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lundi 19 décembre 2011

AC Aceca Bristol - 1960



AC ACECA BRISTOL ….







Fondée en 1904 par les frères Weller à West Norwood en angleterre, la compagnie prendra le nom d'Auto Carriers Ltd en 1911 puis d'AC Cars en 1922 . « AC » est donc une firme plus que centenaire qui a connue une vie chaotique jusqu'à la deuxième guerre mondiale . Les fondateurs quittaient le navire en 1922 . La firme était mise en liquidation en 1929, puis rachetée par les frères Hurlock . Jusqu'à la fin des années 30, AC se cantonne à la production d'utilitaires économiques . Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que la firme va diversifier sa gamme avec des petites berlines et des coupés sportifs . Dans la mémoire collective des passionnés d’automobiles, le nom d'AC est à jamais associé à celui de la Cobra, la voiture de sport des années 60 mue par un énorme V8 d'origine Ford . « AC Cars Group Ltd » est devenu avec le temps un petit constructeur automobile britannique, réputé aujourd'hui pour ses modèles sportifs ….



Au début des années 50, suite à la guerre, la reprise et dure et la firme se limite alors à donner un coup de jeune à des anciens modèles de 2 litres sérieusement datés techniquement . Afin de dynamiser cette gamme vieillissante, les nouveaux propriétaires proposèrent différentes versions sportives, en particulier le roadster AC Ace puis son dérivé en coupé, l’étonnante AC Aceca . L'Ace n'était pas une création originale de la firme AC . Ernie Bailey, le responsable de l'atelier carrosserie de AC, incita les frères Hurlock à s'intéresser au roadster fabriqué par un artisan local, John Tojeiro, un ingénieur britannique d'origine portugaise . La carrosserie du roadster Tojeiro était moderne d'aspect, et surtout plus légère que les productions d'AC . Les frères Hurlock proposèrent à John Tojeiro de lui racheter les droits de fabrication de son roadster . Le prototype fut exposé au salon de Londres en octobre 1953 . Par rapport à la voiture de Tojeiro, la silhouette était quelque peu remaniée, avec une calandre plus proéminente et des phares repositionnés . L’insolite AC Aceca était née ….



Lancé officiellement en 1954 au salon Earls Court, le coupé AC Aceca est habillé d’une séduisante carrosserie en aluminium (d’où un poids plume de 850 kilos) qui présente un certain air de famille avec l’Aston Martin DB Mk III . C’est donc un très élégant petit coupé fermé qui sera produit de 1954 jusqu'à 1963 . Il suit d’un an le roadster AC Ace avec lequel il partage la mécanique . Ce très Vintage Classic petit coupé 2 + 2 était une excellente routière construite à la main dans la grande tradition britannique . Une des caractéristique notable de la voiture a été le hayon à l'arrière, car cela faisait du coupé AC Aceca la deuxième voiture, après l'Aston Martin DB2 de 1953, à incorporer cet élément inhabituel sur une sportive à l’époque . Côté design, son concepteur John Tojeiro avait fait un excellent travail car le look général est très harmonieux avec ses courbes et ses bosses élégantes, mais la partie aérodynamisme n’avait pas été mise de côté pour autant . La partie châssis de la belle AC Aceca Bristol adoptait une structure similaire à celle de la Superleggera de l'italien Touring, reconnue pour son excellent rapport rigidité/poids ....



Pour la production du coupé AC Aceca Bristol, la firme s’est installé à Thames Ditton avec pour devise de ne pas transiger sur la qualité de fabrication de ses voitures, et cela avait un coût . A l’époque, l'Aceca était 50 % plus chère qu'une Jaguar XK 140, mais bien en deçà d'une Aston Martin DB 2/4 ses concurrentes directes ou du moins celles qu’elle vise . Elles bénéficient en série de freins à disques à l’avant, tandis qu’un overdrive complète l’équipement . La beauté de la voiture saute aux yeux avec ce subtil mélange de proportions soutenu par ces roues à rayons, elle est belle, élégante, mais aussi sportive et classe . L’habitacle du coupé AC Aceca est lui aussi très soigné, rien n’y manque, à la hauteur de la réputation britannique, placage de bois précieux, sellerie en cuir de couleur, moquettes confortables, même le tabeau de bord est complet et mis en valeur par un superbe volant en aluminium et jante en bois . Seule ombre au tableau, la mécanique du coupé AC Aceca dont la conception datait des années 20 montra rapidement ses limites en terme de puissance si bien que la petite firme britannique finit par s'approvisionner en moteurs chez Bristol à partir de mars 1956 ....



