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Tag - Luigi Chinetti

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samedi 2 décembre 2017

Les 24 Heures du Mans






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Les 24 Heures du Mans sont une course automobile d'une durée de 24 heures, se déroulant en juin généralement la vingt-quatrième semaine de l'année sur un circuit routier, au sud de la ville du Mans, dans le département de la Sarthe en France. Cette épreuve, existant depuis 1923, est l'une des trois courses les plus prestigieuses au monde avec le Grand Prix de Monaco et les 500 miles d'Indianapolis. Une moyenne de 250.000 spectateurs est assez courante pour chaque édition, sans parler de la couverture télévision quasi mondiale aux quatre coins de la planète ....


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En 1920, l'Automobile Club de l'Ouest, en particulier par son secrétaire général Georges Durand, œuvre à la réalisation d'une compétition dont le caractère devait contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l'automobile. En 1922, le club annonce la création d'un nouveau type de compétition dans la Sarthe, une épreuve d'endurance, pendant laquelle des équipages de deux pilotes par voiture se relaieraient jour et nuit. La toute première édition, avec trente-trois équipages, se déroule les 26 et 27 mai 1923 sur un circuit près de la ville du Mans. Elle fut remportée par André Lagache et René Léonard sur une Chenard & Walcker. Ils couvrirent 128 tours à la moyenne de 92,064 km/h. La course remporta un succès triomphal qui ira grandissant au fil du temps comme en témoignent les quelques 80 affiches officielles que je vous présente ici classées années par années. En fait, pour les besoins de la promotion, les organisateurs éditent chaque année une nouvelle affiche officielle. Nombreux sont les passionnés qui les collectionnent mais elles sont, il faut l’avouer, inégalement réussies. Depuis quelques années, elles sont assez décevantes, un peu trop criardes et assez racoleuses, elles en sont presque même devenues ordinaires. En fait elles ont perdu le côté kitch et vintage qui lorsqu'elles étaient encore dessinées par des artistes illustrateurs célèbres et talentueux les rendaient si charmantes et tellement désirables ....





De nos jours, les 24 Heures du Mans ont lieu chaque année en juin. C'est la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d'endurance pour automobile de sport et Sport-prototypes, et aucune autre course de ce type ne peut vraiment atteindre le même niveau d’excellence, d’endurance et de technicité. Cette course devenue mythique a, au fil des ans, inspiré de nombreuses courses similaires partout dans le monde et popularisé le format de 24 heures notamment à Daytona, au Nürburgring, à Spa-Francorchamps, ou Bathurst. Plusieurs championnats, comme par exemple "Série American Le Mans" ou "Le Mans Series" ont été très largement copiés sur le règlement des 24 Heures du Mans françaises. Pour tous les pilotes, remporter cette épreuve mythique est d’autant plus prestigieux qu’il est extrêmement difficile de finir cette longue course en bonne place et qui plus est sur le podium ....





Lorsque Le Mans se met à l'heure de la course, c'est finalement plus d'une semaine d'événements. Cela commence vingt jours avant l'épreuve avec l'élection de Miss 24 Heures du Mans suivie par la journée test et les deux journées de vérifications administratives et techniques dont le traditionnel pesage des véhicules, sur la place de la République. Une séance d'autographes des pilotes est organisée devant les stands le mardi alors que les concurrents finissent les préparations des voitures qui sont exposées au public. Les essais libres et les qualifications suivent le mercredi et le jeudi. Le vendredi, c'est la découverte des stands et en fin de journée, se déroule la parade des pilotes, qui présente en centre ville l'ensemble des équipages engagés, suivi de l'incontournable et traditionnelle inauguration d'une nouvelle plaque de bronze avec les Empreintes des vainqueurs de l'année précédente ....





La piste, mesurant 13,629 km, emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande partie de route nationale. Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Mulsanne, Arnage et la ligne droite des Hunaudières, longue de presque 6 km où les prototypes maintenaient auparavant une vitesse de près de 400 km/h pendant une minute. Cette portion du circuit a été divisée en trois lignes droites par l'installation de deux chicanes en 1990. Le record homologué de vitesse maximum atteinte sur le circuit est de 405 km/h dans la longue ligne droite des Hunaudières et appartient à Roger Dorchy sur Peugeot WM P88 lors des 24 Heures du Mans 1988. Avec les vitesses élevées qui sont associées au Mans, la piste a vu un certain nombre d'accidents. Certains ont été mortels pour les pilotes mais aussi pour les spectateurs. Le pire moment dans l'histoire du Mans est l'accident survenu durant l'édition du 11 juin 1955 au cours de laquelle 82 spectateurs, ainsi que le pilote Pierre Levegh, sont tués par l'envol de la Mercedes-Benz 300 SLR de ce dernier ....





