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Tag - Mille Miglia

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lundi 16 mai 2016

Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta - 1938







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On ne présente plus la marque Alfa Romeo tant elle est connue de tous les passionnés d'automobiles dans le monde. En effet, depuis les années 1900, cette vénérable firme Italienne a très largement marqué le monde de l’automobile de son empreinte avec son palmarès sportif des plus élogieux, et son succès commercial très enviable. En plus de cette réussite, le gros plus de la marque Alfa Roméo est d’avoir construit plusieurs modèles vraiment superbes devenus mythiques. En fait les meilleurs designers transalpins ont œuvré pour cette marque, Touring, Bertone, Pininfarina, Zagato, Guigiaro, et certains de leurs modèles sont des réussites incontestables très souvent primés dans les concours d'élégance automobile ....





C'est en effet le cas de cette sublime Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta qui fait l'objet de ce billet puisqu'elle a été primée "Best of Show" au Concours d’Élégance de Pebble Beach au États Unis, mais aussi au Concours d’Élégance de la Villa d'Este en Italie et pour finir au Concours d’Élégance du Château de Windsor en Angleterre, soit les trois concours les plus réputés concernant les voitures mythiques anciennes de collection. Avec un tel palmarès, autant dire que cette étonnante Alfa Romeo est en fait l'une des plus célèbres voitures de notre temps. L'engouement pour cette voiture fait que lors d'une vente aux enchères organisée par la célèbre maison "Christie", elle a été adjugée pour plus de quatre millions de dollars ....





Il faut dire que cette sublime Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta construite en 1938 avec toute l'ingénierie de course la plus éprouvée de l'époque et avec un design au style très élégant inégalé est la plus belle voiture fermée produite à l'époque de l'avant-guerre. Pourtant au départ, la 8C 2.900 a été conçu uniquement pour courir dans les courses de voitures de sport en général et pour la fameuse Mille Miglia en particulier ou elle remportera de nombreuses victoires aux mains des pilotes les plus expérimentés du moment comme Giuseppe Farina ou aussi Tazio Nuvolari ....





Le châssis de cette insolite Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta est certainement le meilleur de son époque très avancé techniquement car il était très similaires aux voitures de compétition avec une suspension à quatre roues indépendantes pourvue de doubles bras tirés à l'avant et de bras oscillant à l'arrière avec des amortisseurs hydrauliques efficaces. Ce n'est que plus tard que la marque demandera à Carlo Felice Bianchi Anderloni de dessiner une carrosserie sur ce très bon châssis et de le faire construire par Touring pour en faire une voiture de série exceptionnelle ....





En fait, fort de ces succès en compétition, Alfa Romeo sur la base de la voiture de course victorieuse démarre la construction d’un modèle commercial baptisé 8C 2900B. Deux versions sont présentées simultanément, la 2800 mm à empattement court dite "Corto" et une 3000 mm à empattement long dite "Lungo". La plupart des châssis sont confiés au carrossier Touring pour réaliser soit des berlinetta, soit des spiders ou des même des roadsters. Très performantes, ces étonnantes Alfa Romeo 8C 2900B Touring de tourisme seront également utilisées en courses par des acheteurs privés très fortunés et remporteront elles aussi de brillants succès ....





Un châssis spécial inédit fut construit spécifiquement pour l'insolite Alfa Romeo 8C 2900B Touring, en tubes d’acier avec la carrosserie en alliage d’aluminium, le tout sera réalisé selon la technique « superleggera » développée par le carrossier Touring pour un poids final de la voiture de 1250 kg. Pour ce qui est du look général de la voiture, Anderloni a vraiment proposé un design très réussi avec ce long et gracieux capot moteur à l'avant qui se prolonge jusqu'au pare-brise fortement incliné. Cette berlinette avec son toit fastback, et les ailes arrière en forme de larme est pourvue de petits détails stylistiques assez inhabituels qui la rendent attrayante comme par exemple les persiennes du capot moteur et des caches-jupes de roues arrières. La répartition judicieuse des baquettes chromées et des ornements participent aussi grandement à la beauté de l'ensemble, c'est d'une élégance incontestable ....





