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mercredi 11 janvier 2012

Alpine A310 V6 - 1980



ALPINE A 310 V6 ….







« Alpine » est une marque française de voitures de sport et de compétition fondée en 1955 à Dieppe . Plus tard, la société collabore avec Gordini et Renault et devient spécialiste des carrosseries en polyester stratifié . Dans l'histoire de l'automobile française, la marque « Alpine » a cristallisé à elle seule quasiment toute la sportivité made in France . Les innombrables victoire de la marque en course ont même forgé la légende . Chez ce constructeur mythique, un modèle a fait une très grosse partie de la renommée de la firme à lui tout seul c’est la fameuse « Berlinette », l'aboutissement d'un rêve entamé en 1955 avec les premiers coaches sur base de 4 CV . En 1973, Renault devient majoritaire dans la société Alpine dont Jean Rédélé reste cependant le PDG . La marque gagne encore de nombreux rallyes et lance le successeur de la Berlinette, son nouveau modèle un superbe coupé GT sportif 2+2 baptisé A 310 ….



L'étonnante Alpine A 310 est la dernière Alpine décidée par Jean Rédélé . Celle-ci a pour tâche de seconder l'ancienne A110 dans la gamme . Sa mission est de conquérir une nouvelle clientèle qui trouve la berlinette trop spartiate et qui ont maintenant une famille . En effet l'A310 dispose d'un confort nettement supérieur, ainsi que deux petites places arrière qui lui permettent de prendre le qualificatif de 2+2 . Depuis l'arrêt en 1967 des A110 il n'existait plus dans la gamme de coupé à quatre places . En reprenant l'empattement exact de ses devancières, soit 2,27 m, elle se retrouve en confrontation directe avec la Porsche 911 . L'Alpine A310 est née en quatre cylindres, pour faire son entrée dans l'arène des GT avec un moteur quatre cylindres 1,6 litres de la Renault 16 TS . Mais à l’époque, ce n’est en réalité qu’une GT aux performances flatteuses obtenues dans un niveau de confort inédit pour une production Dieppoise . En 1977, Renault commercialise enfin celle qui aurait du être née dès 1971, l’insolite Alpine A310 V6 . Plus performante, un moteur V6 et une ligne retouchée, qui de nos jours est devenue un Classic Vintage très recherché ….



C'est à la fin des années 60 que remontent les premières esquisses de la belle et surprenante Alpine A310 . Ce sont notamment les dessins de Marcel Béligond qui furent retenus . A l'opposé des lignes rondes et typées des sixties de la berlinette A110, l'Alpine A310 se distingue par une ligne très aérodynamique et un arrière ramassé . Une des originalités de ce dessin est la batterie de 6 phares qui sont cachés derrière une vitre en plexiglas qui s'étale sur toute la face avant . Les feux arrière sont repris de ceux de la Renault 8 Gordini . Avec l’arrivée de la version V6, des retouches de style vont apparaitre comme les feux avant, toujours sous plexiglas mais dont la surface a été réduite et qui sont ramenés à 4 feux carrés . Les très belles jantes Alpine à trois goujons et trois fentes sont d'un dessin inédit . L'arrière hérite d'un becquet aérodynamique pour parer à l'augmentation des performances et donc des contraintes aérodynamiques . L'habitacle est également revu et gagne en équipements et présentation avec lève-vitres électriques, pare-brise feuilleté, sièges " pétale ", autoradio de nouveau sur la planche de bord . Globalement, tous les petits changements subtils et mineurs opérés sur le superbe nouveau coupé Alpine A310 V6 comparés à la version 4 cylindres donnent une pureté à la ligne encore améliorée ....