Dés 1957, le coupé AC Aceca Bristol reçoit le six cylindres Bristol de deux litres (1971 cm3) plus performant bien que sa distribution ne soit assurée que par un arbre à cames central . Alimenté par trois carburateurs Solex, il développe dorénavant plus de 130 chevaux et offre aux AC des performances alors enviables comme une vitesse de pointe d’environ 210 km/h . Le châssis AC fort bien conçu encaissait sans aucun problème le surplus de puissance . Le moteur Bristol bénéficiait à l'époque d'une excellente réputation . Extrapolée des BMW d’avant guerre et saisie au titre de prise de guerre, cette mécanique est construite par la division automobile de l’avionneur "Bristol Aeroplane Company", qui l’a retravaillée pour en augmenter la puissance . Il était usiné avec un soin extrême selon des normes identiques à celles de l'aéronautique, en utilisant les meilleurs matériaux du marché . Plus puissant que l’ancien moteur AC, il se révélait aussi plus adapté à la compétition automobile . La puissance du moteur du coupé AC Aceca Bristol évolua dans le temps, jusqu'à atteindre 140 chevaux . Très rapidement, il s'imposait dans la gamme, au détriment de l'ancienne mécanique AC ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 cylindres
  • Cylindrée : 1971 cm3
  • Puissance : 140 chevaux
  • Couple : 250 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 210 km/h







Le coupé « AC Aceca Bristol », c'est ça ...



Le coupé « AC Aceca Bristol », c'est ça ...





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lundi 21 novembre 2011

Morgan Plus 8 - 1968



MORGAN PLUS 8 ….







« Morgan Motor Company » est un constructeur automobile britannique spécialisé dans la production de voitures sportives, dont le style évoque encore aujourd'hui pour beaucoup de passionnés les années 1940 et 1950 . La société a été créée en 1910 par H.F.S. Morgan, un ingénieur du Great Western Railway . C’est une entreprise qui se caractérise par son aspect très familial et qui n'utilise pas de chaîne de montage . En effet une large partie de la fabrication se fait encore de nos jours à la main . En 1936, la société lança son premier Four-four (4/4), c'est-à-dire un véhicule doté de quatre roues et de quatre cylindres qui ne fut pas un grand succès, mais la Plus-Four qui le remplaçait en 1950 fit de brillants débuts en rallye . En 1959, HFS mourut, laissant l'entreprise à son fils Peter qui continua l'activité en maintenant la tradition familiale . Après son décès en 2003, son fils Charles assure la continuité de la direction de la firme "Morgan" ….



Lancée au salon d’Earl’s Court en octobre 1968, la Morgan Plus 8 constitue la première grande nouveauté de l'histoire moderne de Morgan . Sous ses airs de docile cabriolet, la Morgan Plus 8 cache bien son jeu . Par rapport à la Morgan 4, elle montre très peu de différence de l'extérieur . Pourtant, on peut remarquer qu'elle est légèrement plus large et qu'à l'avant, cet élargissement se traduit par un agrandissement de la partie entre l'aile et le capot . On peut constater également que les roues sont plus larges pour transmettre la puissance au sol et encaisser les performances en hausse . Ayant pris de l'ampleur par rapport aux modèles à quatre cylindres grâce à l'élargissement de l'intervalle situé entre les ailes et la calandre, la Plus 8 offre une silhouette extrêmement plate, très suggestive de l'idée de performances . Par ailleurs, le cockpit de la Morgan Plus 8 est réalisé en aluminium, les ailes étant en acier ou en aluminium sur option ….



Afin de rappeler le passé glorieux de ses propulsions d'antan , le châssis de la Morgan Plus 8 reprend la même architecture que sa devancière et surtout son poids réduit de l’ordre de 900 kg . Quant au freinage, il est assuré par des disques Girling à l’avant et des tambours à l’arrière . Ce très insolite petit roadster est un classique deux places doté d’une direction à crémaillère et d'un pont autobloquant qui participe au bon comportement général de la voiture . Équipée d'amortisseurs télescopiques, la voiture saute beaucoup moins sur les irrégularités de la chaussée . Le confort s'en trouve nettement amélioré et cette qualité fait de la très étonnante Morgan Plus 8 une voiture plus douce, plus moderne et plus civilisée que les Morgan à quatre cylindres ....



