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samedi 5 juin 2010

Gemballa Mig-U1 - 2010



GEMBALLA MIG-U1 ….







Je vous ai déjà souvent présenté dans ce blog des voitures construites par ces fameux préparateurs allemands . Ils sont nombreux et réputés et il était donc impensable que j’oublie le talentueux « Uwe Gemballa » . Cet allemand, sorcier de la mécanique, plutôt connu pour ses transformations de Porsche en provenance de Stuttgart, est en fait un de ces préparateurs que rien n'arrête . Voilà 27 ans qu’il s’est installé près de Stuttgart . D’ordinaire réputé et reconnu pour son travail, Gemballa n'a donc pas hésité et il a même choisi la plus exclusive des Ferrari modernes, l'Enzo, pour réaliser son nouveau projet . Dans le monde de l'automobile, "préparer" une Ferrari constitue certainement un crime de lèse-majesté . La marque au cheval cabré est d'ailleurs fort sourcilleuse sur la question et s'empresse le plus souvent de dénoncer toutes les initiatives de ce type . Quel moyen plus efficace pour faire parler de soi que de bousculer les conventions les mieux établies en transformant une Enzo en incroyable monstre de la route ? ….



La Gemballa MIG-U1 est née d’une commande spéciale d’un client fortuné pour qui Noël ne devrait pas poser un quelconque souci économique . Présentée au salon de Dubaï et destinée à l’origine au groupe Ilyas et Mustafa Galadar, la voiture sera finalement construite à 25 exemplaires qui apparemment sont déjà achetées en précommande, de quelle crise parlez-vous donc ? La première apparition de cette monstrueuse préparation a laissé sans voix nombre d’observateurs . S'agissant d'un bolide aussi "pointu" que l'Enzo, la tache n’était pas facile car les marges de progression sont évidemment limitées . L’objectif n’est pas d’améliorer à tout prix l’italienne mais se trouve sans doute ailleurs . Conformément aux usages de l'époque, il s'agit de rendre l'auto plus impressionnante, plus exclusive, bref, plus bling bling, un peu à l'image d'une certaine Lamborghini Reventón . Le but est pleinement atteint car bardée d'appendices aérodynamiques en tout genre, la Gemballa MIG-U1 a les moyens d'effrayer le plus téméraire des pitbull . Bien sûr, selon ses concepteurs, cette insulte au travail de Pininfarina permet de gros progrès aérodynamiques avec une déportance qui progresserait de 35 kg à l'avant et de 85 kg à l'arrière tandis que le refroidissement du moteur serait grandement amélioré . Au final, c’est une carrosserie totalement revue, mais gardant les grandes lignes de la supercar de Maranello ….



La Gemballa MIG-U1 est hérissée d'appendices aérodynamiques en tout genre, bardée d'ouïes et de carbone et coiffée d'une prise d'air dorsale, des lignes d'avion furtif qui ont de quoi fasciner car Gemballa se devait de mettre les mains dans le cambouis pour faire honneur à sa réputation . La hauteur de caisse dispose d'un système électro-hydraulique le HLS qui permet de remonter l'ensemble de 45 mm en cas de besoin afin d’éviter les obstacles ou baisser de 80 à 100 mm sur plat après 80 km/h . Evidemment, avec le "pack", le préparateur propose des jantes Gemballa GTR Racing en 10x19" à l'avant chaussées en 265/35 et en 13x20" à l'arrière avec des gommes en 335/30 . Les freins ont un refroidissement optimisé grâce aux entrées d’air à l’avant et sur les flancs inférieurs . Le préparateur allemand n'a cependant pas pris le risque de modifier en profondeur le V12 de 6.0 litres de cylindrée originel . Il s'est contenté d’une nouvelle admission et de revoir la programmation de son calculateur ECU et d'optimiser les échappements pour que sa supercar gagne évidemment en puissance intrinsèque . Oubliez les 660 chevaux standards, le V12 de la Gemballa MIG-U1en délivre désormais 700 et il est accouplé à une transmission robotisée à 6 vitesses avec palettes au volant ....