Reprenant la structure de l'ancienne A310 4 cylindres, et la tradition maison, c'est au châssis à poutre centrale que les ingénieurs vont renouveler leur confiance pour le coupé Alpine A310 V6 . Toutefois, par rapport à celui de la version 4 cylindres, il est renforcé pour pouvoir accueillir et supporter le V6 plus lourd et plus gros . Sur ce châssis à poutre centrale sont fixées les suspensions indépendantes composées de combinés ressorts hélicoïdaux/amortisseurs télescopiques réglables . Des barres antiroulis sont montées à l'avant (23 mm) et à l'arrière (26 mm contre 24 mm sur la 4 cylindres) . Toujours quatre disques montés de série pour ralentir notre GT nationale, mais désormais les disques avant sont plus gros et ventilés . La direction à crémaillère dirige les roues avant en alliage léger de 13 pouces chaussées en 185/70 VR 13, tandis que l'essieu arrière repose sur des jantes chaussées en 205/70 VR 13 . A partir de 1980, la voiture hérite des trains roulants de la Renault 5 Turbo, ce qui va améliorer le comportement routier très nettement . Avec l'arrivée de ce moteur V6, tout va changer, nouvelle coque, nouvel intérieur, nouvelles suspensions et à partir de 1979 une boîte de vitesses à 5 rapports, c’est la GT française de l’époque, la géniale Alpine A310 V6 ....



Sous le capot arrière, de l’étonnante Alpine A310 V6 on trouve l'objet de toutes les polémiques, le V6 PRV de 2,7 litres de cylindrée . Ce moteur, type 112/730 a été repris de la Renault 30 TS, mais par rapport à la placide berline de Billancourt, le V6 dont l'angle d'ouverture est de 90° est largement modifié, nouveaux pistons bombés, échappement spécifique, arbres à cames et soupapes inédites, nouveau système d'alimentation, cache-culbuteurs et carter d'huile spécifiques . La puissance délivrée fait donc un bond par rapport au 4 cylindres et passe à 150 chevaux à 6000 t/mn alors que le couple grimpe à 20,7 Mkg à 3500 t/mn . Les performances sont donc elles aussi en hausse avec une vitesse de pointe de 226 km/h, le 400 mètre départ arrêté abattu en environ 15 secondes et le kilomètre parcouru en environ 28 secondes, de belles prestations pour l’époque . En 1982 le catalogue s'enrichit d'une option pack GT avec ailes élargies, spoiler et becquet arrière plus grands, jantes de 15 pouces avec pneus avant en 225 et arrière en 285 . A la demande, Alpine commercialisait aussi une Alpine « A310 V6 Boulogne » avec une préparation spéciale réalisée par le Centre Alpine de Boulogne avec V6 de 2 849 cm3, arbres à cames modifiés, deux carburateurs triple corps, et 193 chevaux . En 1985 c'est la dernière année de commercialisation des Alpine A310 qui sont remplacées par les controversées et pourtant séduisantes GTA V6 GT et V6 Turbo . Au final, 9276 exemplaires de la géniale Alpine A310 V6 ont été fabriqués de 1976 à 1985 ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V6
  • Cylindrée : 2.7 Litres
  • Puissance : 150 chevaux à 6000 t/mn
  • Couple : 20,7 Mkg à 3500 t/mn
  • Vitesse : 226 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 14’’8
  • Performance : Le 1000 m D.A en 27’’7






Le coupé « Alpine A310 V6 », c'est ça ...



Le coupé « Alpine A310 V6 », c'est ça ...





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samedi 26 novembre 2011

NSU 1200 TT - 1970



NSU 1200 TT ….







En 1880, le jeune mécanicien « Christian Schmidt » fonde à Neckarsulm en Allemagne la « Neckarsulmer Strickmaschinen Union » qui va se consacré au début à la construction de bicyclettes et de motocyclettes . Dans les années 1890 l’usine construit des châssis pour Daimler, Maybach ou Peugeot et ce n’est qu’en 1905 que « NSU » construit sa toute première voiture . La firme a toujours porté beaucoup d’attention à la construction de petites voitures populaires et économiques . Après guerre en 1928, la marque « NSU » fut vendu à Fiat et seule la production de motos va continuer . La construction de voitures ne reprendra que 30 ans plus tard en 1958 . Après guerre, à partir de 1958, « NSU » retrouve son indépendance et son autonomie et relance sa production avec un nouveau modèle la « Prinz » qui va devenir pendant plus d’une décennie la plus populaire des petites voitures allemandes . Les mécaniques seront toujours assez sophistiquées à tel point que dans les années 60, la firme va même être une des rares marque à s’essayer au moteur rotatif Wankel quelle développera jusqu’en 1967 avec la célèbre Ro80 . A partir de 1969, « Nsu » va reperdre son indépendance suite à son rachat par le groupe Volkswagen ….



