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mercredi 15 février 2017

Panther Solo 2 - 1989







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Panther Car Company ou plus simplement Panther, est une marque d'automobile anglaise ayant produit des véhicules de luxe et de sport durant les années 1972 à 1990. Cette marque aujourd'hui totalement disparue a donc été fondée en 1972 par Robert Jankel, un jeune ingénieur diplômé du célèbre Chelsea College, qui avait eu l'idée de proposer à une clientèle aisée des automobiles qui s'inspirent des classiques des années 30, mais dotées d'éléments mécaniques modernes, afin de rivaliser en confort, voire même en performances avec les meilleures GT du moment ....





La marque avait choisi d'installer ses ateliers à Weybridge dans le Surrey, tout près du mythique circuit de Brooklands, et était spécialisée dans la production de voiture "semi-replica" s'inspirant de plusieurs modèles de grandes marques mais sans jamais chercher à les imiter à la perfection. La plupart des véhicules produits alors par Panther comme les J72, FF, Lazer, De Ville, Lima, Kallista sont clairement inspirés des voitures des années 1930. Panther a donc connu un certain succès à l'époque avec des voitures de style rétro mais construites sur la base technique des composants mécaniques des voitures d'autres fabricants de production standard. Finalement, la marque en dépôt de bilan en 1980 était rachetée l'année suivante par un investisseur sud-coréen, le Groupe Jindo, présidé par un certain Young Kim ....





Le nouveau patron Young Kim va décider de changer de stratégie en confiant donc à l'ingénieur Len Bailey, l'auteur dans les années 60 du dessin de la Ford GT 40, devenu depuis consultant dans le milieu de la compétition automobile, l'étude d'une sportive à moteur central et à carrosserie en fibre de verre. Le coréen souhaitait que cette voiture soit accessible au plus grand nombre, et la " Solo " était présentée dans une première version à Londres en 1984. La version définitive, Phanter Solo 2 était un élégant et moderne petit coupé de deux places disponible en 1989. Entièrement repensée, elle adoptait une coûteuse structure monocoque en matériaux composites étudiée en étroit partenariat avec une filiale de March, spécialiste de la F1 ....





Le châssis de la Phanter Solo 2 était composé d'un cadre tubulaire de section carré principalement en acier mais avec la partie du haut réalisée en aluminium pour une question de poids. Cette structure en nid d' abeilles était prise en sandwich entre plusieurs feuilles de fibre de verre imprégnées et collées avec de l' époxy. Sa carrosserie à deux places assez aérodynamique avait été dessinée sous la direction du designer Ken Greenley. Son style avait été affiné par rapport à la première version et la Solo 2 disposait maintenant de deux minuscules places arrière ....





La Phanter Solo 2 proposait maintenant en série une suspension empruntée à la gamme Ford ainsi qu'un système de freinage plus puissant avec des disques plus grands et donc plus performants. Mieux, la voiture récupère aussi la transmission intégrale de la Sierra RS 4×4, un système à quatre roues motrices Ferguson de dernière génération, ce qui en fait une vraie voiture de sport assez perfectionnée. March Engineering, le fameux manufacturier d’automobiles de course va également apporter son expertise à l’étude aérodynamique poussée de l’ensemble grâce à Robin Herd, en revisitant le fond plat, le diffuseur arrière et le soubassement comme en témoigne son Cx de 0.32 et l’appui positif généré par l’aileron arrière ....





L'emménagement intérieur de cette étonnante Phanter Solo 2 était lui aussi d'assez bonne facture. En effet le tableau de bord était équipé de cinq compteurs, quatre petits et un gros compte tour central, qui permettaient une surveillance complète et facile de la mécanique en offrant tous les contrôles possibles. De plus pour une voiture à tendance sportive un côté assez luxueux avait été conservé avec du cuir de couleur différente pour les sièges et le tableau de bord du plus bel effet. Les vitres électriques, la climatisation, l'équipement audio, le volant sport gainé de cuir et les moquettes épaisses participaient aussi au confort général de la voiture ....





Pour ce qui est de la mécanique, le coupé GT Panther Solo 2 etait équipée dans sa version la plus puissante d'un moteur provenant de la gamme Ford UK. Ce moteur est en fait celui de la Ford Sierra 4X4 Cosworth. Ce moteur disposé longitudinalement en position centrale arrière est un 4 cylindres de 1993 cm3 turbocompressé qui développe une puissance de 240 chevaux à 6000 tr/mn et un couple de 245 Nm a 3000 tr/mn. Il est accouplé avec une boîte manuelle Borg-Warner à 5 rapports ce qui lui donnait des performances très honorables pour l'époque avec une vitesse maximale de 231 km/h, un 0-100 km/h parcouru en 6.8 secondes et le 400 mètres D.A. abattu en 15.4 secondes. Le freinage était le système ABS de la Ford scorpio ....