En fait, sur la Morgan Plus 8, c'est la mécanique qui change tout . En 1968, l'élégante et sage Morgan reçoit le V8 de la Rover 3500 hérité de chez Buick, à arbre à cames central, qui transforme la voiture en petite voiture de sport . Le rapport poids/puissance est assez étonnant, mais cette débauche de puissance est toutefois compensée par l'extrême souplesse du V8 Rover . Si les sorties de virages doivent être abordées avec circonspection de manière à éviter les dérobades du train arrière, le moteur permet de ne pas jouer trop souvent du levier de vitesse . Dès 1972, la Plus 8 obtient la boite à 4 rapports Rover, puis la boite 5 rapports de la Rover SD1 . Le V8 suivra toutes les évolutions que Rover lui donnera, que ce soit l'injection électronique Lucas qui porte alors la puissance à 190 chevaux . Sur la route, la forte présence du moteur s'impose au conducteur par ses qualités musicales, qu'elle doit à la sonorité grave et chaleureuse du V8 et à la poussée qui est extraordinaire et aussi aux reprises impressionnantes . Le plaisir de conduire au volant du roadster Morgan Plus 8 atteint son paroxysme ....



Toutefois, le couple énorme de Morgan Plus 8 appelle à une certaine circonspection dans les sorties de virages serrés . Et sur route mouillée, le risque de tête-à-queue est permanent pour peu que l'on sollicite trop les ressources de la mécanique . Si la Plus 8 déborde de puissance, elle n'est en rien brutale . L’abondance des chevaux à tous les régimes confèrent à cette voiture un exceptionnel agrément de conduite . La boîte de vitesses à cinq rapports se révèle agréable et les reprises en quatrième constituent un vrai régal . Les roues en alliage léger constituent la monte standard du modèle, alors que des roues à rayons chromées représentent une option . En 1997, le V8 Rover sera porté à 4,5 litres et la puissance va atteindre les 220 chevaux pour un couple de 35 mkg . Avec une telle puissance, inutile de dire que les performances sont alors ébouriffantes comme la vitesse qui dépasse alors les 200 km/h en pointe . Pour des raisons de normes, la Morgan Plus 8 est arrêtée en 2003 car elle n'a pas pu adapter d'airbags devenus obligatoires aux USA et le V8 n'a pas résisté aux nouvelles normes antipollution . Elle est remplacée en 2004 par une version Roadster V6 de 3 litres fourni par Jaguar ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.5 Litres
  • Puissance : 220 chevaux
  • Couple : 35 mkg
  • Vitesse : 200 km/h







La « Morgan Plus 8 », c'est ça ...



La « Morgan Plus 8 », c'est ça ...





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lundi 31 octobre 2011

Agenda de Novembre 2011








Le 5 Novembre, à Surville dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie, le « Club AMVAS » organise un meeting baptisé La grande fête du Hareng avec une grande exposition de véhicules anciens de collection et de sport, autos, motos, camions, tracteurs et vélos ainsi qu'une énorme bourse d'échange ….

Du 4 au 6 Novembre, rendez vous à Lyon à l’Eurexpo ou se tiendra la 33° édition du salon international de la voiture et de la moto ancienne « Epoqu’Auto » avec en vedette cette année les 50 ans de la Jaguar Type E et les 50 ans de la Renault 4 L, tout un programme et de belles anciennes, incontournable ….

Les 5 et 6 Novembre, à Poitiers au Parc des expositions, le Club « Amicale Des Passionnés de Véhicules Anciens » organise son Salon Collection Passion avec des expositions et des présentations de véhicules anciens de collection, de sport et de prestige, pas si courant pour être signalé ….

Les 5 et 6 Novembre, à Miramont de Guyenne dans le département du Lot-et-Garonne et la région Aquitaine, le Club auto de « L'office de tourisme » organise une bourse d'échange avec des expositions et des présentations de véhicules anciens de collection, de sport et de prestige, si vous êtes dans le coin une bonne sortie en perspective ….