Depuis 1949, le départ est donné par une personnalité, différente chaque année, et non plus par un membre de l'ACO. On peut nommer entre autres trois présidents de la République française, en 1949 Vincent Auriol, en 1972 Georges Pompidou et en 2015 François Hollande. Des personnalités du monde du cinéma, avec en 1971 Steve McQueen, en 1996 Alain Delon, en 2003 Luc Besson et en 2016 Brad Pitt ou dans le monde sportif, en 1978 Raymond Poulidor, en 1982 Luigi Chinetti, en 2000 Jacky Ickx, en 2009 par le président de Ferrari Luca di Montezemolo, en 2011 par le président de la FIA Jean Todt et en 2014 par Fernando Alonso. En 2008, le départ a même été donné par des astronautes depuis la station spatiale internationale ....


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Le record du meilleur tour en course appartient au pilote Allemand André Lotterer sur Audi R18 e-tron quattro avec un temps de 3 min 17 s 475, soit 248,459 km/h de moyenne, réalisé lors de l'édition 2015. Mais le tour le plus rapide de toute l'histoire des 24 Heures du Mans est au crédit du pilote Japonais Kamui Kobayashi sur uneToyota, lors des essais qualificatifs de l'édition 2017, avec un record absolu incroyable de 3 min 14 s 791 soit une moyenne de 251,882 km/h, tour le plus rapide depuis l'existence des deux chicanes dans la ligne droite des Hunaudières ....


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La pole position de Kamui Kobayashi et le nouveau record du circuit en 2017 ...



Sources : © - Wikipédia © - Youtube © - Google Images © - ACO © - FIA






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mercredi 14 septembre 2011

Ferrari 250 California - 1959



FERRARI 250 CALIFORNIA ….







A la fin des années 50, alors que les décapotables sont un succès aux Etats-Unis, deux importants concessionnaires américains Jon von Neumann en Californie et Luigi Chinetti à New York se mettent en tête de convaincre « Ferrari » de produire à son tour un cabriolet sportif . Nos deux compères assurent à Enzo Ferrari qu'il existe un marché pour une déclinaison hardtop d'une voiture de course de sa marque, une niche que la Ferrari 250 GT Cabriolet déjà existante ne pouvait réussir à combler car trop luxueuse et pas assez sportive . Le commandatore sensible à ces arguments se laissera convaincre et se lancera dans l’aventure ….



C'est ainsi que naît la Ferrari 250 GT California, dont le nom est un clin d'œil à sa future clientèle californienne . Elle sera très vite appréciée par le marché américain en raison, entre autres, de ses performances de supercar, de son nombre d'exemplaires limité et de spécifications propres à chaque modèle . Dans un premier temps présentée sous la forme d'un prototype en 1957, sa production en série débutera au deuxième trimestre de 1958 . C’est une sportive de prestige dessinée par Pinin Farina et carrossée par la Carrozzeria Scaglietti, elle est considérée comme l'une des plus belles Ferrari et l'un des plus beaux cabriolets de l'histoire de l'automobile . C’est en fait une déclinaison cabriolet de la berlinette contemporaine . Très proche esthétiquement de la luxueuse Ferrari 250 GT Cabriolet Série I, cabriolet apparu et produit la même année, la California est néanmoins plus élancée avec une ligne de carrosserie fluide s'étirant des feux avant au galbe des ailes, auquel est associée l'agressivité de la calandre en « gueule de requin » . La superbe et insolite Ferrari 250 GT California sera produite à une centaine d'exemplaires, répartis à peu près équitablement entre une version châssis long (LWB pour long wheel base de 1958 à 1960) et une version châssis court (SWB pour short wheel base de 1960 à 1962) ….