L’enthousiasme est donc de mise lorsqu’un exemplaire de la Phanter Solo 2 est présenté au salon de Francfort 1987. Il est alors question d’un lancement imminent de la production et les pré-commandes affluent. La presse britannique, éblouie par les ambitieuses perspectives que laissent entrevoir cette nouvelle mouture, se charge spontanément de propager la rumeur mais Young Kim, lassé des turpitudes liées à la complexité du projet cède 80% des actions Panther à un conglomérat industriel coréen nommé Ssangyong qui songe alors à se lancer sur le secteur automobile. Sous son influence, le développement de la voiture sera alors réduit a sa plus simple expression car elle avait totalement perdu sa vocation de voiture financièrement accessible. Son prix était devenu plus proche de celui d'une Porsche 911 ou d'une Lotus Esprit. La production de l'insolite Phanter Solo 2 fut donc rapidement interrompue en 1990 avec environ 25 exemplaires construits ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 Cylindres Cosworth
  • Alimentation : Turbocompresseur
  • Cylindrée : 1993 cm3
  • Puissance : 240 chevaux à 6000 tr/mn
  • Couple : 245 Nm à 3000 tr/min
  • Transmission : Boite manuelle Borg-Warner à 5 rapports



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Panther




La Panther Solo 2 de 1989 ...






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samedi 17 décembre 2016

Thierry Métroz Designer






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Thierry Métroz est un célèbre designer automobile né en 1963 en France qui est largement connu dans le secteur automobile car il s’est particulièrement investi dans l’innovation et qu'il est à l’origine de véhicules qui ont marqué le paysage automobile de ces dernières années. A la pointe du design automobile il a en effet signé quelques chefs d’œuvres automobiles avant-gardistes de notre époque. N'ayant travaillé que pour seulement deux marques c'est toutefois un styliste reconnu ....





"J'ai de l'essence qui coule dans mes veines", avoue Thierry Métroz. "A 10 ans, en regardant le championnat du monde des rallyes, j'ai eu un coup de cœur pour l'Alpine A 110. Dès lors je n'ai plus eu qu'une idée en tête, travailler chez Renault". Diplômé de l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art, il finira par débuter sa carrière de designer chez Renault. En effet il rentre dans cette grande firme en 1985 ou il commence par faire ses premières armes en étudiant de petits projets comme par exemple le regard malicieux de la première Twingo ....





Après avoir collaboré à l'élaboration de plusieurs concept cars, notamment la Renault Laguna Evado en 1995 ou la Renault Avantime en 1999, les patrons de Thierry Métroz sensibles à son talent vont lui confier des responsabilités qui le conduisent à implanter des bureaux de style à l'étranger et à piloter des projets internationaux en Asie et au Brésil. C'est ainsi que Renault va lui confier en 1999 la direction générale du bureau de style de la marque à Barcelone. En 2006 il prends encore de la promotion et succède maintenant à Antony Grade à la Direction du design extérieur pour les deux marques du groupe Renault et aussi Dacia ....





En 2009, Thierry Métroz quitte finalement l’entreprise Renault, quand Laurens van den Acker est nommé directeur du style de la marque pour remplacer Patrick Le Quément, et ceci après plus de vingt années de bons et loyaux services. Mais son talent ne va pas rester longtemps inexploité car en designer confirmé et reconnu il va rejoindre très rapidement le groupe concurrent PSA où Jean-Pierre Ploué, devenu patron du style du groupe, le charge de la direction du design de Citroën ....





La nouvelle mission confiée à Thierry Métroz par la direction de Citroën est de concevoir des véhicules pour la marque qui doivent rester à la pointe sur ce segment du Design très particulier et très sensible du monde automobile actuel. Pour ce faire, il va tout en s'occupant des modèles classiques de la gamme s'attaquer aussi à des voitures plus raffinées pour exposer dans les salons automobiles et les expositions comme par exemple la superbe Citroën GQ de 2010. Celle-ci sera bien vite suivie toujours en 2010 par la luxueuse et magnifique Citroën Metropolis ....





