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jeudi 1 décembre 2011

Holden Hurricane - 1969



HOLDEN HURRICANE ….







Fondée en 1917, la société « Holden’s Motor Body Buiders » est une firme australienne qui fabriquait des carrosseries pour l’automobile dont certaines furent adoptées par la marque anglaise Morris . En 1931, « Holden » fusionne avec General Motors pour se consacrer exclusivement au montage de voitures américaines et anglaises destinées au marché australien . A partir de 1948, « Holden » commence à produire ses propres voitures mais toujours fortement inspirées des modèles de la GM . Ainsi sa première création baptisés FX n’était en fait qu’une Buick de 1938 légèrement modifiée avec une motorisation différente adaptée principalement au marché australien ….



En 1969, Holden concevait sa toute première voiture « dream car » baptisée « Holden Hurricane » . Elle présentait pour l'époque de très nombreuses innovations sur de multiples plans, design, technique, matériaux, électronique mais aussi une avancée certaine dans l’utilisation de nombreux équipements électroniques et également de multiples systèmes de sécurité . Sa très belle carrosserie en fibre de verre été recouverte d'une teinte dite expérimentale de plusieurs couches pailletées d'aluminium . Sont design très futuriste est vraiment original et très insolite avec la verrière du cockpit qui englobe les portes et vitres latérales . Cette verrière était à commande hydraulique et synchronisée avec un mouvement vertical des sièges, permettant l'installation des passagers dans de bonnes conditions . Débutée en 2006, la restauration complète de la très étonnante et insolite Holden Hurricane s'est tout juste achevée récemment . Elle aura nécessité des milliers d'heures et l'aide de designers et ingénieurs Holden . Le résultat sera exposé fin octobre au rassemblement Motorclassica de Melbourne ….



La restauration de la futuriste Holden Hurricane a été menée en respect avec l’histoire du modèle, en tentant de préserver au maximum les pièces d’origine, et le résultat est finalement à la hauteur des efforts consentis . Née il y a 42 ans, cette voiture très en avance pour son époque contenait déjà des solutions techniques que l’on trouve seulement depuis quelques années dans nos voitures de tous les jours, comme par exemple une caméra arrière, un système de navigation baptisé « Pathfinder », l’ancêtre du GPS actuel . La carrosserie en fibre de verre haute de seulement 990mm reprend l’idée d’un accès au cockpit par une verrière basculante, cette innovation reste toujours inédite actuellement . Ce coupé sportif à deux portes représentait le summum de la technologie lorsqu’il a été présenté au grand public en 1969 . Moteur central arrière et équipement de pointe, voilà un coupé qui a défrayé la chronique et que les journalistes de l’époque ont peut-être considéré comme utopique, voire loufoque, toujours est-il que ce concept était remarquablement visionnaire . La Holden Hurricane avait apporté quelques idées lumineuses voici plus de 40 ans, des idées aujourd’hui très largement mises en série sur nos véhicules quotidiens par quasiment tous les constructeurs ....



Le style incroyable et le look ravageur de la Holden Hurricane ont de quoi faire rêver tous les passionnés de belles GT . Sa ligne incroyablement basse (moins d’un mètre de haut) et élancée, avec des courbes voluptueuses et une proue se terminant sur des traits tendus, laisse admirer un très joli coup de crayon que l’on pourrait croire tout droit venu d’une des meilleures officines transalpine de design . Depuis que l'auto se consomme en masse, il y a toujours eu une demande pour des modèles à hautes performances en séries très limitées, mais selon des critères et des designs bien différents suivant les continents . Ainsi, les disparités topographiques nous ont donné à la fin des années soixante, des sportives antagonistes comme la Holden Hurricane qui est sans doute un des concept-cars parmi les plus futuristes de la fin des années 60 . C'est la fascination exercée par la culture yankee durant les "Trente Glorieuses" et les débouchés prometteurs du marché américain, qui ont inspiré aux ingénieurs de chez Holden, cet engin aussi sulfureux ....