Le 6 Novembre, à Le Soler dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon, le club « Amoureux Automobiles Anciennes » organise un rallye de navigation routière au road book ouvert aux véhicules anciens et de collection de plus de 25 ans, vous êtes les bienvenus ….

Le 11 Novembre, à Bondues dans le Nord, le « Club Triumph Nord » organise un rallye touristique baptisé 18 ° Rallye des Crevettes ouvert en priorité a la marque Triumph, mais bien sur tous les autres roadsters, coupés et cabriolets anglais seront les bienvenus ….

Du 12 au 18 Novembre, à Ganges, dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon, le club « Auto Rétro Cevennes », organise un rallye de régularité international pour tous les véhicules anciens de plus de 25 ans,un grand classique à ne pas rater, le top ….

Du 18 au 20 Novembre, à Paris, au Parc floral du Château de Vincennes, vous pourrez assister au « Salon Moto Légende » qui devrait attirer comme d’habitude tous les nombreux passionnés des deux roues anciennes avec cette année en exclusivité les 50 ans du Yamaha Racing, un vrai régal ….

Du 18 au 20 Novembre, à La Rochelle, département de la Charente-Maritime, dans la région Poitou-Charentes, vous pourrez assister au 56° Rallye d'automne organisé par le club « Sport Auto Océan » qui devrait attirer comme d’habitude tous les nombreux passionnés des véhicules anciens de sport VHC, à ne pas rater ….

Les 19 et 20 Novembre, à Troyes, dans le département de l'Aube et la région Champagne-Ardenne, le club local organise une manifestation baptisée « Rétroymobile » avec une Exposition Auto et Motos anciennes et comme Invité d’honneur Renault qui présente pas moins de 35 modèles, que du bonheur ….

Le 26 Novembre, à Le Touquet, dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais, le Club « Touquet Automobile » organise rallye historique en fléché métré de 120 km qui sera ouvert à tous les véhicules anciens de collection sportifs d'avant 1980 et berlines d'avant 1968, une manifestation très sympa et de belles voitures ….




Le salon « Epoqu'Auto », c'est ça ...







Le salon « Moto Legend », c'est ça ...







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lundi 17 octobre 2011

Jaguar Mark II - 1965



JAGUAR MK II ….







Comme les autres constructeurs britanniques, la firme Sidecars Swallow sort durement éprouvée de la Seconde Guerre mondiale . Un changement d’identité est la première des priorités car les initiales "SS" sont devenues très difficiles à porter et donc pénalisent le business . Sir William Lyons l’entreprenant homme d’affaire propriétaire de la firme décide de rebaptiser sa marque de la nouvelle appellation « Jaguar », du nom de l’un de ses modèles de 1938 . Il va même tenter un pari vraiment audacieux en donnant le feu vert pour la réalisation d’un très prometteur 6 cylindres et la conception d’un roadster sportif . Premier moteur de grande série disposant d’un double arbre à cames, ce bloc XK fera la gloire et la fortune de " Jaguar " . Puissant et robuste, capable de supporter de multiples évolutions, il va donner naissance à toute une dynastie de 6 cylindres capables de briller sur la piste du Mans ou de flâner paisiblement sous le soleil californien ….



Dans les années 50, Jaguar n'avait pas d'intermédiaire entre la sportive XK120 et l'exclusive et imposante Mark VII . C’est en 1957, alors que la firme est à son apogée après cinq succès aux 24 Heures du Mans, que l’idée de greffer le moteur XK sous le capot d’une berline voit le jour à Coventry . Les choses sont ensuite rondement menées, et la Jaguar Mk II est dévoilée au Salon de Londres, en octobre 1959 et commercialisée l’année suivante . C’est une berline de taille moyenne construite de 1959 à 1967, très prisée en compétition qui a notamment remporté le Tour de France automobile de 1960 à 1963 aux mains de Bernard Consten . Sans rompre avec les lignes de son aînée, elle apporte des améliorations incontestables dans le dessin . La première amélioration porte dans la lunette arrière agrandie . Des vitres de custode sont aménagées si bien que le montant arrière se montre très réduit . A l'avant, la calandre est légèrement modifiée et les feux additionnels sont rapprochés de la grille d'aération . Des clignotants ronds viennent parfaire la géométrie de ce nez . Ces modifications approchent la perfection esthétique si bien que la Jaguar Mk II deviendra une référence pendant de longues années, au point que, trente ans après sa disparition, elle a marqué les esprits, c’est une véritable Vintage Classic ….