L'emménagement intérieur de la jolie Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta était lui aussi d'assez bonne facture. En effet le tableau de bord était équipé de toutes les commandes et cadrans qui permettaient une surveillance complète de la mécanique en offrant tous les contrôles possibles. De plus pour une voiture à tendance sportive un côté assez luxueux avait été conservé avec du cuir de couleur et des inserts en aluminium du plus bel effet. Les moquettes épaisses de couleur assorti participaient aussi au confort général. L'ensemble était surligné par des surpiqures et des galons de finition qui complétaient à merveille le côté cosy de l'habitacle et son confort ....





Pour ce qui est de la mécanique de cette Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta, le moteur 8 cylindres en ligne de l’Ingénieur Vittorio Jano a été crée par assemblage de deux blocs de 4 cylindres en alliage léger recouverts par une culasse avec des chambres de combustion hémisphériques elle aussi en alliage léger et des pistons en forme de dôme avec deux arbres à cames en tête, le tout était entrainé par un vilebrequin unique et le synchronisme était obtenu par un train d'engrenages placé au centre entre chaque groupe de cylindres. Il avait, dans sa configuration initiale de 1931, une cylindrée de 2,3 litres et était alimenté par deux carburateurs Weber et une suralimentation assurée par deux compresseurs Roots. Graduellement cette cylindrée évolua en 2,6 litres jusqu’à atteindre 2,9 litres dans sa dernière version qui développait 225 chevaux à 5300 tours par minutes. Avec un poids assez limité pour une telle voiture plutôt imposante, ce moteur pouvait propulser l'engin à une vitesse de 185 km/h ce qui était élevé et peu courant dans les années 30 ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 8 cylindres en ligne
  • Alimentation : 2 Carburateurs Weber + 2 Compresseurs Roots
  • Disposition : Longitudinale avant
  • Cylindrée : 2905 cm3
  • Puissance : 225 ch à 5300 tr/min
  • Transmission : 4 rapports avec embrayage multidisques à sec



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Alfa Romeo




Alfa Romeo 8C Touring Berlinetta - 1938 ...








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mercredi 22 octobre 2014

Les Mille Miglia, la plus belle course du monde








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Les "Mille Miglia" (ou Mille Miles) était l'une des courses automobiles les plus célèbres au monde. Disputée en Italie et sur route ouverte, elle attira les plus grands pilotes et les marques les plus prestigieuses. Cette course, élevée aujourd'hui au rang de mythe, s'est disputée à vingt-quatre reprises entre 1927 et 1957, dont treize fois avant la Seconde Guerre mondiale et onze fois après.
L'histoire des "Mille Miglia" commence en 1921 quand le club Automobile de Brescia organisa le premier Grand Prix italien. Voyant le succès de cette course, le club d'automobile de Milan construisit l’autodrome de Monza et y organisa les Grands Prix à partir de 1922. Ceci vexera les habitants de Brescia mais ce n'est qu'en 1926 que Aymo Maggi conçut, à titre de vengeance, l'idée d'une course sur route pour des voitures de sport. Cette course serait une épreuve de 1000 milles, sur des routes publiques fermées entre Brescia et Rome ....


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La course fut donc créée par les jeunes comtes Aymo Maggi et Franco Mazzotti, avec l'aide d'un groupe d'associés fortunés, ils établirent un circuit en forme de huit allant de Brescia à Rome et retour pour une distance parcourue d'environ 1.618 kilomètres, soit 1.005 milles. La première course eut lieu du 26 au 27 mars 1927 avec 77 concurrents au départ, tous italiens. Le gagnant, Giuseppe Morandi, termina la boucle de cette première édition en un peu moins de 21 heures et 5 minutes, à la moyenne de 78 km/h.
L'originalité de cette épreuve était de faire courir des voitures d'endurance sur routes, et non sur circuit. Ferrari, Maserati, Alfa Romeo, Porsche, Mercedes, Jaguar, Aston Martin, Bugatti, en somme tout le « gratin » de la compétition automobile se disputait la première place de cette prestigieuse épopée sportive et humaine. Les voitures prenaient la route, toutes les minutes, les voitures plus petites et plus lentes partant les premières. Leurs numéros représentaient leurs heures de départ. La stratégie de course était simple, aller aussi rapidement qu'on le pouvait tant qu'on le pouvait ! ....


