@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Michelin

Fil des billets

samedi 2 mai 2015

Science et vie - L'automobile








sv01.jpg




Science et Vie est un magazine mensuel de vulgarisation scientifique lancé le 1er avril 1913 sous le nom de La Science et la Vie par Paul Dupuy, fils de Jean Dupuy l'ancien ministre, député et directeur du quotidien Le Petit Parisien. Ayant découvert aux États-Unis ce genre de magazines scientifique tels que Popular Science et Popular Mechanics, Paul Dupuy décide de créer en France un magazine scientifique grand public similaire. Son objectif est alors de mettre à portée du grand public les découvertes scientifiques de l'époque ….


sv03.jpg


Le ton se voulait simple et les articles, auxquels participent quelques personnalités scientifiques, sont rédigés dans un style clair, abondamment illustrés, et abordent plusieurs sujets. électricité, physique, médecine, astronomie, etc.... Le magazine, imprimé en noir et blanc, connaît rapidement un grand succès, atteignant cent mille exemplaires. Certains numéros doivent même être réédités pour faire face à la demande. La rédaction publie alors une annonce pour inciter des scientifiques à collaborer à La Science et la Vie, qui compte déjà cinq mille abonnés. À l'aube de la Première Guerre mondiale, son tirage passe à cent cinquante mille exemplaires ….


sv31.jpg


Victime des restrictions en période de guerre, le magazine doit s'interrompre quelque temps en 1914, puis en juillet 1940 et en août 1944. C'est à partir de février 1943 qu'il prendra son titre actuel, Science et Vie. Coïncidence symbolique mais fortuite, son millième numéro est paru le 1er janvier 2001 ....


sv30.jpg


Le magazine proposa à ses lecteurs entre 1947 et 1973 un numéro annuel hors série spécialement consacré à l'automobile, au format 166 x 240 à couverture souple et à dos carré, comprenant entre 150 et 200 pages selon les années ....


sv04.jpg sv05.jpg sv06.jpg sv07.jpg sv08.jpg sv09.jpg


La qualité d'impression est d'un bon niveau et la mise en page est plutôt claire et précise avec une typographie harmonieuse et précise. Les photos et l'iconographie sont très bien choisi en correspondance des sujets traités. Les couvertures des années 40 et 50 ne manquent pas de charme et on peut apprécier les dessins d'illustrateurs célèbres en vogue à cette époque comme Géo Ham, Philippe Charbonneaux ou même Geri ....


sv10.jpg sv11.jpg sv12.jpg sv13.jpg sv14.jpg sv15.jpg


Les plus nostalgiques d'entre vous pourront retrouver avec plaisir les publicités d'époque, souvent en pleine page. Elles concernent les automobiles françaises et étrangères commercialisées dans l'Hexagone, mais aussi divers produits liés ou non à l'automobile, comme les bougies Marchal, les pneus Michelin ou Dunlop, les phares Cibié ou les accessoires Eyquem ou KLG ....


sv16.jpg sv17.jpg sv18.jpg sv19.jpg sv20.jpg sv21.jpg


L'impression, à l'exception des pages de couverture, était en noir et blanc, parfois en deux tons. Un peu de couleur fit son apparition à la fin des années 50. Le magazine dressait une synthèse de l'actualité de la période traitée, par grands thèmes, comme les statistiques de production, les moteurs, les châssis, les carrosseries, les véhicules industriels, le sport automobile, les motocyclettes, les nouveautés de l'année avec les caractéristiques, etc ....


sv22.jpg sv23.jpg sv24.jpg sv25.jpg sv26.jpg sv28.jpg


Certains sujets dans l'air du temps firent évidement l'objet de dossiers plus précis, comme par exemple l'automobile à turbine en 1950/51, l'aérodynamisme en 1951/52, la transmission automatique en 1953/54, les " dream-car " en 1955/56, l'injection en 1956/57, les " compacts " américaines en 1959/60, la capitale de la carrosserie Turin en 1960/61, les " station wagons " en 1961/62, l'hydraulique dans l'automobile en 1962/63, l'électronique dans l'automobile en 1963/64, les breaks en 1965/66, les centres d'essais en 1966/67, la production japonaise en 1968/69, ou les véhicules de sécurité en 1972/73 ....


sv02.jpg


Au final, Science et Vie ne vas pas vous proposer un essai complet de votre ancienne préférée, mais il vous offrira des textes précis et illustrés rédigés par des professionnels, dans un format compact et ceci sur des sujets divers et variés qui correspondront bien à ce que vous aimez pour assouvir votre soif de connaissances concernant votre passion de l'automobile ....