Sur le très Vintage Classic coupé sportif Holden Hurricane, seule la mécanique trahit les origines de la bête car Holden y a installé un V8 américain . L'ouragan, en français, est équipée d'un moteur central expérimental V8 de 4,2 litres (253ci) avec un carburateur quatre corps, le résultat final étant une puissance de 262 chevaux . Ce moteur a été le précurseur du programme des Holden V8, qui est entré en production fin 1969 et a duré les 30 années suivantes, jusqu'à ce que la série des Commodore VT-II sortie en 1999 soit équipée des V8 Gen-III importés des États-Unis . Mais ce sont les équipements embarqués qui étonnent le plus car rappelons-le, la Holden Hurricane date de 1969 . Et pourtant, on y trouve une climatisation à réglage automatique de la température, une radio à recherche automatique de stations, une caméra de recul, une instrumentation digitale électronique et, tenez-vous bien, un ancêtre du GPS ! C’était il y a 42 ans ! ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.2 Litres
  • Puissance : 262 chevaux
  • Couple : 350 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 200 km/h






La « Holden Hurricane, c'est ça ...



La « Holden Hurricane, c'est ça ...





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mercredi 9 novembre 2011

Hyundai Veloster - 2012



HYUNDAI VELOSTER ….







le groupe automobile « Hyundai » est devenu récemment le 4e constructeur automobile mondial, le résultat d'une croissance effrénée, obtenue grâce à des produits de plus en plus convaincants . En effet, dans un monde automobile touché par la sinistrose, le groupe Hyundai-Kia fait office d'exception à la règle car en 12 ans, le coréen est passé de la 12ème à la 4ème place mondiale, derrière Toyota, GM et Volkswagen, mais devant Ford . Une émergence programmée en trois temps . Tout d'abord, la production de modèles discount moyennement qualitatifs, afin de se faire connaître . Puis l'avènement en tant que constructeur généraliste classique à part entière . Et enfin aujourd'hui la volonté d'asseoir définitivement sa réputation via l'émergence d'une vraie originalité, stylistique et architecturale . Cette originalité qui manquait jusque-là aux constructeurs coréens souvent taxés de "suiveurs" s’est transformée avec la nouvelle Hyundai Veloster qui se veut être le premier témoignage de cette mutation ….



Comment séduire les automobilistes nés dans les années 1980 qui ne s'intéressent pas plus que ça à l'automobile ? Telle est l’épineuse question que se posent bien des bureaux de marketing à travers le monde . Les constructeurs japonais et coréens apparaissent paradoxalement comme les premiers à proposer de nouvelles alternatives susceptibles de séduire cette "génération perdue" . Après Nissan et son Cube, Hyundai tente désormais de séduire cette clientèle avec la Hyundai Veloster . D’un point de vue esthétique, le Veloster fait mouche . Audacieux, il ne fait référence à aucune sportive classique . Tout au plus pourrait-on assimiler les fausses sorties d’air du capot à celle d’une Lotus Elise ou la sortie d’échappement centrale à celle de la dernière Megane R.S. La face arrière ramassée et la posture accroupie apparaissent quant à elles inédites . Dans le détail, les inserts de couleur dans les jantes, les ailes marquées et les feux arrière enchâssés dans un galbe concave rapprochent plus la Hyundai Veloster du robot que de l’automobile . Finalement très séduisante avec un esprit calé entre Alfa Romeo, Citroën DS, Honda ou Mazda, l'étrange voiture de Hyundai réclamera un client anticonformiste pour l'assumer au quotidien . Mais quel bonheur qu'un constructeur aussi sage se jette dans le grand bain des voitures originales ….



La principale singularité de la Hyundai Veloster reste toutefois son asymétrie avec une porte côté conducteur et deux côté passager et avec des flancs inversés selon qu’il s’agit d’une conduite à gauche ou d’une conduite à droite . Une architecture inédite qui n'a rien d'un délire de designer, puisque cette troisième porte ouvre au Veloster une clientèle de jeunes familles qui fuyait jusqu'alors les coupés . Dans le genre, on connaissait déjà les coupés 4 portes, les 2 portes 2 places, les "2+2" ou bien encore les vraies berlines aux allures de coupé . Le Veloster quant à lui a opté pour un "2+1", berline ou coupé selon que vous regardiez son profil droit doté d'une portière arrière, ou celui de gauche qui en est dépourvu . Si elle paraitra certainement incongrue aux yeux des cartésiens de l'automobile, cette asymétrie architecturale inédite pour un modèle de série devrait séduire une clientèle décalée, souhaitant rouler différent tout en conservant un vrai côté pratique . La responsabilité en revient à son designer, Thomas Burkle, venu de chez BMW . La face avant rappelle un peu les Citroën DS tandis que le grand hayon vitré à l'arrière se donne des allures de coupé break avec une ligne brisée autour d'une grosse traverse invisible de l'extérieur . En trompe-l'œil, le vaste toit vitré de la superbe Hyundai Veloster s’ouvre en partie pour atténuer le sentiment de confinement à l'arrière . Pour finir, la nouvelle calandre hexagonale maison possède un look pour le moins expressif comme les longues optiques fardées de LED, ou encore à les prises d'air latérales ....



