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Tag - Mathis

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vendredi 26 août 2016

Magazine L'Anthologie Automobile







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L'Anthologie Automobile Magazine est un magazine dit de vulgarisation automobile édité par la SEDETEC (Société d'EDition et d'Etudes TEChniques) et placé sous le patronage de journalistes et d'hommes de l'automobile tels Philippe Charbonneaux rédacteur de nombreux articles et illustrateur de quelques couvertures, Alexis Kow, Le comte Bernard de Lassee et Serge Pozzoli pour ne citer que les plus connus ....


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C'est en 1968 que le premier numéro de L'Anthologie Automobile Magazine est imprimé. Avec une périodicité bimestrielle au début et bimensuelle pour les deux derniers, ce magazine sera aux dires de son Rédacteur en Chef André Gagniard, le premier à traiter de l'automobile ancienne. Par la suite, Philippe Charbonneaux deviendra Directeur Général et Rédacteur en Chef de la revue en janvier 1971 et il sera accompagné à cette occasion d'une toute nouvelle équipe de rédaction ....





Dans les premiers numéros, de nombreux articles de L'Anthologie Automobile Magazine étaient signés par Christian Henry Tavard, le rédacteur en chef technique, et Thierry Mantoux, son assistant. D'autres rédacteurs moins réguliers faisaient par le biais de divers textes part de leur savoir dans différents domaines. Les couvertures des numéros 1 à 4 étaient illustrées à chaque fois d'une voiture ancienne et moderne, toujours de la même marque par exemple Citroën Rosalie et Citroën DS. Assez rapidement les couvertures seront aussi illustrées par un superbe dessin réalisé par différents artistes réputés de l'époque comme Alexis Kow ....





Si les articles de L'Anthologie Automobile Magazine sont majoritairement dédiés à l'automobile par des articles détaillés sur marques et modèles, certains numéros traitent de sujets divers, vélos, motos, engins militaires, miniatures et tout ce qui concerne les voitures anciennes. Jusqu'au numéro 36, la pagination de cette revue était le plus couramment entre 52 et 68 pages. Les deux derniers numéros, le 37 et le 38, ne comptaient plus que 12 pages. Dans les dernières pages de nombreuses rubriques viennent compléter la revue, la vie des clubs, revue de presse, calendrier des manifestations, bibliographie, questions des lecteurs et petites annonces et à partir du numéro 16 de mars 1971, un inventaire des marques françaises débute ....





D'une manière générale, l'éclectisme des questions et des différents sujets abordées dans L'Anthologie Automobile Magazine est susceptible d'attirer plusieurs publics assez différents. En effet, la teneur des articles sur les anciennes demeurait d'un bon niveau. On y racontait par le détail l'histoire de certaines marques tel que Voisin, Mathis, Georges Irat, Delage, Delahaye, Hotchkiss, ou aussi de modèles comme la Traction. Les auteurs revenaient aussi sur certaines grandes épreuves du sport auto comme le Rallye de Monte Carlo, la Paris Vienne, la Targa Florio, Indianapolis, les Mille Miglia, la coupe Gordon Bennett, le GP de l'ACF ou les 24 Heures du Mans ....


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Malheureusement comme pas mal de revue de ce genre, L'Anthologie Automobile Magazine rencontrait des difficultés et Philippe Charbonneaux fit appel en 1971 à un nouveau comité de rédaction ou on pouvait découvrir de nouveaux visages. Mais finalement les affaires ne vont pas s'arranger et le dernier numéro régulier, le 36, était daté de 1974. Le suivant numéro 37 n'était disponible qu'en 1975. Après près d'un an de silence, le magazine était de nouveau en vente, mais il ne s'agissait plus désormais que d'un bimensuel. La revue devint beaucoup moins luxueuse, et ne comportait plus maintenant qu'une douzaine de pages. Ainsi, le numéro 38 édité fin 1975 fut le dernier numéro de l'Anthologie Automobile. La Vie de l'Auto, allait donc prendre le relais pour annoncer l'actualité de la voiture ancienne en 1976 ....




Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Anthologie Automobile © - Carcatalog





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samedi 14 novembre 2015

Flaminio Bertoni







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Flaminio Bertoni, né le 10 janvier 1903 à Varèse en Italie et mort le 7 février 1964 à Antony en France, est un célèbre sculpteur et designer industriel italien. Cet homme hors du commun et aux talents multiples est issu d’une famille modeste. Bon élève, il grandit sans histoires, passant ses examens primaires avec succès. A la mort de son père, Flaminio qui a alors quinze ans, entre en apprentissage à la carrosserie de la société des frères Macchi. Il débute à l’atelier de menuiserie puis à celui de ferblanterie apprenant ainsi le travail de la tôle. Parallèlement, il suit aussi les cours de l’école des beaux arts de Varese, pour se perfectionner en dessin ....


