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mardi 23 février 2016

Chrysler Turbine Car - 1963







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Chrysler Group LLC est une société américaine contrôlant plusieurs marques automobiles, Chrysler, Dodge, Ram trucks, Jeep, Mopar, et SRT. Cette société est la propriété du groupe italien Fiat depuis 2009. Le nom du groupe devient Fiat Chrysler Automobiles suite à la reprise à 100% par Chrysler en janvier 2014. Depuis le rachat par Fiat, la marque n'est plus commercialisée en Europe, sauf dans deux pays au Royaume-Uni et en Irlande. Les modèles du groupe qui furent autrefois vendus sur le vieux continent sont désormais tous badgés Fiat ou aussi Lancia ....


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La Chrysler Turbine Car est une automobile sportive des années 1960 développée par le constructeur américain Chrysler. Produite à seulement 55 exemplaire, dont 5 prototypes, elle est à l'origine un concept car dont la principale originalité est d'être motorisée par une turbine à gaz. Bien que jamais commercialisée, l'insolite Chrysler Turbine Car est uniquement prêtée à des clients cobayes afin de tester la viabilité de ce type de motorisation. Il reste à ce jour encore 9 exemplaires du véhicule, dont 3 seulement en état de marche, appartenant à des collectionneurs ou à des musées ….


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Nous sommes dans les années 50 et tout le monde pense à l'époque que l’avenir est aux turbines. Depuis les avions jusqu’aux voitures des records, la turbine symbolise la motorisation d’avenir. Rover est le premier constructeur qui s’est embarqué dans l’aventure avec sa « Jet-1 ». En 1963, Chrysler, le géant américain, y voit lui aussi un débouché commercial potentiel. La décision est prise par la firme de construire une cinquantaine de prototypes de la Chrysler Turbine Car qui seront par la suite, laissés entre les mains de clients triés sur le volet qui devront répercuter toutes les remarques possibles pour mettre le doigt sur tous les défauts afin de les corriger ....


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Un moteur d’avion sous le capot d’une voiture, c'est une idée qui peut paraître révolutionnaire, mais qui a connu une certaine forme d’aboutissement. En effet, avec cinq fois moins de pièces mobiles qu’un moteur classique, la turbine à gaz requiert un entretien minimum. Pas de radiateur, une seule bougie et, selon le constructeur, pas de vidange. L’air comprimé arrive en direct dans une chambre de combustion où le carburant est pulvérisé, puis enflammé. La dilatation de l’air entraine alors les turbines. Un fonctionnement simple, dénué de toute vibration et surtout, capable d’avaler n’importe quel carburant. La légende veut même que l'un des essayeurs soit parvenu à faire fonctionner le moteur de la Chrysler Turbine avec de la Tequila. La voiture a une livrée rouge-brun "Frostfire métallique", plus tard rebaptisé "Turbine Bronze». Le toit est recouvert de vinyle noir, et l'intérieur de couleur bronze "ameublement anglais" est en cuir de veau avec moquette de couleur bronze. Le tableau de bord est éclairé avec des panneaux électroluminescents. Ce système n'utilise pas d' ampoules, mais plutôt, un onduleur et le transformateur élève la tension de la batterie à plus de 100 volts en courant alternatif. La haute tension passe au travers des couches de matière plastique et provoque une luminescence bleu-vert du plus bel effet, c'était un système révolutionnaire ....


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Dans les années 60, auréolée du prestige de ses nombreux carrossiers, l’Italie semblait incontournable en matière de style et de design. Chrysler confie donc le dessin et la production de la carrosserie au célèbre designer transalpin Ghia. Ce dernier s’exécute avec un dessin plutôt flamboyant, aux nombreux petits détails spécifiques et clichés inédits rappelant l’étonnante motorisation. Le look de type aéronautique et futuriste est ainsi mis en valeur. C'est un coupé deux portes hardtop avec quatre sièges baquets individuels, direction assistée, servo-freins, et vitres électriques. Ses caractéristiques de conception les plus importantes sont deux grands feux arrière horizontaux et des buses pour les feux de recul monté à l'intérieur d'un pare-chocs en chrome très lourd et sculpté. À l'avant, les projecteurs simples sont montés dans des nacelles de chrome avec un thème "style turbine". Même les pneus sont spécialement conçus avec des aubes de turbine moulée dans le flanc blanc. L’assemblage final de la Chrysler Turbine Car était néanmoins réalisé à Détroit, dans une usine dédiée, après avoir voyagé en bateau depuis l'Italie ....