En 1961, pour contrer la Coccinelle, NSU présente au salon de Francfort la Prinz 4 . La carrosserie est une réduction de la Chevrolet Corvair, et le moteur bicylindre de l’ancien Prinz . Fiable et bien finie, le succès de la Prinz 4 est immédiat . Peu encombrante, moteur agréable et sobre, boite de vitesses exemplaire elle possède les atouts essentiels de la voiture de ville . Cette voiture va évoluer jusqu’en 1973 tout en restant d’une grande robustesse . La NSU 1200 TT est la descendante directe de la Prinz 4, dont la ligne séduisante cache la légèreté et aussi un excellent comportement routier . C’est une voiture conçue pour un usage sportif qui grâce notamment à sa brillante mécanique va remporter de nombreuses victoires de classe dans les épreuves internationales, notamment à Spa en 1967 . Il ne faut pas s'y tromper, sous ces airs de petite citadine familiale se cache une authentique sportive, la firme allemande a produit une voiture dont le monde entier saluera le comportement et le tempérament . La NSU 1200 TT va marquer les esprits pour toute une génération de pilotes amateurs ….



Sous une apparence anodine la NSU 1200 TT cache un tempérament agressif, une « Gti » avant la lettre . Un moteur puissant dans une petite berline compacte, légère et bon marché, la recette est bien connue . Elle annonce la vogue de la petite sportive polyvalente, abordable à l’achat comme à l’entretient . La Mini Cooper avait ouvert la route, la Régie Renault avait suivi avec la R 8 Gordini et NSU réplique avec la turbulente 1200 TT . Cette puce de la route s’annonce comme une véritable bombe, d’une maniabilité exemplaire, elle va voler vers le succès . Sous ses allures de berlines paisibles, vive et alerte, elle affiche un tempérament sportif exceptionnel . Son comportement éminemment sain explique les meilleurs résultats de certains NSU devant des autos plus puissantes dans les rallyes des années 60 / 70 . Bien préparée par le sorcier Louis Meznarie, la NSU 1200 TT va permettre entre autres, à B. Darniche, G. Larousse, J. Todt, G. Chasseuil ou M-C. Beaumont de se faire connaître ....



Par rapport à la Prinz 4, l’étonnante NSU 1200 TT se distingue par sa calandre à 4 phares et ses six feux tétons à l'arrière . Rachetée par le groupe Volkswagen en 1973, la marque NSU sera intégrée à Auto-Union qui produira des voitures ensuite sous la marque Audi . Mais la Prinz 4 risquant de trop faire d'ombre à la Coccinelle, elle fut abandonnée dès 1973. En 1975, celle qui devait lui succéder sera produite sous le nom Audi 50 avant de devenir la Volkswagen Polo . La conception propre aux années 60 (moteur et boite en porte-à-faux arrière) est cette fois un atout pour ce châssis dont les quatre roues sont placées aux limites de la caisse, sans porte-à-faux . La voiture est conçue pour être facilement réglée ou modifiée . Le calage de la distribution peut se faire grâce à un boulon en sortie de vilebrequin, et les repères sont visibles sur l'arbre à cames sans avoir à démonter . Quelques vis permettent de tomber le tablier arrière pour dévoiler le moteur, quatre clips ouvrent le cache-culbuteurs . Le moteur refroidi par air grâce à une ouïe latérale est alimenté par un carburateur double corps qui donne toute la vigueur au moteur . Le capot arrière tient "fermé" grâce à deux caoutchoucs . Au final, on constate que sur cette très insolite NSU 1200 TT, tout a été pensé pour une utilisation et un entretien simplifié et abordable ....