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En 1922 les talents de Flaminio Bertoni sont remarqués par une délégation française en visite aux ateliers Macchi et il se voit offrir un voyage d’étude en France à Paris. En arrivant dans la capitale,il se fait embaucher comme menuisier chez le carrossier Felber, puis chez Manessius et enfin une année entière chez les Rothschild ou il fera grâce à Lucien Rosengard la connaissance d’André Citroën. Il est ensuite engagé chez Citroën en tant que dessinateur en carrosserie, entre janvier et avril, mais souffrant du mal du pays il repart encore en Italie. Pour gagner sa vie, il travaille de nouveau chez Macchi, mais enfin avec un emploi plus valorisant de dessinateur ....





En 1929, Flaminio Bertoni démissionne de chez Macchi, car il juge l'entreprise trop conservatrice et qu'il a le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur. Finalement il ouvre alors son propre bureau de style personel, le " Studio tecnico di carrozzeria Flaminio Bertoni ", d'où sortent plusieurs modèles de carrosseries. Mais la France et son style de vie particulier l’attire toujours autant et avec son épouse, il décide donc de regagner Paris et travaille pour la " Société Industrielle de carrosserie de Levallois Perret ". Cette société est un sous traitant de Citroën, ce qui devait arriver arrivas, en 1932 il rejoint le Quai de Javel, l'histoire débute ....


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A son arrivée chez Citroën dans le service de carrosserie dirigé par l’ingénieur Cuinet il participe à la modernisation de la gamme Rosalie et Mathis. Le projet « V » était techniquement déjà avancé, la future Citroën sera monocoque tout acier sans châssis, et tractée par ses roues avant, en totale avant garde sur son temps, mais personne n’a idée de la forme qu’elle aura. Flaminio Bertoni a le trait de génie, car au lieu de la dessiner il va la sculpter. André Citroën est immédiatement conquis et le projet est lancé. Les premières commandes doivent être livrées aux clients en mai. Jamais dans l'histoire de l'automobile on n'avait conçu, réalisé et construit une carrosserie de série avec une telle rapidité. Sur le plan esthétique, la Citroën Traction Avant révolutionne l'automobile, avec ses formes basses et sa caisse sans marchepied. La nouvelle reine de la route était née et régnera pendant 23 ans ....


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Fort de ce succès, Flaminio Bertoni obtient le droit de « relooker » le projet TPV et le transforme en 2CV. Présentée au grand public lors du Salon de l’Auto de 1948, la voiture fait l'objet de moqueries en raison de son esthétique originale mais les carnets de commandes se remplissent sans discontinuer, encore un succès. En 1955 la Traction a pris quelques rides, et donc Bertoni dessine la sublime DS, la dernière reine de la route. L'idée est alors de concevoir le modèle qui puisse remplacer la Traction Avant, il repart sur des bases entièrement nouvelles et il donne encore libre cours à son talent de sculpteur. Puis même succès pour la DS surnommée « la bombe » présentée au Salon de l’Auto de 1955. Une ligne audacieuse et futuriste jamais imaginée pour l’époque, issue d’un " morphisme " entre un poisson et une voiture. Deux années plus tard, Citroën reçoit le prix d’honneur à la Triennale d’art et d’esthétique de Milan. Une véritable consécration pour Flaminio Bertoni ....





Lors de sa présentation au Salon de Paris en octobre 1955, la DS constitue une véritable provocation à la tradition de l'industrie automobile. Flaminio Bertoni la conçue avec des lignes fluides sans rainurage sur les flancs, un capot plongeant, un toit en matière légère fixé sur une charpente assez révolutionnaire, un volant monobranche, un système hydraulique, etc ... Elle semble avoir quelques années-lumière d'avance sur ses concurrentes du moment comme la Simca Versailles, la Peugeot 403 ou la Renault Frégate. C’est en 1961 que Bertoni dessinera celle qu’il coïnciderait comme sa plus belle réussite, l’AMI 6. Le stylisme maniéré de l'Ami 6 surprend le public, avec son dessin du pavillon en forme de pagode débordant au dessus des portières, son étrange lunette arrière inclinée vers l'habitacle, ses larges optiques rectangulaires, son capot moteur au dessin tortueux et les flancs de sa carrosseries légèrement sculptés, l'ensemble reflète bien ses idées originales ....





C’est des mains de Flaminio Bertoni, promu Chevalier des arts et des lettres par André Malraux, en juste récompense de son amour pour la France et de son travail immense, que naquirent ces carrosseries présentes dans nos esprits, voire dans nos cœurs et qui émerveillent toujours « petits et grands ». A une époque ou seules les performances comme la vitesse ou la puissance comptaient, Citroën à été le premier a introduire la notion de style et de design. Flamio Bertoni à été le premier styliste de la marque et au final citroën lui doit beaucoup. Bertoni a laissé derrière lui une œuvre artistique conséquente et en 1999, un jury réuni à Londres a élu la Citroën DS " Meilleur Objet Design Mondial du XXème siècle ", quelle consécration ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Caradisiac - © Carcatalog




Flaminio Bertoni - Sa vie et son travail ...



L'autobus de Flaminio Bertoni ...



Conférence sur Flaminio Bertoni ...





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