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A l’usage, les prototypes de la Chrysler Turbine Car furent étonnement avares en anomalies. Voilà qui prouve l’excellente conception et la fiabilité du moteur à turbine. A l’usage, l’absence de vibration, l’entretien réduit et les excellentes performances furent louées par les clients. L'engin pouvait fonctionner en utilisant le carburant diesel, l'essence sans plomb, le kérosène, le fuel JP-4 et même de l'huile végétale. Chrysler avait même développé un système d’échange thermique entre les gaz d’échappement et d’admission, de manière à ce que la température des gaz expulsés soit plus basse que sur un véhicule conventionnel. Le plus gros défaut concernait la consommation, capable de s’envoler à près de 50 l/100 km. Certains clients se plaignaient également de la sonorité gênante d’aspirateur géant ....


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Si le moteur de la Chrysler Turbine Car faisait fantasmer sur le papier, dans la réalité, ses avantages ne réussissaient pas vraiment à surclasser les moteurs classiques. Il en fallait indubitablement plus pour convaincre le client lambda d’abandonner son V8 et le doux son velouté qui allait avec. A une époque où l’essence ne valait rien, quelle importance pouvait avoir un moteur capable d’engloutir tout et n’importe quoi ? Il convient aussi de tenir compte des coûts de fabrication qui s'ils ne sont pas exorbitants sont tout de même plus élevés que pour les solutions classiques de motorisation, un gros V8 américain était moins cher ....


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Pour ce qui est de la mécanique de cette Chrysler Turbine Car, les ingénieurs de la firme qui ont conçu la voiture ont donc utilisé un moteur à turbine capable de tourner à près de 45.000 tr/min qui développe la puissance somme toute modeste de 130 chevaux, mais surtout, un couple colossal de 576 Nm disponible dès le ralenti. La turbine de puissance est connecté, sans convertisseur de couple, grâce à une unité de réduction à engrenages à une transmission automatique TorqueFlite. La Chrysler Turbine n’est toutefois pas à considérer comme une voiture de sport, mais plutôt comme une berline familiale. De manière assez originale, les performances dépendaient de la température extérieure car plus il faisait frais et plus la puissance augmentait ce qui n'étais pas idéal pour une bonne utilisation dans tous les pays ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Turbine à gaz
  • Disposition : Longitudinale avant
  • Puissance : 130 ch à 45000 tr/min
  • Couple : 576 Nm
  • Transmission : Propulsion
  • Boîte de vitesses : Automatique TorqueFlite



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © KustomKruzin




La Chrysler Turbine Car de 1963 ...



La Chrysler Turbine Car de 1963 ...








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mercredi 20 juillet 2011

AMC Rebel The Machine - 1970



AMC REBEL THE MACHINE ….







Pour faire un peu d’histoire, la marque « A.M.C » (American Motors Corporation), est un constructeur automobile américain, créé en 1954 par la fusion de Nash Motors et Hudson Motor Car Company . À cette époque, elle fut la plus grosse fusion de sociétés réalisée aux États-Unis, évaluée à 1,44 milliards $US en 2006 . Quatrième constructeur américain, avec notamment la marque Jeep, AMC vit ses ventes décliner à la fin des années 1970 face à la concurrence des trois grands de l’auto américains et des constructeurs japonais . Il dût s’allier puis être repris par Renault en 1979 . Mais face aux difficultés du groupe français, AMC fut revendu à Chrysler le 2 mars 1987 . Ce dernier cessa l’utilisation de la marque AMC et des modèles venant de Renault pour ne retenir que la division Jeep et la marque Eagle ….



Au début des années 70, Avec la Javelin et l’AMX, AMC améliore son image en matière de véhicules performants, mais n’est pas présent dans le segment des plus gros véhicules, les véritables Muscle Cars, comme la Pontiac GTO ou la Plymouth Road Runner . C’est à un dérivé de la Rebel que sera dévolue cette tâche, avec une appellation digne d’un film de série Z, AMC Rebel "The Machine" . La firme s’était déjà frotté en 1969 à ce marché avec la S/C Rambler, version plus performante de la Rambler, mais va plus loin en 1970 avec la Rebel, qui devient The Machine, conçue en collaboration avec Hurst . Elle est dévoilée à la presse le 16 octobre 1969, mais effectue ses débuts publics le 25 octobre à l’occasion de la finale du championnat du monde de course de dragster organisé par la National Hot Rod Association, à Dallas . Le dragster sera l’un des points clés du marketing de cette Machine, et le constructeur voulait que les 1000 premiers exemplaires soient exclusivement proposés en blanc avec bandes bleues et rouges . En réalité, seuls les 300 premiers modèles de cette AMC Rebel "The Machine" seront dotés de cette décoration, le catalogue s’est ensuite enrichi de teintes plus classiques, mais avec le capot peint en noir ….



