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vendredi 9 décembre 2016

Champion Magazine






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Le Magazine Champion était un ancien mensuel dit de vulgarisation automobile consacré à l'automobile, à la moto, et d'une manière plus générale aux sports mécaniques de tous horizons. Son fondateur Jean Lucas était le directeur de la publication, Jean-Pierre Zachariasen était le rédacteur en chef et Franck Dominique était reporter. Le pilote Jean-Pierre Beltoise avait en charge la rubrique essais. A partir du numéro 10, le célèbre journaliste José Rosinski intègre l'équipe de Champion avec le titre de directeur de la rédaction. A partir du numéro 66, Olivier de la Garoullaye rejoint la revue, en tant que rédacteur en chef adjoint ....





Dés son lancement le magazine précisait fièrement : "Champion fuit les paddocks aseptisés, les discours lissés-policés et les règlements torturés. En quête de course à l’état pur, Champion revisite les circuits d’hommes, part à la rencontre de pilotes bavards. Champion vit dans un monde imparfait mais authentique. Un monde imprévisible dans lequel un moteur parfois ratatouille avant de se taire dans un épais nuage de fumée. Un monde où tous les héros se battent, luttent, trébuchent, se chamaillent et s’accrochent. Champion c'est le magazine à 300 à l'heure" ....





Le tout premier numéro de Champion magazine parait en Janvier 1966 et comporte un édito vraiment très spécial puisqu'il est rédigé par le fameux pilote Jim Clark qui donne sa vision personnelle de ce qu'est un champion automobile. Ce premier numéro qui compte 64 pages est imprimé au format 210 x 270. Comme Sport Auto une autre revue du même groupe, la rédaction de Champion est installée au 51 avenue des Ternes, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Les deux titres partagent d'ailleurs également le même chef de la publicité de presse, Alain le Fauconnier ....





Les sujets traités dans Champion sont assez diversifiés, et concernent avec un juste équilibre les deux roues et les quatre roues mais aussi des sujets plus liés aux sports mécaniques en général. Ainsi la course est donc omniprésente, qu'il s'agisse de Formule 1/2/3, de Formule Renault, de courses d'endurance comme les 24 Heures du Mans ou Indianapolis, mais aussi sur circuit comme la Coupe Gordini ou les épreuves de Can-Am. Sans oublier le rallye avec des épreuves mythiques comme le Rallye des Cimes, le Monte-Carlo, le Londres Sydney ou le Londres Mexico ....





Chaque numéro du mensuel Champion propose une soixantaine de pages jusqu'au numéro 25. Ensuite, le magazine est imprimé sur 76 pages et parfois plu. Les numéros spéciaux consacrés aux 24 Heures du Mans ou au divers Salons automobiles peuvent atteindre une pagination largement supérieure. Dans les années 70, on compte jusqu'à 144 pages dans ce mensuel, et même jusqu'à 160 en 1973, ceci en raison d'un nombre de pages dévolues à la publicité. Né au format 210 x 270 mm, le magazine adopte le 210 x 284 mm à partir du numéro 38 de février 1969 ....





Pour l'essentiel et depuis ses débuts, le magazine Champion est imprimé en noir et blanc. Le plus souvent, huit pages seulement sont imprimées en couleurs sur un papier brillant, ce qui donne un peu de gaîté à la revue. Ces pages couleurs sont surtout l'occasion de découvrir quelques bolides en course. Au fur et à mesure de l'augmentation de la pagination, la couleur va prendre de plus en plus de place, jusqu'à compter plus d'une vingtaine de pages dans le milieu des années 70. Les premières de couverture représentent le plus souvent des scènes liées à la compétition auto mais les automobiles de tourisme sont rarement illustrées ....





Chaque numéro de Champion propose aux lecteurs quelques essais de voitures de course comme par exemple la Matra 650, la Porsche 917, la Lola T70 ou la Ferrari 512. Le mensuel s'intéresse aussi à quelques occasions récentes, ou à des vraies anciennes dont l'essayeur maison prend le volant, mais l'essentiel des essais concerne des modèles de série. Le mensuel va également à la rencontre des pilotes, par exemple Johnny Servoz-Gavin, Jean-Pierre Jaussaud, Jochen Rindt ou Henri Pescarolo. Mais c'est une époque terrible et cruelle pour les coureurs automobiles car un article élogieux sur tel ou tel pilote est parfois suivi dans le numéro suivant ou quelques mois plus tard par l'annonce de sa mort lors d'une compétition ....





L'amateur de technique lira avec intérêt les articles très divers consacrés par Champion au châssis, au moteur, à la tenue de route, aux suspensions, au freinage ou à l'aérodynamisme. Un poster central sur un papier standard ou de plus fort grammage est agrafé en double page au centre de chaque numéro et dans les années 70 son format est parfois doublé. Cette publication d'une régularité sans faille a compté 99 numéros jusqu'au dernier numéro de Champion daté du 15 mars 1974. Au final, avec Champion, l'amateur d'automobiles "de tourisme" reste un peu sur sa faim. Le titre ravira plus les spécialistes qui s'intéressent aux compétitions de cette période sur quatre roues, et aussi à la découverte des "champions du passé" ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Éditions Champion © - Carcatalog






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vendredi 18 septembre 2015

Jean Graton Designer







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Jean Graton, est né le 10 août 1923 à Nantes dans la Loire-Atlantique en France, c'est un scénariste, dessinateur, artiste et designer français. Il a créé la bande dessinée Michel Vaillant dans le Journal de Tintin en 1957. La série, qui compte plus de soixante-dix albums, est à l'origine de la vocation de nombreux pilotes de course et elle a inspiré des séries télévisées et un film de cinéma. Il devient même l’ami de nombreux pilotes, comme par exemple les célèbres Jacky Ickx ou Alain Prost, qui avoueront devoir leur vocation à la lecture de ses albums de Michel Vaillant ....