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Avec un peu de chance, on pouvait atteindre l'arrivée. Avec moins de veine, on risquait tout simplement d'aller se pulvériser contre les talus, les rochers, les bornes routières et autres poteaux ou barrières qui s'alignaient le long de ces routes parfois à peine praticables. Le long du parcours, les spectateurs étaient nombreux, venus encourager leurs favoris, s'avançant parfois jusqu'au milieu de la route pour acclamer leurs idoles.
La première édition de cette incroyable et très dangereuse course remporta un très grand succès tant auprès des pilotes que de la population de Brescia. Cet énorme élan de popularité de l'événement permit même la construction d'une nouvelle route. Avec un tel engouement, en 1928, 3 Bugatti participèrent à l'épreuve dont l'une était conduite par le fameux Tazio Nuvolari . Après avoir fait un départ impressionnant, les 3 voitures françaises commencèrent à souffrir de l'infernal tracé pour lequel elles étaient peu adaptées, et une après l'autre, elles abandonnèrent ....


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Les pilotes italiens dominèrent l'épreuve pendant de nombreuses années à de rares exceptions près. Il faut dire que les marques transalpines faisaient le forcing, à l'image de l'équipe Alfa Romeo forte de plus de 90 mécaniciens et de 17 zones d'assistance où étaient entreposées pièces de rechange et réserves de carburant. Certains team manager de la concurrence estimaient alors que cette débauche de moyens était comparable à celle de Napoléon avant la bataille de Waterloo.
La course sera une première fois suspendue en 1939 à la suite d'un accident ayant entraîné la mort de nombreux spectateurs lors de l'épreuve. Le pilote d'une Lancia perdit le contrôle de son engin dans la traversée de Bologne et tua dix personnes dont sept enfants. A cause de cet accident, la course fut interdite mais Aymo Maggi organisa néanmoins "le Grand Prix de Brescia" sur une portion réduite du parcours développent seulement 180 km. Cette course fut remportée par la BMW de l'équipage allemand Hanstein/Baumer ....


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On entra alors dans la période de guerre et ce n'est qu'en 1947 que les Mille Miles ressuscitèrent de leurs cendres dans une Italie dévastée et vaincue. Biondetti s'imposa en 1947, 1948 et 1949. De leur côté, les constructeurs, sensibles à la popularité de cette manifestation qui a avait gardé toute son aura, commencèrent à imaginer de nouveaux plans de bataille. Ferrari qui venait de naître avait de grandes ambitions et Enzo Ferrari qui avait appris toutes les ficelles du métier au sein du team Alfa allait entreprendre son inexorable ascension et sa domination insolente sur l'épreuve.
En 1952, Mercedes revint s'aligner dans la course italienne mais Caracciola ne put faire mieux que d'accéder à la quatrième place. En 1954, ce fut au tour d'Ascari d'amener à la victoire la première Lancia qu'il pilota sans interruption de bout en bout. L'année précédente, le grand Nuvolari avait trouvé la mort et le parcours modifié traversait désormais Mantua, sa ville natale, afin de lui rendre hommage. Puis, 1955 fut l'année Mercedes. Alfred Neubauer, à la tête du team allemand était venu pour gagner, emmenant avec lui des pilotes de renom aussi confirmés que Fangio, Karl Kling, Hans Herman et Stirling Moss ....


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Stirling Moss avait dessiné un plan du circuit de près de 5 mètres de long sur lequel était indiqués non seulement la route, les obstacles, les pièges à éviter mais aussi tout ce que la région comptait d'aides potentielles ( mécaniciens de villages, vendeurs d'essence, raccourcis, etc ...). Moss était persuadé que pour vaincre il fallait autant de stratégie et de préparation que de talent de pilotage. Moss partit le couteau entre les dents et fit, selon son propre aveu des pointes à près de 240 km/h. Cette année la, la Mercedes de Moss était invincible et il franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, pulvérisant le record de l'épreuve avec un temps total de parcours de 10 heures 7 minutes et 48 secondes, soit avec une moyenne supérieure de plus de 15 km/heure sur la meilleure jamais réalisée. La course sera définitivement arrêtée en 1957 à la suite de l'accident mortel d'Alfonso de Portago et de son copilote qui entraîna la mort de neuf spectateurs ....