Pour ce qui est de la mécanique de l’insolite NSU 1200 TT, c’est à coups de petites évolutions précises et bien étudiées que la motorisation va évoluer . Partant d’un 4 cylindres en alliage léger et arbre à cames en tête de 4 temps refroidi par air d’une cylindrée de 600 cm3 lancée en 1961 qui développait 30 chevaux, la cylindrée passe à 1200 cm3 et la puissance grimpe à 65 chevaux en 1967 et la voiture peut ainsi concourir dans la même catégorie et affronter la Simca 1000 Rallye II . L’usine proposera même une version compétition plus poussée de 85 chevaux, un niveau qui sera largement dépassé par les préparations de course . Le moteur est coupleux, généreux sans être trop pointu . Légère (autour de 700 kg), la voiture s'emballe vite et son pilote doit veiller à réfréner ces excès de générosité . Elle rivalise facilement avec la R8 Gordini, ou la Mini Cooper qui sont les références en matière de compétition à l'époque et sont animées par des moteurs de 1300 ! Les versions compétition de la voiture affichaient plus de 100 chevaux ! La très Vintage Classic et étonnante NSU 1200 TT, 52 000 unités ont été produites, et elle fait aujourd'hui encore le bonheur des amateurs de rallyes historiques . Du fait de sa rareté, sa côte à l'occasion est assez élevée, et la plupart des modèles survivants sont choyés ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1.2 Litres
  • Puissance : 105 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 150 Nm à 5000 t/mn
  • Vitesse : 170 km/h







La « NSU 1200 TT », c'est ça ...



La « NSU 1200 TT », c'est ça ...





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vendredi 22 juillet 2011

Artes Campeador - 1967



ARTES CAMPEADOR ….







La voiture qui fait l’objet de ce billet a pour créateur « Jesus Artes de Arcos », né à Barcelone en 1933 . Après des études de génie industriel à l'Université, il a passé de longues années prisonnier en Allemagne ou il travaillait au développement de la métallisation sous vide des machines pour la société Heraeus . A la fin de la guerre, de retour en Espagne il entre dans le secteur automobile et trouve l'un de ses premiers emplois avec la société française connue d’instrumentation Jaeger et plus tard avec une autre société française Cibié . Rapidement, il s’installe à son compte et ouvre un atelier de petite mécanique ou il développe ses multiples talents d’inventeur infatigable, il a reçu plus de 100 brevets dans des domaines aussi divers que l'automobile, les machines électriques, les armes ou les systèmes de construction si bien que l'État espagnol le décore de la Médaille d’Argent du Travail en 1965, ainsi que la Grande Croix Civile du Mérite . Dans le milieu des années 60 l’inventivité inlassable de Jesus Artes de Arcos l'a amené à se développer comme une activité accessoire à celle de ses usines dans différents types de composants de véhicules, en se concentrant initialement sur les modèles tous terrains, mais aussi quelques sportives méconnues et oubliées au look typiquement Vintage Classic ....



La société Artes de Arcos, fabricant leader de composants pour véhicules de course a chargé le Cabinet Selex (comme cela a été fait précédemment avec la "Cheetah" formule IV), de la conception et la fabrication d'une voiture de sport (comme modèle la Ford GT40), mais avec une taille plus petite . Le modèle a été dévoilé au Salon international de Barcelone Motor en 1967 et à fait l’effet d’une bombe, c’était la belle « Artes Campeador ». Cette étonnante barquette avait en fait le look ou du moins une forte ressemblance avec la Ford GT 40 . Quasiment la même, mais en légèrement plus petit, un véritable bijou, une ligne intemporelle inimitable qui traverse le temps sans se démoder, une de celle que l’on nomme aujourd'hui les Vintage Classic . La conception technique est le design sont l’œuvre de deux ingénieurs, Miquel Molons et Jaime Xifré qui ont su garder les lignes du modèle original pour l’adapter avec beaucoup de grâce à son nouveau châssis plus petit . La réduction finale propose donc une berlinette sportive à deux places basée sur un châssis dont la structure auto-portante est en acier, avec une résine de polyester renforcé, le tout avec une carrosserie monobloc totalement en fibre de verre . La suspension est indépendante à quatre roues motrices avec ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques réglables en hauteur, gage d'efficacité . Pour finir, la Artes Campeador était équipé de freins à disque aux quatre roues avec un circuit hydraulique double ….