Sources : © Wikipédia - © Google Images
© Science et vie - © CarCatalog - © YouTube





Science et Vie - TV ...







JPBlogAuto

jeudi 9 octobre 2014

Géo Ham - L'illustrateur de la vitesse






ham01.jpg


Georges Hamel, né le 18 septembre 1900 à Laval la préfecture de la Mayenne, mort en juin 1972 à Paris, est un peintre et illustrateur français très célèbre et particulièrement connu pour ses illustrations d’avions, de motos ou d’automobiles qui œuvrait sous le pseudonyme de Géo Ham.
Son père ingénieur-chimiste tenait à Laval, un magasin de matériel photographique, et sa mère, dirigeait un rayon de parfumerie. Grâce à son père, également éditeur de cartes postales, Georges Hamel allait voir naître en lui une vocation pour le dessin et la peinture.
Enfant, il peignait déjà à la gouache des paysage de la campagne mayennaise et à 13 ans, à l'occasion d'une course automobile organisée en 1913 dans le centre-ville, il croqua une série de personnages, confirmant ainsi ses dispositions pour le dessin et la peinture de tout ce qui touchait à la vitesse ....


ham02.jpg


En 1918, il est reçu à l'École des arts décoratifs puis fut nommé Peintre officiel de l'Air en 1931. Il s'impose très vite parmi les dessinateurs les plus chevronnés et eut les honneurs d'une couverture dans la revue Omnia. Il devient assez rapidement l'un des plus prestigieux champion de l'Art-Déco.
Son plus grand plaisir était de dessiner les lignes des automobiles, et c'est donc dans cette activité qu'il commença à se faire une réputation. A l'époque, les artistes capables de faire l'apologie de la vitesse et des héros étaient plutôt rares, et par conséquence Géo Ham était de plus en plus sollicité. Avec le développement croissant de titres de presse importants comme L'Auto, La Vie Aérienne, L'Air, Automobilia, ou Elite Française, âgé d'à peine 21 ans, Géo Ham était devenu quasiment incontournable dans le métier....


ham03.jpg ham12.jpg ham05.jpg


Géo Ham a baigné tout jeune dans la photographie, et il était donc tout naturellement familiarisé avec la technique des appareils photos, avec les prises de vues et les cadrages. Son habileté technique va grandement l'aider à immortaliser une scène par une photo, puis à la reproduire rapidement sous forme d'un croquis, qu'il terminait et peaufinait une fois rentré dans son atelier parisien ....


ham06.jpg ham07.jpg ham08.jpg


La technique de travail de Géo Ham se trouvait à la croisée de plusieurs tendances, "l'art nouveau", le "cubisme", le "fauvisme" et "l'art déco". L'art Déco se définissait par l'utilisation de lignes droites, de surfaces planes, de volumes simples et structurés. Dans le monde de la publicité automobile, René Vincent fut le tout premier illustrateur à s'inspirer des lignes simplifiées du style Art Déco. Petit à petit, le style de Géo Ham s'affirmait tout en prenant ses distances par rapport à ses aînés, et en quelques années seulement, il était devenu grâce à sa technique maitrisée un illustrateur incontournable de la scène parisienne ....


ham09.jpg ham10.jpg ham14.jpg


En plus d'une bonne partie de la presse, les grandes marques se disputaient les talents de Géo Ham. Il signait ainsi de nombreux catalogues et publicités pour Delahaye, Amilcar, Hispano Suiza, Bugatti, Talbot, Amilcar, ou Chenard & Walker. Géo Ham concevait aussi des publicités pour des marques d'accessoires automobiles comme Michelin, Dunlop, Shell, Bosch, ou Cibié. Finalement ses affaires étaient tellement prospères qu'à seulement 27 ans, il pouvait déjà s'offrir une Bugatti Type 40 pour ses déplacements personnels, ou pour rejoindre les circuits, un luxe assez incroyable ....


ham04.jpg ham13.jpg ham11.jpg


Il savait dans ses œuvres reproduire l'art du pilotage, mais aussi toutes les facettes d'une épreuve, qu'elle soit de vitesse ou d'endurance. On devinait sur ses compositions tous les détails qu'aucun autre n'aurait relevé. Aucun écrou ne faisait défaut ni aucun boulon ne manquait et il savait par l'omission ou l'accentuation de simples détails simuler la vitesse des automobiles mieux que quiconque ....