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De nos jours, une épreuve routière dénommée « Mille Miglia Storica », réservée aux voitures de course de collection, perpétue la tradition. Ce rendez-vous annuel est devenu l'un des événements les plus prestigieux au monde, dans le domaine des courses de véhicules d'époque.
Si son aspect sportif n'a plus de sens, sa popularité reste intacte. Pour Enzo Ferrari qui avait vécu 24 précédentes éditions, cette épreuve historique constitue " le plus beau musée du monde". Les plus grands pilotes, (parfois "historiques" eux aussi !) comme John Surtees, Stirling Moss, Jacky Ickx, Clay Regazzoni ou Olivier Gendebien viennent pour le plaisir, piloter sur ces routes immortelles les plus belles autos sorties des musées les plus prestigieux ....


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Aujourd’hui, cette course est donc un peu moins héroïque, un peu moins déraisonnable , car elle s’étale maintenant sur plusieurs jours, mais elle attire à nouveau un impressionnant cortège sur les routes féériques découpant les campagnes italiennes. Parmi elles Jaguar XK120, Porsche 356 1500 Speedster, Ferrari 250 Europa GT, Aston Martin DB 2/4, Lancia Aurelia B20 GT, Alfa Romeo 6C, Bugatti Type 40 et autres merveilles. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que la valeur totale du plateau dépasse plusieurs dizaines de millions d’euros. Parmi les équipages au départ, on trouve également quelques anciens pilotes de renom tels que Martin Brundle, mais également des vedettes et des célébrités comme Jay Leno, Adrien Brody ou Jeremy Irons ....

Sources : © Wikipédia - © Motorlegend - © Google Photos





Mille Miglia - The Spirit of a Legend ...



The historic Mille Miglia ...



Les Mille Miglia 2012 ...





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lundi 23 juin 2014

Stirling Moss - Le champion sans couronne






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Sir Stirling Moss, né le 17 septembre 1929 à West Kensington, un quartier de Londres localisé dans le district de Hammersmith et Fulham, aura donc 85 ans dans moins de trois mois. C'est un ancien pilote automobile anglais, qui a couru en Formule 1 de 1951 à 1962 et qui est considéré à juste titre comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire du sport automobile, même s'il n'est pourtant jamais parvenu à conquérir le titre mondial des conducteurs, ce qui lui vaut d'être surnommé le « champion sans couronne ».
Vainqueur de seize Grands Prix, Moss compte également de nombreuses victoires en catégorie Sport (dont une retentissante victoire aux Mille Miglia en 1955). Très éclectique, il courut aussi en rallyes, discipline dans laquelle il est l'un des rares pilotes à avoir conquis une Coupe d'or dans la Coupe des Alpes (attribuée au pilote ayant obtenu la Coupe des Alpes trois années consécutives, en 1952, 1953, et 1954 pour son cas personnel). Il termine aussi second du Tour de France automobile en 1956 et quatrième en 1957.
Depuis la mort de Jack Brabham, le 19 mai 2014, il est le doyen des pilotes vainqueurs d'un Grand Prix du championnat du monde de Formule 1 ....


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En 1948, alors qu'il est âgé de 19 ans, Stirling poussé par la passion de la course automobile et avec l'aide de son père, commence à préparer une Cooper-Jap 500 cm3. À son volant, Stirling remporte sa toute première épreuve, une course de côte. Peu de temps après, il brille également dans des épreuves sur circuit.
En 1949, les Moss père et fils achètent une nouvelle Cooper, que Stirling pilote alternativement en Formule 3 et en Formule 2. Malgré des résultats irréguliers le style du jeune Stirling impressionne les observateurs. En 1950, il est ainsi recruté par la petite écurie britannique HWM de John Heath et George Abecassis, qui l'engage simultanément en Formule 2 et en Formule Libre, des disciplines dans lesquelles il commence à se frotter aux meilleurs pilote de l'époque et à soigner sa réputation de grand espoir. Parallèlement, il continue de piloter en Formule 3 sur sa Cooper-Jap, ce qui lui vaut de se mettre à nouveau en évidence devant le petit monde de la Formule 1, en remportant cette fois le GP de Monaco F3. En fin d'année, il réalise également son premier grand coup d'éclat en catégorie « sport » en remportant sous la pluie de Dundrod (Ulster) le prestigieux Tourist Trophy au volant d'une Jaguar privée.
Devenu un pilote de plus en en plus sollicité, Moss est engagé sur tous les fronts lors de la saison 1951, en F3 chez Kieft, en sport chez Jaguar qui a fait de lui un pilote officiel, et en F2 chez HWM. C'est d'ailleurs au volant de la HWM F2 que Moss participe à ses premiers GP de Formule 1 (des GP hors-championnat pour la plupart), où il doit déployer tout son talent pour parvenir à tenir le rythme des F1 plus puissantes que sa F2 ....