En ce qui concerne la conduite de la belle Artes Campeador , le travail des ingénieurs a porté ses fruits avec un centre de gravité bas, les roues à voie large avec 6,5 et 8 pouces respectivement à l’avant et à l’arrière, une suspension à double parallélogramme avec ensemble ressort-amortisseur placé à un angle et également, très important, un fond totalement plat (seulement 8 cm du sol), au final, la voiture a une superbe stabilité . Équipée de jantes alu à rayons, les roues sont montées avec des Dunlop Racing de 5,00 x 13 à l’avant et de 6,00 x 13 à l’arrière qui participent à adoucir le comportement général . Le freinage confié à quatre freins à disques performant été en rapport avec la très bonne tenue de route et les hautes performances dont été capable ce petit coupé sportif étonnant et insolite qui pouvait pourtant prendre place avec ses concurrentes GT . Une des particularité due au dessin de ce coupé, c’est que pour faciliter l'entrée des occupants, les portes avaient un grand angle d'ouverture possible par une large découpe d’extension sur le toit, ce qui donne une image de T-top quand les deux portes étaient ouvertes . Avec ce look agressif mais fluide, cette superbe petite GT Artes Campeador se devait d’avoir une mécanique puissante ....



Confronté au premier choc pétrolier, la petite firme a du revoir pour l’étonnante Artes Campeador ses ambitions à la baisse côté motorisation . En effet faute d’avoir un budget suffisant pour construire les dix premiers exemplaires prévus, la petite société artisanale va se rabattre sur le plus puissant des petits moteurs correspondant . Le choix va tout naturellement se porter sur ce qui se fait de mieux à l’époque dans des tarifs convenables, ce sera donc un moteur 4 cylindre de 1255 cc qui est emprunté à la Renault 8 Gordini . Ce petit bloc Gordini était alimente par deux carburateurs double-corps Solex 40 et développé une puissance de 110 chevaux SAE à 6800 tr/m, le taux de compression était de 9,3:1 . Le moteur, était situé en position centrale transversale et la transmission est confiée à une boîte manuelle à 5 vitesses plus marche arrière . Inutile de préciser qu’avec son faible poids de moins de 550 kg, l’effrontée avait des performances plus qu’honorables et sa vitesse de pointe avoisinait les 200 km/h, très enviable pour l’époque . Malheureusement un violent incendie va détruire tout les locaux avec les moules, les plans et même quelques voitures . les derniers exemplaires de la très insolite Artes Campeador qui subsistent encore aujourd’hui sont devenus des Vintage Classic extrêmement rares très chers, des joyaux ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 en ligne
  • Cylindrée : 1.3 Litres
  • Puissance : 110 chevaux à 6800 tr/m
  • Taux de compression : 9,3:1
  • Vitesse : 200 km/h
  • Boîte : manuelle à 5 vitesses
  • Poids : 550 kilos avec les pleins








Les automobiles « Artes de Arcos », c'est ça ...





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vendredi 15 juillet 2011

Alpine A110-1600S - 1973



ALPINE A110 1600 S ….







Dans l'histoire de l'automobile française, la marque « Alpine » a cristallisé à elle seule quasiment toute la sportivité made in France . Les innombrables victoire de la marque en course ont même forgé la légende . Chez ce constructeur mythique, un modèle a fait une très grosse partie de la renommée de la firme à lui tout seul c’est la fameuse « Berlinette, l'aboutissement d'un rêve entamé en 1955 avec les premiers coaches sur base de 4 CV . La Berlinette bénéficie de tous les perfectionnements apportés aux différents modèles au cours du temps, ainsi elle dérive de l'Alpine A106 qui utilisait une base de Dauphine . La singularité de la Berlinette réside dans son concept . Une voiture de sport à peine aseptisée pour en faire une utilisation possible sur routes . L'opportunité offerte aux clients de l'époque (et même d'aujourd'hui) était formidable . On connaît la suite, la Berlinette a formé un foule innombrable de pilotes, a suscité des vocations et continue de briller de nos jours, quarante ans après sa première sortie ….