Coupé côté route, berline côté trottoir, la Hyundai Veloster asymétrique est beaucoup plus pertinente qu'on ne l'imagine car au-delà de la géométrie de caisse, elle flatte l'ego du conducteur qui voit un coupé de son côté, mais sans scène de ménage en perspective car de l'autre côté, les deux portes livrent un accès normal à l'intérieur et même sécurisé pour les enfants qui ne pourront monter ou descendre que du bon côté du trottoir . L'habitabilité pour quatre personnes est plus grande que prévu et la séduction augmente à l'examen des détails de style . La présentation intérieure est flatteuse, tandis que l'équipement de série n'omet rien d'essentiel avec une console centrale bien dessinée et complète, des compteurs de bon goût à la sportivité beaucoup plus nuancée que le physique du Veloster pourrait laisser croire, des sièges chauffants sport en cuir badgés garantissant un maintien très correct et à réglages électriques, le GPS, le toit ouvrant, 6 airbags, l'ESP, des jantes de 17'' et un écran multimédia tactile, la caméra de recul, la climatisation auto, un port USB-iPod et même le démarrage sans clé . En fait rien ne manque, et si Hyundai privilégie les plastiques durs, le résultat final s'avère pleinement convaincant et n'a rien à envier à certaines rivales . Et puis l’insolite Hyundai Veloster a d'autres arguments à faire valoir comme son châssis qui affiche une réjouissante agilité et une direction aussi précise qu'incisive ....



Pour ce qui est de la motorisation, l’étonnante Hyundai Veloster est équipée d’un bloc moteur moderne à 4 cylindres de 1600 cc à injection directe d'essence qui développe 140 chevaux et un couple de 167 Nm à 4.850 tr/min . La transmission est confiée à une boîte manuelle à 6 rapports à double embrayage DCT-6 . Cette motorisation procure des valeurs d’émissions de CO2 compétitives avec 142 g/km et seulement 6,2 l/100 de consommation d’essence, des chiffres qui descendent à 5,6 litres aux 100 km et 132 g/km lorsque le Hyundai Veloster est équipé du système Start & Stop ISG . Sur le plan des performances, le Veloster atteint le 0 à 100 km/h en 9,8 s pour une vitesse de pointe de 201 km/h . Avec une entrée de gamme à 22.390 €, la Hyundai Veloster s'aligne sur les modèles généralistes les plus en vogue du segment, ce tarif étant en plus assortie d'une garantie (doublée d'une assistance) de cinq ans, kilométrage illimité ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1600 cc
  • Puissance : 140 chevaux 4.850 tr/min
  • Couple : 167 Nm
  • Vitesse : 201 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’8







La « Hyundai Veloster », c'est ça ...



La « Hyundai Veloster », c'est ça ...





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lundi 24 octobre 2011

Lamborghini Countach - 1974



LAMBORGHINI COUNTACH ….







Quand Ferrucio Lamborghini, grand fabricant Italien de machines agricoles, se lança dans la production automobile ce fut pour prouver à Enzo Ferrari qu'il était capable de faire mieux . Sa marque « Lamborghini » réussit à faire trembler Ferrari en 1966 avec sa superbe Miura . Mais Ferrucio souhaitait aller plus loin encore dans la course à la puissance qu'il était bien décidé à gagner . C'est ainsi que fut lancé à la fin des années 60 le projet 112, deuxième Lamborghini de l'Histoire à moteur central arrière, elle recevra ensuite l'appellation de Countach, une expression piémontaise synonyme d'étonnement et d'admiration, qu'elle n'a pas volée . Grande surprise du salon de Genève en mars 1971, au Stand Lamborghini elle été exposée à côté de la dernière Miura . Si la présentation de la Miura fit l'effet d'une bombe, la découverte de la Countach ne fut pas moins explosive, car la seconde avait pour vocation de prendre à terme la relève de la première ….



