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Tag - Marcello Gandini

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lundi 4 juillet 2016

Claus Luthe Designer







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Claus Luthe est né le 8 décembre 1932 à Wuppertal et décédé le 17 mars 2008 à Munich. C'est un designer automobile Allemand compétant qui est devenu célèbre et reconnu. Il a conçu des modèles très importants pour des grands constructeurs européens mais principalement pour des marques allemandes comme NSU, Audi, BMW ou Volkswagen . De nos jours il est considéré par tous les spécialistes de cette industrie comme l'un des plus grands designers automobile du 20ème siècle tant son style et son influence ont marqué le demi siècle passé pour toutes ces marques ....


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De 1948 à 1953, Claus Luthe fait ses premières armes à l'âge de 16 ans comme simple apprentis dans une entreprise de carrosserie à Würzburg, où il travaille au début sur des projets d'autobus. Dès 1954, ayant fini son apprentissage, il intègre à 22 ans la succursale Allemande du constructeur Italien Fiat ou il participe très vite au dessin de la face avant de la Fiat 500 qui sera lancée en 1957, une voiture dont le look adorable a marqué son époque. Pour ses 29 ans en 1961, il est embauché par la marque NSU ou il dessine la Prinz IV. Très admiratif des travaux du designer américain Harley J. Earl, Claus Luthe s'est inspiré sans équivoque de la Chevrolet Corvair pour dessiner sa Prinz IV qui sera présentée en septembre 1961 au Salon de Francfort. En fait, avec ses 3,44 mètres, elle ne manque pas d'élégance, adoptant dans un format compact toutes les astuces de style de la belle américaine ....





En 1963, la firme NSU demande à Claus Luthe de concevoir une version Spider du Coupé Prinz dessiné par Franco Scaglione en 1959 pour Bertone. Il va s'acquitter de cette tâche en dessinant la NSU Spider Wankel qui sera exposée au Salon de Francfort en 1963. Si sa ligne n'a rien de révolutionnaire, elle est cependant plutôt élégante et élancée malgré sa simplicité et sa sobriété. Le développement croissant de l'économie allemande permet à NSU d'envisager la conception d'une voiture de taille moyenne. C'est ainsi que la firme va confier à Claus le design de la NSU Ro 80 qui voit le jour au Salon de Francfort de 1967. Le dessin de la carrosserie est vraiment inédit pour l'époque et on peut aisément lui accorder dix ans d'avance sur la concurrence. Finalement mise en confiance par ces réussites, la firme va proposer en 1967 à Claus Luthe de monter et de diriger un département de design interne ....





En 1971, lorsque la marque NSU est rachetée par Volkswagen, la nouvelle direction décide de combler l'écart existant dans la gamme entre les petites Prinz IV et la Ro 80. Claus Luthe et son nouveau département de design vont donc se charger de dessiner la nouvelle VW K 70 dont les lignes n'ont pas grand rapport avec celles de la Ro 80 et qui paraît beaucoup plus moderne avec ses grandes surfaces vitrées. Désormais responsable de nombreux autres projets pour le tandem Volkswagen-Audi, Claus Luthe va aussi travailler sur la petite Audi 50 dessinée en collaboration avec Marcello Gandini chez Bertone. Présentée en octobre 1974, elle sera construite en partenariat par Audi NSU Auto Union dans les usines NSU de Neckarsulm ainsi sauvées après l'arrêt de la production de la Ro80 comme dans les légendaires usines du groupe de Wolfsburg. Sa sœur la VW Polo ne sortira que six mois plus tard ....





En fait à son lancement, la petite Audi 50 reprenait une carrosserie trois portes et une motorisation de 1.093 cc développant la bagatelle de 60 chevaux pour les versions GL. Son prix relativement faible et le concept novateur de la petite berline à hayon en feront un modèle extrêmement populaire sur le vieux continent. Mais opposer sur un même marché Volkswagen et Audi à cette époque étant commercialement impossible, la petite 50 sera finalement produite sous le label VW et donc baptisée Volkswagen Polo. A partir de 1975, Claus Luthe étudie ensuite l'aménagement intérieur de la deuxième génération d'Audi 100, mieux encore, il donnera les premiers traits de crayons de la future Audi 80, le projet étant repris par Giugiaro chez Ital Design lorsque Claus Luthe décide de quitter Volkswagen ....