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Sollicité pour le championnat du monde 1952 par Enzo Ferrari en personne, le très patriote Stirling Moss préfère poursuivre son ascension au sein d'écuries britanniques, pourtant moins performantes que leurs rivales italiennes. Il se laisse ainsi tenter en Formule Libre par l'audacieux projet BRM V16, et en Formule 1 par ERA puis par Connaught. Mais dans les deux cas, les résultats ne seront pas au rendez-vous. Son passage en 1953 chez Cooper-Alta n'est guère plus brillant.
Pour la saison 1954, constatant l'impasse dans laquelle le conduit son attachement aux médiocres équipes britanniques, Moss se résout à acheter une Maserati F1. En faisant régulièrement jeu égal en performance pure avec les Maserati officielles, théoriquement plus véloces. Au fil de la saison, l'usine Maserati prête un intérêt grandissant aux prestations du jeune Anglais, au point de faire de lui un pilote officiel en fin d'année, suite à la mort de l'espoir argentin Onofre Marimón. À Monza, malgré un énième abandon, il s'affirme plus que jamais comme un futur grand de la F1: avant de devoir renoncer sur fuite d'huile, il était en tête de la course, devant l'invincible Mercedes de Fangio. L'exploit n'échappe pas à Mercedes, qui décide de faire de lui l'équipier de Fangio pour la saison suivante ....


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Sans véritable opposition les Mercedes W196 survolent les débats en 1955. Mais en interne, Moss se heurte la plupart du temps à un os en la personne de son coéquipier Fangio, qui truste les victoires. Il ne parvient à devancer son chef de file que lors du GP de Grande-Bretagne à Aintree, où il décroche sa première victoire en championnat du monde. Moss termine le championnat du monde (amputé de plusieurs épreuves suite au drame des 24 heures du Mans) à la deuxième place finale derrière Fangio. En 1955, Moss est également engagé par Mercedes dans les épreuves de type sport, pour le meilleur comme pour le pire. Le meilleur lors de sa victoire au Mille Miglia, où il signe le record absolu de l'épreuve au terme d'une fabuleuse épopée de plus de 10 heures, sur 1 597 km. Mais le pire lors des 24 heures du Mans, où il est en tête de l'épreuve avec Fangio lorsqu'il reçoit de la direction de Mercedes l'ordre de se retirer de l'épreuve car quelques heures plus tôt, une autre Mercedes s'est écrasée sur un talus séparant la piste des tribunes et que plus de 80 personnes ont été tuées par des éléments de la Mercedes projetés dans le public.
Mercedes ayant décidé d'abandonner la compétition à l'issue de la saison 1955, Moss retourne chez Maserati pour le championnat du monde de F1 1956, où il est présenté comme le principal outsider de Fangio (passé chez Ferrari, qui a récupéré les Lancia D50). Malheureux en Argentine sur une casse moteur alors qu'il est en tête, il prend sa revanche à Monaco, où il signe sa deuxième victoire en championnat du monde au terme d'une démonstration de pilotage. Mais une série de mauvais résultats, imputable à des soucis mécaniques, lui fait perdre le contact au championnat avec les pilotes Ferrari (Fangio et Collins). Sa belle fin de saison n'y change rien et il termine comme l'année précédente à la deuxième place du championnat derrière Fangio.
L'émergence d'une équipe britannique de qualité (en l'occurrence Vanwall) permet à Moss de revenir défendre les couleurs nationales. Mais sa saison est perturbée par la mise au point plus longue que prévue de la VW4. Son championnat ne débute réellement qu'avec sa victoire à Aintree, sur la voiture partagée avec son coéquipier Tony Brooks, mais il est déjà trop tard pour espérer jouer le titre. Pour l'honneur, il remporte les deux dernières manches de la saison, ce qui lui permet de terminer vice-champion du monde derrière Fangio pour la troisième année consécutive ....