La Lamborghini Countach est, avec la Ferrari 512 Berlinetta Boxer, le modèle le plus important sur le marché de l'automobile sportive des années 1970 qui a été produite de 1974 à 1978 . Parmi les voitures de légende des années 70, la Countach fait figure de véritable Mythe Sacré . Succédant à la remarquable Miura, la Countach fit l'effet d'une bombe dans le monde de l'automobile dès sa présentation . Imaginez un peu, à la veille du premier choc pétrolier, quelle passion a pu susciter cette GT véritable OVNI équipé d'un V12 de plus de 350 chevaux et capable de franchir la barre psychologique des 300 Km/h . Bien qu'elle demeure fidèle à la position centrale arrière du moteur, l'architecture abandonne la disposition transversale de la Miura pour une orientation longitudinale de son gros V12 . Toutefois, pour obtenir une répartition des masses aussi favorable qu'avec la formule transversale, les ingénieurs ont adopté une nouvelle implantation du groupe motopropulseur, désormais disposé en avant de l'essieu arrière . Comme la Miura, la Countach est l'œuvre du jeune styliste Marcello Gandini, travaillant pour Bertone . La ligne générale est très futuriste, la Countach ayant des airs de vaisseau spatial, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur . Très spectaculaire, agressive et élégante, la Lamborghini Countach s'admire sous tous les angles comme une véritable oeuvre d'art . Elle va même inspirer le style Lamborghini pendant des années jusqu'à la toute dernière Gallardo ….



Du point de vue esthétique, la Lamborghini Countach apparaît comme une création révolutionnaire, qui marque l'évolution de l'art de Marcello Gandini vers une radicalité sans complexe . Elle s'inscrit dans le style défini en 1968 par le designer sur l’Alfa Romeo Carabo, puis deux ans plus tard sur la Stratos . Cette écriture stylistique fera école et influencera profondément le design automobile des années 70 . La carrosserie monocorps de la Countach dessine une forme trapézoïdale on ne peut plus futuriste, terminée par une poupe somptueuse, elle est animée par des portes à ouverture en élytres empruntées à la Carabo . Totalement dépourvues de galbes, les lignes d'une pureté souveraine composent une géométrie de surfaces lisses brisées par des arêtes vives, une sculpture moderne à couper le souffle . Dessinée d'un trait uniforme et presque plat de l'avant à l'arrière, elle est très basse et son cockpit est au raz du sol et avancé au maximum afin de dégager de la place pour le moteur en position centrale arrière . La partie arrière est également superbe avec ces feux en trapèze qui lui donnent une allure de vaisseau spatial, bien avant Star Wars . L'arrière est très fin, relevé dans sa partie basse pour laisser s'exprimer les quatre sorties d'échappement du V12 . En un mot, le look très futuriste de la Lamborghini Countach est à tomber, c’est aujourd’hui devenu carrément un mythe de la catégorie Vintage Classic des plus prisés ....



Dans un habitacle très dépouillé, l'ambiance futuriste présente une instrumentation à affichage digital qui donne des informations sur les principaux organes mécaniques de la très insolite Lamborghini Countach . Anticipant sur l'avenir, un schéma de la voiture donne des informations sur les organes éventuellement défaillants . Placée au centre de la voiture, la transmission avance dans l'habitacle, sous la console, et le levier de vitesses se trouve en prise directe avec la boîte de vitesses . Contrairement au monocoque de la Miura, la Countach avait un châssis-cadre en treillis tubulaire, mais assez léger et très rigide faisant corps avec la carrosserie . Celle-ci est entièrement réalisée en aluminium avec sur les derniers modèles, des rajouts en fibre de verre . La complexité du treillis permet à chaque tube droit d'interagir avec ses voisins en torsion et en compression . Au centre, un large tunnel laisse la place à la transmission . De chaque côté de la voiture, deux gros réservoirs de 40 Litres permettent d'alimenter le moteur, tout en équilibrant les masses sur le châssis . Des sortes de cages accueillent les suspensions à quatre roues indépendantes, composées de bras triangulaires, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs à huile . Malgré son âge avancé, la Countach demeure l'une des voitures les plus performantes du monde . Son faible poids combiné à son puissant V12 en position centrale lui confère des performances de premier ordre et un comportement routier diablement efficace . Agile, équilibrée et presque facile à contrôler dans tous les enchaînements à vitesse moyenne, la Lamborghini Countach est l'une des rares supercars qui soit aussi utilisable sur la route au quotidien ....