ham15.jpg ham16.jpg ham17.jpg


Après guerre, les techniques de la photographie ayant grandement évolué, la presse fera de moins en moins appel aux dessinateurs et illustrateurs pour leurs couvertures ou leurs publicités. Comme tous ses confrères, Géo Ham était maintenant moins sollicité, et donc il peinait lui aussi à renouveler son style pourtant impeccable mais d'inspiration très classique qui demeurait trop ancré dans l'avant guerre. Ses œuvres en page de couverture se raréfiaient car la photo supplantait progressivement le dessin car la prise de vue d'automobiles à grande vitesse par exemple était désormais possible avec un rendu devenu vraiment très acceptable ....


ham18.jpg ham19.jpg ham20.jpg


Sources : © - Les amis de Géo Ham © - Wikipédia.fr
© - Google - Images © - Carcatalog






Géo Ham - Artiste et Illustrateur ...





JPBlogAuto

lundi 7 novembre 2011

Matra Simca Bagheera - 1978



MATRA SIMCA BAGHEERA ….







Le nom de « Matra » devint célèbre en 1964 quand il débarque dans la construction automobile en reprenant l'acquis des Automobiles René Bonnet . En effet, sous l'impulsion de Jean-Luc Lagardère, son flamboyant PDG, Matra rachète la société de René Bonnet qui commercialise un coupé sport, la Jet . La marque entre en Formule 1 en 1968 avec Jackie Stewart qui devient champion du monde au volant d'une Matra Sports propulsée par le moteur Cosworth, mais aussi en course d'endurance avec son fabuleux V12 qui équipe la 670 qui gagna aux 24 Heures du Mans en 1972, 1973 et 1974, et remporta le championnat du monde des marques en 1973 et 1974 . La toute première voiture 100% « Matra » sera la 530, ingénieuse, rigolote et intéressante, elle reste cependant trop décalée stylistiquement et sous-motorisée pour connaître un véritable essor ….



Après les résultats commerciaux décevants de la 530, trop originale dans sa ligne, qui succède à la Djet, trop artisanale, les dirigeants de Matra réorientent le renouvellement de la gamme sur des valeurs plus sûres . L'association avec Simca et son réseau a conduit l'équipe technique à opter pour un moteur Simca placé en position centrale arrière . Le moteur doit rester d'origine pour des raisons évidentes de coûts et également de SAV, puisque toutes les Matra sont distribuées et entretenues par le réseau Simca . Philippe Guédon le créateur, hostile à la formule 2+2, trouve une parade et invente la GT à moteur central à 3 places de front, elle s’appelle « Matra Simca Bagheera » . L'avantage d’une telle architecture est que sur une 2+2, les 2 places AR restent symboliques, tandis que sur une trois places de front, chaque occupant est confortablement installé ….



Apparue en 1973, la Matra Simca Bagheera est un modèle d'automobile française, fruit de la collaboration entre Matra et Simca sous la marque Matra Simca, qui a été produite de 1973 à 1980 à presque 50.000 exemplaires . Il s'agissait d'un coupé à moteur central transversal, le premier à offrir trois places de front avec un concept original qui permettait de gagner de l'espace par rapport à la disposition typique 2+2 des véhicules de sa catégorie . Sa carrosserie est entièrement réalisée en composite polyester armé de fibres de verre, rivetée et collée sur un châssis rigide en acier autoportant . Sa répartition des masses (42 % avant / 58 % arrière) et son système de freinage à quatre freins à disque lui confèrent un excellent comportement routier dynamique et joueur . La voiture doit revenir sur des valeurs plus conventionnelles en matière de design car l'heure est à la diffusion en large quantité dans un soucis évident de rentabilité du projet . L'objectif fixé aux designers, Jean Toprieux, Jacques Nochet et Antoine Volanis, est de s'inspirer des Ferrari, pour l'esprit GT . Au final, le résultat est heureux, avec une ligne harmonieuse, dotée de phares escamotables pour l'esprit sportif et l'aérodynamique, et d'un large hayon vitré derrière . Sous cette lunette arrière de l’étonnante Matra Simca Bagheera, on trouve le moteur et un coffre de 320 litres ....