Alors qu'il rejoint BMW en 1976, Claus Luthe ne se figure sûrement pas sa longévité future au sein de la marque de Munich ni encore moins le caractère prolixe que va prendre son travail au cours des années. Qui aurait pensé que les série 3 E21 et E36 mais aussi les coupés série 6 du début des années 1990 étaient tous les trois nés sous le trait de crayon d'un seul et même homme ? C'est donc en 1976 que notre homme succède au bordelais Paul Bracq à la tête du département design de BMW et décide dès lors de donner aux productions de la vénérable firme allemande une direction plus créative et moins classique que les séries 3 et 7 proposées la même année par la marque et conçues toutes deux par son illustre prédécesseur ....


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A cette époque, BMW dispose alors d'une gamme complète et étendue, avec les séries 3, 5, 6 et 7. La première mission importante de Claus Luthe consiste à rhabiller à moindre coût la vieillissante BMW Série 5 et la marque lui confie donc un budget serré de 100 millions de dollars. La cellule centrale est conservée mais l'avant et l'arrière sont totalement modernisés, pour donner naissance à la toute nouvelle BMW Série 5 type E28 qui ne proposera finalement qu'une modification de la sellerie et du tableau de bord ainsi que la création de nouveaux trains avant et arrière avec un nouveau système de climatisation par soucis d'économies. Satisfaite du travail sur la Série5, la marque lui confie ensuite le renouvellement de la Série 3. La nouvelle venue BMW Série 3 type E30 lancée su Salon de Francfort présente une face avant verticale et non plus " pointue " comme celle des BMW des années 70. Son style est simple et sans fioritures mais son coefficient de pénétration dans l'air est inférieur de 10 % à celui de la précédente génération. Afin d'élargir l'attrait de ce nouveau modèle, une version à quatre portes est disponible à partir de 1983 ....





Devant le succès des nouvelles Série 3 et série 5, la direction confie en 1986 à Claus Luthe le développement de la nouvelle BMW Série 7 type E32 qui avait pour objectif de surpasser la W126 de chez Mercedes-Benz. Son dessin est plus lisse et plus profilé que celui de la précédente génération, sans se départir d'un certain conservatisme mais qui apportera une réponse radicale, agressive et bien plus sportive que sa concurrente. En 1989, Claus Luthe supervise le style général du tout nouveau coupé BMW Série 8 type E31 qui remplace la Série 6 très typée Paul Bracq. Ses dimensions et son aspect massif imposent le respect avec sa fine calandre qui fait office de bouclier de pare-chocs comme sur une Porsche 928, surmontée de projecteurs escamotables. Le profil reste dans la droite ligne des coupés BMW avec des passages de roues discrets et bien proportionnés qui font classe et sobre ....





C'est finalement une époque bénite qui permet à Claus Luthe d'enchainer les projets avec succès. En fait sous son impulsion et son esprit créatif et novateur, les autres BMW évoluent sans choquer. Une autre BMW Série 5 type E34 enfin totalement redessinée voit donc le jour en 1987, de même qu'une troisième génération de la BMW Série 3 type E36 qui sortira finalement en 1991. Très bien épaulé dans son département design par des stylistes compétents comme Ercole Spada, Claus Luthe aura finalement su faire évoluer les voitures de la marque en les modernisant mais sans en changer les gênes tout en conservant l'esprit et le style de la firme ....





Malheureusement, en 1990, un drame familial personnel va écarter Claus Luthe de sa position de responsable du style chez BMW. Il quitte donc son poste et termine sa carrière professionnelle en tant que consultant pour la marque. BMW mettra deux ans à trouver son successeur Chris Bangle. Il décède le 17 mars 2007 à l'âge de 75 ans. Ayant été un pionnier de l'aérodynamique et de la conception numérique automobile, il a largement contribué à définir l'image de la voiture allemande telle que nous la connaissons de nos jours, sans extravagance sur le plan du style et sans faute de goût. Il est aujourd'hui reconnu comme étant l'un des papes de l'automobile moderne au parcours exceptionnel ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Caradisiac



La NSU RO 80 de Claus Luthe ...



La BMW Série 8 de Claus Luthe ...



La NSU Spider de Claus Luthe ...