Dans un tonnerre mécanique, l’étonnante Lamborghini Countach n'a d'autre but que de vous emmener au septième ciel de l'extase automobile . Son moteur souple et rageur, toujours disponible vous gave les tympans d'une symphonie de décibels en 12 cylindres majeur totalement enivrante . Le moteur de la Countach est directement issu de celui de la Miura . Datant de 1963, ce V12 Bizzarrini monté à la main reste l'un des plus beaux monuments mécaniques du monde et anime encore aujourd'hui la Murcielago . La Countach dispose d’un V12 de 4 litres qui développe 375 chevaux à 8000 tr/mn et un couple maxi de 51 Mkg à 5200 tr/mn . Ce 12 cylindres en V à 60° est entièrement réalisé en aluminium avec un long vilebrequin à sept paliers . Chaque culasse est percée de 2 grands orifices de soupapes par cylindre et possède un double arbres à cames en tête entraîné par chaîne . L' alimentation se fait par 3 carburateurs Weber double corps latéraux par banc de cylindres, soit au total, 6 aspirateurs à carburant et à air pour alimenter le monstre . Sérieusement remanié à chaque nouvelle version de la Lamborghini Countach , le moteur voit sa cylindrée portée à 5,2 litres par une augmentation de la course de six millimètres et d'un nouveau vilebrequin en fin de carrière . L'apparition de ce monstre de 455 chevaux suit de peu le lancement de la Ferrari Testarossa de 390 chevaux ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 4.0 Litres
  • Puissance : 375 chevaux à 8000 tr/mn
  • Couple : 51 Mkg à 5200 tr/mn
  • Vitesse : 292 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 5’’0







La « Lamborghini Countach », c'est ça ...



La « Lamborghini Countach », c'est ça ...





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vendredi 14 octobre 2011

Jaguar XJ 13 - 1964



JAGUAR XJ 13 ….







L'existence même de cette seule et unique « Jaguar » qui fait l’objet de ce billet est resté un secret bien gardé durant de nombreuses années . Lorsque l'usine Jaguar fut ravagée par un incendie, en 1957, l'implication directe de la marque en compétition fut suspendue . Le développement de la future Type E accapara ensuite toutes les énergies, et ce n'est qu'en 1964 que fonctionna au banc d'essai un nouveau moteur V12 destiné à la remplaçante de la Jaguar D . La nouvelle Jaguar XJ 13 apparut en 1966 équipée de ce moteur, à peine mise à l'épreuve, que la firme était absorbée par "British Motor Corporation" et la réglementation sportive changeait ….



L’histoire de la Jaguar XJ 13 est donc celle d’un projet avorté . C’est pourtant une voiture construite à un seul exemplaire, qui porte le premier moteur V12 Jaguar . Hélas, cette merveille n’a jamais connu la piste, en particulier celle des 24 Heures du Mans pour laquelle elle avait été conçue . Programmée en vue d’un retour de la marque de William Lyons dans la Sarthe, la Jaguar XJ 13 est l'une des plus belles voitures de compétition jamais réalisées . Elle doit ce privilège en particulier au talent de l'aérodynamicien Malcolm Sayer, également auteur des formes de la Type C, de la Type D et de la Type E . Désormais, ce modèle unique est exposé dans le hall d'accueil de l'usine de Coventry, quand il n'est pas sollicité par quelque organisateur de Salon au quatre coins du monde . La conception de la voiture débute en 1964 . Commencée en 1965, la construction du prototype est achevée l’année suivante ….