Adhérant à la maxime de Sir William Lyons à savoir « Grâce, Rythme et Espace », l’étonnante Jaguar Mk II est effectivement une superbe berline confortable et performante . Mais il ne faut pas oublier le côté technique . La direction assistée est suffisamment précise, les freins à disques sont efficaces, le différentiel autobloquant est précieux et la boite Moss est bien étagée avec l'agrément de l'overdrive sur le dernier rapport . L'essieu rigide et les ressorts semi-elliptiques arrière ne sont même pas un handicap, car la tenue de route est excellente . Héritant de solutions éprouvées en compétition (carrosserie monocoque, quatre freins à disque), elle se distingue par la pureté de ses lignes . Affinée par rapport à ses pataudes aînées (montants moins épais, surface vitrée agrandie), cette berline compacte réussit néanmoins à dégager une irrésistible impression de fluidité . La proue, incrustée de la classique calandre ovoïde, est un subtil cocktail de douceur et d’agressivité tandis que l’arrière fortement bombé est d’une irrésistible sensualité . L’insolite Jaguar Mk II est une véritable réussite esthétique indéniable ....



La Jaguar Mk II qui a longtemps été considérée comme la reine des berlines se devait de posséder un habitacle généreux et d’une finition irréprochable . La marque l’a donc dotée des meilleurs fleurons de la tradition britannique, la ronce de noyer verni, le cuir Connolly pleine peau, la moquette épaisse et confortable ainsi que le chrome . Un véritable cocon laissant filtrer, juste ce qu’il faut, le feulement rauque du 6 cylindres . L'habitacle de ce salon roulant offre un festival dont profitent tous les sens . Si le regard et le toucher sont comblés par les boiseries, l'odorat ne se trouve pas moins flatté par le parfum du cuir . Les jambes trouvent généreusement leur place à l'avant comme à l'arrière, et le confort est quasiment parfait tant les sièges sont profonds . Le capot plongeant de la Jaguar Mk II offre une excellente visibilité qui s'étend sur les côtés et vers l'arrière grâce aux vitres en arc de cercle et à la lunette panoramique . Le regard tombe droit sur le compte-tours et le tachymètre, alors que le tableau de bord central regroupe les cadrans de température d'eau et de pression d'huile, ainsi que la jauge d'essence et l'ampèremètre ....



Pour ce qui est de la motorisation, la Jaguar Mk II est donc équipée de ce merveilleux moteur XK, plein de couple dès les plus bas régimes et qui avale les côtes aussi bien qu'il laisse sur place à peu près tout ce qui roule à l'époque . Ce nouveau moteur de 6 cylindres en ligne provenant de la XK150 est désormais d’une cylindrée de 3,8 litres équipé d’une culasse à 12 soupapes et alimenté par trois carburateurs Solex . Animée par cette ultime évolution qui développe en version "civile" quelques 220 chevaux à 5500 tr/min pour un couple de 325 Nm à partir de 3000 tr/min, la belle est aussi une vraie sportive . En dépit d’un poids frisant les 1 400 kg, elle s’offre un 220 km/h en pointe et abat le 0 à 100 km/h en 8”6 . Quelle santé ! Bien peu de sportives pures et dures sont capables de tels exploits en 1960 . Des performances exceptionnelles mais parfaitement exploitables grâce à un comportement très sain et un freinage des plus efficaces . Cette sportive déguisée en berline fit longtemps référence dans sa catégorie et seules de grosses BMW ou Mercedes feront mieux à l’aube des années soixante-dix . Néanmoins, aucune d’entre elles ne possédera jamais cette indéfinissable "touch of class" qui a fait entrer la divine Jaguar Mk II dans le domaine de l’exception ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 en ligne
  • Cylindrée : 3.8 Litres
  • Puissance : 220 chevaux à 5500 tr/min
  • Couple : 325 Nm à partir de 3000 tr/min
  • Vitesse : 220 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 8’’6







La « Jaguar MK II », c'est ça ...



La « Jaguar MK II », c'est ça ...





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