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mardi 14 juin 2016

Gaston Juchet Designer







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Gaston Juchet est né en France en 1930. C'est un designer industriel français spécialisé dans l'automobile. Gaston Juchet était un homme discret qui avait une grande passion pour l’Art et le Dessin, en fait ce n'était pas un designer pur sucre mais plutôt un ingénieur passionné de dessin qui laissera toutefois une importante contribution au paysage automobile français des années 1960 aux années 1990. Avec le recul, on peut dire effectivement que Gaston Juchet demeure encore aujourd'hui l’un des personnages incontournables dans l’histoire de la marque Renault ....





Gaston Juchet était un homme discret qui n'avait rien en commun avec tous ces designers fameux dont la liste des créations se déroule telle un tableau de chasse. En effet, sa renommée n'a jamais égalé celle d'autres designers ayant œuvré pour Renault, comme Philippe Charbonneaux, Robert Opron ou Patrick Le Quément. Pourtant, durant près de trois décennies, il a marqué de son empreinte le style des voitures de la Régie. Cet homme humble et fidèle était l'anti-thèse absolue des patrons-designers vedette d'aujourd'hui, mais ce retrait tout relatif ne l'empêchera pas de signer des avancées marquantes dans l'histoire de Renault. Il était avant tout un artiste passionné et éclectique se consacrant au dessin, à la peinture, et aussi à la photographie qui était attiré depuis toujours par le monde de l'aviation et celui de l'automobile, montrant des dispositions précoces pour les arts graphiques ....





En 1955, Gaston Juchet obtient son diplôme d'ingénieur à l’École Centrale de Paris et part presque aussitôt faire son service militaire. A son retour, avec son diplôme d'ingénieur en aérodynamique en poche, Juchet frappe à la porte de la régie Renault et ses quelques dessins automobiles lui valent d'être aussitôt engagé à la direction Recherches et Développements en 1958. Son premier chantier consistera à mettre au point le capot de la Caravelle. Bien que de formation technique, il se fait remarquer pour ses talents d'illustrateur et son aptitude à exprimer clairement ses idées au moyen de gouaches très réalistes. La régie va donc le faire travailler avec Philippe Charbonneaux pour sortir le projet de la Renault 8 de l'impasse, et ensemble ils vont définir les lignes simples et cubiques de celle qui va succéder à la Dauphine ....





En 1965, alors âgé de 35 ans, la direction de Renault propose à Gaston Juchet le poste de Responsable du Style automobile de la marque et il met vite en place un véritable studio consacré au design, dissocié du bureau d'études carrosserie en s'entourant progressivement d'une équipe de stylistes de talent. A cette époque, la firme commence à plancher sur l'idée d'une berline haut-de-gamme, mais après une douzaine de prototypes réalisés, le projet 114 carrossé par Ghia qui deviendra la future Renault 16 s'avère bien vite trop coûteux, et il faut donc repartir de zéro. Gaston Juchet va figé ce qui sera la ligne définitive de la R 16 avec un collaborateur jeune ingénieur du nom de Claude Prost-Dame. De conception révolutionnaire pour l'époque, avec son hayon arrière totalement inédit combinant les avantages d'un break et d'une berline, ses lignes à la fois fluides et tendues, son confort et ses performances, la R 16 sera déclarée, peu après sa sortie, première "Voiture de l'année" par un jury international et deviendra bien vite une voiture indémodable ....





La paternité de la ligne d'une automobile est comme le reconnaissait humblement Gaston Juchet difficile à établir, car selon lui il s'agit toujours d'un travail d'équipe. Mais force est de constater que depuis 1965 jusqu'à 1978 il supervise brillamment avec son équipe le style et le design de beaucoup de modèles célèbres de la marque comme la Renault 16 en 1965, la Renault 6 en 1968, la Renault 12 en 1969, les Renault 15 et 17 en 1971, la Renault 5 en 1972, les Renault 30 et 20 en 1975, la Renault 14 en 1976 et la Renault 18 en 1978, marquant ainsi de sa patte discrète une nouvelle lignée de modèles au losange qui seront appréciés dans toute l'Europe ....





