort des chaînes en 1959, à cette époque la marque est toujours la propriété du groupe Rootes . Motorisée par un quatre cylindres de 1494cc, manquant singulièrement de puissance, elle sera remplacée dès 1960 par la série II, équipée d’un moteur porté à 1592cc . Suivra la série III, la préférée des puristes, en 1963, puis la série IV début 1964 qui se distingue par des ailes arrière et une calandre redessinées . C’est un joli spider 2 places qui pour faire face à la concurrence toujours plus présente va devoir être amélioré en motorisation . Pour lutter contre les Triumph, MG et autres Austin Healey, la firme décide de lui greffer un V8 . Le travail d'adaptation est confié à Shelby qui a déjà créé la Cobra . Un prototype est construit et amené en Angleterre et la maison mère Rootes est séduite et conclu un contrat avec Ford pour l'approvisionnement des moteurs . Tout le travail de mise en production et d'homologation est effectué par Rootes . La carrosserie de l'Alpine est conservée intacte, pourtant le V8 américain est placé sous le capot . Elle conserve l'essentiel de sa petite sœur l'Alpine et elle est rebaptisée Sunbeam Tiger ….



La commercialisation de l’étonnante Sunbeam Tiger débute en 1964 . En fait, la Tiger est produite en parallèle à l'Alpine, mais comme Sunbeam n'a pas la place de fabriquer les deux séries, la production de la Tiger est confiée à Jensen . C’est un cabriolet du type Spider qui est devenu plutôt sportif et vraiment insolite . Imaginez une petite Peugeot 204 cabriolet avec un gros moteur de Mustang, c'est un peu ce qu'obtenait l'acheteur d'une Tiger à l’époque . Pour autant ces un modèle qui adopte des solutions techniques assez nouvelles comme un alternateur à pôle négatif à la masse (en 12 volts) une révolution au royaume d’Albion . La transmission se fait aux roues arrière et la boîte de vitesses à quatre rapports plus marche arrière, commandée depuis le plancher, est pilotée par un embrayage Borg and Beck à diaphragme monodisque à sec, toute synchronisée, premier rapport inclus . De plus, comme nombre de ses concurrentes anglaises de l’époque elle pouvait être équipée, sur demande, d’un overdrive Laycock de Normanville agissant sur les troisième et quatrième rapports, lui permettant de faire chuter sensiblement le régime moteur tout en réduisant le niveau sonore . Tout au long de sa production, la superbe petite Sunbeam Tiger va emprunter ses suspensions aux modèles de série du groupe Rootes, en fait celles des Hillmann ou des Singer ....



Sur la Sunbeam Tiger, on trouve donc une combinaison de ressorts hélicoïdaux et d’amortisseurs télescopiques articulés sur des triangles superposés, assistés dans leur tâche par une barre anti-roulis . La suspension arrière, nettement plus archaïque est constituée de ressorts à lames, semi elliptiques au nombre de six additionnés d’amortisseurs hélicoïdaux . Le pont arrière est de type rigide . Il est à noter que, si la suspension arrière semble surannée, il faut se souvenir que jusqu’à la série III, les ressorts semi elliptiques étaient assistés par des amortisseurs à levier Armstrong, dignes d’une auto d’avant-guerre, ne favorisant ni la précision de conduite, ni le placement de l’auto en courbe . Le système de freinage hydraulique, fourni par Girling, offre deux disques en fonte d’un diamètre de 250 mm à l’avant et deux tambours à l’arrière . Ce système, qui se révèlera très fiable est pourvu d’une assistance, apparue dès la série II et utilise la dépression interne du moteur . Le frein à main, à câbles, agit quant à lui sur les roues arrière . Bien que classique, ce système de freinage sera toujours à la hauteur . La direction est équipée d’un boîtier Burman à recirculation de billes et présente une singularité rare sur ce type de véhicule car elle est réglable en profondeur avec un débattement d’environ six centimètres grâce à une mollette située sur la colonne de direction . Comme on peut donc le constater, pour l’époque, la Sunbeam Tiger offre des solutions techniques plutôt convoitées par ses concurrentes ....



la Sunbeam Tiger se révèle être une auto résolument moderne avec sa carrosserie monocoque en acier, renforcée par des longerons croisés, lui offrant une rigidité rarement atteinte pour un cabriolet de cette époque . Sobre, sans fioritures, la ligne de caisse dessinée d’un seul trait dans un style très lisse est l’œuvre de Kenneth Howes, élève de Raymond Loewy, qui eût pour mission à l’époque de créer une auto destinée à séduire le marché U.S. d’où, entre autres, les ailerons arrière . Ce qui frappe en s’installant à bord, c’est l’aspect cossu et confortable . Cela se manifeste par des détails comme les déflecteurs, l’accoudoir central entre les sièges avant, le confort de ces derniers, jusqu’à la facilité à s’introduire derrière le volant . Le tableau de bord tout de noir vêtu offre, quant à lui, une bordée d’instruments et de compteurs divers . Pour finir, le grand pare-brise vous permet une large vision panoramique sans vous barrer la vue par son montant supérieur étant donnée sa hauteur inhabituelle pour un véhicule de ce type . Pour ce qui est de la mécanique, l’étonnante Sunbeam Tiger est équipée du V8 de la Ford Mustang de 4.7 litres de cylindrée qui développe 203 chevaux et un couple de 39 mkg . Avec un poids plume de seulement 1150 kilos, cette puissance lui autorise une vitesse de pointe supérieure à 195 km/h . Lorsque le contrôle du groupe Rootes est repris par Chrysler, la production de la Sunbeam Tiger s'interrompt en 1968 après 7066 exemplaires fabriqués ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.7 Litres
  • Puissance : 203 chevaux
  • Couple : 39 mkg
  • Vitesse : 195 km/h
  • Poids : 1150 kg






La « Sunbeam Tiger », c'est ça ...