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Toujours chez Vanwall en 1958, Moss est mis dans l'embarras par le forfait de son équipe qui entend protester contre le changement tardif du règlement sur le carburant. Pour défendre ses chances au championnat, il obtient le droit de s'inscrire sur une Cooper privée de l'écurie de Rob Walker mais il est victime du manque de fiabilité chronique de ces voitures. De retour sur la Vanwall à partir du GP de Monaco, Moss domine la F1 sans parvenir à prendre le large au championnat et se voit notamment menacé par le régulier Mike Hawthorn, sur Ferrari. Moss est pénalisé par le manque de fiabilité de la Vanwall mais également par son fair-play exemplaire. Un abandon en Italie lui fait perdre la tête du classement général, et sa victoire au Maroc (la quatrième de la saison) est insuffisante pour revenir et au final, il perd le titre mondial pour un petit point.
Fidèle à Rob Walker malgré les ennuis à répétition de la saison 1959, Moss attaque la saison 1960 par un nouvel abandon sur bris de suspension. Pour l'épreuve suivante à Monaco, Moss a su convaincre Walker de se porter acquéreur d'une nouvelle voiture, la Lotus 18. Dans les rues de la Principauté, il signe la pôle et s'impose au nez et à la barbe des pilotes officiels pour offrir à Lotus son tout premier succès en championnat du monde. A Spa, il est victime d'un grave accident consécutif à la perte d'une roue. Relevé avec de multiples fractures, Moss doit observer une convalescence de plusieurs semaines et donc faire l'impasse sur plusieurs courses du championnat ce qui ne fait qu'attiser la sensation qu'il est une nouvelle fois passé à côté d'un titre mondial largement à sa portée ....


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Alors qu'ils entretiennent des relations délicates depuis 1951 et un transfert avorté, Enzo Ferrari et Stirling Moss renouent contact lors de l'hiver 1961/1962 et finalement Ferrari a accepté de confier à Moss une Ferrari tout en lui permettant de conserver son indépendance vis à vis de la Scuderia.
Avant le début du championnat du monde 1962, Moss participe comme à son habitude à de multiples courses hors-championnat. Parmi celles-ci, le Glover Trophy, disputé le 23 avril 1962 sur le circuit de Goodwood, l'un de ses tracés favoris. Inscrit sur une Lotus 18 privée, Moss domine le début de course mais il tire tout droit à l'entrée du virage de St-Mary et va s'écraser à haute vitesse contre le talus. Relevé inconscient avec de multiples fractures, il passe plusieurs semaines à l'hôpital avant de devoir entamer une douloureuse rééducation.
Au printemps 1963, à Goodwood près d'un an après son accident, il retrouve le volant d'une voiture de course. Son objectif est de se tester, afin de savoir s'il peut reprendre sa carrière. Mais au bout d'une demi-heure, constatant son déficit de performance ainsi que son manque de sensation au volant avec des difficultés à se concentrer et une absence d'automatisme dans les gestes, il préfère mettre un terme à sa carrière, estimant qu'il ne sera pas en mesure de retrouver son meilleur niveau ....



Résultats en championnat du monde de Formule 1

  • 66 Grand Prix disputés
  • 16 victoires
  • 24 podiums
  • 16 pole positions
  • 20 meilleurs tours en course
  • 186,5 points marqués
  • Vice-champion du monde en 1955, 1956, 1957 et 1958
  • Sur les 21 pilotes (ayant disputé au moins 30 Grand Prix dans leur carrière) dont le pourcentage de victoires est supérieur à 10 %, Stirling Moss est le seul avec Tony Brooks à ne pas avoir obtenu le titre mondial.


Sources : © - www.strlingmoss.com © - www.Wikipédia.fr



Stirling Moss - 1955 Mille Miglia ...



Stirling Moss - De 1951 à 1961 ...



Stirling Moss interview de la BBC ...





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