La transformation de La Gemballa MIG-U1 ne serait pas complète sans un habitacle revu également . On trouve donc à l'intérieur des baquets spécifiques, une console centrale inédite et un système multimédia complet avec lecteur DVD, écran tactile 7", connexion iPod, système de navigation, enceintes dans les portes, subwoofer entre les sièges et un gros ampli 950 Watts dans le coffre . Ce temple dédié au pilotage se mue en boudoir sportif avec ses panneaux de cuir matelassé et ses sièges particulièrement voyants . L’équipement n’est pas spartiate pour une supercar extrême, apportant un nouveau volant, du cuir, du daim intégral, de l’alcantara, de l’aluminium . Comme de coutume chez Gemballa, l’intérieur est personnalisable à foison si vous disposez de suffisamment de deniers et la maison assure bien entendu à ses clients un service de personnalisation et garantit que chaque exemplaire sera unique . Un seul "détail" nous manque, le prix puisque les 25 exemplaires sont tous vendus, mais après tout il paraît que dans certains milieux, parler d'argent est vulgaire ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 6.0 Litres
  • Transmission : 6 vitesses robotisée
  • Puissance : 700 chevaux à 7800 t/mn
  • Vitesse : 354 km/h
  • Accélération : 0 à 100 km/h en 3,4 s






La Gemballa MIG-U1, c'est ça ...



La Gemballa MIG-U1, c'est ça ...





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samedi 24 avril 2010

La Ferrari verte




L'hybride est à l'honneur de cette édition 2010 du Salon de Genève . Même la légendaire marque Ferrari, connue pour ses voitures de sport, saute le pas en présentant une 599 GTB d'un nouveau genre, dont les émissions de CO2 chutent de 35% . Soucieuse d'améliorer son image auprès du grand public, la firme de Maranello commence à offrir des solutions en matière de respect de l'environnement . On se souvient de la F-430 Biofuel présentée au Salon de Detroit en 2008 et bien voilà aujourd'hui la confirmation de cette nouvelle stratégie avec cette version hybride présentée à Genève, la 599 GTB HY-KERS ….



Si le progrès a souvent fait son entrée par le haut de gamme qui est beaucoup plus apte à en absorber le surcoût, on doit reconnaître que l'hybridation aura été une exception à ce schéma due à la visionnaire Toyota Prius . Le Salon de Genève 2010 fournit pourtant la démonstration que les GT et les supercars peuvent apporter une innovante contribution aux hybrides égocentrées d’ordinaire plutôt sur la familiale . Ce n'est pas qu'un effet de mode car elles aussi doivent diminuer leurs émissions nocives . Il était donc temps pour Ferrari de présenter une voiture sportive à propulsion alternative, histoire de faire aussi figure de bon élève . Après avoir créé son propre système de récupération d'énergie cinétique (KERS) l'an dernier lors du Championnat du Monde de Formule 1, Ferrari transpose cette technologie hybride sur ses modèles de série en présentant la 599 GTB HY-KERS ….



Attention toutefois, cette 599 GTB Fiorano Hy-Kers à l'improbable carrosserie verte (choisie volontairement pour la circonstance) bien qu’elle soit une hybride, reste fidèle à l’image instaurée par la marque . Inspirée de la 599 classique, ses lignes et courbes reflètent le savoir-faire italien qu’on retrouve sur toutes les voitures de la firme . Concrètement, rien ne différencie visuellement cette 599 GTB d'une version de série (sauf la couleur peu conventionnelle). C'est dans les entrailles de la bête que tout se passe car le traditionnel V12 de 620 chevaux est ici associé à un bloc électrique installé sur l'essieu arrière et qui développe 100 chevaux supplémentaires et 140 Nm de couple . Une puissance qui compense le gain de poids généré par cette greffe et devrait assurer à la "GTB verde" des performances sensiblement équivalentes, voire supérieures, au modèle actuel . Selon Ferrari, ce système devrait surtout permettre une économie de carburant et de CO2 de l'ordre de 35 % par rapport à une 599 GTB classique ….