C'est en fait sous la direction de Gaston Juchet que voient le jour plusieurs autres innovations majeures sur les voitures de la marque Renault, comme la carrosserie deux volumes et le développement de la modularité intérieure sur une berline haut de gamme ou l'adoption des boucliers en plastique entre autre. Outre des belles automobiles au design marquant et au succès commercial avéré, Gaston Juchet introduisit aussi les méthodes modernes de maquettage et la Conception assistée par ordinateur CAO. Il attira également des talents éclectiques et cosmopolites au sein de l’équipe du Style et il contribua à l’essor du Design industriel à l’époque où le Groupe Renault concevait des tracteurs, camions, tondeuses, cycles, etc. Avec le rachat d'Alpine, Gaston Juchet aura aussi la lourde responsabilité de faire oublier la fameuse "Berlinette" et dessinera sa remplaçante, l'A310, apparue en 1973 ....





Au début des années 80, la gamme Renault est constituée d'un véritable patch-work stylistique volontaire pour pouvoir offrir une voiture à chaque classe de la clientèle. L'ensemble finit par manquer de cohérence et le style intérieur reste le parent pauvre. C'est dans ce contexte que la Régie décide de créer un véritable service de style intégré. La direction de celui-ci est confiée à Robert Opron qui a pour mission de développer la créativité chez le constructeur de Billancourt. Gaston Juchet reste toutefois à la Régie, et même si il perd de son influence, n'étant plus le numéro un du style et donc n'étant plus sous le feu des projecteurs, il continue ses travaux avec discrétion et efficacité. Ainsi à la Renault 12 alors vieillissante succède alors la toute nouvelle Renault 18 plus classique dont le style doit beaucoup à ses travaux ....





A partir de cette époque Gaston Juchet collabore harmonieusement avec Robert Opron et à eux deux ils vont apporter à Renault des idées nouvelles. On leur doit notamment le principe de la bulle arrière, déjà utilisée sur la Citroën SM, et qui sera aussi adoptée sur les Renault 11, Renault Fuego et Renault 25. Du fait du choc pétrolier on voit éclore chez plusieurs grands constructeurs des études de voitures au coefficient de pénétration dans l'air record. Gaston Juchet qui est ingénieur en aérodynamique de formation, pilote chez Renault tous ces projets qui donnent naissance aux prototypes Eve et Vesta, des véhicules de recherche sur les économies d'énergie. La Vesta II de 1987 qui succède aux études Eve, Eve + et Vesta I de Gaston Juchet est donc l'aboutissement de toutes les recherches de la firme en matière de réduction de la consommation de carburant entamées en 1980. Le tout dernier prototype Vesta II, avec son coefficient de traînée record de 0,186, réussira à rallier Bordeaux à Paris par l'autoroute avec une consommation moyenne de 1,9 l. au 100 km. Ce super record mondial n'a d'ailleurs jamais été battu à ce jour ....





En 1985, après le départ de Robert Opron, Gaston Juchet reprend la direction du style chez renault. On peut y voir une forme de reconnaissance pour la fidélité qu'il a toujours eue pour son employeur. Le Centre Style Renault compte alors plus de cent personnes, dont une cinquantaine de maquettistes et environ vingt cinq stylistes. A cette période, Gaston Juchet s'ouvre vers l'extérieur et il entretient notamment des collaborations avec plusieurs grands studios de design italiens qui sont désormais régulièrement consultés, qu'il s'agisse de Marcello Gandini pour la Super 5 de 1984 ou de Giorgetto Giugiaro pour les Renault 21 de 1986 et Renault 19 de 1988. Mais Juchet souhaite apporter une succession à la mythique Renault 4. Il s'est déjà investi depuis le début des années 70 dans plusieurs projets de véhicules bas de gamme, mais ceux-ci n'ont jamais abouti. Mais avec la collaboration du designer Jean Pierre Ploué, le travail de Gaston Juchet finira par donner naissance à la petite Twingo ....





En 1986, Raymond Lévy arrive à la Régie et quelques mois plus tard, il nomme Patrick Le Quément, designer de réputation internationale, ex Simca, Ford et Volkswagen, au poste de directeur du design industriel. L'année suivante, en 1987, Gaston Juchet décide de prendre sa retraite après avoir été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1984 et après avoir obtenu le Grand Prix de l’Esthétique Industrielle en 1976, une carrière bien remplie. L'automobile n'étant pas son seul centre d'intérêt, il se consacrait durant ses temps libres au dessin, à la peinture, à la photographie et il laisse une œuvre colossale qu'il est souvent possible de découvrir dans de nombreuses expositions d’arts. Il contribua également à de très nombreux ouvrages traitant de l’automobile et du design, à l’encyclopédie des métiers de l’automobile et se consacra aux travaux de documentation du Département Histoire et Collection. Gaston Juchet décède trop tôt en 2007 à l'âge de 77 ans à peine ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Renault Concepts



La gamme Renault 16 de Gaston Juchet ...