Convaincu par les nouvelles technologies, Thierry Métroz va aussi s'attaquer à ce créneau en proposant en 2010 l'étonnante Citroën Survolt ce petit coupé deux places, équipé de deux moteurs électriques « sportifs » qui cumulent 300 chevaux, capable d'une vitesse de pointe de 260 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes. Mais il va aussi proposer l'insolite Citroën Tubik appelé ainsi en référence au style du Citroën TUB et du Type H. Il s'agit d'un monospace futuriste de 4,80 m de long et 2,08 m de large propulsé par la motorisation hybride Diesel de la Peugeot 3008 qui peut accueillir neuf personnes dans un habitacle très modulaire ....





En 2012, PSA annonce une restructuration du design en scindant le style Citroën en deux directions, l'une consacrée à la "gamme C" est confiée à Alexandre Malval, l'autre dédiée à la ligne DS est assurée par Thierry Métroz. Finalement le blason DS devient une marque indépendante de Citroën le 1er juin 2014. C'est à cette époque que Thierry Métroz va présenter la grande berline Citroën Numéro 9 qui cherche à donner « une nouvelle vision du haut de gamme » en prenant la forme d'un long break de chasse qui arbore les codes stylistiques naissants de DS. En 2016 il crée une énorme surprise en dévoilant un concept car préfigurant une GT électrique performante à l’habitacle futuriste. Arborant une silhouette séduisante avec sa partie arrière totalement fermée sans lunette, ce coupé Grand Tourisme entièrement électrique, le concept DS E-Tense développe 402 chevaux grâce à deux moteurs électriques ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Caradisiac



Thierry Métroz parle du Design DS ...



Thierry Métroz lance le concours de Design DS ...



Thierry Métroz au salon de Genève ...





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mercredi 16 novembre 2016

Lister Le Mans XJS - 1990











Lister est un petit constructeur de voitures de sport et de course britannique implanté à Cambridge, créé en 1954 par le pilote de course Brian Lister sous le nom de George Lister & sons, re-fondé en 1986 sous le nom Lister Cars. La firme créa sa première voiture de course en 1954, ses modèles utilisaient alors des mécaniques d'origines diverses, MG, Jaguar, Chevrolet, Coventry Climax, Maserati, Cooper ou Bristol. Lister s'imposa rapidement comme l'un des spécialistes Jaguar, à l'image d'un Alpina pour BMW ou d'un AMG pour Mercedes. L'usine est située depuis 1986 à Leatherhead, dans le Surrey et produit en petite série des Jaguar XJS modifiées ....





En 1990, la firme propose la très étonnante Lister Le Mans XJS dont l'objectif de production s'élève à 50 voitures. Basée comme on l'aura compris sur une Jaguar XJS, elle était principalement destinée à une clientèle plutôt aisée british, soucieuse de se démarquer des propriétaires de GT allemandes ou italiennes. En fait chez Lister on n'aime pas les berlinettes à moteur central dont on estime la conduite trop pointue et l'habitabilité insuffisante. On va donc conserver les cuir, bois précieux, moquette épaisse, qui font le confort de cette vénérable anglaise, avec son couple et sa classe, mais en lui faisant suivre une cure de jouvence pour le côté sportif ....





Les transformations pour l'insolite Lister Le Mans XJS sont assez importantes. Tout commence à partir d'une coque nue fournie directement par Jaguar. Les ailes sont découpées avant d'être élargies à l'aide de feuilles de métal soudées par points. Toute la partie arrière est remodelée. La banquette est reculée, les vitres latérales sont prolongées et la custode adopte une forme fast-back. Les feux arrière sont rehaussés pour encadrer un aileron. Ces modifications et le montage d'un gros réservoir d'essence de 128 litres ont bien sûr diminué la capacité du coffre à bagages. A l'avant, la courbure du capot a été prolongée et l'articulation de l'ouverture inversée. Les pare-chocs sont remplacés par d'imposants boucliers en fibre de verre montés sans jointure apparente et les traditionnels marchepieds sont raccordés aux passages de roue avec le même souci d'intégration minutieuse ....