La berlinette Alpine, fut présentée pour la première fois au Salon de Paris en 1962, et l’on doit sa ligne au designer italien Michelotti . Elle a été produite à Dieppe, mais celle-ci n'était que partiellement nouvelle ne différant de la A108 que par son arrière redessiné afin de recevoir de plus gros moteur . La ligne de l'A110 n'évolua que très peu au cours de sa carrière . Ainsi lorsqu'est apparue le nouveau modèle « Alpine A110-1600 S » en 1970, seule la face avant avait légèrement évoluée, en adoptant deux paires de feux longues portées, bien utiles en compétition de nuit, lorsque l'on sait que les belles bleues écumaient (et continuent de le faire) les rallyes de France et d'Europe . Toujours fidèle à la technique du châssis-poutre et carrosserie en polyester, Jean Rédélé a encore amélioré la ligne de sa voiture . L'avant est conservé dans l'esprit mais quelques retouches fixent les traits du museau de manière définitive . L'arrière est agrandi pour recevoir le nouveau moteur de la R8 mais la ligne générale de la voiture est affinée sur l'arrière de manière à rétrécir la largeur par rapport à l'avant . L'équilibre esthétique de la voiture est ainsi fixé, et seules des retouches cosmétiques feront évoluer la ligne entre 1962 et 1977, avec notamment des élargisseurs d'ailes pour les versions les plus musclées . Pour réduire le coût de la voiture, on fait appel à une banque de pièces provenant principalement de chez Renault mais aussi de chez Peugeot, Citroën ou même NSU, au final la Berlinette est un véritable puzzle . En quinze années de carrière, la Berlinette a constamment évolué, principalement en réponse aux remarques des clients mais également parallèlement à la compétition . Ainsi, née avec seulement deux phares simples, la Berlinette est immortalisée par l'ajout en 1968 de deux longue portées supplémentaires, on note au passage que le diamètre des phares avant passe de 160 à 180 mm et le plexiglas qui les protège est fixé par trois vis et non plus une, les ailes sont élargies pour permettre le montage de jantes plus larges, l'étanchéité est améliorée, les écopes de freins sont agrandies, les baguettes chromées latérales sont raccourcies . Le meilleur compromis pour les puristes, c’est sans doute une Alpine A110-1600 S de 1970, étonnante et sportive ….



Très vite la Berlinette montre ses qualités en rallye et Renault comprend alors l'intérêt qu'elle représente pour le marketing . Elle est donc rapidement engagée dans le championnat international des constructeurs des voitures de rallye, qu’elle remporte avec à la clef bon nombre d'épreuves prestigieuses comme le rallye de Monte-Carlo . Quand on à une Alpine A110-1600S, on ne recherche pas le confort, l'espace, le silence . Cet engin diabolique dont on ne soupçonne pas la hargne est capable de vous emmener à plus de 200 km/h . Mais là n'est pas son principal atout. Pour jouir de cette voiture, il faut vous insérer à l'aide d'un chausse-pieds dans le minuscule habitacle étroit, inconfortable et mal fini, et caser vos jambes dans le tunnel . Vous avez l'impression d'une voiture-jouet avec une visibilité qui demeure très limitée, tout est minuscule, regroupé le plus près possible du pilote pour plus d'efficacité, le volant est lui aussi tout petit, mais qu'importe, l'essentiel est ailleurs, comme le démontre l'ergonomie pensée avant toute chose pour le pilotage . Le coffre à bagages ? Oubliez-le ! En effet, le compartiment arrière accueille le moteur, tandis que l'avant fait place au radiateur et à un réservoir d'essence supplémentaire . Pourtant, à la vue de ce joli coupé, rien ne laisse présager qu'il dispose d'un tempérament de feu . Elle dérive étroitement de la Renault 8 Gordini à qui elle emprunte les suspensions, les 4 freins à disques, les trains roulants, les feux arrière, ainsi que le concept du "tout à l'arrière". Cependant, pour le nouveau millésime cette Alpine A110-1600S a reçu quelques aménagements qui lui sont spécifiques . Le train avant demeure suspendu par des amortisseurs télescopiques de Renault 8 Gordini et des triangles suspendus, tandis qu'à l'arrière se trouve un demi-arbre oscillant équipé de 4 amortisseurs télescopiques et de deux ressorts hélicoïdaux ....