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En 1947, Jean Graton quitte sa Bretagne natale et débarque à Bruxelles ou il commence assez rapidement par réaliser des dessins pour le Journal Les Sports. Deux ans plus tard, il illustre des Histoires de l’Oncle Paul, récits complets en quatre pages à vocation éducative et documentaire pour le Journal Spirou. Mais sa véritable passion c'est l'automobile et aussi bien sur les courses automobiles. Ce n'est qu'à partir de 1957, que Jean Graton va pouvoir assouvir cette passion dans le Journal de Tintin en imaginant un univers formidablement riche et cohérent qui se passe réellement dans le milieu automobile, la saga Michel Vaillant était née ....


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Le véritable coup de génie de Jean Graton est d'avoir su très habillement mêler les personnages fictifs qu'il avait inventé pour ses histoires avec le monde réel des courses automobiles, des circuits, et des véritables pilotes en exercice pour chaque époque. Ainsi son Michel Vaillant va faire des courses contre Fangio, Stewart, Hill, Senna, Prost, ou Hamilton. Il va donc emmener ses lecteurs sur les circuits d'Europe et d'Amérique comme Sebring, Le Mans, Indianapolis, ou Monaco, qu'il va aussi représenter avec énormément de réalisme et de minutie, les lecteurs vont adorer. Pour que tout soit crédible, Jean Graton va même se transformer en véritable "Designer Automobile" pour imaginer une nouvelle marque de voitures " Vaillante ", qui donnera le jour à une gamme de modèles de compétition et de tourisme ....


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En scénariste avisé, Jean Graton va créer son écurie de course "Vaillante" et va lui adjoindre un adversaire qui aura le rôle du méchant le team "Leader". Cette longue saga va au final réclamer beaucoup d'imagination et énormément de travail pour inventer et designer plus de 150 voitures différentes. Jean va donc se trouver dans l'obligation de constituer une petite équipe pour l'assister, le "Studio Graton" qui au fil des décennies verra défiler des assistants talentueux comme Christian Denayer, Daniel Bouchez, Claude Viseur, Nedzad Kamenica, Christian Papazoglakis, ou Guillaume Lopez. Un certain Luc Donckerwolke designer Belge de talent et ami personnel de Jean Graton, celui la même qui œuvre dans le groupe Volkswagen pour des marques comme Audi, Skoda, Seat, Lamborghini ou Bentley, a aussi été pigiste de luxe pour aider à designer certaines Vaillante dans quelques albums. Finalement le superbe Design de toutes ces merveilleuses voitures va grandement participer au succès de Jean Graton et de son héros le pilote Michel Vaillant ....


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Voici une sélection d'une cinquantaine de modèles les plus réussis :



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Le public est conquis, et tout un univers se développera au fil des albums autour des usines Vaillante. Cette passionnante reconstitution romancée des compétitions automobiles réelles depuis les années cinquante ne laissera pas les médias insensibles et la presse automobile spécialisée louera même le talent de designer de Jean Graton à maintes reprises. Il était donc logique que plusieurs marques réelles comme Honda, Seat, BMW, Skoda, Chevrolet ou Peugeot veuillent associer leur nom à ce phénomène. Ainsi on verra rouler sur nos routes certaines de leurs voitures badgées "Vaillante" ou même courir sur circuits en compétition d'autres voitures entièrement décorées aux couleurs "Vaillante", la fiction se mélange à la réalité ....


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Ainsi cerise sur le gâteau, les Vaillante conçues et dessinées par Jean Graton vont véritablement courir en compétition aux 24 Heures du Mans, aux 24 Heures de Spa Francorchamps, aux 24 Heures de Barcelone ou dans le monde entier en Championnat WTCC, une véritable consécration. Cette reconnaissance sera même complétée par une série télévisée et un film cinéma réalisé par Luc Besson. En 2009 sera créé à Bruxelles la Fondation Jean Graton qui a pour but la conservation, la pérennité, et le développement de la notoriété de l’œuvre ce qui a permis à Jean Graton de faire son entrée dans le monde de l'Art Contemporain avec les premiers "Michel Vaillant Art Strips" qui sont des adaptations de dessins retravaillés et mis en valeur par Dominique Graton, belle-fille de l'artiste et directrice artistique ....


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En 2004, Jean Graton décide de s’accorder une retraite bien méritée et arrête de dessiner, laissant crayons et plumes au "Studio Graton" qui se charge désormais de la totalité du travail graphique. La même année, le Ministre de la Culture français le fait Commandeur dans l’Ordre des Arts et Lettres. En 2005, en Belgique cette fois, il devient Chevalier de l’Ordre de Léopold. Maintenant, depuis son lieu de retraite bruxellois confortable, Jean Graton observe avec grand intérêt et aussi bienveillance la suite des aventures de son héros Michel Vaillant dirigé par son fils Philippe Graton qui a pris la succession et soutenu par les éditions Dupuis ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
© Dupuis - © Michel Vaillant - © Fondation Jean Graton




La Vaillante Chevrolet en WTCC ...



La Vaillante Courage aux 24 Heures du Mans ...



Les Vaillante Grand Défi sur le circuit du Mans ...



Michel Vaillant le film de Luc Besson ...





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