La Renault 8 Gordini de Gaston Juchet ...



La Renault Alpine A310 V6 de Gaston Juchet ...





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lundi 9 mai 2016

Marcello Gandini







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Marcello Gandini est un designer automobile italien né le 26 Août 1938, à Turin qui a conçu certaines des plus belles voitures à partir du milieu des années soixante. Il a rapidement développé une véritable passion pour l'automobile dans les années 1950 et a donc commencé à dessiner pour son loisir personnel. Bien qu'il ai principalement utilisé la majeure partie de ses capacités créatrices dans la conception des voitures, il a aussi été impliqué plus rarement dans le design industriel et l'ameublement ....





Marcello Gandini appartient à un triumvirat de designer célèbres et reconnus, avec Giorgetto Giugiaro et Leonardo Fioravanti, tous nés en 1938, et il est considéré par tous les amateurs de voitures sportives comme celui qui aurait dessiné les plus belles voitures du genre de l'après guerre. De très nombreux ouvrages qui lui sont consacré attestent de cet engouement pour son travail et il était d'ailleurs l'un des vingt plus fameux stylistes nominés pour le titre de meilleur Designer du siècle ....


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Fils d'un musicien chef d'orchestre, Marcello Gandini est un homme plutôt effacé, modeste et calme qui ne fréquente pas ou très peu les salons automobiles et n'a aucun goût pour les relations publiques. C'est un autodidacte qui travaille toujours à l'ancienne sur une planche à dessin sans utiliser les nouvelles techniques et les logiciels qu'offre l'informatique moderne comme cela est le cas pour de nombreux designers actuels. Après avoir passé une grande partie de sa jeunesse créative comme designer industriel, l'histoire de Gandini avec les automobiles ne commence qu'avec son premier concept-car pour Osca en tant que styliste indépendant quand il avait seulement 20 ans et qui le fera remarquer par un certain Nuccio Bertone ....





En 1965, Marcello Gandini se voit offrir le poste vide laissé par le départ de Giorgetto Giugiaro comme responsable du style chez Bertone. Son employeur l'invite à concevoir les projets de Ghia pour le prochain Salon de Genève, qui se tient dans quatre mois. C'est finalement dans ce laps de temps très court qu'il imagine la très élégante et intrigante Lamborghini Miura, l'une des supercars les plus influentes dans l'histoire. Comme il n'y avait pas de limites ou de règles à suivre à l'époque pour ce genre de projet, le jeune Marcello mis sa vision novatrice en avant pour produire quelque chose que le monde automobile n'avait jamais vu auparavant ....





Ce coup d'essai va faire d’emblée sa réputation et Marcello Gandini va orienter le style de Bertone dans une direction très spectaculaire, avec des réalisations aussi surprenantes que les Lamborghini Miura, Espada et Countach. Avec Gandini, la distinction entre voiture de course et routière s'estompe largement et il est donc aujourd'hui possible de dire avec le recul qu'il a joué un rôle vraiment majeur dans la naissance des premières voitures que l'on a baptisé plus tard des " Supercars " ....





Chez Bertone, Marcello Gandini, met sur pied un véritable bureau d'études, créé un état d'esprit et assure la pérennité du style maison tout en lui insufflant sa propre personnalité sur une longue période de quinze années. Sous son impulsion, le centre de style recrute des tôliers, débusque des stylistes, et forme finalement une véritable équipe très compétente. Les voitures sont bien accueillies par la presse et par le public, car elles sont parfaitement dans l'air du temps, en s'inscrivant dans la lignée des voitures de sport des années 50 et 60. De plus Gandini propose des couleurs spécifiques inhabituelles comme l'orange, le vert pomme et aussi le jaune qui à l'époque n'existait pas en automobile, le public adhère immédiatement ....