Avec un rapport poids/puissance avantageux de 5,72 kg/chevaux, les performances offertes par la belle Dieppoise demeurent aujourd'hui encore impressionnantes, d'autant plus que les sensations ne sont pas aseptisées ! Sportive pure et dure, la tonitruante Alpine A110-1600S n'épargne rien à ses deux occupants, pas même les bruits et les odeurs de la mécanique . Pas vraiment taillée pour l'autoroute elle n'exprime son talent que sur routes sinueuses, à condition toutefois de savoir piloter . La Berlinette vole de virage en virage à des vitesses folles . Sa direction directe et précise à crémaillère permet de placer idéalement la voiture en virage, et le train arrière, au carrossage ouvert à 3°, permet d'opérer de belles glissades afin de suivre le train avant . Si le châssis affûté permet une bonne tenue de route, il faut néanmoins avoir de sérieuses notions de pilotage, le pont autobloquant n'étant qu'une option, et la voiture étant d'un naturel survireur, surtout sur route mouillée . Le freinage de cette Alpine à 4 freins à disques est puissant, mordant et endurant, donc sécurisant . Mettez le contact. Un gros hurlement provient alors de l'arrière, ça y est le monstre respire, les vibrations vous arrivent jusqu'au bout des doigts, vous ressentez toutes les humeurs du quatre cylindres . La fibre dieppoise résonne comme un orchestre dans cette insolite Alpine A110-1600S . L'envoûtement est total . Belle, performante et terriblement efficace, c’est une sportive pure et dure comme on n'en fait hélas plus ....



Bien qu'étant un véhicule de rallye homologué pour la route, l'étonnante petite berlinette Alpine A110-1600S se montre relativement facile à entretenir, d'autant plus que l'électronique a oublié de s'inviter à bord . Pour le moteur, bien que pointu et poussé, ce dernier se montre fiable à condition d'être méticuleusement entretenu . Les vidanges devront être faites tous les 3000 km et la carburation réglée tous les 7000 km . Le moteur et la boîte mécanique à 5 rapports proviennent de la Renault 16 TS et sont maintenus comme la carrosserie par un treillis tubulaire . La mécanique d'une cylindrée de 1565 cm3 (1605 cm3 à partir de 1973) développe la bagatelle de 125 chevaux à 6000 tr/min et un couple maximum de 14,7 mkg à 5000 tr/min . A première vue il n'y a rien d'exceptionnel dirons les grincheux, sauf que la Berlinette ne pèse que 715 kg avec ses pleins et que donc le rapport poids/puissance lui est très favorable . On enclenche la première, la route n'attend que vous et vous n'attendez que ça . Ce petit moteur provenant de la série Renault à mangé du lion, toute sollicitation du pied droit est immédiatement satisfaite, la Berlinette bondit de virages en virages avec la même aisance. "Placez l'avant, l'arrière suivra", pour ce qui est de la tenue de route, elle tout bonnement incroyable . Au final, c’est un genre de voitures pour lesquelles il est périlleux de donner une cote, comme il n'existe pas deux Berlinette identiques, il ne peut pas y avoir de cote universelle . On considère que vu leur rareté et leur caractère exclusif elle sont entré dans le cercle très huppé des Vintage Classic . Une belle Alpine A110-1600S peut se négocier à plus de 50.000 euro, mais la côte peut aussi s'envoler pour des voitures ayant un palmarès ….



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 en ligne
  • Cylindrée : 1565 cm3
  • Puissance : 125 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 14,7 mkg à 5000 tr/min
  • Vitesse : 215 km/h






La berlinette « Alpine A110-1600S », c'est ça ...



La berlinette « Alpine A110-1600S », c'est ça ...





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