Côté design, la Jaguar XJ 13 proposait des lignes fluides et pures mais pas très compatibles avec une utilisation régulière en compétition . Un passage en soufflerie intervenu dans les années 70 révéla que la XJ13 aurait mal supporté les hautes vitesses à plus de 330-340 km/h dans les Hunaudières, ce qui aurait posé de sérieux problèmes de portance . Néanmoins, le très beau dessin de base caractérisé par des courbes élégamment galbées et par la symétrie quasi parfaite obtenue entre les parties avant et arrière, possédait un excellent potentiel aérodynamique, affichant un Cx inférieur à 0,30 . Les nécessités de la course auraient sans doute fait fleurir, sur cette magnifique carrosserie en aluminium rivetée, quelques éléments supplémentaires nuisibles a l'esthétique mais utiles à la performance . Conçue à l'époque pour la course, et spécifiquement pour les compétitions d'endurance, l’étonnante Jaguar XJ 13 est vraiment superbe, belle à tomber ....



L’insolite Jaguar XJ 13 était fabriquée autour d’un très robuste châssis monocoque en aluminium, à la fois léger et rigide, comme les ingénieurs et les pilotes les aiment en compétition . La voiture mesurait moins de 1 m de haut et son look et son Cx étaient remarquables, mais des phénomènes de portance, tels que la tendance du train arrière à jouer un rôle directionnel, auraient nécessité de nombreuses modifications aérodynamiques . La silhouette de la voiture est une incontestable réussite esthétique qui laisse encore admiratif aujourd'hui . La voiture était particulièrement fine et réellement très féline . La carrosserie en aluminium riveté épousait étroitement le châssis monocoque rigide . Belle sous tous les angles avec sa ligne effilée, la Jaguar XJ 13 possédait une compacité comparable à celle d'une Ford GT40 ou une Ferrari 330 P2/3 ses principales concurrentes dans les compétitions de ces années la ....



Pour ce qui est de la mécanique, la très Vintage Classic Jaguar XJ 13 proposait un tout nouveau V 12 d'une beauté exceptionnelle a quatre-arbres qui avait tout l'air d'être constitué de deux 6 en-ligne XK accouplés . La forme des magnifiques carters d'arbres en aluminium poli révélait immédiatement la même configuration de culasses a arbres à cames en tête avec entraînement par chaîne . Les chambres de combustion, beaucoup moins hautes que dans la culasse du moteur XK, étaient toujours hémisphériques, mais l'angle des soupapes était par contre de 60 degrés avec des lumières d'admission inclinées vers le bas . L'alimentation était confiée à un système d'injection mécanique "Lucas" dont la pompe était entraînée mécaniquement par un arbre au centre du V des culasses . L’engin était lubrifié par carter sec avec pompes à huile mécaniques entraînées par chaîne . Il disposait également d'un vilebrequin en acier forgé avec huit contrepoids et supporté par sept paliers, des bielles en acier forgé, un bloc en aluminium avec chemises sèches en fonte, et le tout était tellement solide qu'il pouvait tourner à 8500 t/min en toute sécurité . D'une cylindrée exacte de 4994 cm3, ce moteur V-12 développait très exactement 502 Chevaux à 7600 t/min, avec un taux de compression de 10,4:1 . La boîte de vitesses, était très exactement ce qu'on s'attendait à trouver sur une voiture à moteur central de cette époque, à savoir une transaxle "ZF" à 5-rapports, celle qui allait également équiper bien d'autres GT des années '60 . Elle fit sa rentrée officielle dans le monde des vivants en juillet 1973, en attraction de levée de rideau du Grand-Prix de Silverstone . Elle fait, depuis lors, des apparitions régulières dans des manifestations automobiles de grande audience, et elle se repose entre-temps au Musée de Syon Park, à Brentford dans la banlieue ouest de Londres ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 5 Litres
  • Puissance : 502 Chevaux à 7600 t/min
  • Taux de compression : 10,4 : 1
  • Boîte de Vitesse : transaxle "ZF" à 5-rapports
  • Alimentation : injection mécanique "Lucas"
  • Vitesse : 300 km/h






La « Jaguar XJ 13 », c'est ça ...



La « Jaguar XJ 13 », c'est ça ...





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