Le style allongé du coupé AMC Rebel "The Machine" avec son imposant montant de lunette arrière et son long porte à faux interminable est également enrichi d’une entrée d’air sur le capot, très stylée et non factice . C’est un grand coupé deux places plus deux enfants à l’arrière qui serait presque une familiale . Mais ne nous y trompons pas, faite pour concurrencer les Muscle Cars de General Motors, Ford et Chrysler, la voiture tend plutôt vers la sportive cachée . Avec cette élégante ligne de toit en pente qui contraste avec cette face avant plutôt massive, la voiture inspire le respect, on sent bien l’agressivité qui se cache en elle . Ce look Vintage, unique et si particulier, plutôt trapu et massif, rehaussé par une décoration savamment choisie, inspire la puissance et la vivacité et donc impose le respect . La calandre avant propose une nouvelle forme de grille avec cette nouvelle bouche béante rectangulaire impressionnante . La longue ligne de toit harmonieuse tombe en pente douce sur un long coffre à bagages qui se termine par un imposant pare choc qui englobe avec style tous les feux . Bien campée sur de large pneus et dotée d’une suspension adaptée, on la sent capable de distiller de très bonnes sensations . A bord, le l’insolite AMC Rebel "The Machine" , six occupants pourraient prendre place sur les deux banquettes, et seul un logo spécifique sur la planche de bord rappelle que l’on est à bord d’un véhicule doté de performances bien différentes de celles d’une sage berline familiale ....



Pour ce qui est du côté technique de ce coupé AMC Rebel "The Machine" , c’est en réalité la que réside le secret . La voiture a été extrêmement bien étudié pour l’époque et elle est dotée des meilleures technologie du moment . Tout y passe, l’amortissement amélioré, le châssis plus rigide, le freinage plus puissant, la suspension qualifiée de Heavy Duty qui lui donne une allure beaucoup plus agressive en relevant l’arrière par l’installation des amortisseurs plus fermes de la version break de la Rebel . Un choix dans le cahier des charges qui sera validé pour supporter au mieux la puissance de la motorisation choisie . Car la aussi, ils ont fait fort . Un changement majeur a été de passer de l’ancien moteur V8 à la norme 290 cu de 4,8 Litres qui a été remplacé en 1970 par un tout nouveau V8 à la norme 390 cu de 6.4 litres de cylindrée qui développe pour l’époque quasiment 350 chevaux (255 kW) et surtout un couple énorme de 583 Nm à 3600 tr / min . Il est doté de soupapes à têtes spéciales, d’un nouvel arbre à cames plus pointu, ainsi que d'une alimentation plus sophistiquée complétée par un nouvel échappement mieux adapté . Pour ce qui est de la transmission, la aussi on ne lésine pas, c’est la boîte manuelle réputée à 4 rapports Borg Warner modèle T10 qui sera choisie . Ainsi métamorphosée avec ses peintures de guerre, cette étonnante Vintage Classic qu’est la AMC Rebel "The Machine", était capable de performances qui ne seraient pas ridicules de nos jours comme le 0 à 100 km/h parcouru en 6,4 secondes et une vitesse de pointe supérieure à 200 km/h . Seulement 2.326 exemplaires seront assemblés avant sa disparition à la fin de l’année 1970 remplacée par l'AMC Matador ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 6.4 Litres
  • Puissance : 350 chevaux
  • Couple : de 583 Nm à 3600 tr / min
  • Vitesse : 200 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’4








La « AMC Rebel "The Machine" », c'est ça ...



La « AMC Rebel "The Machine" », c'est ça ...





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vendredi 23 janvier 2009

Willys – Insignes et logos

Dans les années 1900 à Indianapolis aux Etats-Unis s’implante la société « Willys-Overland Company » une petite fabrique spécialisée dans la construction de voiturettes économiques . Plus tard, elle construira tout type de véhicules à moteur, de tourisme ou industriels, mais sa renommée viendra principalement de la Jeep, cette voiture tout terrain populaire née à des fins militaires et qui s’est répandue partout sur le globe ….




Après guerre, à partir de 1954, l’énorme succès de la Jeep, va sans cesse augmenter car elle sera déclinée en plusieurs versions civiles et professionnelles très prisées dans de multiples pays . A partir des années 60, le succès de la Jeep aidant, Willys va fusionner avec Kaiser et commencer à diversifier sa gamme principalement à l’export avec des voitures familiales et même quelques sportives sur le marché sud américain dont je vous ai déjà parlé dans un précédent billet comme la Willis Interlagos . Dans les années 70, la marque sera racheté par American Motors Company avant d'être reprise dans les années 80 par Renault qui la cèdera à son tour dans les années 90 à Chrysler ….



Pour ce qui est des appellations, des badges ou des logos, les modèles « Willys » seront baptisés avec des noms propres comme les séries Kinight, Xhippet, Falcon, Jeepster, Stearns, Station Wagon, ou Jeep, quelques modèles seront badgés avec des chiffres comme les T6 ou T9 ….






























De nos jours, "WILLYS" c'est aussi ça ...



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