La 599 GTB Fiorano HY-KERS incorpore la majorité des technologies utilisées sur les voitures de course de type F1 telles qu’une transmission pilotée à sept vitesses et bénéficie du système « Kinetic Energy Recovery System » (KERS) qui se traduit en la récupération de l’énergie cinétique lors de l’application des freins et sa transformation en énergie électrique qui est ensuite stockée dans la batterie Lithium Ion épaisse de 20 mm seulement et trouvant place sous le plancher . Ferrari souligne ses difficultés en rappelant que ce sont les hauts régimes qui génèrent les performances mécaniques élevées et que ceci est la raison d'être de la marque . Si les ingénieurs n'entendent pas y renoncer, ils constatent quand même que la conduite adopte bien d'autres styles et notamment en ville où ses voitures sont le plus pénalisées par les dernières normes en matière de pollution ….



La solution passe nécessairement par un moteur électrique qui propose entre autre avantage de compenser le surpoids de 80 kg . Accouplé à la boîte F1 à l'arrière, ce moteur se combine à la mécanique en fonction des stratégies environnementales et alimente les accessoires. La disposition des organes nouveaux est si basse que le centre de gravité a été amélioré . Pour Ferrari, les performances, l'agrément intérieur ainsi que le confort des passagers sont toujours prioritaires, mais cela n'empêche pas la firme de débuter sa prise de conscience écolo puisque dès maintenant, le système « Stop & Start » est disponible sur la dernière California . La 599 HY-KERS Hybrid est la preuve que Ferrari peut passer au « vert » tout en conservant un bon niveau de performance et de fiabilité, mais c'est surtout au passage à la pompe que se situe le gain de 35 % en émissions et en consommation . Ferrari compte offrir cette technologie avant trois ans en série ….




La Ferrari Hy-Kers, c'est ça ...



La Ferrari Hy-Kers, c'est ça ...





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samedi 9 janvier 2010

Les berlinettes Ferrari à V8 central



On ne présente plus la célèbre marque mythique italienne Ferrari dont je vous parle assez régulièrement sur ce blog (voir ici) . Tous les passionnés d’automobile connaissent plusieurs modèles de la marque tant elle à produit de voitures de rêve très enviées . Mais le commun des mortels connaît lui aussi le nom de Ferrari car il est entré dans la légende, même celui qui n’aime pas trop l’automobile connaît cette marque ….



Je me suis amusé pendant ces dernières vacances à relire pour le fun mes bouquins spécialisés sur la marque, et je me suis rendu compte d’une chose qui ne m’avait pas sauté aux yeux, depuis plus de quarante ans, Ferrari améliore sans cesse une berlinette à moteur V8 central . En fait, la berlinette à V8 central est le porte drapeau de la gamme de Maranello qui depuis plus de quarante ans propose ce modèle à une clientèle friande . Oh bien sur, les sublimes V12 sont eux aussi enviables, mais il n’empêche que la berlinette fait les plus grosses ventes . Et si c’était tout simplement l’alchimie parfaite entre sport et Grand Tourisme, quoi qu’il en soit, les ingénieurs font en sorte de faire évoluer la voiture environ tout les cinq ans . En plus de quarante ans , je n’ai en fait recensé que 8 versions différentes et encore la toute première s’était vu refuser le blason Ferrari ….



En fait la première de la lignée est sortie en 1967, c’était la toute première berlinette à moteur central pour la marque qui jusque la était habituée aux V8 ou V12 placés à l’avant . Le Commendatore en personne avait alors refusé que l’on badge cette berlinette à moteur V6 central de son blason . Finalement elle sortira flanquée du logo « "Dino" », et aujourd'hui elle est devenu cultissima, c’était la très célèbre Dino 206 GT . Depuis, cette fameuse "Dino" n’a cessé d’évoluer au fil des ans en sept modèles principaux dont voici les caractéristiques ….