Afin d’assurer un succès commercial durable à l’insolite Matra Simca Bagheera, les responsables décident qu'un maximum d'éléments proviendraient de la grande série . C'est donc la Simca 1100 qui sera la principale pourvoyeuse de pièces . En effet, outre son moteur la 1100 lui cède son train AV, sa direction et ses freins . Toute la partie AR est en revanche totalement inédite et le châssis en tôle emboutie et soudée est équipé de suspensions par barres de torsion . La Bagheera bénéficie d'un système spécifique à l'arrière avec des barres transversales réalisées en aluminium pour réduire le poids général de l'auto et cette solution technique pour le châssis autorise ainsi un comportement routier d'exception . Suffisamment confortable, même pour trois personnes, ce choix technique offre de surcroît toute l'efficacité nécessaire qui sied à sa ligne évocatrice de performance . L'auto prend très peu de roulis en virage et vire toujours à plat sur ses quatre roues. Après les derniers tests d'endurance de longues durées effectués dans le désert de Mauritanie, le Sahara et en Laponie pour valider les matériaux et assemblages lors de situations climatiques extrêmes, la Matra Simca Bagheera entrera finalement en production et sera proposée à la vente ....



Le grand public découvre le lancement officiel de la Matra Simca Bagheera aux 24 Heures du Mans tandis que Pescarolo-Larrousse signent la 2ème victoire Mancelle de suite avec la Matra 670B . La Bagheera rencontre un vif succès commercial récompensant enfin l'ingéniosité et le travail des gens de chez Matra et en juin 1974, le dix millième exemplaire sort des chaînes de production de l'usine de Romorentin alors que de nombreux prix lui sont décernés . Les pare-chocs avant sont enveloppants et intègrent des feux de brouillard et les clignotants . A l'arrière, les blocs optiques des Simca 1307/1308 viennent rehausser le niveau d'équipement du modèle . A l'intérieur, la console est pourvue d’une série de boutons horizontaux qui se trouvent sur la planche, juste devant le conducteur . Sur le côté droit, les commandes d'aération et de chauffage sont verticales, et, chose inédite, l'autoradio est positionné de façon verticale . Enfin, afin de pouvoir passer les jambes, le volant est coupé sur le bas . Les équipements de la Matra Simca Bagheera ne sont pas en reste avec des vitres teintées électriques, ceintures à enrouleurs, boite à K7, pré équipement radio, tableau de bord skaï, tissu tweed, moquettes, jantes alu bicolores à 9 rayons et cabochon central façon chrome, logos spécifiques sur l'avant et sur l'aile arrière gauche et logo Matra Simca au dessus des feux arrières ....



En 1975, Matra profite de la nouvelle gamme Simca 1307/1308 pour équiper la Matra Simca Bagheera du moteur 1 442 cm3 qui développe désormais 90 chevaux à 5800 tr/min et un couple de 12.6 mkg à 3200 tr/min . L’alimentation est faite par deux carburateurs double corps Weber 36 DCNF et la transmission est confiée à une boîte à quatre vitesses . Equipée de pneumatiques d'origine Michelin XAS FF (Formule France), 155HR13 à l'avant, et 185HR13 à l'arrière et avec un poids inférieur à la tonne, la voiture est alerte et elle est reconnue pour son excellent comportement routier, et ses capacités sportives . A noter l'existence de l'incroyable Bagheera U8 en 1973, motorisée par l'accouplement de 2 moteurs de 1 294 cm3 (l'un de la Simca Rallye, l'autre de la Simca 1100 TI), ce qui donnait un 8 cylindres en U, 2 588 cm3, 168 chevaux et 220 km/h en pointe, de quoi, à l'époque, inquiéter sérieusement les Porsche 911 . Mais elle restera à l'état de prototype et seulement deux exemplaires roulants furent construits . A l'automne 1979, la voiture est retirée du catalogue et suite aux accords et rachats avec PSA, les dernières Bagheera sont désormais badgées "Talbot-Matra" . De nos jours c’est un modèle Vintage Classic assez prisé par les collectionneurs ....





Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1.4 Litres
  • Alimentation : 2 carburateurs double corps Weber 36 DCNF
  • Puissance : 90 chevaux à 5800 tr/min
  • Couple : 12.6 mkg à 3200 tr/min
  • Vitesse : 185 km/h
  • Performance : Le 1000 m D.A en 33’’4







La « Matra Simca Bagheera », c'est ça ...



La « Matra Simca Bagheera », c'est ça ...





JPBlogAuto

- page 2 de 7 -