La superbe Alfa Romeo Montréal de Marcello Gandini est présentée à l'Exposition Universelle de Montréal en 1967. La même année, Gandini propose l'incroyable Lamborghini Marzal qui possède d'imposantes surfaces vitrées, un immense pare-brise et de très larges portes papillon qui dégagent entièrement l'accès aux quatre sièges baquet, une merveille. En 1968, la Lamborghini Espada est présentée au Salon de Genève ou elle va susciter de nombreux commentaires admiratifs en raison de son esthétique singulière pour une automobile de série qui propose une silhouette longue et basse, avec des courbes tendues. Au Salon de Paris 1968 la superbe Alfa Romeo Carabo, construite sur la base d'une 33 de compétition surprend car le dessin de Gandini marque une fois de plus l'histoire du style automobile, avec ses formes en coins, plates et pointues, sans rupture entre le capot et l'habitable ....





L'Autobianchi A 112 Runabout est un engin de loisirs basé sur la nouvelle petite citadine de la marque. Cette étude de Marcello Gandini présentée au Salon de Turin 1969 servit de base à la conception de la future Fiat X 1/9 de 1972. L'étonnante BMW Garmisch basée sur une 2002 TI fut présentée à Genève en mars 1970, elle a inspiré le style de la Série 5 de 1972, mais Gandini pensait qu'il s'agissait d'une proposition réaliste, apte à rentrer rapidement en production. A cette époque, Gandini dessine également la Lamborghini Jarama appelée à succéder à la vieillissante Islero dont les lignes sont inspirées de celles de l'Iso Lele présentée l'année précédente et qui sera exposée au Salon de Genève en mars 1970 ....





La voiture préférée de Marcello Gandini est la plus sportive de toutes, la plus violente, la plus désirable selon lui. Il en fut le concepteur solitaire, dessinant sa carrosserie et son châssis, c'était la Lancia Stratos qui fut présentée à Turin en novembre 1971. Au salon de Genève en 1971, Gandini sort son nouveau joker, l'incroyable Lamborghini Countach, celle ci avec ses formes brutales, rompt avec les canons classiques de la beauté automobile qui s'appuie depuis toujours sur des courbes élégantes. En 1972, sur un châssis de Citroën GS, Gandini dessine un coupé aux lignes à la fois douces et fluides et donc le design de cette Citroën Camargue est dépouillé de toute agressivité et de toute coquetterie superflue inutile ....





En 1972, Marcello Gandini dessine la Maserati Khamsin qui combine une robe classique et élégante avec une V8 de 5 litres capable d'emporter cette sublime GT à plus de 250 km/h. En 1973, Gandini est l'auteur des lignes de la Ferrari 308 GT4, relativement sobre pour une automobile née sous le signe du cheval cabré. C'est la première fois depuis vingt ans que Ferrari confie le dessin de l'une de ses voitures à un autre carrossier que Pininfarina. En 1974, en pleine crise énergétique, Bertone présente au Salon de Turin la Lamborghini Bravo, une superbe GT aus lignes pures, sans décrochement de l'avant à l'arrière. En 1976, Gandini propose l'insolite Alfa Romeo Navajo qui est une sorte de prototype de recherche à l'état pur, avec son profil en coins, ses phares encastrés sur les flancs, son pare-brise à vision totale sans montant. Au Salon de Genève 1977, Gandini propose l'insolite Jaguar Ascot ....


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En 1979, Marcello Gandini quitte Bertone pour s'installer à son compte. Depuis qu'il a débuté sa carrière, son activité se concentre exclusivement sur l'automobile. A son sujet, il préfère parler de style plutôt que de design, réservant ce terme aux autres produits de consommation plus courante. Aprés avoir dessiné en 1988 la Cizeta Moroder et la Lamborghini Diablo, ainsi que la Maserati Shamal en 1989, puis ensuite la Iso Grifo 90 et la Bugatti EB 110 en 1991, Gandini est devenu à la fin des années 90 le spécialiste incontesté des supercars. Au début des années 2000, Gandini va aussi proposer la De Tomaso Mangusta et la Stola S81. Les constructeurs qui font appel à ses services attentent un état d'esprit en dehors des normes. Ils recherchent un homme d'avant-garde, un provocateur, un créateur capable de marcher à contre-courant car Gandini ne se répète pas, il invente sans cesse ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Marcello Gandini



Marcello Gandini - Designer automobile ...



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