Construite sur la base de la berlinette, la Ferrari 250 GT California en reprend la plupart des aspects esthétiquement, et notamment le « décrochement de hanches » devant les roues arrière . L'inclinaison du pare-brise est en revanche plus élevée puisqu'il s'agit d'un cabriolet . De belles prises d'air latérales chromées ornent le bas des ailes avant derrière les passages de roues . L'adoption en 1960 du châssis court SWB lui donne des proportions plus compactes qui musclent la silhouette . Les deux versions de la California (SWB et LWB) se distinguent également l'une de l'autre grâce au dessin de la prise d'air sur le capot, alimentant en air les carburateurs, sur la version SWB, cette dernière est à demi encastrée . Montée à la main, la California est carrossée par Scaglietti dans ses ateliers de Modène, comme la plupart des modèles de compétition Ferrari de l'époque . Scaglietti opte pour des phares Marchal carénés sous plexiglas et loge les feux de brouillard dans la calandre . À noter qu’aucun emplacement n’est prévu pour fixer la plaque d'immatriculation, si bien que les propriétaires de la Ferrari 250 GT California devaient improviser pour respecter la réglementation de leur pays ....



Si la finition de l’habitacle s'approche de celle réalisée sur la précédente 250 GT, celui de la Ferrari 250 GT California est néanmoins plus spartiate, plus sportif et donc moins luxueux . Sur le tableau de bord, sept cadrans circulaires, dont le tachymètre et le compteur de vitesse, informent le conducteur du bon état de santé du moteur . Ces derniers sont tous disposés derrière le volant trois branches Nardi, en bois et aluminium, sur la version LWB alors qu'ils s'alignent sur la planche de bord pour la version SWB . Un joli cuir pour les sièges et garnitures et une confortable moquette sont les seuls luxes disponible dans la voiture . La California s'équipe d'une suspension indépendantes à triangles superposés et à ressorts hélicoïdaux à l'avant, et d'un pont rigide à l'arrière, suspendu par des ressorts à lames et guidé par quatre jambes de poussée et des amortisseurs à biellettes . Le châssis tubulaire supporte la carrosserie constituée d'acier hormis pour les ouvrants, réalisés en aluminium . Le freinage est assuré par des freins à tambour jusqu'en octobre 1959, date à laquelle la Ferrari 250 GT California s'équipe de freins à disques Dunlop ....



La Ferrari 250 GT California est propulsée par le traditionnel moteur Ferrari « Colombo » à 12 cylindres en V (Type 168) en alliage léger . Ce moteur, dénommé ainsi en l'honneur de son concepteur Gioachino Colombo, équipe depuis 1952 l'ensemble de la série 250 . Ouvert à 60°, disposant d'une cylindrée de 2 953 cm3 et alimenté par trois carburateurs Weber double corps de 36 millimètres (DCL), puis de 42 millimètres (DCL/6) à partir de 1960, le moteur développe dans un premier temps 240 chevaux à 7 000 tr/min pour la version LWB avant d'être porté à 280 chevaux lors du passage au châssis court SWB grâce à ses nouvelles culasses et ses soupapes plus grosses . Associé à une boîte de vitesses à 4 rapports, le moteur fait preuve pour l'époque de docilité, de disponibilité et de résistance . En 1960, les bougies d'allumage sont désormais placées à l'extérieur du V, comme pour la 250 Testa Rossa, pour en faciliter l'entretien tandis qu'un overdrive est associée à la boîte de vitesses . Bon nombre de California participeront à de nombreuses compétitions en Sport-Prototypes, et en remporte certaines, à l'image des 12 heures de Sebring en 1959 et en 1960 . Pilotée par Bob Grossman et Fernand Tavano, la California de l'équipe NART se classe également cinquième aux 24 Heures du Mans 1959 ….

Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 3 Litres
  • Puissance : 280 chevaux à 7 000 tr/min
  • Boîte : 4 rapports + overdrive
  • Alimentation : 3 carburateurs Weber double corps de 42 millimètres




De nos jours c’est devenue une véritable Vintage Classic, une voiture mythique que tous les passionnés d’automobiles admirent en convoitent . Le 18 mai 2008, une Ferrari 250 GT California bleu nuit s'est vendue, lors des enchères « Ferrari Leggenda e Passione », organisées par Sotheby's, pour un prix record de 7.040.000 €uros, devenant ainsi l'une des automobiles les plus chères de l'histoire ….





La « Ferrari 250 GT California », c'est ça ...



La « Ferrari 250 GT California », c'est ça ...





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