Sur cette Lister Le Mans XJS les modifications apportées au train roulant sont aussi très importantes. Les articulations de la suspension avant sont inchangées mais la géométrie est retouchée pour diminuer les réactions. La flexibilité des ressorts, plus durs, est variable et les amortisseurs sont des Koni. Les points de fixation ont été rigidifiés et la direction, plus directe, a vu son assistance diminuée. Le diamètre des disques de frein ventilés est impressionnant, 33 cm et les pinces en alliage sont à 4 pistons. Un bâti tubulaire de renfort a été ajouté sous le plancher et le principe des demi arbres porteurs a été abandonné au profit de triangles inférieurs inversés de forte section, les disques de freins, non ventilés, ont été reportés dans les roues. Ils sont eux aussi commandés par des étriers à 4 pistons. Les roues de 17 pouces en alliage démontables sont chaussées des Pirelli P Zéro de la F 40, largeur 245 à l'avant et 335 à l'arrière. Enfin une tenue de route digne d'une vraie GT sportive ....





La Lister Le Mans XJS a donc vraiment changé suite à toutes ces modifications. Si à l’époque, sur la Jaguar originale, confort rimait avec hors-bord, ça gitait, ça tanguait, ça prenait du roulis, ça levait le nez ou plongeait au freinage, aujourd'hui tout ça est révolu. La suspensions en mode chewing-gum et le châssis pas très rigide qui ne permettaient pas d'exploiter la puissance en dehors d’une ligne droite, vous faisaient vite revoir vos ardeurs en vous donnant une leçon de physique avec un rappel sur la dynamique des forces. Cette nouvelle mouture revisité en profondeur gomme définitivement tous ces défauts. On a maintenant affaire à une véritable GT du type supercar. Le gros coupé Jaguar est enfin devenu sportif et séduisant ....





L'habitacle de la Lister Le Mans XJS appartient au monde de la course mais ici tout est soigné uniquement pour ce qui est du confort du pilote. L'habitacle est traité avec le luxe d'une Aston Martin ou d'une Bentley, à grand renfort de cuir Connolly dans la plus pure tradition anglaise. La planche de bord garde ses anciens inserts en bois massif. La climatisation les vitres électriques et le système audio sont conservés en l'état. Les sièges avant sont remplacés par des Recaro entièrement regarnis alors que des baquets individuels sont aménagés à l'arrière. Des inscriptions Lister en relief sont présente sur les sièges et les contre-portes. Un petit volant italien gainé de cuir remplace le modèle d'origine. L'instrumentation n'est pratiquement pas retouchée à l'exception du compteur de vitesse qui est gradué jusqu'à 320 km/h ....





Pour ce qui est de la mécanique, l'incroyable Lister Le Mans XJS est disponible avec le moteur V12 Jaguar mais avec une augmentation de cylindrée de 5,3 litres à 7 litres. C'est le plus gros VI2 actuellement utilisé sur route. Les 7 litres ont été obtenus en augmentant l'alésage de 4 mm et la course de 14 mm. Les conduits d'admission et les culasses sont polis. Les arbres à cames au profil retouché actionnent des soupapes géantes de 45 mm de diamètre à l'admission et 37 mm à l'échappement. Les pistons forgés signés Cosworth font passer la compression à 11,2, en conservant les culasses utilisées sur les VI2 ancienne génération. La carburation est gérée par un système maison utilisant des composants Marelli Weber et des collecteurs d'admission spécifiques à deux papillons. La puissance passe à 496 à 6.200 tr/mn et le couple à 69 mkg à 3.850 tr/mn. Une autre version "Le Mans Specifications" propose deux turbos pour une puissance de 620 chevaux ....





Pour passer convenablement une telle puissance aux roues arrière, la motorisation de la Lister Le Mans XJS est accouplée avec une boite mécanique manuelle Getrag à 6 rapports dont l’arbre et les pignons ont été renforcés aidée par un embrayage bi-disque AP à commande hydraulique et d'un autobloquant lui aussi renforcé. Côté performances, la voiture, disponible en coupé ou cabriolet, est dorénavant capable d'atteindre 324 km/h, des performances du niveau de la Ferrari Testarossa, avec un 0 à 100 en moins de 5 secondes. Tout en gardant un confort de haut niveau, la Lister est devenue plus précise dans sa conduite et se montre facile et prévenante. Si elle n'a pas la rigueur d'une Alpina, cette lourde berline met une seconde pleine dans la vue à la Porsche Ruf CTR et encore, sans forcer ....



Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : V12 Jaguar à injection
  • Cylindrée : 7000 cm3
  • Puissance : 620 ch à 6500 t/mn
  • Couple : 69 mkg à 3.850 tr/mn
  • Transmission : Propulsion
  • Boîte de vitesses : Manuelle Getrag à 6 rapports



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Lister




La Lister Le Mans XJS de 1990 ...



La Lister Le Mans XJS de 1990 ...








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