1967 – DINO 206 GT (V6 – 180 ch- 230 km/h)
1975 – FERRARI 308 GTB (V8 – 240 ch- 252 km/h)
1985 – FERRARI 328 GTB (V8 – 270 ch- 263 km/h)
1989 – FERRARI 348 TB (V8 – 300 ch- 280 km/h)
1994 – FERRARI 355 BERLINETTA (V8 – 380 ch- 295 km/h)
1999 – FERRARI 360 MODENA (V8 – 400 ch- 300 km/h)
2004 – FERRARI 430 F (V8 – 490 ch- 315 km/h)
2009 – FERRARI 458 ITALIA (V8 – 570 ch- 325 km/h)


Une bien belle lignée de voiture fabuleuses qui avec le succès programmé de la dernière 458 Italia ne va pas s’arrêter et deviendra donc une sublime revanche pour la "Dino" injustement rejetée en son temps ….




La dernière de la lignée, c'est elle ...




La Ferrari 458 Italia ...





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jeudi 3 septembre 2009

La voiture la plus chère du monde

Les célèbres maisons de ventes aux enchères RM Auctions et Sotheby's se sont associées pour organiser le 17 mai 2009 une grande vente Ferrari au siège même du constructeur à Maranello . Tout spécialement baptisé « Ferrari Leggenda e Passione », l'événement a attiré tous les collectionneurs les plus fortunés de la planète, et l'on a pu y admirer quelques unes des plus extraordinaires autos au "Cheval Cabré" ….

En fait une sélection prestigieuse de 37 des plus beaux modèles de la marque de 1956 à 1991était proposée aux passionnés les plus fortunés présents à la vente mais aussi à ceux qui n’ayant pu faire le déplacement pouvaient enchérir par téléphone . Les organisateurs espéraient secrètement de bons scores car les voitures présentées étaient vraiment exclusives, par exemple :

  • 250 California Spyder
  • 355 GT 2+2
  • 250 GT Lusso
  • 288 GTO
  • 250 GT Tour de France
  • 212 Inter Europa Vignale
  • 166 Inter Coupé Touring
  • 250 GT Berlinetta
  • 330 P4 1967
  • Testa Rossa 1957
  • 328 GTS
  • Etc ….

On attendait déjà beaucoup des modèles civils de route, mais certainement plus encore des modèles de compétition plus rares et au palmarès élogieux ….



Deux d'entre elles attirent tout particulièrement l'attention, la légendaire barquette de course Ferrari 330 P4 de 1967 et la superbe Ferrari 250 TR de 1957 . Seuls 22 exemplaires de cette dernière ont été construits, qui ont participé à 19 courses de championnats internationaux en y décrochant pas moins de 10 victoires . L'auto mise en vente, portant le numéro de châssis 0714TR, est celle qui a participé au plus grand nombre de courses . Elle fut livrée à son premier propriétaire, l'italien Piero Drogo, en décembre 1957 et fut notamment engagée aux 1 000 km de Buenos Aires (4e place), ainsi qu'aux Grand Prix de Cuba et du Portugal . Drogo la vendit ensuite à un agent Ferrari du Texas qui remporta plusieurs victoires sur le circuit nord-américain . La 0714TR courut pour la dernière fois en juin 1963 ….



Finalement la première n’atteindra si j’ose dire que 7,25 millions d’euros, pas assez pour son vendeur qui la retirera de la vente faute d’enchères supérieures au montant mini qu’il s’était fixé . La Testa Rossa montera dans un premier temps jusqu’à 8 millions, pour finalement décrocher le jackpot avec 8,2 millions d’euros . L’acheteur Chris Evans, célèbre animateur de radio britannique, a ainsi déboursé 9.020.000 € frais compris pour s'offrir le cabriolet noir . C’est le prix le plus élevé jamais atteint pour une voiture de collection, et c'est donc un nouveau record . Le précédent avait été établi lors de la vente Sotheby's de Monaco en 1990, en pleine période de spéculation sur les voitures d'exception . Un amateur japonais avait alors dépensé la bagatelle de 10.756.000 dollars pour acquérir une autre Ferrari : une 250 GT California Spyder de 1962 ….



Visite chez Ferrari à l'usine de Maranello ....





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