La « Sunbeam Tiger », c'est ça ...





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lundi 21 novembre 2011

Morgan Plus 8 - 1968



MORGAN PLUS 8 ….







« Morgan Motor Company » est un constructeur automobile britannique spécialisé dans la production de voitures sportives, dont le style évoque encore aujourd'hui pour beaucoup de passionnés les années 1940 et 1950 . La société a été créée en 1910 par H.F.S. Morgan, un ingénieur du Great Western Railway . C’est une entreprise qui se caractérise par son aspect très familial et qui n'utilise pas de chaîne de montage . En effet une large partie de la fabrication se fait encore de nos jours à la main . En 1936, la société lança son premier Four-four (4/4), c'est-à-dire un véhicule doté de quatre roues et de quatre cylindres qui ne fut pas un grand succès, mais la Plus-Four qui le remplaçait en 1950 fit de brillants débuts en rallye . En 1959, HFS mourut, laissant l'entreprise à son fils Peter qui continua l'activité en maintenant la tradition familiale . Après son décès en 2003, son fils Charles assure la continuité de la direction de la firme "Morgan" ….



Lancée au salon d’Earl’s Court en octobre 1968, la Morgan Plus 8 constitue la première grande nouveauté de l'histoire moderne de Morgan . Sous ses airs de docile cabriolet, la Morgan Plus 8 cache bien son jeu . Par rapport à la Morgan 4, elle montre très peu de différence de l'extérieur . Pourtant, on peut remarquer qu'elle est légèrement plus large et qu'à l'avant, cet élargissement se traduit par un agrandissement de la partie entre l'aile et le capot . On peut constater également que les roues sont plus larges pour transmettre la puissance au sol et encaisser les performances en hausse . Ayant pris de l'ampleur par rapport aux modèles à quatre cylindres grâce à l'élargissement de l'intervalle situé entre les ailes et la calandre, la Plus 8 offre une silhouette extrêmement plate, très suggestive de l'idée de performances . Par ailleurs, le cockpit de la Morgan Plus 8 est réalisé en aluminium, les ailes étant en acier ou en aluminium sur option ….



Afin de rappeler le passé glorieux de ses propulsions d'antan , le châssis de la Morgan Plus 8 reprend la même architecture que sa devancière et surtout son poids réduit de l’ordre de 900 kg . Quant au freinage, il est assuré par des disques Girling à l’avant et des tambours à l’arrière . Ce très insolite petit roadster est un classique deux places doté d’une direction à crémaillère et d'un pont autobloquant qui participe au bon comportement général de la voiture . Équipée d'amortisseurs télescopiques, la voiture saute beaucoup moins sur les irrégularités de la chaussée . Le confort s'en trouve nettement amélioré et cette qualité fait de la très étonnante Morgan Plus 8 une voiture plus douce, plus moderne et plus civilisée que les Morgan à quatre cylindres ....



En fait, sur la Morgan Plus 8, c'est la mécanique qui change tout . En 1968, l'élégante et sage Morgan reçoit le V8 de la Rover 3500 hérité de chez Buick, à arbre à cames central, qui transforme la voiture en petite voiture de sport . Le rapport poids/puissance est assez étonnant, mais cette débauche de puissance est toutefois compensée par l'extrême souplesse du V8 Rover . Si les sorties de virages doivent être abordées avec circonspection de manière à éviter les dérobades du train arrière, le moteur permet de ne pas jouer trop souvent du levier de vitesse . Dès 1972, la Plus 8 obtient la boite à 4 rapports Rover, puis la boite 5 rapports de la Rover SD1 . Le V8 suivra toutes les évolutions que Rover lui donnera, que ce soit l'injection électronique Lucas qui porte alors la puissance à 190 chevaux . Sur la route, la forte présence du moteur s'impose au conducteur par ses qualités musicales, qu'elle doit à la sonorité grave et chaleureuse du V8 et à la poussée qui est extraordinaire et aussi aux reprises impressionnantes . Le plaisir de conduire au volant du roadster Morgan Plus 8 atteint son paroxysme ....



Toutefois, le couple énorme de la Morgan Plus 8 demande une vigilance accrue en virage serré . Et sur route mouillée, le risque de tête-à-queue est permanent pour peu que l'on sollicite trop les ressources de la mécanique . Si la Plus 8 déborde de puissance, elle n'est en rien brutale . L’abondance des chevaux à tous les régimes confèrent à cette voiture un exceptionnel agrément de conduite . La boîte de vitesses à cinq rapports se révèle agréable et les reprises en quatrième constituent un vrai régal . Les roues en alliage léger constituent la monte standard du modèle, alors que des roues à rayons chromées représentent une option . En 1997, le V8 Rover sera porté à 4,5 litres et la puissance va atteindre les 220 chevaux pour un couple de 35 mkg . Avec cette puissance plutôt élevée, les performances sont importantes et la vitesse de pointe dépasse alors les 200 km/h . Finalement, la Morgan Plus 8 est arrêtée en 2003 car elle n'a pas pu résister aux nouvelles normes antipollution . Elle est remplacée en 2004 par une version Roadster V6 de 3 litres fourni par Jaguar ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.5 Litres
  • Puissance : 220 chevaux
  • Couple : 35 mkg
  • Vitesse : 200 km/h







La « Morgan Plus 8 », c'est ça ...



La « Morgan Plus 8 », c'est ça ...





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